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Khadija Taboubi

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La stratégie énergétique de la Tunisie à l’horizon 2030 a fait l’objet d’un débat organisé, ce jeudi, à Tunis, à l’initiative de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI). Dans son mot d’ouverture, la ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies Renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a affirmé l’existence d’un grand potentiel dans le secteur de l’énergie et que plusieurs acteurs lui accordent un grand intérêt. Elle a toutefois souligné la nécessité de faire revenir l’investissement dans le secteur des hydrocarbures, notamment en matière de prospection et de recherche.

La ministre a dans le même contexte indiqué que la production nationale en hydrocarbures a été réduite de 10% par an, et ce suite à l’absence d’activités d’investissement et de forage, appelant ainsi à reconstituer les capacités de production de la Tunisie et à relancer l’octroi des permis d’exploration, de prospection et de recherche, dans l’objectif au moins d’atteindre un rythme de production similaire à celui des années précédentes.

Elle a sous un autre angle appelé à l’amélioration de l’infrastructure, notamment pour le transfert et le stockage des hydrocarbures, à ajuster les importations de cette matière, même en ce qui concerne le gaz naturel et à maîtriser, entre autres, l’utilisation de l’énergie tout en stimulant l’investissement dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

S’agissant des décrets d’application relatifs aux énergies renouvelables, la ministre a tenu à préciser que la commission de la concurrence relevant du ministère de l’Industrie les a déjà approuvés et qu’ils vont être publiés dans le JORT dans les semaines à venir.

S’agissant de la stratégie de son ministère, Hela Chikhrouhou a assuré qu’une équipe d’assistance technique, en collaboration avec la Banque Mondiale, est en train de mener une réflexion sur plusieurs axes en rapport avec le secteur, dont le nouveau code des hydrocarbures et le rôle futur de l’Etap. Sur ce dernier point, la ministre a appelé à mettre en place une réflexion, à retenir les compétences et à renforcer ses activités. Autre point : Elle a appelé à faire connaître le domaine minier. « Il faut une approche plus active pour faire connaître nos ressources et le cadre réglementaire et par conséquent attirer les investissements et développer les ressources nationales.

En outre, la ministre a annoncé qu’une réunion de la commission mixte tuniso-algérienne sera tenue au début du mois de février prochain pour voir les orientations et les différentes facettes de la collaboration avec ce pays, notamment en ce qui concerne le gaz naturel. Elle a par ailleurs annoncé que des études et des réflexions portant sur l’extension de la raffinerie de Bizerte sont en cours au niveau de son ministère.

Elle a fait remarquer que bien que la Tunisie soit un pays importateur d’hydrocarbures, elle n’est pas efficace dans sa façon de consommer l’énergie, d’où la nécessité de renforcer le rôle de l’ANME, qui peine à retenir ses compétences. Il faut que cette structure puisse développer ses compétences pour pouvoir agir de la meilleure façon, a dit Mme Cheikhrouhou.

De son côté, Fouad Lakhoua, le président de la CTFCI, a mis en garde contre la détérioration du secteur des hydrocarbures en Tunisie, soulignant que le déficit énergétique en Tunisie ne cesse de se creuser au fil des années.  Il est aujourd’hui primordial de relever le défi de l’efficacité énergétique, sinon c’est la pénurie qui va s’installer à l’horizon 2020.

Il a par ailleurs appelé à faire réussir ce processus de transition qui mise sur le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergique. Pour ce faire, le président de la CTFCI a appelé à stimuler l’investissement dans les énergies renouvelables pour créer de l’emploi et améliorer le secteur industriel.

Selon ses déclarations, la part des énergies renouvelables dans la production nationale est estimée entre 5 et 7%. « Nous avons besoin d’un cadre juridique plus approprié et des procédures plus simples », a-t-il ajouté.

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Une convention de partenariat a été signée, aujourd’hui, lundi 16 janvier 2017, entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et le groupe italien pour le développement « Umbria ». Cette convention s’inscrit dans le cadre d’un programme « de renforcement du système d’appui à la PME et Support aux start-up » Il s’agit de l’une des composantes du « projet d’appui au secteur privé », objet du protocole d’accord entre la Tunisie et l’Italie, signé le 14 avril 2010 et prorogé jusqu’au 31 décembre 2018.

L’objectif aussi est de promouvoir les relations d’amitié et de coopération entre la Tunisie et l’Italie, essentiellement dans le domaine industriel. Cette convention vient aussi renforcer les compétences techniques des structures d’appui destinées aux petites et moyennes entreprises, tout en assurant l’accompagnement nécessaire pour les jeunes entrepreneurs.

Placé sous la tutelle de la direction générale de la promotion des PME (DGPPME), relevant du ministère de l’Industrie et du Commerce, ce programme s’articule autour de trois principaux axes, à savoir : le renforcement des compétences de la DGPPME et des structures régionales d’appui à la PME, la mise en place d’un système de coordination entre ces structures, la conception et la mise en place d’un observatoire des PME, l’assistance technique et l’accompagnement personnalisé de 50 start-up tunisiennes déjà installées ou en phase d’accompagnement par les structures d’appui régionales.

Le convention signée avec la partie italienne s’étale en effet sur trois ans à compter du mois de janvier 2017. Le budget alloué par l’Italie s’élève à 1,628 Million de dinars. Il s’agit d’un don. Le coût global de ce programme, destiné au développement du secteur privé, s’élève à 9 Millions d’euros.

Après avoir procédé à la signature de ladite convention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laâdhari, n’a pas manqué d’exprimer son enthousiasme, affichant ainsi son espoir de prolonger ce partenariat avec l’Italie pour toucher d’autres secteurs d’activité à forte valeur ajoutée.

Laâdhari a en outre indiqué que son département veillera à donner au maximum le soutien aux PME tunisiennes, et ce, dans l’objectif de faire face aux défis auxquels elles sont confrontées.

De son côté, le directeur général de la promotion des PME auprès du ministère de l’Industrie, Sadok Bejja, a fait savoir que cette convention vient comme un appui aux start-up et aux PME tunisiennes . Il s’est réjoui de la mise en place d’un observatoire pour les PME, estimant qu’il s’agit d’une excellente initiative qui va permettre le suivi des différents acteurs liés aux activités des PME.

Selon ses déclarations, en vertu de cette convention, son département pourra fournir un accompagnement personnalisé des start-up tunisiennes. Dans une déclaration à Africanmanager, il a indiqué qu’il y a une autre convention similaire portant sur l’équipement des structures d’appui dont principalement les pépinières d’entreprises et les centres d’affaires, au niveau régional, par le matériel informatique. La convention y afférente sera signée avant la fin de l’année 2017 et portera sur un don de l’Italie de 1 Million d’euros, indique la même source. 

Quant à lui, le directeur général du programme d’appui au secteur privé, Mauro Agostini, a souligné le bon accueil de la délégation italienne en Tunisie ainsi que le respect des délais relatifs à ce programme. Il a par ailleurs assuré que son programme participera également à d’autres projets en Tunisie, notamment en matière de développement des régions.  » Nous voulons que notre présence en Tunisie soit durable et pas limitée dans le temps. Nous espérons aussi développer nos rapports dans la période prochaine », a-t-il ajouté.

L’Ambassadeur d’Italie à Tunis, Raimondo De Cardona a, quant à lui, appelé à valoriser au maximum le potentiel et les perspectives de coopération possibles entre les deux pays. Et de préciser, dans le même cadre, que la Tunisie a pu gagner la confiance des Italiens à travers la réussite de sa transition démocratique, d’où la nécessité de réussir sa transition économique, selon ses dires.

Il a par ailleurs indiqué que des financements supplémentaires seraient mis à la disposition de la Tunisie, notamment pour son développement économique, mais l’annonce sera faite prochainement. « Nous devons juste identifier les secteurs que nous devons soutenir », les choses vont s’affiner prochainement  » et nous donnerons plus de détails », a-t-il dit.

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Les entreprises allemandes membres de l’AHK Tunisie se sont réunies, samedi 14 janvier, avec le chef du gouvernement , Youssef Chahed pour un échange sur différents thèmes relatifs aux relations économiques tuniso-allemandes et une discussion sur  l’ensemble des problèmes et des handicaps rencontrés par les entreprises allemandes installées en Tunisie. Cette rencontre visait dans un premier temps à intensifier le contact direct entre les plus hauts représentants politiques et les entreprises allemandes en Tunisie dans la situation actuelle.

Plusieurs représentants des entreprises présentes ont abordé le besoin essentiel de fixer un cadre juridique approprié pour l’investissement dans les plus brefs délais, évoquant notamment les décrets relatifs à la loi de l’investissement et la loi sur les avantages fiscaux qui tardent à paraître. Dans ce contexte, ils ont exprimé leur souci quant à la contribution conjoncturelle exceptionnelle, adoptée dans le cadre de la loi des finances 2017, qui porte atteinte au climat d’investissement. La taxe est en effet appliquée rétroactivement et va à l’encontre des règles de la loi de l’investissement. «Les entreprises en Tunisie ont besoin de visibilité et de sécurité juridique», a déclaré Raouf Ben Debba, président de l’AHK Tunisie, « c’est est une condition clé pour promouvoir l’esprit d’entreprise dans le pays. ».

Raouf Ben Debba a en outre affirmé que d’une manière générale, les entreprises allemandes sont restées fidèles à la Tunisie tout au long des années et même durant la période difficile post-révolutionnaire. Les relations intenses entre ces deux pays ne peuvent pas être brisées par l’action d’un individu isolé. En effet, les 250 entreprises allemandes présentes en Tunisie emploient, d’une part 55 000 personnes, et ont , d’autre part, investi 51 millions d’Euros entre 2011-2015.  De plus, les exportations de la Tunisie vers l’Allemagne ont augmenté de 10% entre 2013 et 2015.

Enfin, en se basant sur les chiffres de la FIPA, il a relevé l’existence de 54 nouveaux projets de création allemands entre 2011 et 2015 et 81 projets d’extension durant cette même période. Il est existentiel, selon lui, que les inquiétudes des entreprises allemandes installées en Tunisie et qui participent effectivement au développement de la Tunisie, soient encouragées davantage.

Le président de l’AHK a de même évoqué la loi relative aux incitations fiscales qui n’est pas encore adoptée par l’ARP. Selon ses déclarations,  il est primordial, la Conférence Tunisia 2020 ayant été très bien organisée et bien réussie, qu’un suivi constant et régulier soit assuré.

Quant à lui, Martin Henkelmann, directeur général de l’AHK Tunisie, a souligné que le succès de la conférence de l’investissement Tunisia 2020 témoigne du soutien international dont jouit la Tunisie. Il serait primordial, selon Dr. Henkelmann, de continuer sur cette lancée, notamment avec la réalisation rapide de grands projets.

Youssef Chahed a saisi cette occasion pour appeler les entreprises allemandes en Tunisie, qui emploient ensemble environ 55 000 personnes, à la compréhension et la confiance.  » Les acquis démocratiques devraient aller de pair avec le développement économique. Le gouvernement travaillerait inlassablement pour mettre en œuvre les réformes économiques dont le pays a besoin », a-t-il dit.

Dans son réponse aux revendications évoquées par les entreprises allemandes, le chef du gouvernement a tenu à préciser que le code de l’investissement ainsi que les incitations fiscales entreront en vigueur avant le mois d’avril prochain en attendant  la mise en place des décrets d’application relatifs aux incitations fiscales non encore approuvés.

Il a fait savoir que la situation sociale et économique du pays explique en grande partie les mesures douloureuses incluses au titre de la loi de finances 2017 dont précisément la contribution conjoncturelle exceptionnelle imposée ausecteur privé, soulignant toutefois que les grandes réformes verront prochainement le jour. « L’année 2017 sera l’année des réformes et de l’amélioration du climat des affaires, et ce dans l’objectif de faire passer un message positif aux entreprises étrangères.

S’agissant de la taxe de 7,5% imposée sur le entreprises privées y compris les entreprises étrangères installées en Tunisie, Chahed a indiqué que cela a été instaurée au titre de la solidarité : « C’est en collaboration avec les entreprises allemandes qu’on peut vaincre le terrorisme, le marché parallèle, reprendre la croissance et créer de la richesse », a indiqué Chahed, rappelant que la Tunisie traverse une crise des finances publiques avec des contraintes imposées par le FMI et les syndicats. En effet, pour les entreprises allemandes installées en Tunisie, cette contribution conjoncturelle porte atteinte à la compétitivité du site tunisien.

Le chef du gouvernement a cependant relevé des signes de reprise dans le secteur des phosphates, soit une production mensuelle supplémentaire de 70 mille tonnes. Un grand potentiel d’investissement est prévu dans les prochains jours (…) Nous devons préparer le chemin et améliorer le climat des affaires », a indiqué Chahed avant d’ajouter : « L’investissement est la seule solution », a-t-il dit.

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Malgré une stabilisation face aux principales devises qui a duré près de 4 jours, le dinar tunisien a reculé e nouveau, enregistrant ainsi une nouvelle baisse par rapport aux devises étrangères. L’euro est passé de 2.4650 dt à 2.4700 dt, alors que le dollar américain s’est échangé à 2.3380 dt contre 2.3350 dt le lundi, 11 janvier 2017. Les raisons de la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères sont multiples et cette dégringolade pourra  facilement accentuer l’inflation,  réduire les réserves en devises du pays et alourdir la charge budgétaire destinée  au remboursement de la dette publique. La crise économique, la rareté des ressources financières du pays, l’endettement extérieur, la baisse de la productivité, la hausse de la masse salariale dans la fonction publique, l’accentuation du déficit budgétaire et la chute des entrées du secteur touristique et des mines ainsi que la détérioration du climat des affaires sont les principales causes derrière la dépréciation du dinar.

« La chute du dinar se poursuit inexorablement. Et c’est normal. Cette chute s’explique par deux phénomènes au moins: la situation, déjà difficile, de l’économie et des finances publiques tunisiennes s’aggrave. Tous les indicateurs se détériorent. Le Dinar n’est qu’un miroir qui reflète la situation économique et financière du pays. » c’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans un statut posté ce mercredi 11 janvier 2017 sur sa page Facebook officielle.

Cela s’explique également par le fait que la Banque Centrale n’a plus, ou presque, les moyens d’intervenir pour réguler, en essayant de lisser, le taux de change du Dinar. Chaque intervention coûte en effet cher à la BCT, et donc à la Tunisie, en termes de réserves de change et de pertes de change. Les réserves de change qui baissent sans cesse sont souvent alimentées par des emprunts extérieurs.

En fuise de  solutions, Saidane a appelé à redresser l’économie et les finances publiques pour redresser le Dinar. « Il n’ y pas d’autres solutions.
Si l’on n’arrive pas à redresser rapidement notre économie, la BCT pourrait se trouver dans l’obligation de laisser flotter le Dinar et ce serait dommage. Il suffit de voir ce qui s’était passé en Égypte il y a juste quelques semaines pour comprendre l’ampleur des dégâts que cela peut causer », a alerté Ezzedine Saidane.

Pour rappel, l’Egypte a décidé, durant le mois de novembre de l’année 2016, de laisser flotter sa devise pour répondre à la crise monétaire aiguë qui affecte son économie et menace de relancer l’instabilité politique, plus de cinq ans après la révolution de 2011. Cette décision devrait provoquer de fait une forte baisse, de près de 50%, de la valeur de la livre égyptienne face au dollar.

Dans sa dernière note portant sur la conjoncture économique (novembre),  la Banque centrale de Tunisie (BCT) a par ailleurs relevé la persistance des pressions sur les réserves en devises qui pèsent  sur  le  taux  de  change du  dinar  vis-à-vis  des  principales  devises.
Sur  le marché  interbancaire,  et  depuis fin  décembre 2015,  le  dinar s’est déprécié de 9,4%  vis-à-vis du  dollar américain et  de 10,5% vis-à-vis  de l’euro. Les  tensions  sur  la  liquidité  bancaire,  observées au  cours  de  la période  (juillet  2016-septembre 2016) se   sont   quelque   peu   desserrées en octobre  2016, à  la  faveur  de l’atténuation  de l’effet  restrictif  des  Billets  et  Monnaie  en Circulation  (BMC). Cette situation s’est traduite par une   baisse des   opérations   de   politique monétaire  de la Banque  centrale à 7.184 MDT, en  moyenne, contre  7.404 MDT en  septembre dernier.

La BCT a noté que la  réduction  de  la  part  de l’intervention de la Banque centrale sous forme d’appels d’offres a  engendré un recours accru des  banques à la  facilité  permanente  de  prêt  à 24H (avec  un  taux  de  4,5%), ce  qui a exercé des pressions à la hausse sur le taux du marché monétaire (TMM).  Ce  dernier s’est  établi,  en octobre  2016, à 4,33% contre  4,26%  un  mois auparavant.

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La corruption frappe encore fort en Tunisie. Les indices y afférents sont toujours alarmants et la Révolution n’a pas réussi à mettre un terme à ce fléau qui au contraire a atteint un stade « épidémique » ; le gouvernement fait ce qu’il peut, mais si c’est si peu au regard de l’ampleur du phénomène. En effet, selon des chiffres publiés par des organisations nationales et internationales, 35% des Tunisiens seraient impliqués, au moins une seule fois, dans des affaires de « pots-de-vin ». Des citoyens ont, durant l’année 2013, versé 450 Millions de dinars pour faciliter des affaires. Brahim Missaoui, président de l’Association tunisienne pour la lutte contre la corruption, a assuré, dans une interview accordée à Africanmanager, que ce phénomène a pris des proportions alarmantes en Tunisie jusqu’à devenir une menace pour sa stabilité économique et sociale. Et de préciser, dans le même cadre, que les promesses faites par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en matière de lutte contre la corruption, lors de sa prise de fonction, n’ont pas été honorées jusqu’à ce jour et demeurent de simples slogans. Il a accusé ainsi Chahed de tenir un discours populiste juste pour convaincre l’opinion publique que la Tunisie est à l’avant-garde dans la lutte contre la corruption.

Brahim Missaoui a, dans le même ordre d’idées, indiqué que plusieurs hommes d’affaires ont adhéré à des partis politiques et veilleront à retarder et bloquer l’avancement du processus de lutte contre la corruption, selon ses déclarations. C’est ainsi qu’il a appelé à investir en masse en matière de lutte contre la corruption, la seule solution pour remédier à ce fléau. Selon ses déclarations, un recul de 1 point dans l’indice de corruption permettra à la Tunisie de récupérer un point de croissance supplémentaire et de pourvoir 16 mille nouveaux emplois.

Le responsable à ce propos appelé à accélérer l’examen et par la suite l’adoption du projet de loi sur la lutte contre l’enrichissement illicite, faisant remarquer qu’il est inconcevable de trouver en Tunisie, dont la population ne dépasse pas 12 millions de personnes, plus de 6500 millionnaires et environ 70 milliardaires à un moment où l’économie nationale vit depuis plusieurs années une crise. Cette loi vise aussi, selon lui, à promouvoir la transparence, l’intégrité et la lutte contre la corruption conformément aux normes internationales. Cette loi va aussi permettre, d’après lui, de traquer les grands corrompus qui ont réalisé de gros bénéfices durant ces dernières années.

Il a par ailleurs exprimé son étonnement de voir la Tunisie être classée première en Afrique du Nord et septième en Afrique pour les grosses fortunes, soulignant que ce classement soulève de nombreuses questions sur les sources de cette richesse.

S’agissant des secteurs les plus corrompus, Missaoui a assuré que la corruption est largement répandue dans le secteur des marchés publics, faisant savoir que la mauvais état des routes et des autoroutes dans les différentes régions du pays est une preuve de la manipulation des marchés publics. Par ailleurs, selon les déclarations du président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib, la corruption dans les marchés publics engendre pour l’État des pertes de près de 25% du volume global des marchés publics, estimé à 8 milliards de dinars. Le secteur de la sécurité ainsi que celui de la douane sont aussi les plus corrompus, selon notre interlocuteur.

Poursuivant ses propos, Missaoui a en outre assuré que la corruption n’a épargné secteur, accusant ainsi les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution d’échouer en matière de lutte contre la corruption…

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Selon le classement des meilleurs et pires pays où faire des affaires, la Tunisie a été classée 87ème, sur un total de 139 pays. Dans cette enquête, qui vient d’être publiée par le magazine Forbes, le pays a reculé de 5 places par rapport au classement de l’année dernière. Bien que la baisse soit très importante, ce recul n’était pas très surprenant vu le contexte économique, social et politique difficile que vit la Tunisie depuis la Révolution. Tout cela ne peut pas passer inaperçu. Victime de sa Révolution, la Tunisie n’a cessé depuis cette année de connaître des échecs, de reculer dans les classements internationaux et d’afficher des résultats négatifs dans plusieurs domaines d’activités. Preuve à l’appui : Une situation économique si mauvaise et une dégradation sans précédent dans les principaux secteurs économiques dont les mines, les phosphates, le tourisme et les investissements, confirme d’ailleurs la ministre des Finances. Dans une déclaration récente en marge de sa présence à l’ARP, Lamia Zribi  a dressé un tableau sombre de l’économie tunisienne. Selon elle, le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’Etat pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la LF initiale.

Les ressources d’emprunt passeront ainsi en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la première mouture de la loi de finances. Ce sont les principaux indicateurs derrière la dégradation de la place de la Tunisie dans les classements mondiaux. 

Le célèbre classement de Forbes a quant à lui expliqué que « la Tunisie fait face à toute une série de défis à la suite de la Révolution du printemps arabe en 2011 », a précisé le magazine, rappelant que la Tunisie s’est lancée, durant les dernières décennies, « dans une stratégie fructueuse axée sur le renforcement des exportations, des investissements étrangers et du tourisme, qui sont maintenant au cœur de l’économie du pays ».

Toujours selon le même rapport, la Révolution de janvier 2011 a entraîné une chute brutale de l’économie tunisienne, le tourisme et l’investissement ayant fortement baissé. « En 2015, les attaques terroristes successives contre le secteur du tourisme et les grèves des travailleurs dans le secteur du phosphate, qui représentent ensemble près de 15% du PIB, ralentissent la croissance du PIB à moins de 1% ».
Par ailleurs, sur un échantillon de 137 économies, le Maroc a enregistré une légère amélioration grimpant à la 51ème position, soit 11 places de mieux par rapport à l’édition 2015 où il se situait à la 62ème position et de 28 places de plus par rapport à l’année 2014 où il occupait le 79ème rang.

Quant à l’Algérie, elle arrive 131ème sur un total de 139 pays. Selon le même classement, l’économie algérienne est 133ème pour la protection des investisseurs, 131ème pour la liberté de commerce, 123ème pour la liberté monétaire et 115ème pour le poids de la fiscalité.

Pour rappel, le classement de Forbes porte sur 11 indicateurs qui sont : les droits de propriété, l’innovation, les taxes, la technologie, la corruption, la liberté (personnelle, commerciale et monétaire), la bureaucratie, la protection des investisseurs et la performance du marché boursier.

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L’indice Tunindex a clôturé l’année 2016 avec une hausse de 8,86% contre une légère baisse de -0,94% durant l’année 2015. L’indice a poursuivi jusqu’au 2 février 2016 sa tendance haussière initiée en décembre 2015 (+1,85%), période durant laquelle l’indice a progressé de 8,62%, soit quasiment le gain cumulé de toute l’année 2016. C’est ce qui ressort des principaux indicateurs de la bourse, qui viennent d’être dévoilés. Après cette période et jusqu’à la fin de l’année, l’évolution s’est faite en dents de scie, impactée, négativement, par les troubles sociaux et la publication d’indicateurs macroéconomiques décevants, et positivement par les indicateurs financiers des sociétés cotées qui étaient positives dans l’ensemble.

Le bilan annuel des indices sectoriels est positif, excepté l’indice du Secteur Services aux Consommateurs qui a reculé de 0.89% par rapport à 2015. Sur les 13 indices sectoriels publiés par la Bourse de Tunis, seuls 3 secteurs ont affiché une contre-performance en 2016, notamment le sous-secteur Assurances, le sous-secteur Services Financiers, outre l’indice du secteur Service aux consommateurs.

Le sous-secteur des produits ménagers et de soin personnel accapare la première position avec un gain de 42,42%, portée par la bonne performance réalisée par EURO-CYLES (+75,78%) et SAH (+42,73%). La deuxième position revient au secteur Industries avec une progression de 16,64%. Cette progression est redevable essentiellement à trois valeurs, Carthage Cement, Sotuver et OneTech Holding, qui ont gagné 56,06%, 35,03% et 24,64%, respectivement. Le sous-secteur Banques, qui représente la part la plus consistante dans la capitalisation du marché, réalise une performance de 11,29%. Sur les 12 banques cotées, 9 ont réalisé des performances positives.

En revanche, le sous-secteur Assurances a accusé la plus forte baisse, soit -7,39% en raison, de la mauvaise tenue de presque l’ensemble de ses valeurs sauf le titre Assurances Salim qui a réalisé un rendement de 49,09%. La même tendance baissière a été suivie par le sous-secteur Services Financiers qui a glissé de -5,48% pénalisé par la contre-performance de quelques valeurs qui le composent, à savoir SPDIT SICAF (-31,64%), Modern Leasing (-8,89%) et Tuninvest SICAR (-6,31%).

Durant cette année, la cote de la Bourse a été enrichie par une seule société, ce qui porté le nombre total des sociétés listées à 79. Le 4 mai 2016, le marché principal de la Bourse de Tunis a accueilli la société Unimed, laboratoire pharmaceutique tunisien. Cette entrée a porté à 3 le nombre de représentants de l’industrie pharmaceutique sur la Cote de la Bourse.

L’introduction en bourse de la société Unimed a été réalisée à la suite d’une cession de 3 662 450 actions, représentant 14,39% du capital social de la société, au moyen d’une Offre à Prix Ouvert portant sur 848 450 actions, d’un Placement Global de 1 700 000 actions et d’un Placement Privé de 1 114 000 actions. Ces actions ont été cédées au prix unitaire de 11,800 dinars, soit un montant total de 43,2 MD. La forte demande exprimée lors de l’Offre à Prix Ouvert a propulsé le taux de réponse à 31,5 fois l’offre de titres mis sur le marché, et attiré 5 390 nouveaux actionnaires. Le Placement Global a été souscrit par 18 investisseurs, alors que 41 investisseurs ont participé au Placement Privé.

Dans le même cadre, le Conseil d’Administration de la Bourse de Tunis a donné son accord pour l’admission de 4 nouvelles sociétés à savoir : SANIMED, Société Atelier du Meuble Intérieurs «SAM », MISFAT et MECATECH HOLDING. Par ailleurs au 30 décembre 2016, la capitalisation boursière du marché s’est établie à 19 300MD contre 17 830MD à la fin de l’année 2015, enregistrant une hausse de 8,24% soit l’équivalent de 1 470MD. L’analyse sectorielle de la capitalisation boursière stipule une évolution remarquable du secteur santé de 1,54%, principalement suite à l’introduction en Bourse de la société Unimed, avec une capitalisation additionnelle de 300,3MD au moment de l’introduction.

De plus, suite au bon comportement de la majorité des titres qui le composent, le secteur des biens de consommation a augmenté sa capitalisation de 1,44% par rapport à son niveau de 2015. Enfin la bonne reprise de quelques valeurs du secteur Industries a fait gagner 0,7% à sa capitalisation. Sur le plan de la représentativité sectorielle dans la capitalisation, le secteur sociétés financières se taille toujours la part du lion avec une pondération proche de la moitié, soit 49%, le secteur Biens de consommation et le secteur Services aux consommateurs représentent respectivement 29% et 9% de la capitalisation globale du marché.

Le volume global des échanges a enregistré en 2016 un repli de 31% par rapport à l’année précédente pour atteindre 2 765 MD contre 4 000 MD. Sur la cote de la Bourse, le volume a atteint 1 741MD représentant 63% du volume global des échanges. Comparés à l’année précédente, les échanges sur la Cote de la Bourse ont diminué de 19%.

Sur le marché Hors Cote, les capitaux échangés ont baissé de 30% à 79MD contre 113MD en 2015. Les opérations d’enregistrement et les déclarations ont porté sur un montant de 945MD contre 1 748MD pour l’année 2015, en régression également de 46%.

S’agissant de la participation étrangère, les acquisitions effectuées par les étrangers sur les titres cotés, au cours de l’année 2016, ont totalisé un montant de 142,8MD contre des cessions de 262,2MD, ce qui fait ressortir un flux net négatif de 119,4MD. Par conséquent, la capitalisation boursière détenue par les étrangers au 30 décembre 2016 a atteint 4 719MD représentant 24,45% contre 4 561MD en 2015 et une part de 25,58%.

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Depuis plusieurs années déjà, la Tunisie a rompu avec le concept d’entreprise publique rentable. Le problème ne date pas d’aujourd’hui, mais de plusieurs années. Les entreprises publiques se trouvent devant un cumul de problèmes économiques, financiers et sociaux. Aujourd’hui, elles ne contribuent presque pas à l’essor de l’économie nationale.
Après avoir été longtemps considérées comme le fleuron de l’économie tunisienne et première source des recettes du budget de l’État, les entreprises publiques sont devenues un lourd fardeau, difficiles, voire impossibles à gérer à la lumière de la crise de liquidités qui sévit dans le pays depuis un bon nombre d’années .

Preuve à l’appui : La contribution des entreprises dans le budget de l’État au titre de l’année 2016 est presque nulle, et les quelques Millions de dinars qui sont venus renflouer les caisses de l’État au titre de cette année sont dus aux recettes exceptionnelles générées par la 4G mais aussi aux contributions provenant de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est la ministre des Finances, Lamia Zribi, qui le confirme. Elle n’a cessé dernièrement de tirer à boulets rouges sur les entreprises publiques, sans pour autant proposer des solutions. Elle se contente de dire ce qu’elle constate : « Si aucune mesure n’est prise pour le redressement et la restructuration de ces entreprises là, (…), c’est la crise financière » assurée. Oui, elle parle ! Elle dit des vérités, qui laissent entrevoir différentes interprétations, la plus plausible est la privatisation. C’est une des solutions récemment proposées par une députée de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Aussitôt évoquée, la colère avait monté d’un cran au sein de l’Assemblée. Pour les Tunisiens, la privatisation est une atteinte à leurs droits. En Tunisie on peut évoquer la crise, mais parler de la privatisation, c’est tabou. Oui ! On se permet d’injecter de l’argent dans des entreprises déjà mortes et improductives, mais on ne privatise pas ! Mais jusqu’à quand ? Il est légitime de s’interroger à ce stade : Doit-on se débarrasser de ces entreprises là ? Et si on privatisait les entreprises à vocation commerciale ?

Mohamded Slah Ayari, conseiller fiscal a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanager, que les recettes provenant des entreprises ont connu une baisse très importante de 42,8%, passant ainsi de 409 Millions de dinars durant les 9 premiers mois de l’année 2015 à seulement 234 MD durant la même période de 2016.

Selon ses déclarations, les entreprises publiques ne contribuent pas comme auparavant dans les caisses de l’État à cause de plusieurs difficultés économiques et financières énormes, à titre d’exemple la situation de Tunisair, qui a confirmé les pertes successives supportées par la dite entreprise, considérée comme le fleuron des entreprises publiques. Ainsi, la perte qui a été confirmée au titre de l’exercice de 2015 a atteint 72 MD. Le même constat s’applique aux autres entreprises publiques telles que la SNTRI, la SNCFT, la CGT, la CPG et la dernière en date, Petrofac, qui croule sous les difficultés économiques, financières et sociales.

À notre interrogation : Est-ce que l’État a intérêt à privatiser les entreprises publiques ou à continuer à supporter le fardeau qui devient de plus en plus lourd ? Momahed Salah a dit :  » À priori, il serait plus adéquat de se débarrasser des entreprises publiques qui n’assurent pas un service social au profit des citoyens tunisiens, par conséquent et à l’exception des secteurs stratégiques tels que la Steg, la SONEDE, la SNTRI, l’État a intérêt à céder les entreprises publiques qui ne font qu’accumuler du déficit au fil des années, et ce dans l’espoir qu’elles soient redressées dans une première étape afin de contribuer à l’amélioration des recettes fiscales et à la création de nouveaux postes d’emploi ».

De son côté, Mbarek Khamessi, expert en redressement des entreprises en difficulté, nous a fait savoir que la privatisation des entreprises publiques n’est pas la bonne solution, et ce en dépit des difficultés financières énormes rencontrées par ces entreprises là, de plus on ne peut privatiser que les entreprises ayant un fort potentiel de rentabilité. « Personne ne pourra acheter une entreprise non rentable et avec une activité non évolutive », a-t-il expliqué.

Khamessi a, dans le même ordre d’idées, mis en garde contre le fait de voir ce processus de privatisation se transformer en opération de liquidation, comme le cas de la Société Tunisiennes des Banques (STB) dans le temps, appelant ainsi à puiser avant tout dans les solutions de restructuration et de redressement.

En outre, il a fait remarquer que les entreprises publiques n’ont jamais été un objet de rentabilité, mais plutôt social comme le cas de la poste, de la Steg ou encore de la SONEDE, appelant ainsi à ne pas se limiter uniquement à l’aspect financier. « Le privé ne va pas jouer le rôle assigné au début à cette entreprise là », a-t-il assuré. Il faut éviter, selon lui, le mimétisme législatif et importer bêtement les expériences étrangères dans le contexte tunisien.

Un représentant du ministère des Finances, qui a voulu parler sous l’anonymat, a quant à lui précisé que les difficultés des entreprises publiques ne datent pas d’aujourd’hui mais plutôt d’avant la Révolution, citant le cas des entreprises de transport comme la SNTRI, les sociétés pétrolières comme la SNDP et STIR. A cela s’ajoutent la SONEDE, la Steg, la CPG, la Fouladh, Tunisair, SNCPA et la Transtu.

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Le projet de la loi de finances complémentaire 2016 vient d’être adopté, lors d’une séance plénière tenue, ce mardi 27 décembre 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), avec 102 voix pour et 20 contre.  Il a adopté en présence de plusieurs représentants du ministère des Finances ; la ministre Lamia Zribi a tenu à préciser que le projet de LFC 2016 apportera des ajustements de la loi initiale, soulignant que le gouvernement est contraint de combler un déficit additionnel de 1555 Millions de dinars. La ministre a dans le même contexte estimé que les recettes fiscales et non fiscales ont été en déca des prévisions, d’où la nécessité de procéder à ce correctif. En outre, la ministre a déclaré qu’en dépit d’une légère reprise constatée ces dernières années au niveau des activités pétrolières, des mines et touristiques, le déficit budgétaire demeure encore important.

Les ressources fiscales et non fiscales ont été aussi en-dessous des précisons et ce, à cause de la baisse des contributions des entreprises publiques, a cela s’ajoute le déficit des caisses sociales, lesquelles se trouvent face à plusieurs difficultés d’ordre financier et structurel mais aussi au niveau de la gestion et de la gouvernance : « Elles sont devenues un lourd fardeau sur le budget de l’Etat », a-t-elle dit.

Par ailleurs, selon les déclarations de la ministre, un article additionnel a été ajouté au projet de la loi de finances complémentaire 2016, qui vient d’être adopté en plénière. Cet article de loi, déjà approuvé par les députés de l’ARP, stipule le report de l’entrée en vigueur du nouveau code de l’investissement au mois d’avril 2017 au lieu du mois de janvier de la même année.

La ministre a par ailleurs expliqué que le nouveau code de l’investissement doit attendre la finalisation des décrets d’application régissant le nouveau texte, lequel est en phase de préparation au niveau du ministère des Finances.

S’agissant du projet de loi relatif aux incitations fiscales, la ministre a tenu à préciser que ce dernier a été déposé auprès de la commission des finances à l’ARP depuis le mois de mai dernier.

Interrogé sur l’affaire, Slim Besbes, membre de la commission des finances de l’ARP, a assuré à Africanmanager que le projet de loi portant sur les incitations fiscales sera examiné au début de l’année prochaine

Pour rappel, le projet prévoit la révision du budget de l’Etat, qui est passé à 29.274 millions de dinars (MD) contre les 29.250 MD initialement prévus. Cette hausse est imputée à la hausse du service de la dette de 250 MD, contre une baisse des dépenses de gestion de 100 MD et de développement de 106 MD. Le gouvernement prévoit de mobiliser des ressources supplémentaires pour un montant de 1.219 MD afin de couvrir le déficit du budget de l’État.

En outre, le projet de la LFC pour l’année 2016 vise à permettre au gouvernement de mobiliser des ressources d’emprunt additionnels d’environ 1219 millions de dinars (MD) destinés à combler le déficit budgétaire, qui dépasse les prévisions de la LF initiale.
Le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’Etat pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la LF initiale.
Les ressources d’emprunt passeront ainsi en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la première mouture de la loi de finances.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a annoncé, lors de la séance plénière de ce mardi 27 décembre 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qu’un article additionnel a été ajouté au projet de la loi de finances complémentaire 2016, qui vient d’être adopté en plénière.

Cet article de loi, déjà approuvé par les députés de l’ARP, stipule le report de l’entrée en vigueur du nouveau code de l’investissement au mois d’avril 2017 au lieu du mois de janvier de la même année.

La ministre a par ailleurs expliqué que le nouveau code de l’investissement doit attendre la finalisation des décrets d’application régissant le nouveau texte, lequel est en phase de préparation au niveau du ministère des Finances.

S’agissant du projet de loi relatif aux incitations fiscales, la ministre a tenu à préciser que ce dernier a été déposé auprès de la commission des finances à l’ARP depuis le mois de mai dernier.

Interrogé sur l’affaire, Slim Besbes, membre de la commission des finances de l’ARP, a assuré à Africanmanager que le projet de loi portant sur les incitations fiscales sera examiné au début de l’année prochaine.

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Mohamed Trabelsi, le ministre des Affaires sociales, a déclaré, aujourd’hui mardi 27 décembre 2016, que ceux qui ont bloqué la route devant les camions de Petrofac et causé l’arrêt de la production à Kerkennah sont des membres d’une même famille.

Lors de son intervention ce mardi 27 décembre 2016, sur Express Fm, le ministre a ajouté qu’un individu, n’ayant pas obtenu une subvention pour son projet, a rassemblé sa famille et ses cousins et a bloqué la route.

Mohamed Trabelsi a conclu en affirmant que ce blocage coûte très cher à l’État au quotidien.

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Un récent rapport élaboré par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), dans le cadre du Projet d’étude sur la gouvernance publique et la performance des entreprises pétrolières et minières publiques, fait ressortir plusieurs insuffisances non négligeables au sein de l’ETAP.

Le présent rapport consiste à analyser le système de gouvernance et de performance de l’ETAP en se basant sur les définitions des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises publiques pétrolières telles que retenues par le NRGI (Natural Resource Governance Institute), dans le cadre de son document global élaboré sur l’étude de cas de 12 entreprises publiques pétrolières ainsi que sur le Guide de Gouvernance et d’Intégrité pour les Entreprises  Publiques Tunisiennes, concocté par l’IACE. Les  informations ont été recueillies grâce à un questionnaire auprès des responsables de l’ETAP et une analyse documentaire basée sur un ensemble de travaux et écrits disponibles. L’évaluation du système de gouvernance de l’ETAP a permis de dégager plusieurs insuffisances non négligeables. Placée sous la tutelle de l’autorité exécutive, l’ETAP exerce dans un cadre juridique et institutionnel rigide devenu inadapté au contexte actuel de l’investissement. De plus, l’Entreprise Nationale évolue dans un milieu informationnel peu transparent et ce, notamment en ce qui concerne les contrats conclus avec les compagnies pétrolières privées, les informations financières et budgétaires, les transferts avec l’État ainsi que le rôle et responsabilités des mécanismes internes de gouvernance (conseil d’administration, comités d’audit, etc.).

Au niveau  des  ressources humaines, l’ETAP souffre également de départs massifs de ses compétences et de l’absence d’une véritable stratégie de recrutement, de formation et de motivation de son personnel. De plus, il n’existe pas de dispositifs de responsabilisation des dirigeants et d’évaluation de leurs performances sur la base d’objectifs prédéfinis. L’ensemble de ces facteurs rend difficile une évaluation appropriée de l’efficacité de la démarche de développement durable menée par l’Entreprise Nationale.

Sur la base de ce diagnostic, un certain nombre de recommandations visant l’amélioration du système de  gouvernance de  l’ETAP peuvent être avancées. Il est, notamment, recommandé de reconsidérer le statut et le rôle de l’ETAP en définissant clairement les missions qui lui sont assignées dans le cadre de contrats-programmes afin d’atteindre des objectifs plus  ambitieux de rentabilité, de compétitivité et de responsabilité sociale qui profiteraient in fine à la population toute entière. La Tunisie étant un petit producteur de pétrole, il s’agira pour l’ETAP de trouver l’équilibre entre sa stratégie commerciale et sa stratégie de spécialisation et de développement des compétences.

Cette réforme devrait s’inscrire, selon le rapport, dans le cadre d’une stratégie à long terme élaborée par des groupes de réflexion et de travail composés de cadres hautement qualifiés ayant une expertise dans le secteur pétrolier tant public que privé et appuyée par des réformes législatives profondes portant sur le Code des Hydrocarbures, le Code des Investissements, la réglementation de change et de commerce extérieur. Une partie de cette stratégie nationale devrait être dédiée à l’ETAP afin de s’assurer que l’État prenne en compte les objectifs et intérêts de l’Entreprise Nationale dans l’élaboration de la stratégie globale d’investissement dans le secteur pétrolier.  En effet, l’Etat et à travers lui l’ETAP, ne peut assurer à lui seul le coût du financement des investissements.

De plus, l’ETAP est appelée à adopter une stratégie de communication cohérente et globale et d’augmenter sa transparence de manière à pouvoir rendre compte au public de l’efficacité avec laquelle les ressources pétrolières sont gérées. Il s’agit de renforcer la divulgation d’informations financières et budgétaires, essentiellement celles portant sur les  recettes, fiscales et non fiscales, les activités quasi-budgétaires et les transferts
avec l’État. Il s’agit également de mieux informer le public sur les caractéristiques et l’efficacité des mécanismes internes de gouvernance de l’entreprise. La Tunisie est invitée, dans cette perspective, à adhérer à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Il est également recommandé à l’ETAP de renforcer le rôle du Conseil d’administration en procédant à la nomination de représentants de la société civile et d’experts relevant du secteur privé. Il est également impératif de mettre en place une politique de gestion de risques à travers la création de comités spécialisés assurant le suivi et la maîtrise des différents risques encourus par l’entreprise.
L’ETAP est aussi appelée à élaborer son propre code d’éthique et de conduite professionnelle définissant les valeurs à développer et prévoyant les règles de conduite à adopter par l’ensemble des employés.

Sur le plan social, l’ETAP devrait mettre en place une stratégie appropriée de recrutement et de formation de cadres, en particulier dans le domaine technique afin de remédier en partie aux nombreux départs de cadres compétents. Enfin, il est souhaitable de procéder à l’évaluation des résultats de la stratégie du développement durable mise en œuvre par l’ETAP.

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« Nous sommes toujours en Libye et nous ne comptons pas nous retirer. On était les premiers à pénétrer ce pays et nous continuons ». C’est ce qu’a indiqué Abdelwahab Ben Ayed, PDG de Poulina Group (PGH), lors de la communication financière du groupe, tenue hier jeudi 22 décembre 2016. Et Ben Ayed d’expliquer dans le même cadre que PGH est actif en Libye avec 12 usines, toutes n’ont pas vraiment souffert.  « Nous continuons à travailler en Libye. On ne va pas lâcher ce marché », a assuré le PDG de Poulina, estimant que le nombre des employés de Poulina travaillant dans ce pays s’élève actuellement à 300 contre 1200 auparavant. « On arrive à équilibrer, mais la situation demeure très difficile et extrêmement compliquée dans ce pays », a-t-il dit.

En outre, Ben Ayed a indiqué que le groupe continue de se développer en Afrique. Au Sénégal, il a monté une nouvelle usine pour la production de la margarine, de la mayonnaise et de l’huile. Le coût de cette usine dont le démarrage est prévu dans deux ou trois mois s’élève à 50 millions de dinars. « On travaille depuis 5 ans dans ce pays, on a investi beaucoup et je pense qu’on va commencer à récolter les fruits à partir de l’année prochaine. En Algérie, la situation est aussi en train de se débloquer, notamment au niveau des procédures », selon Ben Ayed. Une représentation commerciale est prévue en Cote d’Ivoire à partir du mois de janvier 2016, a-t-il ajouté.

Au sujet de la situation financière de PGH, Ben Ayed a dit : « On a tous les moyens pour faire tout pour le citoyen, les actionnaires et toute la Tunisie. Nous considérons que 2016 est une année de reprise pour PGH « .

Selon lui, le chiffre d’affaires de l’année 2016 a presque doublé, soulignant que l’évolution de la marge brute reflète la véritable santé du groupe :  » Nous avons gagné 2 points et demi en terme d’EDITDA, un point nous permet de comptabiliser 25 MD », a assuré Ben Ayed, affichant son optimisme quant au dépassement de tous les problèmes liés à la Révolution d’ici les trois prochaines années.

Selon les chiffres communiqués lors de cette communication financière, les revenus estimées du groupe ont augmenté de 5,8% par rapport à l’année 2015, la marge brute a aussi évolué de 9,5% et l’EBITDA de 11,5%.

Ben Ayed a sous un autre angle annoncé le lancement prochain d’une académie de formation pour les personnels et les cadres de PGH. « Nous voulons former de vrais experts. Nous croyons fort que la seule seule richesse du pays est la formation des cadres », a-t-il dit.

Pour son business plan de la période entre 2017 et 2019, PGH table sur une évolution moyenne des revenus de 6%, une évolution moyenne de 7,4% de la marge brute et de l’EBITDA de 9,7%.

S’agissant des investissements du groupe, Karim Ammar, directeur général adjoint de Poulina, a indiqué que le programme d’investissement arrêté par le groupe pour la période 2012-2020 a été fixé à 1,549 Milliard de dinars. Pour le total des investissements réalisés entre 2012 et 2016, il affiche 829 MD dont 662 MD en investissements matériels et 167 MD en investissements financiers.

Pour la période 2017-2020, PGH fixe un volume total de 720 MD dont 620 en investissements matériels et 110 investissements financiers.

Concernant la répartition des investissements matériels du groupe par métiers sur la période 2017-2020, la part du lion sera accaparée par l’intégration avicole avec un volume d’investissement de l’ordre de 333 MD contre 86 MD en 2016, suivie des matériaux de construction (153 MD contre 8 MD en 2016), les produits de grande consommation (60 MD contre 6MD en 2016), la transformation d’acier (25 MD contre 3 MD en 2016), l’emballage, les services et commerce, avec respectivement des investissements fixés à 15 MD pour chaque branche d’activité. En outre, 8 MD seront investis dans le secteur du bois et biens d’équipements.

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Lors de son audition, hier mardi 20 décembre 2016, par la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la ministre des Finances, Lamia Zribi, a déclaré que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et que de grosses pressions continuent de s’exercer sur le budget de l’État.

Lors de cette rencontre consacrée à l’examen du projet de la loi de finances complémentaire 2016, la ministre a fait, en outre, remarquer que les entreprises publiques qui auparavant contribuaient beaucoup dans le budget de l’État deviennent aujourd’hui un fardeau et ce, suite à des difficultés financières énormes. Elle a appelé ainsi à entamer les reformes nécessaires et à s’engager dans la restructuration de ces entreprises là pour éviter le pire, citant le cas de la CPG et du CGT. Ces entreprises, selon elle, pèsent beaucoup dans les dépenses de l’État. À cela s’ajoutent la masse salariale et les dépenses de développement. « Si la situation ne change pas, c’est la crise financière… Il faut, de toute urgence, restructurer ces entreprises et calculer la menace », a-t-elle dit.

La ministre des Finances a par ailleurs indiqué qu’un travail de restructuration regroupant 5 entreprises, comme c’est le cas pour Tunisair ou la Fouledh, est en cours au niveau du gouvernement. 

Revenant sur le projet de la loi de finances complémentaire 2016, objet de son audition hier mardi à l’ARP, la ministre a tenu à préciser que le taux de croissance a reculé pour atteindre des niveaux ne dépassant pas 0,8% en 2015. Et il a fallu procéder à la révision des prévisions de croissance pour toute l’année 2016, de 2,5% à 1,5%. Cette situation difficile résulte de la baisse des prévisions au niveau des ressources de l’État, notamment fiscales. Ce projet vise à fournir les financements nécessaires pour couvrir le déficit budgétaire supplémentaire qui provient d’une part du manque dans les ressources propres de l’État et d’autre part de la satisfaction des besoins supplémentaires de dépenses.

Selon la ministre, au niveau des ressources, l’évolution de la fiscalité a été en déca des prévisions et la hausse n’a été que de l’ordre de 0,1% durant les 10 premiers mois de l’année 2016 contre 11,4% prévu dans la loi de finances initiale. Bien plus, les ressources non fiscales qui ont accusé une baisse de 270 millions de dinars (MD) – durant les 10 premiers mois de 2016 – ont été couverts par des recettes supplémentaires de 869 MD.

Au niveau des dépenses, Lamia Zribi a fait remarquer que les salaires ont évolué de 1600 MD, les dépenses de subvention ont baissé et les dépenses de développement ont évolué de 705MD.

Ainisi, selon la ministre, le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD (compte non tenu des dons, des cessions et de la confiscation), en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’État pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la loi de finances initiale. Ce déficit est également expliqué par les difficultés des entreprises publiques. Le gouvernement prévoit la mobilisation des ressources d’emprunt additionnelles d’environ 1219 MD afin de combler ce déficit. Ces ressources proviendront, notamment, des emprunts contractés auprès des marchés extérieur (3970 MD) et intérieur (3843 MD).

Les ressources d’emprunt passeront en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la loi de finances initiale, compte tenu de la hausse du taux de change du dinar par rapport au dollar, à l’euro et au yen.

Il est à signaler à ce propos que le projet de la loi de finances complémentaire (LFC) 2016 prévoit la révision à la hausse de la valeur du budget de l’État pour toute l’année 2016 à 29 274 MD, y compris les emprunts et les avances sur la trésorerie (125 MD), contre une prévision de 29 250 MD dans la loi de finances initiale pour l’année 2016. Cette hausse est due, essentiellement, à l’augmentation des services de la dette publique (+205 MD), contre une baisse au niveau des dépenses de gestion (-100 MD) et des dépenses de développement (-106 MD).

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Zied Lakhdhar

Le président de la commission des finances au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui, a déclaré que le projet de la loi de finances complémentaire 2016 sera adopté en commission, demain, mercredi 21 décembre 2016.  Le rapport de la commission sur ce projet de loi sera soumis le lendemain, jeudi 22 décembre 2016, au bureau de l’ARP, lequel se chargera de fixer une séance plénière pour son adoption en assemblée. 

Lors de la réunion de la commission des finances, aujourd’hui, mardi 20 décembre 2016, à l’ARP, Mongi Rahoui a ajouté que cette copie actualisée du projet de la LFC 2016 est parvenue à l’ARP depuis le 5 décembre dernier.

Il est à signaler, par ailleurs, que la commission des finances a entamé ce mardi ses travaux sur le projet de la LFC 2016. En fait c’est un ajustement de la loi de finances initial de l’année 2016. La ministre des Finances, Lamia Zribi, est attendue cet après-midi à la commission des finances pour apporter des éclaircissements sur cette copie de projet de loi.

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Le président du bloc de l’Union patriotique libre (UPL) et président de la commission des affaires des Tunisiens à l’étranger à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Taoufik Jemli, est intervenu, aujourd’hui, mardi 20 décembre 2016, sur l’affaire de l’entrée sur le sol tunisien d’un étranger muni d’un passeport allemand pour réaliser un reportage sur l’assassinat, à Sfax, de l’ingénieur Mohamed Zouari.

Dans une déclaration à la presse, il a appelé à auditionner, au sein de la commission des droits et des libertés à l’ARP, le ministre des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, sur les circonstances de cette affaire et la réaction de son ministère.

Taoufik Jemli a par ailleurs critiqué le silence du gouvernement et la passivité des parties responsables. « Aucune mesure sérieuse n’a été prise jusqu’ici », a-t-il dit.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, sera auditionnée, aujourd’hui, mardi 20 décembre 2016, au sein de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sur le projet de la loi de finances complémentaire 2016.

Les membres de la commission des finances réclament des éclaircissements et des explications sur certains chiffres non conformes à ceux de la loi de finances 2017, adoptée le 10 décembre dernier avec 122 voix pour, 48 contre et 2 abstentions.

Il est à rappeler à ce propos que les membres de la commission des finances à l’ARP ont entamé, ce mardi, les discussions sur le projet de la loi de finances complémentaire 2016.

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Le président de la commission des finances au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui, a affirmé, lors d’une réunion qui se tient actuellement au Bardo, sur le projet de la loi de finances complémentaire 2016, qu’il y a une contradiction entre la loi de finances 2017, déjà votée et le projet de la loi de finances complémentaire pour l’année 2016, en cours d’examen à l’ARP.

Et Rahoui de rajouter, dans le même cadre, que les chiffres de la loi de finances 2017 ne sont pas conformes à ceux du projet de la loi de finances complémentaire 2016, notamment au niveau de l’endettement, du prix du baril de pétrole, du taux de croissance et des ressources fiscales et non fiscales.

Au niveau de l’endettement par exemple, Rahoui a expliqué que dans la loi de finances 2017, on parle d’un taux d’endettement de 63% alors que dans le projet de la loi de finances 2016, il a été fixé à 61,8%.

C’est aussi le cas avec le prix du baril de pétrole. Le président de la commission des finances a, à ce propos, indiqué que le prix du baril de pétrole dans le monde est entre 42 et 43 dollars en moyenne, alors que celui adopté dans le projet complémentaire de 2016 est de 45 dollars, soulignant toutefois qu’un (1) dollar signifie des recettes supplémentaires de 20 Millions de dinars.

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Les essais thérapeutiques réalisés en Tunisie pour développer un traitement de la leishmaniose cutanée font encore grand bruit. Après 9 mois de silence, l’affaire est à nouveau évoquée par Eljazeera Documentaire. Le 17 décembre 2016, la chaîne diffuse un documentaire sur ces essais thérapeutiques menés dans les régions de Sidi Bouzid, Gafsa et Kairouan : « هل يصنع القتلة الدواء؟ ». Réalisé par la Tunisienne Imène Ben Hassine, le film documentaire dénonce un crime contre l’humanité et évoque des supposées irrégularités lors de ces essais.

Ce documentaire a obligé les dirigeants de l’Institut à organiser une rencontre avec les médias pour apporter des éclaircissements sur l’affaire. Le directeur général de l’Institut Pasteur de Tunis, Hechmi Louzir, a affirmé à l’occasion que l’institut a décidé de poursuivre en justice la chaîne Eljazeera, l’accusant de mensonges, de manipulation et de fausses accusations.

Selon lui, le traitement de la leishmaniose cutanée a été l’objet de recherches, par l’Institut pasteur, en coopération avec l’OMS, depuis les années 1990. « Mais ce traitement ne répondait plus aux attentes des patients. Par la suite, une coopération avec l’institut “Walter Reed” a été trouvée. Un médicament sous forme de pommade a été élaborée en coopération avec cet institut. Les recherches thérapeutiques ont été effectuées à Sidi Bouzid afin de prouver l’efficacité du traitement », a expliqué Louzir, avant d’ajouter que ce médicament a été testé en France avant la Tunisie et que 5% seulement de ces essais ont été faits à Sidi Bouzid.

Il a par ailleurs indiqué que l’essai thérapeutique a été dictée par l’émergence de la Leshmaniose cutanée dans les régions de Kairouan, Gafsa et Sidi Bouzid. Cette maladie a fait ses premières apparitions à partir des années 82 à cause du barrage de Sidi Saâd (situé entre Gafsa et Kairouan), sachant que l’eau cumulée est la principale cause de cette maladie. Une des raisons, selon lui, de la réalisation des essais dans les régions de Sidi Bouzid, Kairouan et Gafsa.

En outre, Hechmi Louzir a expliqué que les 50 dinars ont été accordés aux volontaires comme une contribution au titre des frais de déplacement, soulignant que les essais réalisés se sont déroulés dans la transparence la plus totale et que les protocoles sont enregistrés et disponibles publiquement.

Au sujet de l’inclusion des mineurs, il a assuré que l’Institut n’avait pas enfreint la loi tunisienne mais s’est plutôt concentré sur l’exception de la loi régissant la matière. « L’inclusion des mineurs était scientifiquement nécessaire, dictée par les données épidémiologiques locales. La Leishmaniose cutanée constitue, selon lui, un problème de santé publique en Tunisie et touche plus de 60% des cas des enfants en âge scolaire ».

Le directeur général de l’Institut de Pasteur a, sous un autre angle, indiqué que contrairement à ce qui a été affirmé par El Jazeera, le produit utilisé n’est pas encore fabriqué par le laboratoire israélien, Teva.

Selon l’Institut Pasteur, le documentaire d’Eljazeera est un modèle scandaleux de désinformation et de manipulation médiatique : « Le tournage des entretiens avec certains membres de l’Institut s’était déroulé dans des conditions calamiteuses ne respectant pas les règles les plus élémentaires de déontologie. Les thèmes abordés, le montage des interviews réalisées et le choix de la date de la diffusion du film laissent peu de place au doute sur les véritables intentions des producteurs et des recommandations », note l’Institut.

Les essais réalisés se sont déroulés dans la transparence la plus totale. Les protocoles sont enregistrés et disponibles publiquement. L’inclusion des mineurs dans l’étude était scientifiquement nécessaire , dictée par les donnes épidémiologiques locales. La Leishmaniose cutanée constitue en effet un problème de santé publique en Tunisie et touche plus de 60% des enfants scolarisés.

Cette campagne diffamatoire confirme, selon le DG de l’Institut Pasteur, que l’une des plus prestigieuses institutions tunisiennes publiques de recherche en santé, ses chercheurs et son personnel ainsi que le ministère de la Santé, font l’objet d’une tentative acharnée et organisée de déstabilisation et de dénigrement. Il s’agit, selon lui, d’un modèle scandaleux de désinformation et de manipulation médiatique. »Le tournage des entretiens avec certains membres de l’Institut s’était déroulé dans des conditions calamiteuses ne respectant pas les règles les plus élémentaires de déontologie. Les thèmes abordés, le montage des interviews réalisées et le choix de la date de la diffusion du film laissent peu de place au doute sur les véritables intentions des producteurs et des commanditaires », a-t-il déclaré. Et Louzir d’expliquer dans le même cadre que 5 parmi les personnes ayant fait des témoignages dans le documentaire en question n’ont pas subi de tests thérapeutiques conduits par l’institut dans ce domaine, mais pour d’autres pathologies.

L’institut a, dans le même contexte, indiqué que dès la première campagne médiatique lancée par la réalisatrice du documentaire en mars 2016, les patients ayant participé à cette recherche, ou leurs tuteurs, ont rédigé une pétition dénonçant les propos dégradants et malveillants tenus à leur égard par la productrice et ses relais médiatiques, les qualifiant de « cobayes ». Ils confirment que leur participation à l’étude était volontaire et en connaissance de cause, affirmant leur confiance en l’Institut Pasteur de Tunis. Ils réclament aussi des poursuites contre les parties impliquées dans cette campagne médiatique diffamatoire. 

L’institut constate en outre que la recherche thérapeutique conduite par l’institut pasteur de Tunis a été évaluée positivement par les experts à l’échelle nationale et internationale. Les communiqués d’appui émanant des instances réglementaires régionales, de sociétés savantes et de structures académiques confirment sans doute la conformité de cette recherche avec les principes de l’éthique.

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Les investissements déclarés dans l’Industrie durant les 11 mois 2016 ont connu une hausse de 23,8% par rapport à la même période de 2015. Cette hausse est imputable principalement aux secteurs de l’agroalimentaire, des matériaux de construction, des industries mécaniques et électriques, des industries chimiques et du textile-habillement. Par ailleurs, les investissements déclarés dans les services durant les 11 mois  de 2016 ont évolué de 17,4% par rapport à la même période de 2015.

A vrai dire,  2016 a été une année satisfaisante au niveau de la reprise des intentions d’investissement dans l’industrie. Cette tendance à la hausse a été d’ailleurs constatée durant tous les mois de cette année. Au cours des dix premiers mois 2016, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 2639.7 MD, contre 2020 MD lors des dix premiers mois 2015, enregistrant ainsi une hausse de 30.7%. Le nombre de projets déclarés a atteint 2979 au cours des dix premiers mois 2016 contre 2748 lors des dix premiers mois 2015, soit une augmentation de 8.4%. Ces projets permettront la création de 43777 postes d’emplois, contre 40895 postes d’emplois durant les dix premiers mois 2015, soit une progression de 7%.

Le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une augmentation de 111.6% durant les dix premiers mois 2016 avec des investissements déclarés de 538 MD contre 254.3 MD durant les dix premiers mois 2015. Le secteur des industries agroalimentaires a affiché un taux d’accroissement positif de 63.0% avec des investissements déclarés de 1020 MD durant les dix premiers mois 2016 contre 625.7 MD en 2015. Le secteur des industries chimiques a évolué de 11.4% avec des investissements déclarés de 250.5 MD  durant les dix premiers mois 2016 contre 224.8 MD. Il en est même pour le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre dont les investissements ont augmenté de 3.7%.

En revanche, les autres secteurs ont enregistré des résultats négatifs durant les dix premiers mois 2016, à savoir : Le secteur des industries diverses, le secteur des industries du textile et de l’habillement et celui des industries du cuir et de la chaussure.

Les investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices ont enregistré une hausse de 21.6% passant de 696 MD à 846.3 MD durant les dix premiers mois 2016.  Les industries dont la production est orientée vers le marché local ont enregistré une augmentation de 35.5% passant de 1324.0 MD à 1793.4 MD durant les dix premiers mois 2016.

Les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD, ont enregistré une hausse de 60.7% passant de 949.6 MD au cours des dix premiers mois 2015 à 1525.6 MD durant les dix premiers mois 2016. Le nombre de ces projets est passé de 86 à 110 au cours des dix premiers mois 2016. Ces projets permettront la création  de 9369 postes d’emplois, contre 5390 postes d’emplois lors des dix premiers mois 2015, soit une progression de 73.8%.

Il est à signaler que les projets de 5 MD et plus qui ne représentent que 3.7% du nombre des projets déclarés et 21.4% du nombre des emplois, totalisent 57.8% de l’ensemble des investissements déclarés.

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