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Khadija Taboubi

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« Malgré la stabilité de nos ressources, nous avons pu réaliser, en 2016, un résultat positif de l’ordre de 90 MDT, soit en hausse de 48,87% et ce grâce à la maîtrise de nos charges financières et opératoires ». C’est ce qu’a déclaré le directeur général d’Amen Banque Ahmed Karam, lors de l’Assemblée générale ordinaire de la banque tenue, vendredi 28 avril 2017 au siège de la Banque.

« Le billet est orienté vers les particuliers c’est pour cela qu’on a voulu asseoir la stratégie opérante pour augmenter la part des engagements des particuliers dans le bilan de la banque. C’est ainsi que la part des crédits accordés aux particuliers a atteint 23% du total des engagements alors qu’elle été de l’ordre de 18 ou 19% trois ou quatre mois avant », a expliqué Ahmed Karam.

Selon le DG de la Banque, la situation économique difficile a également amené la banque à faire un effort exceptionnel pour recouvrir le risque tout en constituant les provisions qu’il faut, principalement dans les secteurs les plus risqués comme le tourisme, et tout en dépassement ce que prévoit la banque centrale de Tunisie (BCT).

En termes de chiffres, Amen Bank a réalisé un chiffre d’affaires de 621,7 MDT contre 602,4 MDT en 2015, soit une augmentation de 19,3MDT ou 3,21%. Parallèlement, les charges d’exploitation bancaires ont enregistré une baisse de 18,6 MDT ou 5,36%, ce qui permis au produit net bancaire d’augmenter de 37,9 MDT ou 14,82%. Les charges d’exploitation bancaire ont enregistré une baisse de 18,6 MDT ou 5,36%, passant ainsi de 346,4 MDT en 2015 à 327,9 MDT en 2016. Le résultat net réalisé par la banque a enregistré une progression de 48,87% en passant de 60,5 MDT à 90 MDT.

À fin décembre 2016, le total bilan de la banque s’est établi à 8242,9 Millions de dinars contre 7940,1 MDT à fin décembre 2015, soit une progression de 302,8 MDT. L’évolution des dépôts et avoirs de la clientèle a été impactée par les effets conjugués de la conjoncture économique, du redressement de la liquidité et par la stratégie arrêtée par la Banque pour renoncer aux dépôts rémunérés à des taux élevés et ce, en vu de mieux maîtriser le coût des ressources.

La quote-part des dépôts collectés auprès des institutionnels est passé à 14,85%, connaissant ainsi une régression de 8,79 points par rapport à fin 2015. Comparés à décembre 2015, les placements à terme ont diminué de 188,2 MDT, suite à la baisse des placements à terme en dinars pour 278,5 MDT, partiellement compensée par la hausse des placements à terme en devises pour 90,3 MDT. Par ailleurs, l’augmentation des dépôts à vue de 18,3MDT est imputable à l’augmentation des dépôts à vue en devises pour 35 MDT, atténuée par la baisse des dépôts à vue en dinars convertibles pour 16,7MDT. Quant aux dépôts de l’épargne, ils se sont accrus de 148,1 MDT au 13,03% et ce , suite à l’accroissement de l’encours des comptes d’épargne en dinars pour 140,1 MDT et des comptes d’épargne en devises pour 8 MDT.

Les emprunts et les ressources spéciales ont augmenté de 2,5 MDT ou 0,28%, passant ainsi de 911,9 MDT à fin décembre 2015 à 914,4 MDT à fin décembre 2016. Cette variation s’explique principalement par l’émission d’un nouvel emprunt pour 70 MDT l’amortissement des emprunts AMEN Bank pour 34,1 MDT et la régression des ressources spéciales extérieures et budgétaires de l’ordre de 32,5 MDT.

Les créances à la clientèle sont passés de 5971,5 MDT à fin décembre 2015 à 5893,7 MDT à fin décembre 2016, enregistrant ainsi une baisse de 77,8 MDT.  Le taux de créances classées s’est établi à 15,40% contre 15,15% à fin décembre 2015. Quant au taux de couverture des créances classées, ils s’est élevé à 64,11% contre 62% à fin décembre 2015. Par ailleurs, la dotation nette de l’exercice s’est élevée à 88,6MDT et une reprise de provision sur les créances radiées et cédées de 37,9MDT, soit un impact de 50,6MDT.

Il est à signaler à ce propos que l’AGO a également validé, lors de cette réunion la distribution, à partir du 9 mai prochain, des dividendes de l’ordre de 1,150 MDT.

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La chute de la valeur du dinar par rapport à la monnaie étrangère a fait couler beaucoup d’encre. Plusieurs experts ont déjà mis en garde contre le danger de la dépréciation du dinar tunisien, qui risque de se plonger davantage au cours de la prochaine période. Mardi 25 avril 2017, sur la place financière de Tunis, le dinar tunisien se reprend légèrement face aux principales devises, après être tombé, un jour avant, à des niveaux très bas ; l’euro passe de 2.75 à 2.65 dt et le dollar américain s’est négocié à 2.50 dt contre 2.5300 le lundi. Sur le marché de change international, l’euro est monté un peu face au dollar, il s’est échangé à 1,0893 dollar contre 1,0867 dollar lundi. Cette situation alarmante a rendu indispensable l’intervention de la Banque centrale sur le marché de change pour essayer d’atténuer le glissement du dinar.

L’ancien ministre du Commerce, Mohsen Hssan, a de son côté insisté sur l’intervention de la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans le marché de change pour ajuster la valeur du dinar tunisien et éviter sa dépréciation. Dans une déclaration, ce mercredi 26 avril 2017, à Africanmanager, il a aussi appelé la Banque centrale à trouver un accord avec les banques et les institutions financières dans l’objectif de faciliter au maximum l’achat et la vente de la devise.

Il a par ailleurs appelé la BCT à jouer son rôle de régulateur du taux de change du dinar, et ce dans l’objectif d’éviter une nouvelle dépréciation du dinar et ses conséquences néfastes, telles que la hausse de service de la dette mais aussi la dégradation de la compétitivité de l’entreprise tunisienne.  » La BCT est plus que jamais appelée à jouer son rôle de régulateur du taux de change », a-t-il dit.

S’agissant des mesures mises en place par la Banque centrale dont l’augmentation du taux d’intérêt directeur, Mohsen Hssan a tenu à préciser que la BCT a entrepris une politique monétaire « non expansionniste » visant à protéger le prix d’échange et la maîtrise de l’inflation.

Il a toutefois tenu pour responsable le gouvernement de la dévaluation de la valeur du dinar ; l’équipe de Youssef Chahed est appelée, selon ses déclarations, à trouver les solutions, prendre les mesures et mettre en place l’ensemble des réformes capables d’éviter la détérioration de l’économie nationale accablée par un défit budgétaire et commercial.

De son côté, l’expert financier Hatem Zaâra a indiqué, lors de son passage ce mercredi sur Express Fm, que la dépréciation du dinar face à l’euro et au dinar est due essentiellement au manque de liquidités et à la baisse des exportations de l’huile d’olive. « La baisse de la valeur du dinar est le reflet du déséquilibre entre l’offre et la demande en liquidité en devises. La Banque Centrale de Tunisie a injecté 100 millions de dollars sur le marché de change pour essayer d’atténuer le glissement du dinar », a-t-il affirmé.
Il a fait savoir par ailleurs que la révision à la hausse du taux d’intérêt pourrait aider à renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis-à-vis des devises.

Il est à rappeler à ce propos que la BCT a décidé d’augmenter son taux directeur de 50 points, pour atteindre 4,75% et de relever aussi le taux minimum de rémunération de l’épargne de 50 points, à 4%.
Selon un communiqué, publié mercredi, par la BCT, cette décision vise à réduire les risques de pressions inflationnistes, d’une part, et à encourager l’épargne, ce qui favorisera le renforcement des liquidités, d’autre part. L’institut d’émission affirme veiller au suivi des évolutions de la conjoncture économique, pour prendre les mesures adéquates à temps.
Le conseil d’administration de la BCT, réuni hier mardi, a précisé que la politique monétaire et celle de change ne visent pas la dévaluation ou le flottement du dinar, ni la baisse du taux de change, mais elles ciblent la mise en place d’interventions étudiées et coordonnées, afin de faire face aux variations brusques des taux de change, tout en veillant à activer le rôle régulateur du taux de change pour maîtriser le glissement du déficit commercial et préserver un seuil minimum de réserves en devises.

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Le dinar tunisien a atteint, depuis la deuxième semaine du mois d’avril 2017, son plus bas niveau enregistré depuis des années. Une dépréciation qui ne peut pas être expliquée par le seul fait que l’argent est injecté dans une économie ou un système à faible productivité, citant le cas de la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe chaque année des dizaines de milliards. L’accentuation du déficit de la balance commerciale suite à la baisse de l’exportation au détriment de l’importation explique aussi et en grande partie cette dévaluation. Une des raisons qui ont poussé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à intervenir en urgence et annoncer comme première mesure draconienne la réduction des importations anarchiques. Pendant ce temps sur la place financière de Tunis, le dinar tunisien continue de plonger face aux principales devises, l’euro passe à 2.5800 dt et atteint un nouveau record à 2.600 dt ; le dollar américain s’échange à 2.4150 dt contre 2.4100 dt le mercredi 19 avril 2017. Sur le marché de change international, l’euro remonte face au dollar dans un marché prudent avant l’élection présidentielle française ; la devise européenne valait 1,0750 dollar, après avoir atteint vers 08H45 GMT son plus haut niveau en trois semaines à 1,0776 dollar, contre 1,0708 dollar mercredi.

C’est ainsi que l’UTICA a exprimé sa profonde préoccupation suite à la chute de la valeur du dinar ces deux derniers jours. L’organisation a considéré la dévaluation du dinar comme un danger réel qui menace l’économie tunisienne et qui aura des conséquences négatives sur l’investissement, la compétitivité des entreprises et aggravera le déficit et le volume de la dette.
Dans un communiqué rendu public jeudi 20 avril 2017, l’UTICA a appelé le gouvernement et la Banque Centrale à fournir une explication rapide à la situation actuelle et à dévoiler la stratégie qui sera adoptée pour stopper l’hémorragie de la baisse de la valeur du dinar, qui risque d’affecter la continuité de l’entreprise, sa compétitivité et sa capacité d’investissement pour soutenir la création d’emplois.

L’expert en économie Mourad Hattab a déclaré, à l’agence TAP, que la situation du dinar tunisien face aux devises de référence sur le marché du change est devenue catastrophique. Il a rappelé que l’Euro s’est échangé ce mercredi à 2.55 dinars. Et que cette tendance à la baisse n’est pas près de se stabiliser. Il a annoncé que dans quelques semaines, il est quasiment certain que l’euro vaudra trois dinars, et même plus. La chute du dinar est essentiellement causée par le surendettement du pays qui devient tributaire des nations donatrices et de la conjoncture internationale. Il a ajouté que cette chute va s’accentuer car les instances financières internationales (FMI, BM) trouvent que la valeur du dinar est surestimée, et elles exigent une dévalorisation de près de 10% de sa valeur actuelle.

Quant à lui, le député Mongi Rahoui (Front populaire) a mis en garde contre le danger de la dépréciation du dinar, considérant que ses répercussions seront catastrophiques sur l’économie et le citoyen tunisien, notamment les personnes à faible revenu.

Selon ses déclarations, la dépréciation du cours du dinar engendrera une hausse de la valeur des crédits contractés par la Tunisie ainsi qu’une augmentation du taux de l’endettement.

De son côté, la ministre des Finances, Lamia Zribi, a promis de réduire progressivement la marge d’intervention de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur le marché de change et déprécier de manière progressive le dinar, soulignant que sa valeur réelle par rapport l’euro est estimée à 3.

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Il semble que la morosité étreigne le pays, obstinément ; en témoignent les chiffres de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) qui viennent d’être publiés. Des chiffres qui illustrent clairement la situation lamentable des investissements dans les zones de développement régional. De très fortes baisses ont été constatées dans la note de conjoncture de l’APII. Les deux premiers mois de l’année 2017 ont été caractérisés par un recul de 38,1% au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional, avec 145.7 Millions de dinars (MD) contre 235.4 MD durant les deux premiers mois de 2016. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 39.8% à 35.8% durant les deux premiers mois de 2017. La baisse ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement aux délégations de développement régional du gouvernorat de Sfax, Kairouan, Zaghouan et Jendouba.

Le nombre de projets bénéficiaires de la prime d’investissement au titre du développement régional est passé de 29 (pour un investissement total de 33.4 MD) à 27 (pour un investissement total de 30.7 MD) durant les deux premiers mois de  2017. Ces projets vont permettre la création de 532 postes d’emplois, contre 560 postes d’emplois durant les deux premiers mois de 2016. La prime d’investissement accordée a atteint 5.9 MD contre 6.1 MD durant les deux premiers mois de 2016, soit une baisse de 3.3%.

Le nombre de projets bénéficiaires de la participation de l’Etat et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME est maintenu constant. Les investissements approuvés relatifs à ces projets sont passés de 5.3 MD durant les deux premiers mois de 2016 à 9.8 MD durant les deux premiers mois de 2017. Ces projets vont permettre la création de 156 postes d’emplois, contre 138 postes d’emplois durant les deux premiers mois de 2016. La participation de l’Etat et les primes d’investissement accordées ont atteint 1.7 MD contre 0.4 MD lors des deux premiers mois de 2016, soit une hausse de 325%.

Le nombre des sociétés juridiquement constituées dans les guichets uniques de l’APII durant les deux premiers mois de 2017 a atteint 969 contre 874 durant la même période de l’année 2016, enregistrant ainsi une hausse de 10.9%. Les sociétés juridiquement constituées dans le secteur industriel ont enregistré une baisse de 5.7%.

Au total, durant les deux premiers mois de 2017, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 407 MD, contre 591.3 MD lors des deux premiers mois de 2016, enregistrant ainsi une baisse de 31.2%. Le nombre de projets déclarés a atteint 605 au cours des deux premiers mois de 2017 contre 612 lors des deux premiers mois de 2016, soit une diminution de 1.1%.

Ces projets permettront la création de 8122 postes d’emplois, contre 8662 postes d’emplois durant les deux premiers mois de 2016, soit une régression de 6.2%.

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« Depuis 2012, le FMI conditionnait son soutien à la Tunisie par d’importantes réformes touchant plus particulièrement les finances publiques, les caisses de sécurité sociale et le système bancaire. Depuis, hélas, rien n’a été fait dans ce domaine sauf la recapitalisation de la STB et de la BNA ». C’est ce qu’a déclaré Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances, dans une interview accordée à Africanmanager. Il a estimé que de ce fait, le FMI a presque désespéré de la Tunisie et pourrait rompre son aide.

Dimassi a par ailleurs indiqué que le projet budgétaire de 2017 est basé sur un emprunt extérieur de 6 045 millions de dinars (MD) dont 1 435 MD (23.7%) proviennent du FMI, 1 262 MD du Marché Financier International, 1 125 MD de la Banque Mondiale et 1 125 de l’Union Européenne. « Le refus du FMI d’octroyer à la Tunisie ce prêt risque de neutraliser certains autres crédits extérieurs et de creuser ainsi un trou ingérable dans le budget de l’Etat. Cette situation intenable risque de pousser l’Etat à comprimer brutalement certaines dépenses budgétaires tels que les salaires et les primes de la fonction publique, les dépenses de compensation, les services de la dette ou les dépenses d’équipement », a-t-il dit.

Ce genre de mesures pourrait évidemment, selon ses déclarations, provoquer de graves tensions économiques, sociales et même géopolitiques. Le plus probable serait donc un recours à de nouvelles ressources budgétaires. L’État pourrait donc tenter de glaner d’autres recettes provenant soit d’une flagellation fiscale plus douloureuse, soit d’une liquidation hâtive d’importantes sociétés publiques, y compris les banques. Dans tous les cas, la décision du FMI d’arrêter son appui à la Tunisie assoit cette dernière sur un véritable volcan.

À notre interrogation sur le fait de savoir si la Tunisie pourra vraiment se passer du FMI, Dimassi a dit  : « Bien sûr que oui, à condition qu’elle réussisse à équilibrer elle-même ses comptes (budget et balance commerciale). Rappelons que depuis son indépendance (60 ans), la Tunisie n’a eu recours au FMI qu’à trois reprises : 1964, 1986 et actuellement ».

S’agissant des mises en garde contre les dictats du FMI, telles qu’exprimés par certains experts, l’ancien ministre a fait savoir que ce genre de mise en garde relève de la démagogie et du populisme dont usent à tours de bras la majeure partie des politiciens et syndicalistes, y compris leurs experts. Ces gens-là font semblant d’ignorer que le FMI n’est pas une banque mais un fonds de secours fait pour venir en aide aux pays en crise, a asséné Dimassi. « L’idée étant de tenter de sauver le maximum de pays en difficulté de la situation de cessation de paiement afin de ne pas voir l’économie mondiale s’écrouler. Le FMI n’a donc jamais couru derrière un pays pour lui imposer ses dictas. Ce sont plutôt les pays en crise qui font recours au FMI. Évidemment, ce dernier a toujours dicté des réformes à ces pays afin qu’ils ne refassent pas les mêmes conneries et stupidités du passé. Les déséquilibrés tentent toujours de coller la responsabilité de l’erreur à autrui ! », a-t-il conclu.

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Favorisé par une forte demande locale et une augmentation soutenue du pouvoir d’achat des ménages, le commerce en Tunisie n’a cessé d’évoluer au fil des années grâce à son importance cruciale dans le développement de l’économie nationale ainsi que ses perspectives prometteuses.  Le secteur participe à hauteur de 8% dans le Produit Intérieur Brut (PIB) de la Tunisie, et constitue un pilier de son économie, puisqu’il contribue à la création de plus-values mais également d’emplois. « Le secteur du commerce et de la distribution emploie 456 700 personnes, soit 25,9% des emplois du secteur des services et 13,4% de l’ensemble de la population active au second semestre 2016 ».  C’est ce qui a été indiqué dans analyse financière publiée par l’intermédiaire en bourse, Mac Sa.

Dans cette étude, il est souligné que l’activité commerciale en Tunisie reste principalement dominée par le commerce traditionnel mais ceci n’empêche pas la grande distribution de grandir petit à petit en gagnant progressivement des parts de marché, prenant ainsi de l’importance en tant qu’acteur de l’activité commerciale. En effet, selon les chiffres disponibles,  la  part  de  marché  de  la  grande  distribution  en  Tunisie,  actuellement estimée à 20% , devrait doubler dans dix ans pour atteindre 40%. Elle couvre principalement les grandes villes mais également  les  petites.  Cette  croissance  rapide  est  essentiellement  due  au  succès  connu  par  les  grandes  surfaces  auprès  des  consommateurs tunisiens.
La grande distribution constitue donc le fer de lance du secteur du  commerce,  et  sa  croissance  reste  rapide  puisqu’elle  ambitionne de couvrir, à terme, l’ensemble du territoire tunisien.  Depuis le début des années 2000, avec l’avènement des hypermarchés et tout en proposant des prix attractifs aux consommateurs, la grande distribution ne cesse d’évoluer et de faire évoluer avec elle les modes de consommation des Tunisiens.
L’activité commerciale en Tunisie reste principalement dominée par le commerce traditionnel mais ceci n’empêche pas la grande distribution de grandir petit à petit en gagnant progressivement des parts de marché, prenant ainsi de l’importance en tant qu’acteur de l’activité commerciale. En effet, selon les chiffres disponibles,  la  part  de  marché  de  la  grande  distribution  en  Tunisie,  actuellement estimée à 20% et devrait doubler dans dix ans pour atteindre 40%. Elle couvre principalement les grandes villes mais également  les  petites.  Cette  croissance  rapide  est  essentiellement  due  au  succès  connu  par  les  grandes  surfaces  auprès  des  consommateurs tunisiens.

La  distribution  traditionnelle  en  Tunisie  consiste  en  les  formes  suivantes : les souks, les marchés municipaux, les épiceries et les vendeurs ambulants. Ces canaux de distribution pratiquent la vente au détail où  le  consommateur  se  rend  fréquemment  et  qui  accaparent  le  plus  gros  lot  des  ventes  alimentaires  en  particulier  dans les zones rurales. Selon les statistiques, ce type de commerce est très atomisé et composé d’environ 160 000 échoppes dont les ¾ dans l’alimentaire. Le commerce de détail réalise à peu près 6,7 Milliards de dinars de chiffre d’affaires pour 218 000 emplois.
En  dépit  de  l’avènement  de  la  grande  distribution  moderne,  ces  canaux  de  distribution  restent  des  canaux  privilégiés  auprès d’une grande partie des tunisiens qui préfèrent faire leurs courses « à l’ancienne ».

Les  petits  commerçants  et  épiciers  tunisiens  sont  toujours considérés  par  les  autorités  comme  jouant  un  rôle  déterminant  dans  le  maintien  du  tissu  social  et  une  véritable  source  d’emploi.  C’est  d’ailleurs,  la  raison  pour  laquelle  les  groupes  de  grande  distribution  développent  depuis  la  fin des  années   2000   des   magasins   alimentaires   de   proximité.   Ainsi,  et  contrairement  à  l’idée  tant  véhiculée  de  tueuse  du  petit  commerce,  la  coexistence  de  ces  deux  types  de  commerce  reste  possible  étant  donné  que  les  petits  commerçants  sauront  bien  s’adapter  aux  mutations  de l’ensemble  du  secteur.  Néanmoins,   plusieurs   facteurs   limitent   son   développement   comme  la  faible  capacité  de  financement  et  de modernisation,   le   manque   de   communication,   la   logistique   rudimentaire  et  le  faible  niveau  d’instruction  des  petits  commerçants.

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« La  croissance  économique devrait se maintenir sur une trajectoire ascendante quoiqu’à un rythme plus lent que celui  estimé en juillet dernier. Les récentes projections tablent sur une progression  du  PIB,  aux  prix  constants de  2010, de 1,4% en 2016,  2,2%  en  2017 et  2,8%  en 2018. Hors agriculture, la croissance s’établirait autour de 1,8% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,6% en 2018 ». C’est ce qu’a été indiqué dans une note récente publiée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La faible croissance économique attendue s’explique, selon la BCT, par les perspectives sectorielles disparates. La production agricole serait freinée par la baisse de la récolte des olives en 2017.
La production des industries exportatrices se maintiendrait sur une tendance haussière, sans pour autant revenir à son potentiel passé, en relation avec les   perspectives modérées de l’activité dans la Zone Euro.
Le redressement de la production minière et chimique serait modéré et fortement tributaire de  l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités  dans le secteur des services  marchands serait  plus  lent  qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse  de  la  demande  de  consommation. En revanche, le renforcement graduel de l’activité touristique devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités    de services d’hôtellerie et  des activités connexes.
La  contribution  de l’administration publique à la croissance du PIB devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus  de
maîtrise  de son  équilibre budgétaire  à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement. Après une contribution historique moyenne  de l’ordre 0,8-1% à la croissance annuelle du PIB, on s’attend à une contribution avoisinant 0,2% entre 2017 et 2018.

La croissance potentielle a été revue légèrement à la baisse pour 2017 (de -0,1%), pour se  situer au même niveau estimé pour 2016,  soit  2,5%, avant de passer à 2,6% en 2018. Les perspectives d’une croissance du PIB  hors agriculture au-dessous de la croissance potentielle, entre 2016 et 2017, impliquent un élargissement  de  l’écart  de  production négatif durant ladite période, avant de se stabiliser et se serrer très graduellement, en 2018, lorsque la croissance réelle dépasserait la croissance potentielle..Les risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions semblent s’intensifier, tant au niveau international  que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, demeurerait à la tête des facteurs de risques aussi bien pour la Tunisie que pour ses partenaires commerciaux. Également, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro fait  peser énormément  d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes. Une détérioration de l’activité économique de nos principaux partenaires dans la Zone Euro pourrait avoir des  effets de contagion sur notre production industrielle.

A  l’échelle  nationale,  les  facteurs  de  risques internes  sont multiples (anciens  et  nouveaux), dont les plus importants, pour les dernières prévisions  économiques, sont résumés dans les quelques axes suivants :

– La    persistance du risque sécuritaire et terroriste, en relation avec la poursuite de la crise libyenne;
– Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales;
-La  récurrence  des  grèves  et  troubles  sociaux dans  les  zones  de  production, et leur impact négatif sur l’activité à court terme (baisse de la production  et  perte de  parts de  marché)  et  à moyen et long terme (dégradation du climat des affaires et baisse de l’investissement)

-La  baisse  de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique  pèsent sur les perspectives de la production agricole et les exportations ;
-Les  pressions sur la balance des  paiements et sur le taux de change du dinar demeurent importantes;
-L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement;
-La  détérioration de la situation des finances publiques.

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Spontané, courageux et enthousiaste… C’est le moins qu’on puisse dire d’un homme d’affaires qui ne cesse d’investir, de donner de l’espoir et de la couleur à un pays qui voit ses principaux indicateurs économiques virer au rouge depuis 6 ans. Oui! C’est Bassem Loukil, le PDG du groupe Loukil. C’est cet homme qui n’a cessé de lancer des projets, même en temps de crise. C’est aussi cet homme qui ne croit ni à l’échec ni à la paralysie à cause de la sinistrose ambiante. Les obstacles ne lui sont pas étrangers, certes mais ils n’ont jamais freiné ses investissements et ses projets. Le plus récent c’est Unionaire, un méga projet qui fera bientôt son entrée en Tunisie grâce au groupe Loukil.

L’homme d’affaires, qui a misé sur l’Afrique depuis un bon bout de temps, commence aujourd’hui à récolter les fruits de ses initiatives. Leader du marché au Moyen-orient et en Afrique dans la fabrication d’appareils électroménagers (cuisinières à gaz, TV, machines à laver, réfrigérateurs, congélateurs, téléviseurs à écrans LCD, chauffe-eau et petits appareils électroménagers…), Unionaire vient de jeter son dévolu sur la Tunisie. Il a été séduit par le Groupe Loukil, qui l’a convaincu de l’existence d’opportunités dans le pays, notamment dans la perspective de son expansion en Afrique. L’annonce a été faite, jeudi 16 mars 2017, lors d’une cérémonie organisée dans l’un des hôtels de la banlieue de Gammarth.

Bassem Loukil a fait savoir, lors de cette rencontre, que ce projet n’est pas le fruit du hasard et qu’il a fait l’objet de négociations et de concertations entre les deux parties, et ce afin de convaincre le partenaire égyptien sur le fait que la Tunisie pourrait être un hub pour l’expansion africaine.

Profitant de cette occasion, Loukil a déploré le manque de subvention de la part du gouvernement tunisien, contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays comme la Turquie où le taux de la subvention a atteint 18% ou encore la Chine avec un taux dépassant les 40%. « Le gouvernement tunisien n’est pas encore convaincu de l’importance de la subvention« , a expliqué Loukil, appelant ainsi l’État à réviser la politique d’exportation afin de permettre aux investisseurs de pénétrer de nouveaux marchés. « Si le gouvernement tunisien veut de la croissance et mettre la machine économique en marche, il doit consacrer une partie du budget à la subvention des exportateurs« , a argué le patron du Groupe Loukil. Le gouvernement tunisien doit aussi, selon lui, traiter à égalité les exportateurs étrangers et tunisiens.
Et Bassem Loukil de rajouter : « On ne veut pas d’une administration qui prend des mesures et qui met en place des lois sans concertation avec les personnes concernées ».

Quant à lui, Mohamed Fethi, propriétaire de la marque Unionaire, s’est réjoui de ce partenariat avec le Groupe Loukil, affichant ainsi son optimisme pour réussir ce projet, soulignant que la Tunisie a été choisie pour abriter ce programme grâce à ses compétences notamment linguistiques ainsi que la qualité de la main d’oeuvre.
En outre, il a annoncé le transfert du bureau régional de l’exportation actuellement domicilié au Caire (Égypte) en Tunisie. Il a par ailleurs estimé que la nouvelle société offrira en Tunisie plus de 400 emplois dans trois ans.

De par son positionnement, cette unité, dont les produits seront proposés aux meilleurs prix, ne manquera pas de jouer un rôle central dans la rationalisation des coûts et le raccourcissement des délais de livraison pour servir essentiellement les marchés de l’Afrique du Nord, Centrale et Subsaharienne.
Avec un capital social de 5 MDT, cette nouvelle usine, dont la structure est déjà en place, est dédiée à la fourniture de produits de haute qualité, au développement de produits GEM & PEM sous la marque Unionaire et différentes marques OEM pour la gamme de produits de climatisation, TV, appareils frigorifiques, cuisinières, machines à laver, chauffe-eau…

Unionaire Tunisie compte employer, dans sa première année d’activité, 200 personnes et projette, au bout de 3 ans, d’atteindre un effectif de 400 employés. Le total de ses ventes annuelles est estimé à 50 millions DT pour l’année 2018. Quant à l’exportation de ses produits au cours de la première année, elle est estimée à 50% pour atteindre 70% au bout de 2 ans.
A noter que le projet Unionaire Tunisie prévoit une capacité de production au démarrage de 100 mille pièces (toutes références confondues) pour atteindre 500 mille pièces au bout de 5 ans.

A noter qu’Unionaire est une marque d’origine américaine qui a été rachetée à 100% par Mohamed Fethi pour l’implanter en Égypte en 1995 et qu’il est aujourd’hui un leader dans la fabrication de climatiseurs et autres appareils électroménagers dans la zone MOA (Moyen-Orient/Afrique). A présent, le groupe compte 17 usines (dont 12 en Egypte et 5 en zone MENA & Canada) et plus de 6 mille employés. Unionaire Group exporte directement ses produits vers plus de 51 pays à travers le monde, dont l’Arabie Saoudite, l’Iraq, la Jordanie, la France, la Turquie, le Liban, l’Allemagne, le Canada, Les Émirats, l’Australie…

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Après avoir inauguré en décembre 2015 l’un des plus grands centres commerciaux du pays et d’Afrique, « Tunisia Mall », un autre projet similaire verra prochainement le jour à Tunis. C’est l’homme d’affaires et propriétaire de Tunisia Mall, Meher Chaâbane, qui en a fait l’annonce.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi 15 mars 2017 par Amen Bank pour le lancement de sa nouvelle identité visuelle, Meher Chaâbane a annoncé l’ouverture, dans les prochaines semaines, d’un deuxième Mall aux berges du Lac II, pas loin du premier Mall. Le coût global de cet investissement est estimé à 58 Millions de dinars, ajoutons à cela les frais des commerces qui avoisinent, selon lui, les 20 MDT. Tunisia Mall II offrira près de 500 emplois.

Interrogé sur le nombre de personnes ayant visité Tunisia Mall, Meher Chaâbane a annoncé que durant l’année 2016, 5 millions de visites ont été enregistrées, soit près de 15 mille visites par jour.

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Le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale Fadhel Abdelkefi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont les déclarations de la ministre des Finances, Lamia Zribi sur le gel des 2ème et 3ème tranches du crédit du FMI et la cession de certaines parts de l’État dans les banques publiques et les banques à participation non stratégique. Interview:

La ministre des Finances a récemment annoncé le gel par le FMI des 2ème et 3ème tranches du crédit qui seront accordées à la Tunisie, qu’est ce que vous en pensez?

Je pense que le discours de la ministre des Finances a été écarté de son contexte. Ce n’est pas cela qu’elle voulait dire. Elle voulait dire que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que les négociations avec le FMI sont des discussions dont relèvent  tous les autres crédits, avec la Banque mondiale, la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque Africaine de Développement (BAD).

Nous espérons que ces pourparlers aboutiront  le plus tôt possible.

Mais la date précise pour le versement de cette tranche de crédit était prévue pour décembre 2016?

Oui, justement! Il y a ce décalage parce que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que nous allons accélérer le rythme de quelques mesures que nous avons analysées à l’intérieur et sur lesquelles nous sommes d’accord. Il  n’y a pas de différences de vue. La question des diktats imposés de l’extérieur n’est pas vraie du tout. Ce sont des discussions qui se font à l’intérieur de l’administration tunisienne et nous sommes convaincus de les mettre en place pour corriger et rattraper les choses.

Le FMI n’a rien exigé, il est en train de négocier sur beaucoup de dossiers et de dialoguer avec nous pour trouver des solutions à un certain nombre de problèmes.

Et sur les banques publiques?

Plusieurs scénarios possibles  sont sur le tapis  et nous nous n’avons pas encore tranché. Nous sommes encore en train de réfléchir, mais comme la a dit le chef du gouvernement,  que se soit pour les banques publiques ou pour celles mixtes, il y a des mesures qui vont être prises mais qui sont en phase d’étude.

Et quelle été votre position par rapport au dernier remaniement ministériel?

j’ai deux attitudes. Si je vais répondre à titre personnel, Abid Briki est un collègue. On a travaillé ensemble durant six mois. C’est un ami et quelqu’un qui a aidé le gouvernement. Briki est aussi militant et une personnalité publique connue. Je l’apprécie énormément.

Maintenant le chef du gouvernement a pris sa décision. Je n’ai pas à la commenter.  c’est le chef du gouvernement qui a pris une décision vis-à-vis de l’un  de ses ministres.

Khalil Gheriani est aussi une personnalité connue dans le monde des affaires sociales et des négociations.

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Sotudis, la société du groupe Zouari a procédé, vendredi  à l’inauguration d’un nouveau centre de formation et service après vente destiné aux véhicules roulants sur le site de Rmila à Sousse. La cérémonie s’est déroulée en présence d’un grand nombre d’hommes d’affaires, de clients, de partenaires et de spécialistes du secteur de l’automobile.

La nouvelle plate-forme s’étale sur une surface de 6 hectares dont 13 mille m2 couverts dédiés aux ateliers et à l’administration. Elle a été repensée pour intervenir sur tous les véhicules de la marque. Elle comprend deux fosses , un banc d’essai de freinage, un atelier de soudure, un atelier de peinture, une station de lavage ainsi qu’une aire de repos pour les chauffeurs. Le nouveau « services center » dispose aussi d’un magasin pour stockage des pièces de rechange à même de réduire la durée d’immobilisation des véhicules. Ce nouvel investissement va non seulement permettre d’accompagner les clients existants et leur croissance, mais aussi de créer la capacité requise pour développer les activités commerciales de l’entreprise sur le marché.


Dans une déclaration exclusive à Africanmanger, Hafedh Zouari, président et fondateur du Groupe Zouari a tenu à préciser qu’il s’agit d’un projet d’infrastructure pour l’entretien de véhicules industriels  et de bus.  Il s’agit aussi d’un projet qui s’inscrit dans le cadre de la démarche d’expansion de son activité  et de promotion de la flotte de la marque Hyundai en Tunisie pour l’après vente. « Le nouveau centre se situe à 150 km de la Tunisie. Le coût global de cet investissement a dépassé 14 MDT et pourrait atteindre 20 MDT. Il offre actuellement 70 emplois  et pourrait atteindre entre 120 ou 140 emplois dans la période à venir.

Interrogé sur les prévisions du groupe en termes de projets, Zouari nous a indiqué qu’il pensait aux entrées des autoroutes pour lancer des projets similaires à celui qui vient d’être inauguré à Sousse. Des projets pourraient avoir lieu à Mateur ou à Skhira.

Concernant le système de quotas d’importation des véhicules légers en Tunisie, Hafedh Zouari a fait remarquer qu’il s’agit d’un vrai problème :  » L’administration exerce une politique excessive contre les concessionnaires. D’une part, l’État applique le système des quotas sur les importateurs et d’autre part, il ne réagit pas face au marché parallèle », a-t-il ajouté.

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‘université Montplaisir Tunis a organisé, le mercredi 8 mars 2017, en partenariat avec la bourse de Tunis, une conférence de presse sous le thème « La culture boursière et son impact sur le développement du marché financier », et ce à l’occasion de l’inauguration de la salle de marché destinée à ses étudiants, notamment du master Ingénierie, actuariat et finance. L’objectif est de permettre aux étudiants de ladite université d’allier la pratique à la théorie et d’exécuter les métiers de la bourse sur place, où ils seront formés et peuvent eux-mêmes lancer les ordres de vente et d’achat sur le marché boursier en temps réel. La mise en place d’une salle de marché au sein de l’université est aussi une première en Tunisie et constitue également une source de revenus pour les étudiants qui peuvent dégager des bénéfices sur les transactions financières.

Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a indiqué, dans une déclaration à la presse, en marge de cette rencontre, que la contribution de la bourse dans l’économie nationale demeure très faible, voire insignifiante vu qu’elle n’a pas encore dépasse les 10%, comparée à l’Europe et ses 40% ou les États-Unis, 60%.
Il a expliqué cela par le faible niveau de l’épargne nationale qui ne dépasse pas actuellement 11% du PIB, contre 22% en 2010. Ajoutons à cela la difficulté de la bourse à attirer de nouvelles sociétés et de grandes entreprises représentant les différents secteurs d’activités et l’absence de plusieurs secteurs de la cote de la bourse, notamment l’énergie, le transport, les télécommunications, le tourisme, l’agriculture. L’absence de culture chez les entrepreneurs, les investisseurs et les particuliers explique aussi, selon lui, la baisse de la contribution de la bourse dans l’économie du pays, et ce malgré son rôle déterminant dans le développement du marché financier.

Bilel Sahnoun a toutefois indiqué que pour instaurer une culture boursière, il faut avant tout mettre en place les mécanismes et les législations adéquates, et ce dans l’objectif de garantir une meilleure contribution des grands secteurs dans l’indice boursier et par la suite dans le PIB du pays.

De son côté, Ahmed El Karam, directeur général d’Amen Bank, a souligné la nécessite de garantir une harmonie, voire une complémentarité entre les banques et la bourse dans le financement de l’économie. Du coup, la bourse permettra aux PME d’accéder à l’auto-financement et augmenter par conséquent leurs fonds propres.
Le DG d’Amen Bank a toutefois indiqué que cette complémentarité doit être basée sur 4 piliers fondamentaux, à savoir la bonne gouvernance, la transparence, la crédibilité et l’efficacité. « La crédibilité est une composante fondamentale qui se gagne progressivement, sinon on ne pourrait pas être accrédités auprès de nos partenaires étrangers », a-t-il assuré.
En outre, il s’est réjoui du lancement de cette salle de marché à l’université de Tunis, une initiative qui permettra aux étudiants d’exercer les métiers de la bourse sur place.

Quant à lui, l’ancien ministre des Finances Jalloul Ayed a affirmé que le lancement d’une salle de marché est une bonne décision, soulignant qu’une telle initiative a été lancée au Maroc depuis longtemps et a contribué un an après à hauteur de 30% des revenus de la Banque marocaine du  commerce extérieur (BMCE). « Il ne faut jamais dire qu’on n’est pas prêt. il faut foncer », a indiqué Ayed, soulignant toutefois que la bourse n’est qu’une petite partie du marché financier.

Un marché financier équilibré doit, selon lu, répondre aux besoins de toutes les entreprises (micro-entreprises, moyenne et grandes). « L’une des choses qu’on avait faites lorsqu’on était au pouvoir est la mise en place d’un cadre capital pour encourager les créateurs des fonds d’investissement et c’était par là que le fonds des dépôts et des consignations avait émergé », a-t-il dit.

Jalloul Ayed a par ailleurs critiqué l’absence d’investisseurs institutionnels à la bourse de Tunis, « il n’ y a que les particuliers », a-t-il assuré, avant d’ajouter :  » Notre bourse est mignonne mais petite, il y a encore du chemin à faire. il faut valoriser la bourse avec de gros investisseurs, des gestionnaires de fonds, des compagnies d’assurances et des investisseurs institutionnels », a-t-il ajouté.

Concernant la culture boursière, Jalloul Ayed a appelé à instaurer en premier lieu cette culture chez les investisseurs institutionnels, les hauts cadres et le gouvernement avant même les particuliers, et c’est là où il faut vraiment faire un effort, a-t-il dit.

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L’Association « Féminin by UIB » a célébré, mercredi 8 mars 2017, la Journée internationale de la femme. C’est dans une ambiance chaleureuse et conviviale, en présence d’un grand nombre de femmes travaillant dans la banque, que l’événement a eu lieu. Rendre hommage aux femmes combattantes de l’UIB était le premier objectif de cette association dont le lancement remonte à l’année 2015. L’ancienne doyenne de l’UIB, Zouhir Mounira, a été la première femme a être honorée à cette occasion. Fatma Khedher, 19 ans, une passionnée de peinture, a été aussi honorée. Ainsi, l’UIB a décidé d’acheter certains de ses tableaux. En outre, un grand tableau mentionnant les noms de 700 femmes parmi les anciennes de la banque a été présenté. L’initiative a été très appréciée par l’assistance, qui a chaudement applaudi.

Les actions de ladite association ne se sont pas arrêtées là, un hymne spécialement composé pour l’établissement par le célèbre chanteur lyrique Hassan Doss, a été aussi dévoilé. La cérémonie a vu aussi la signature d’un accord entre l’UIB et l’association SOS Villages d’enfants Tunisie, il porte sur le prolongement du contrat de ladite association pour une durée de 5 ans. En vertu de cette convention, la banque s’engage également à soutenir les projets de création et d’innovation élaborés par cette association.

Dans un discours plein d’émotion, le directeur général de l’UIB, Kamel Nèji, a dit ceci : « Vous les femmes… vous êtes un atout non seulement pour la banque mais aussi pour la Tunisie… Vous avez fait de l’UIB une banque séduisante et bien classée… Aujourd’hui l’UIB est au podium des banques avec ses fonds propres… ».

« Depuis 2008 tout progrès de la banque porte l’empreinte d’au moins une collaboratrice. Vous êtes la couronne de l’UIB. J’aime votre efficacité, j’aime votre vivacité, j’aime votre intelligence, votre courage et j’apprécie votre délicatesse ! », a-t-il ajouté.

Parlant chiffres, 55% de l’effectif de l’UIB sont des femmes et 57% des cadres de la banque sont des femmes. Par ailleurs 472 employées sont diplômées de l’enseignement supérieur et 348 sont recrutées depuis 2008.

A noter que la première association de femmes dans le paysage bancaire tunisien, « Féminin by UIB », a été lancée en novembre 2015. Une initiative qui traduit la volonté assumée et la vision partagée avec le management de l’UIB. Son présent s’agrémente d’initiatives, mais aussi d’interactions et de synergies pour accompagner au mieux chacune des 733 collaboratrices dans leur ascension professionnelle.

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 « La cession de certaines parts dans les banques publiques peut avoir un impact positif sur le plan financier du moment que les nouveaux participants vont renflouer le capital desdites banques ». C’est ce qu’a indiqué Mohamed Salah Ayari, conseiller fiscal, enseignant universitaire dans une interview accordée à Africanmanager, soulignant toutefois que l’idée principale consiste à ouvrir le capital à de nouveaux actionnaires dont l’apport financier peut aider à la restructuration de ces banques. Mais l’idéal, selon lui, serait de fusionner les trois banques publiques, à savoir la BNA, la STB et la BH, afin d’avoir une banque très solide et d’une dimension plus importante.

En outre, l’expert en fiscalité a estimé qu’il demeure convaincu que l’existence d’une importante banque publique peut aider énormément à l’exécution de la politique de l’État pour promouvoir l’investissement dans certains secteurs clés et surtout pour aider les PME et les nouveaux promoteurs.
Évoquant le scénario du gouvernement de faire partir volontairement 10 mille emplois de la fonction publique, il a tenu à préciser qu’on parle de la libération de 50.000 employés de la fonction publique dont 10.000 emplois durant l’année 2017. « En réalité, la libération de ces employés est dictée par l’obligation de comprimer le nombre important des fonctionnaires de l’Etat dont le nombre total avoisine les 650.000 fonctionnaires pour une population globale de l’ordre de 11 millions d’habitants, alors qu’au Maroc, par exemple,  le nombre des fonctionnaires est de l’ordre de 370.000 emplois pour une population globale de 30 millions d’habitants », a-t-il expliqué.

Cette situation a engendré, selon lui, une masse salariale s’élevant à 13.700 MD au titre de l’année 2017, ce qui représente 42,54% de l’ensemble des recettes budgétaires qui s’élèvent à 32.200 MD et avoisine les 14% du PIB. « A mon avis, le gouvernement est obligé de suivre cette politique consistant à alléger le poids de la masse salariale dans la fonction, afin d’atténuer son impact sur le Budget de l’Etat d’un côté, et de respecter ses engagements vis-à-vis du FMI, d’un autre côté, surtout que celui a bloqué la 2ème tranche du prêt accordé à la Tunisie qui s’élève à 350 MD  et ce, en attendant l’octroi de la troisième tranche d’égal montant ».

Concernant les  déclarations de certains experts qui ont alerté sur la disparition des compétences des institutions de l’État, Mohamed Salah Ayari a indiqué qu’au contraire, cette mesure va alléger le budget de l’État, tel qu’indiqué ci-dessus. « Mais pour ce qui est du risque qui peut affecter les compétences au sein de la fonction publique, je demeure persuadé que la fonction publique regorge de compétences, surtout que la libération du nombre déclaré peut être bien étudiée pour ne toucher que les employés qui ne jouent pas un rôle prépondérant dans l’Administration », a-t-il dit.

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Les mauvaises nouvelles sur la corruption continuent de nous parvenir sans relâche. Après le dossier des 55 sociétés impliquées dans la falsification de documents et les 3000 millions de dinars partis en fumée, une autre grosse affaire vient d’être révélée. Le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a jeté un autre pavé dans la marre ce jeudi 03 mars 2017. Lors de son intervention en marge d’une rencontre organisés au siège du Centre de l’Islam et de la Démocratie, Tabib a pointé du doigt les corrompus.
« Des cadres de la douane reçoivent mensuellement des salaires » de la part de dizaines de commerçants ou de personnes impliquées dans la contrebande. Cela se passe dans des rendez-vous bien calés, dans des cafétérias ; ces responsables de la douane reçoivent des sommes d’argent dépassant parfois les 3 mille dinars. La mission est simple : il faut juste étouffer une affaire de corruption, éviter une amende ou un procès aux businessmen indélicats. Idem pour les chefs de poste de la Garde routière et sécuritaire, qui eux aussi reçoivent mensuellement des pots-de-vin de la part des chauffeurs de taxis collectifs.
En outre, le responsable a déclaré que la corruption se propage toujours en Tunisie à cause principalement de l’absence de sanctions. Selon lui, ce qu’on appelle « la petite corruption » coûte à l’État entre 400 et 500 Millions de dinars (MD). Le pire c’est cette « petite corruption, légitime », selon ses déclarations, qui engendre le risque de faire entrer le pays dans un cercle infernal qui aura cerainement plusieurs effets néfastes. Le président de l’INLUCC a déjà mis en garde contre la chute de l’État tunisien à cause de la corruption. « On n’a ni du pétrole ni du gaz et nos ressources sont principalement basées sur les services, l’agriculture et le tourisme, des secteurs lesquels s’ils sont touchés par le virus de la corruption, vont disparaître », a-t-il expliqué.

« Non pour des instances de contrôle sous la tutelle… »

Sur un autre volet, Chawki Tabib a fait part de son espoir de voir les instances de contrôle et de supervision se débarrasser de la tutelle, accusant certains responsables de manipulation : « Certains ministres ont gardé le silence sur des dossiers de corruption et ont caché certains rapports dans les tiroirs. Éviter le chaos et le désordre et préserver la paix sociale était leur fameux slogan », a-t-il précisé.

C’est ainsi que le responsable a appelé à valoriser le travail de ces instances dont la majorité n’a pas les moyens, ni techniques, ni logistiques ou encore en ressources humaines, pour accomplir les missions qui lui ont été confiées. Selon ses déclarations, ces instances sont au nombre de 450 et sont en train de contrôler le 1/3 du budget de l’État et des dizaines de milliers des opérations et des infractions qui viennent de part et d’autre.

« Chacun veut prendre sa part… »

Il a par ailleurs estimé que la Tunisie a perdu 4 points de croissance à cause de la corruption, accusant ainsi certains Tunisiens de faire la sourde oreille devant la propagation de ce fléau qui ne cesse de frapper fort en Tunisie. « Chacun veut prendre sa part… », a-t-il dit.
Chawki Tabib a dans le même ordre d’idées indiqué que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sortent sur le marché international pour avoir un crédit de 500 MD avec des taux d’intérêt très élevés alors qu’on a perdu la même somme dans la contrebande des médicaments, sans compter les 800 MD perdus à cause de la contrebande des produits subventionnés. « Des camions chargés de produits tunisiens subventionnés entrent quotidiennement en Libye et passent par la suite au Niger et au Mali sans que personne ne réagisse. 1700 MD d’impayés à la douane. Sur les 100 infractions douanières seules une fera l’objet d’un procès, sans compter la suppression des amendes et des infractions dans les recettes fiscales et les tribunaux », a assuré Tabib, ajoutant que la corruption a également qempêche l’État tunisien de récupérer 3000 MDT d’impayés provenant des procès.

« Un budget annuel de 100 MDT »

Évoquant les solutions, le président de l’INLUCC a fait part de son optimisme de voir les choses s’améliorer au cours de la prochaine période, et ce grâce à l’effort des médias, de la société civile mais aussi du gouvernement, rappelant le projet de loi sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs, le projet de loi sur la lutte contre l’enrichissement illicite, la loi relative à la déclaration de patrimoine ainsi que celle relative au droit d’accès à l’information.

Il a par ailleurs qualifié le projet de loi sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs de très mauvais : « Il y a des lobbies qui ne veulent pas que les gens qui dénoncent la corruption soient protégés mais au contraire sanctionnés », a-t-il expliqué, appelant ainsi à valoriser le travail du gouvernement en matière de lutte contre la corruption, tout en l’incitant à faire encore plus.

La meilleure solution, selon ses dires, est que le gouvernement consacre annuellement un budget de 100 MDT pour lutter contre la corruption, un budget qui devrait être équitablement redistribué aux différentes instances qui se chargent de l’affaire. « Le responsable qui n’a pas le courage éthique et politique et qui n’est pas capable d’exécuter les décisions attendues doit laisser sa place… », a-t-il conclu.

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C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse que la Banque d’affaires de Tunisie (BAT) a fêté, le mardi 28 février 2017, à son siège, son 20ème anniversaire. Un événement auquel ont assisté bon nombre de politiciens, de syndicalistes et des représentants des institutions financières, à l’instar de la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, du secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi et du ministre du Développement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi.

Lors de cette rencontre, Habib Karaouli, PDG de la Banque, a annoncé que son institution vient de changer d’identité visuelle et de nom. Désormais elle se nomme « Capital African Partners Bank (CAP Bank).

Dans une déclaration à Africanmanager, Karaouli a confié ceci :  » Après 20 ans d’existence et après avoir consolidé notre position à l’échelle domestique et réalisé plusieurs succès sur un certain nombre d’opérations multi-sectorielles et après une analyse macro-économique, nous avons pensé qu’il est temps de nous repositionner à l’échelle nationale et internationale »…

Habib Karaouli a, dans le même cadre, indiqué qu’après des analyses confirmées par plusieurs experts en la matière, il est clair que le 21ème siècle sera le siècle où le relais de croissance sera en Asie et en Afrique.

« Nous avons aussi pensé qu’on devrait se repositionner dans notre marché naturel qui est l’Afrique avec les atouts dont nous disposons, les expériences cumulées, avec nos histoires de réussite mais aussi avec nos échecs pour pouvoir établir des partenariats gagnant-gagnant et avec un transfert de technologie et de croissance », a expliqué Karaouli, soulignant que l’objectif est d’instaurer un partenariat organique et pas d’une manière ponctuelle.

Après avoir félicité le PDG de ladite banque pour son 20ème anniversaire et les efforts consentis en matière d’accompagnement des investisseurs, la présidente de l’UTICA a fait part de son espoir d’arriver au cours de cette semaine à une solution au sujet des négociations sociales, indiquant que sa rencontre avec le secrétaire général de l’UGTT a été très positif.

Au sujet de la proposition de cession des parts de l’État dans certaines banques publiques et à participation non stratégique, la présidente de l’UTICA a rappelé des « success stories » de la privatisation.

En outre, elle a assuré que le patronat avait accepté l’augmentation de la taxe exceptionnelle de de 7,5% pour offrir un climat social favorable non seulement pour les entreprises tunisiennes mais aussi étrangères, notamment les nouveaux investisseurs et donner par conséquent de la valeur au travail.

« On sera, moi et Nourredine Taboubi, les nouveaux ambassadeurs de la Tunisie. Notre bataille est la lutte contre le terrorisme, la pauvreté et les déséquilibres régionaux, mais aussi encourager les jeunes entrepreneurs à investir et prendre le risque », a-t-elle dit.

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La décision du Fonds Monétaire International (FMI) de geler une partie du crédit réservé à la Tunisie a poussé le gouvernement à étudier la possibilité de vendre des parts dans certaines banques publiques ou à participation non stratégique, au cours de l’année 2017. Une proposition qui a été à l’origine d’une grosse polémique dans le pays. Certains experts en la matière ont considéré que la privatisation de ces banques est une ligne rouge alors que d’autres se réjouissent de cette orientation, estimant qu’une telle décision serait bénéfique pour l’État, notamment dans le renflouage des caisses et la réduction, entre autres, du déficit des finances publiques. Nous apprenons toutefois d’une source proche du dossier que le gouvernement de Chahed s’apprête à lancer officiellement la décision de privatiser prioritairement les banques à participation non stratégique, mais attend le moment opportun pour l’annonce. Il semble que le dernier remaniement ministériel ait bouleversé les choses, surtout avec le changement du ministre de la Fonction publique. Une décision n’a pas plu à la partie syndicale, qui a accusé Chahed de ne pas respecter l’esprit du pacte de Carthage, alors imaginez la réaction de l’UGTT avec une annonce officielle de privatisation!

Le député du Front populaire (FP) et président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mongi Rahoui a affirmé, dans une déclaration,ce lundi 27 février 2017 à Africanmanager, que l’affaire de la privatisation des banques publiques ne date pas d’aujourd’hui, mais a été de nouveau mise sur la table à cause de l’énorme pression que subit Youssef Chahed de la part du FMI.

Il a par ailleurs indiqué que l’ARP s’opposera à cette orientation, avant de souligner que la privatisation des banques publiques est une ligne rouge. Dans une déclaration faite aux médias, il a en outre indiqué que le gouvernement n’a fourni aucun effort pour atteindre ses objectifs : « Qu’attendez-vous d’un gouvernement qui sert les intérêts des lobbies ? », s’est-il interrogé, avant de lancer qu’il est persuadé que l’État pourra céder des parts dans les banques publiques.

Et Rahoui de rajouter que les banques publiques appartiennent au peuple tunisien et que la décision de privatiser ces banques revient exclusivement à l’ARP.

De son côté, l’expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a, dans une déclaration à Africanmanager, indiqué que la privatisation des banques publiques n’est pas la bonne décision et que cela aura certainement des effets négatifs. Et de préciser que les banques publiques appliquent les politiques et les stratégies financières et économiques que l’État a élaborées pour un certain nombre de secteurs dont le tourisme et l’agriculture, et que si elles sont privatisées, on ne peut plus parler de plan d’action.

Pour dépasser la crise financière des banques publiques, Dimassi a appelé à revoir la relation entre l’État et ces institutions financières à travers la signature d’un accord définissant les prérogatives de chaque partie. Les rapports actuels entre l’État et les institutions financières sont à caractère administratif, ce qui a aggravé, selon ses déclarations, la crise des banques publiques.

Il a fait savoir, en outre, que le FMI ne va pas encore accorder de crédit à la Tunisie parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses et ses engagements en termes de réformes, rappelant l’augmentation récente des salaires dans le secteur public, une décision contraire à ce qui a été convenu entre le gouvernement tunisien et le FMI, qui a exigé la réforme de l’administration tunisienne, de la fonction publique et de la fiscalité. « La décision du gel des crédits aura certainement un impact négatif sur les autres bailleurs de fonds, telles que la Banque Mondiale ou encore la Banque africaine de développement (BAD) », a assuré Dimassi.

Quant à lui, l’ancien ministre du Commerce Mohsen Hassan a indiqué, dans un statut posté sur sa page Facebook, que la privatisation (totale ou partielle) des trois banques publiques, STB, BNA et BH, qui accaparent 40% des actifs bancaires en Tunisie, est un dossier épineux à gérer par le gouvernement de Youssef Chahed. « Beaucoup d’arguments plaident en faveur de ce désengagement de l’État de ce secteur vital pour l’économie tunisienne. Gain immédiat pour le gouvernement qui va trouver des ressources indispensables pour réduire le déficit des finances publiques », a-t-il expliqué.

De plus, un business model a été mis en place afin « d’améliorer leur compétitivité, de renforcer leur notoriété et de faciliter l’accès à de futurs partenaires stratégiques ou techniques privés »
La privatisation pourrait, ainsi, selon ses déclarations, encourager les partenaires de la Tunisie et être un facteur de dynamisation de la croissance. « Cela dit, la partie n’est pas gagnée. les partenaires sociaux et les employés de ces institutions, estimés à 6000, ont besoin d’être sensibilisés et impliqués dans cette grande reforme », a-t-il dit.

Et Mohsen Hassan d’ajouter que la situation économique et sociale dans le pays et le manque de visibilité de la classe politique risquent de constituer des handicaps qui empêcheraient l’opération d’aboutir dans des délais rapides.

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En dépit des messages alarmants des économistes et des institutions financières internationales, à l’instar du FMI, sur la dégradation des indicateurs économiques du pays, les députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) font toujours la sourde oreille, comme si de rien n’était. Ils font semblant d’être là pour servir les intérêts du peuple, mais en réalité ils ne perdent jamais de vue leurs propres préoccupations. Ils courent toujours derrière les avantages matériels, de tous ordres, gracieusement offerts pas des caisses publiques vides et des contribuables essorés par les ponctions fiscales. Un plan de travail récemment approuvé par le bureau de l’ARP ouvrira la porte à différentes interprétations, mais celle qui va les supplanter toutes c’est que les représentants du peuple veulent avant tout se servir, au détriment de l’intérêt supérieur du pays. Le document démontre, si besoin en est, que nos très « chers » députés sont en train de traquer toutes les voies et moyens pour s’offrir un train de vie confortable dont le citoyen lambda a fait le deuil depuis la dite Révolution. Dans un pays qui peine à sortir d’une crise économique aiguë sévissant depuis plusieurs années, l’affaire fait tâche et doit forcément indigner des citoyens qui tirent le diable par la queue…

Le bureau de l’ARP a récemment approuvé la feuille de route proposée par le vice-président du Parlement chargé des affaires des députés, Ghazi Chaouachi. Il s’agit d’un dispositif qui donnera droit aux députés à de nouveaux avantages. Il contient 20 mesures qui devraient être mises en place prochainement. C’est ce qui a été indiqué dans un article de presse paru ce jeudi 23 février 2017 dans le journal arabophone « Achourouk« .

Ladite feuille de route stipule la création d’une académie parlementaire dans l’objectif d’assurer des sessions de formation aux députés et aux conseillers ; une autre mesure permettra aux députés de se soigner à l’hôpital militaire, et ce à travers une convention avec le ministère de la Défense nationale…

Il a été également recommandé de coordonner avec les services du ministère des Affaires étrangères afin de permettre aux conjoints et aux enfants des députés de bénéficier d’un passeport diplomatique, comme c’est déjà le cas pour les ministres. Le document comporte aussi la signature d’une convention avec la compagnie aérienne Tunisair qui permettra aux députés, notamment ceux à l’étranger, des réductions et des facilitations sur les billets d’avion. A cela s’ajoutent des conventions avec des banques, des sociétés de leasing, de télécommunications, des agences de voyages, des établissements hôteliers, etc). Avec ce texte, les députés pourront bénéficier de réductions et de facilitations de paiement.

Un système informatique dédié aux missions des élus à l’étranger a été aussi inscrit dans cette note, et ce dans l’objectif de garantir une meilleure réactivité, faciliter les procédures administratives et réduire les délais d’attente dans l’accomplissement des tâches qui lui sont attribuées. Une correspondance devrait être aussi envoyée au chef du gouvernement, à tous les services et institutions de l’État, centrales ou régionales, pour faciliter le travail des députés et leur bon accueil dans toutes les administrations.

Une autre correspondance devrait être envoyée aux services relevant du ministère des Affaires sociales pour conclure une convention, et ce dans l’objectif de faire bénéficier aux députéx d’un identifiant à la CNAM afin que le médecin de l’Assemblée puisse signer une convention de remboursement des frais médicaux au profit des élus, en plus de la possibilité de création d’une mutuelle.

Il convient de rappeler à ce propos qu’un accord a été déjà trouvé avec le ministère de la Défense nationale afin de permettre aux députés de se soigner à l’hôpital militaire. Un accord final devrait être signé dans les prochains jours. Il est signaler aussi qu’une salle de sport serait ouverte dans l’annexe de l’ARP, et ce pour permettre aux députés de se sculpter un corps de rêve et de se détendre, notamment après la fin des séances houleuses, où même le spectacle des insultes et des coups de poing ne nous a pas été épargné…

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Bien que le dernier rapport mondial « Transparency International » sur la perception de la corruption classe la Tunisie dans la rubrique «The Good» ou «les bons» dans toute la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, une amélioration par rapport à l’année 2015, la corruption n’a cessé de prendre de l’ampleur et de frapper fort en Tunisie. Cela au point que plusieurs experts en la matière ont accusé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, de ne pas prendre une position ferme et résolue face à ce fléau et de ne pas tenir les promesses qu’il a faites lors de sa prise de fonction à la primature en matière de lutte contre la corruption.

La corruption n’a cessé de se propager dans notre pays et de gangrener notre économie, qui peine à sortir de la crise dans laquelle elle se débat depuis plus de six ans. Il semble en effet qu’aucun secteur n’a échappé à la corruption. Santé, éducation, douane, sécurité et la police municipale sont les secteurs où la corruption sévit le plus. C’est ce qu’on a pu conclure des baromètres politiques, des rapports et des déclarations de certains responsables de l’État bien informés sur le sujet.

La falsification des documents pour ne pas payer les impôts et les taxes fait légion. Dans une interview accordée à Assabahnews et parue dans son édition de ce mercredi 22 février, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib a indiqué que les pertes dues à la manipulation des documents relatifs aux permis d’exportation sont estimées à 3000 millions de dinars. Il a expliqué à ce propos que plusieurs entreprises de commerce international s’installent en Tunisie, se font passer pour des sociétés exportatrices et obtiennent les autorisations juridiques nécessaires pour acheter les produits de consommation (eau, jus, boisson gazeuses, thon…) sans payer les impôts puisqu’ils sont destinés à l’exportation. Il s’est avéré par la suite que ces sociétés ne vendent leurs produits que sur le marché local et elles ont manipulé les documents y afférents pour échapper à l’impôt.

Tabib a, dans ce cadre, indiqué que l’instance a au début cru que ce phénomène n’a touché que le gouvernorat de La Manouba, mais in fine plusieurs autres gouvernorats sont concernés. Selon ses déclarations, l’instance a recensé 55 sociétés impliquées dans la manipulation des documents, expliquant toutefois que cela ne serait possible qu’avec la complicité des employés de la direction générale de la collecte et le contrôle de l’impôt, de la Douane et des Banques.

Et Chawki Tabib de rajouter, dans le même cadre, que l’instance a reçu des informations en provenance de Libye sur l’existence d’expéditions de marchandises qui entrent dans le pays, mais à la fin il s’est avéré que les conteneurs sont entrés vides, une affaire qui a nécessité, selon lui, l’intervention du ministère public et la commission des analyses financières relevant de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour traquer les personnes impliquées.

Le président de l’Instance de lutte contre la corruption a en outre indiqué que plusieurs autres affaires font aujourd’hui l’objet de recherches douanières, et cela va, selon lui, faire du bruit et faire tomber, d’ici quelques semaines, de grosses têtes.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Ministre conseiller auprès du chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, chargé des réformes majeures, Taoufik Rajhi est à Washington dans le cadre d’une mission...