Tunisie : Les grèves ont coûté à l’Etat 6 000 barils de...

Tunisie : Les grèves ont coûté à l’Etat 6 000 barils de pétrole!

par -

Dans une interview accordée ce vendredi à Africanmanager, le PDG de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), Moncef Mattoussi, a indiqué que les pertes de l’État suite à l’arrêt de la production dans les champs pétroliers installés dans les gouvernorats de Tataouine et Kébili sont estimées à 6 mille barils de pétrole.

Le responsable a également précisé que ces pertes sont réparties comme suit : 5000 barils de pétrole dans le champs de Bir Tarter, au gouvernorat de Kébili et 1000 pour l’ensemble des champs pétroliers du gouvernorat de Tataouine.

Il est à rappeler à ce propos que le gouvernement avait, récemment, proposé aux sit-inneurs d’El Kamour le recrutement de 1000 chômeurs dans les compagnies pétrolières au cours de l’année 2017 en échange d’un arrêt des protestations.

L’équipe de Youssef Chahed avait également proposé le recrutement de 500 autres en 2018, outre l’embauche de 2000 demandeurs d’emploi dans la Société de l’environnement et du jardinage.

Le gouvernement s’est également engagé à mobiliser une enveloppe de 50 millions de dinars au profit du Fonds de développement de la région de Tataouine.

Le PDG de l’ETAP a indiqué que l’entrée en exploitation du projet Nawara, à Tataouine, pour alimenter le Sud en gaz, pourrait être retardée du fait de la multiplication des mouvements de protestation dans la région.

Il a ajouté que l’arrêt de la production cause à la société des pertes quotidiennes estimées à 2 Millions de dinars, une somme qui équivaut, a-t-il-ajouté, à un (1) jour d’importation de gaz algérien.

La capacité de production de ce projet est estimée à plus de 2 millions de mètres cubes, soit plus de 17% de la production nationale et il offrira plus de 1000 emplois une fois en activité.

On rappelle que cela fait plusieurs semaines que les jeunes de la région de Tataouine manifestent pour forcer le gouvernement tunisien à honorer sa promesse selon laquelle les compagnies pétrolières opérant dans le pays vont recruter des milliers de jeunes sans emplois, afin de réduire le taux de chômage alarmant.

Les protestataires ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour, ce qui a affecté la production de l’or noir et le déroulement normal des activités économiques.

A cet effet, le président de la République, Beji Caid Essebsi, a ordonné à l’armée de protéger les principaux sites de production du pays – le phosphate, le gaz et le pétrole – suite à une vague de protestations et de manifestations en rapport avec le chômage et la détérioration des conditions économiques.

Traduction: Khadija Taboubi

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire