Les généreux touristes chinois, la bouée de sauvetage de la Tunisie

Les généreux touristes chinois, la bouée de sauvetage de la Tunisie

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La Chine est le plus grand marché émetteur de touristes. Plus de 20 millions d’entre eux voyagent à l’étranger durant l’année. La Tunisie compte alors sur la Chine pour stimuler son marché du tourisme.

C’est dans ce contexte que la ministre du Tourisme, Salma Elloumi, a annoncé que les ressortissants chinois peuvent désormais se faire délivrer le visa pour la Tunisie dès leur descente à l’aéroport.

Ce visa était exclusivement remis par les services consulaires tunisiens basés dans la capitale chinoise, Pékin, a précisé la ministre, soulignant la nécessité de mettre en place un vol direct entre la Tunisie et la Chine. Elle a par ailleurs ajouté que des pourparlers sont en cours avec une compagnie aérienne chinoise pour faciliter l’arrivée des touristes en Tunisie.

Selon de récentes statistiques portant sur les flux touristiques entre la Tunisie et la Chine, de janvier à décembre 2016, comparativement avec la même période de 2015, la croissance du tourisme tunisien concernant le marché chinois a atteint 93,6%, soit 7396 touristes. Le nombre de touristes a chuté après les attentats qui ont eu lieu sur des sites touristiques tunisiens. Le pays aurait ainsi subi 35% de pertes.

Des réformes urgentes…

Il faut dire que le fait d’attirer les voyageurs chinois est un enjeu de taille pour la Tunisie. Selon plusieurs études, les touristes issus de l’empire du milieu sont parmi les plus dépensiers du monde. En 2015, ils ont décaissé près de 215 milliards de dollars à l’étranger.

Pour assurer l’arrivée en masse des touristes chinois et même européens, il faut lancer une stratégie globale axée sur de nombreux points, dont notamment la diversification de l’offre, la promotion et le marketing, la gouvernance et la restructuration des finances du secteur.

Il s’agit aussi d’assurer la coordination entre les ministères du Transport et du Tourisme et d’opter pour une coopération étroite afin d’améliorer la performance de la destination tunisienne. En comparaison avec des destinations concurrentes, le coût du transport aérien en Tunisie demeure irrationnel, ce qui amène nombre de tour opérateurs à abandonner la destination, pour s’orienter vers d’autres, comme le Maroc, l’Espagne, la Turquie…

On rappelle qu’un projet tuniso-japonais de renforcement des capacités compétitives du tourisme saharien a été lancé à Tozeur. Financé à hauteur de 5,4 MD par la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), ce projet a pour but d’aider à mettre en œuvre une stratégie de marketing et de communication pour faire connaître les richesses touristiques et naturelles de Tozeur, Kebili et Gafsa et drainer davantage de touristes asiatiques dans ces régions du sud tunisien.

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