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Nadia Bentamansourt

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Le directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Moncef Harrabi, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 18 mai 2017 à Bizerte que la société investit 632 millions de dinars (MD) chaque année pour la maintenance et l’installation des stations de production et de transport de l’électricité.

Il a, en outre, affirmé que la STEG a multiplié ses efforts et a préparé un plan d’action qui a pour objectif de garantir la continuité des services des stations de production à travers le renforcement des opérations de maintenance et des travaux qui prendront fin vers mi-juin 2017.

Il a indiqué que le pic de demande de l’électricité pour cette saison estivale atteindra les 3900 MW, précisant que la capacité globale de l’électricité disponible est de l’ordre de 4100 MW.

Sur un autre volet, Moncef Harrabi a appelé les citoyens à rationaliser la consommation de l’électricité et de l’énergie durant l’été et de limiter l’utilisation des équipements électroménagers entre 11h et 15h aux besoins indispensables.

Attention, les impayés peuvent tuer la STEG

La société s’est lancée depuis des années dans une stratégie de sensibilisation en vue de mettre en garde les citoyens contre les risques induits par la grosse ardoise des factures impayées et afin d’assurer la pérennité de cette entreprise nationale, surtout avec l’augmentation de la consommation électrique.

On rappelle que le directeur général de la STEG a déclaré, dans une récente interview accordée à Africanmanager, que les impayés auprès de la STEG menace la stabilité financière et l’avenir de cette institution publique.

Il a précisé que le montant des sommes dues à la STEG atteint actuellement 1000 Millions de dinars dont 50% sont des factures impayées par les citoyens.

Il a, de même, ajouté que la société entend recouvrer ses dettes auprès des gros clients tels que les sociétés et les hôtels mais aussi auprès des citoyens, en vue de sauvegarder ses équilibres financiers.

Et de préciser que si la crise actuelle de la société persiste, notamment avec la hausse des prix du pétrole, le déficit de la STEG atteindra les 2000 Millions de dinars en 2019.

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La Cour des comptes a dévoilé ce jeudi 11 mai 2017, lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, les résultats de son contrôle de la gestion financière de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE).

Fadhila Gargouri, juge à la Cour des comptes, a, à cette occasion, fait savoir qu’une série d’infractions ont été recensées par ledit rapport.

Parmi les dépassements qui ont été compilés, il y a les sommes d’argent dépensées sans justificatifs, dont l’acquisition de quatre véhicules jugés non indispensables pour un montant estimé à 223.000 dinars.

Il y a aussi un trou de 3 millions de dinars qui a été constaté et la perte de certains équipements comme 18 ordinateurs, 48 téléphones portables et d’autres équipements du centre informatique d’une valeur de 34.800 dinars.

Une série de recrutements inexplicables!

Sur un autre volet, la juge à la Cour des comptes a fait remarquer que l’ISIE n’a même pas respecté les normes et les procédures au niveau du recrutement des agents et des chargés des affaires administratives.

Pour les 20 catégories de postes à pourvoir, seuls 6 ont fait l’objet d’un concours, tandis qu’il a été relevé le recrutement de 10 agents dont les noms ne figuraient même pas sur la liste des candidats à ces postes !

A noter également que 90 autres agents ont commencé à travailler sans contrats en bonne et due forme, en plus de la non application par le Conseil de l’Instance de nombreuses décisions.

Et de préciser que des consignes ont par ailleurs été données à l’ISIE afin de rationaliser l’octroi des primes et de fixer les salaires de ses agents.

On rappelle que Chafik Sarsar, président de la structure, a annoncé mardi 09 mai 2017, à la surprise générale, sa démission et celle de deux autres membres, provoquant une onde de choc dans le pays.

Sarsar s’est expliqué sur les raisons de son départ et sur les facteurs l’empêchant de continuer de présider l’instance, pour ensuite s’engager à poursuivre sa mission. Bref, on n’y comprend rien, comme d’ailleurs beaucoup de choses qui se passent dans le pays depuis la fameuse révolution…

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Depuis plusieurs semaines, les habitants du gouvernorat de Tataouine protestent jour et nuit dans de nombreuses localités appelant le gouvernement de Youssef Chahed à honorer sa promesse selon laquelle il fera en sorte que les grandes sociétés pétrolières opérant dans ledit gouvernorat recrutent les jeunes chômeurs et ce, dans les plus brefs délais.

Suite à la multiplication de ces protestations dans le Sud tunisien, une source digne de foi relevant de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) a tiré la sonnette d’alarme et a affirmé ce lundi 24 avril 2017 à Africanmanager que ces manifestations pèsent très lourd sur l’économie et l’intérêt du pays, affirmant que certaines compagnies étrangères finiront  par quitter le territoire pour s’installer dans des pays voisins.

Il a, dans ce contexte, précisé  : « Nous sommes conscients que les revendications sociales des habitants de Tataouine sont légitimes, néanmoins ces pratiques menacent non seulement la région mais aussi la stabilité des institutions pétrolières implantées dans le sud tunisien ».

Et d’ajouter « Je tiens à réaffirmer que le chef du gouvernement,Youssef Chahed, a appelé toutes les parties concernées à trouver des solutions pertinentes, susceptibles de résoudre les problèmes relatifs au développement pour cette région, qui se caractérise par son potentiel économique puisqu’elle représente 40% de la  production nationale de pétrole et  20% de la production de gaz. Ce gouvernorat compte sept grands champs pétroliers dont le gisement pétrolier “Naoura” qui est en cours d’exécution », a-t-il ajouté.

Notre interlocuteur a, en effet, exprimé sa profonde inquiétude face à cette crise sociale étant donné que des jeunes manifestants de Tataouine ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour à 100 km au sud du chef-lieu du gouvernorat.

Cette zone constitue le point d’accès des installations pétrolières du bassin pétrolier.

Bientôt une série de décisions

Notre interviewé a, sur un autre volet, annoncé que Chahed effectuera une visite de travail à Tataouine et qu’une série de décisions au profit des habitants de cette région seront prises lors d’un Conseil ministériel qui sera tenu dans ledit gouvernorat.

On rappelle qu’une réunion s’est tenue avec des représentants des sociétés pétrolières implantées à Tataouine, en présence du ministre des Affaires sociales, du porte-parole du gouvernement, de députés issus du gouvernorat et du président directeur général de l’ETAP.

Il a été décidé, au cours de cette réunion, d’accorder la priorité aux jeunes de Tataouine dans les recrutements et de réserver à la région un quota d’au moins 70 % du personnel non qualifié.

Aussi, les sociétés pétrolières se sont engagées à donner la priorité aux sociétés de services implantées à Tataouine, dans leurs contrats et à contribuer financièrement et techniquement à la création d’un centre de formation multidisciplinaire dans la région.

 

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Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 21 avril 2017, Italcar, concessionnaire des marques Fiat, Fiat Professional, Lancia, Alfa Romeo, Jeep et IVECO, a lancé  la Fiat Tipo 4 portes, dans son nouveau Showroom à Megrine .

Conçue pour être une berline à trois volumes, la Tipo, baptisée pour l’occasion le nouveau phénix italien, est dotée d’une habitabilité exceptionnelle, une suspension efficace et une tenue de route sûre. Son constructeur l’a voulue « fonctionnelle » par ses lignes harmonieuses et plaisantes.

Dessinée par Roberto Giolito au Centro Stile de Fiat en Italie, la Tipo sonne le glas de la culture « monoproduit » de Fiat, axée auparavant autour de l’iconique 500. C’est une voiture qui se veut simple, agréable et accessible au plus grand nombre des fans de la marque Fiat.

L’habitacle très spacieux de la Fiat Tipo est doté d’un grand coffre à bagages ainsi que des espaces de rangement adaptés aux exigences de l’ère du temps.

Le secret de l’équilibre esthétique de la Fiat Tipo vient du fait qu’elle a été dessinée dès le départ comme une 4 portes et repose sur une base technique moderne : Elle est équipée d’un ABS avec assistance au freinage d’urgence PBA, les 2 airbags frontaux, la climatisation, l’ordinateur de bord et une autoradio UConnect avec connexions AUX-USB-Bluetooth et commandes au volant.

L’accoudoir central avant coulissant comprend un espace de rangement, la direction est assistée avec fonction City, les vitres arrière électriques, les boucliers et coques de rétroviseurs portent la couleur de la carrosserie et la condamnation centralisée des portes se fait par télécommande.

 

La Fiat Tipo, 3 volumes, dispose d’une gamme de motorisations modernes capable de satisfaire les attentes de tous les types d’utilisateurs. En effet, le 1.4 litre Fire essence de 95 ch (avec boîte manuelle à 6 rapports) offre un bon compromis d’utilisation.

Conçu en Italie, la Tipo est un modèle global pour une marque globale et présenté par FCA comme étant « une voiture à la personnalité optimiste, vendue au juste prix, et qui répond à un besoin rationnel ».

La Tipo remporte le prix Autobest 2016

En 2016, La Tipo a reçu le prix Autobest 2016, un trophée attribué par un jury de 26 journalistes européens et sacrant son excellent rapport prix/prestations. Elle est disponible chez Italcar showroom du Lac et Megrine ainsi que tout son réseau.

 A signaler que le showroom Italcar à Mégrine est bâti sur une superficie d’environ 2 hectares dont 8000 m² couverts pouvant accueillir l’ensemble de la gamme ITALCAR :  Bus, camions, véhicules utilitaires et véhicules particuliers.

L’établissement est également un centre de formation agréé constructeurs et est composé de deux parties :

Un service après-vente de la marque IVECO, comportant un Chrono Daily Service ; l’unique service rapide de camions en Tunisie ; un atelier central pouvant contenir 36 postes pour les camions ainsi qu’un magasin central étalé sur une superficie de 1000m2 sur deux étages et doté d’une capacité de stockage de 7000 références.

La 2e partie du site se compose d’un service après-vente Fiat, un atelier service rapide destiné aux véhicules utilitaires et les flottes, un atelier mécanique, la carrosserie et peinture contenant deux cabines de peinture de dernière génération, 3 aires de préparation ainsi qu’un magasin de pièces de rechange annexe.

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Le secteur du Transport joue un rôle important dans le développement de l’économie nationale ainsi que la maîtrise de l’énergie du pays. C’est dans ce contexte que le programme de l’amélioration des performances énergétiques ciblera toutes les structures disposant d’une flotte de véhicules dont principalement les entreprises de transport, à savoir les voyageurs et marchandises, les entreprises industrielles et commerciales, les structures publiques comme les ministères, entreprises et collectivités locales et les entreprises de bâtiment et des travaux publics.

Intervenant lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 18 avril 2017, sur « la maitrise de l’énergie dans les sociétés de transport routier des voyageurs », le ministre du Transport, Anis Ghedira, a annoncé qu’un plan d’action commun sera lancé par le ministère du Transport, en collaboration avec l’Agence nationale pour la maitrise de l’énergie (ANME) au cours des prochains mois.
Ce programme englobera de nombreux axes dont notamment le renforcement du rôle des sociétés dans la réalisation de leurs programmes d’audit énergétique, la mise en place de systèmes de suivi du parc du transport, la création d’une commission mixte entre la direction générale du transport terrestre et l’ANME…

Sur un autre volet, le ministre du Transport a ajouté que son département a élaboré une stratégie globale visant le développement du secteur, dont notamment la modernisation des véhicules du transport, ce qui permettra d’offrir les meilleures prestations aux citoyens tunisiens.

Il a, dans ce contexte, annoncé que la Tunisie compte acquérir 1008 nouveaux bus d’une valeur de 400MD. Selon lui, cette incitative s’inscrit dans le cadre du renouvellement de la flotte du transport dans les différentes régions du pays.

En Tunisie, le secteur du transport participe à hauteur de 6% au PIB et assure 120 mille emplois directs, soit 4% de la population active, sans compter les emplois indirects. Le taux d’investissement dans ce secteur représente 15% du total des investissements.

Mais il y a des sacrifices à faire

Pour sa part, Héla Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, a affirmé que le secteur du Transport est parmi ceux qui consomment le plus les énergies fossiles en Tunisie, soit 2,2 millions de tonnes équivalent pétrole et 55% de la consommation des produits pétroliers. Cette consommation pourrait atteindre 5 millions de tonnes en 2030, a –t-elle précisé.

Le déficit énergétique est en croissance en Tunisie, étant donné que la moitié de nos besoins en énergie est importée. La situation énergétique s’est caractérisée ces dernières années par un déficit croissant de la balance énergétique qui a d’ailleurs, triplé ».
Les nouvelles technologies de communication peuvent aider à assurer une bonne gestion du parc des sociétés de transport routier des voyageurs, assurer le contrôle et réduire la consommation de l’énergie, a-t-elle souligné.

Le 1/5 des charges financières des sociétés de transport routier est dépensé dans l’énergie, a indiqué Ali Fradj, directeur général du transport terrestre à l’agence nationale pour la maitrise de l’énergie, ajoutant que les sociétés de transport routier des voyageurs connaissent plusieurs autres problèmes dont le manque enregistré au niveau de la logistique et la vétusté du parc.
Il a fait remarquer, par ailleurs, que la maitrise de l’énergie et la rationalisation de la consommation dépendent surtout du comportement des conducteurs sur la route, la conduite économique permettant d’économiser l’énergie qui peut être ressentie chaque année et même chaque mois.

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Ennakl Automobiles a dévoilé lors d’une conférence de presse tenue récemment, au siège du concessionnaire, sa nouvelle Porsche Panamera. La citadine a réussi plus que jamais la synthèse de deux caractéristiques que tout oppose en apparence. La deuxième génération du modèle Grand Tourisme signée Porsche a été redéfinie et repensée pour s’affirmer désormais comme la référence en termes de performance dans le segment des berlines de luxe.

Dans sa dernière déclinaison, la conception de la Panamera a été revue jusque dans les moindres détails. Le constructeur de voitures de sport de Stuttgart lance ainsi sur le marché un modèle quatre portes totalement revisité. Les moteurs et la transmission mécanique ont été entièrement repensés, le châssis a été amélioré et les équipements à bord ont été réinterprétés dans une version résolument moderne.

 Avec ses roues arrière directrices, son système de stabilisation active et sa suspension pneumatique à trois chambres, la dynamique de conduite de la nouvelle Panamera abolit les frontières entre puissantes voitures de sport et berlines confortables, conçues pour parcourir de longues distances sur route.

La silhouette caractéristique d’une Panamera et les lignes d’une authentique sportive : le design entièrement revisité de la nouvelle Panamera, avec ses larges épaules et ses flancs athlétiques, témoigne de la conception unique de la nouvelle berline de Porsche.

L’identité visuelle de la voiture est encore renforcée par la ligne de toit plongeante qui s’infléchit de 20 millimètres à l’arrière. Cette « flyline », typique de Porsche, revendique clairement un lien de parenté avec le design emblématique de la 911.

L’intérieur de la nouvelle Panamera a été réinterprété dans une version résolument moderne. Les surfaces sensitives en technologie Black Panel et les affichages interactifs associent une meilleure visibilité des instruments et des commandes à une utilisation intuitive directement inspirée de celle des smartphones.

Elle est dotée d’un large éventail de systèmes d’assistance, disponibles de série ou en option, qui contribuent à rendre l’expérience de conduite à la fois plus sûre et plus confortable. Ainsi, le nouveau système de vision nocturne permet de détecter les piétons ou les animaux d’une certaine taille, à l’aide d’une caméra thermique, et d’afficher un signal d’alerte de couleur dans l’habitacle.

Avec le nouvel éclairage matriciel à LED (et ses 84 diodes électroluminescentes par bloc optique), disponible en option, les piétons, situés au-delà du champ visuel éclairé par le faisceau lumineux des feux de croisement, sont illuminés brièvement lorsqu’ils se trouvent dans la trajectoire calculée par les systèmes électroniques de la voiture. Ceci qui permet au conducteur de réagir encore plus rapidement.

La nouvelle gamme Porsche Panamera est désormais disponible à la commande. Elle est proposée à la vente en Tunisie aux prix indiqués ci-après :

  • Panamera :                  382.000 DT
  • Panamera 4S :            479.000 DT
  • Panamera Turbo:       642 000 DT

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Depuis quelques jours, la Tunisie connaît une vague de protestations sociales concentrée dans les régions intérieures du pays (Tataouine, Sfax, Kef, Gafsa).

De jeunes chômeurs, soutenus par la société civile, ont organisé des marches de protestation imposantes pour réclamer une série de choses comme l’emploi, le développement de leurs régions marginalisées depuis des décennies.

C’est dans ce contexte qu’une grève générale a été décrétée mardi à Tataouine sur fond de revendications socio-économiques dans cette région classée parmi les zones défavorisées et donc prioritaires dans le plan de développement régional.

Cette grève coïncide avec des mouvements sociaux pacifiques observés dans d’autres gouvernorats comme Kairouan, Gafsa et Le Kef. On rappelle que les jeunes protestataires de Tataouine ont rejeté les décisions prises par le Conseil ministériel du lundi 10 avril 2017.

D’après les données dévoilées par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), ce gouvernorat fait partie des régions qui ont les taux de pauvreté les plus élevés, à ajouter aux cas de suicide et de tentatives de suicide.

Le FTDES a également appelé à l’application de mesures urgentes prises par des conseils ministériels et à la relance des projets bloqués dans la ville de Kairouan. Et d’exprimer son soutien aux protestations des habitants de Tataouine, du Kef et des autres régions, les qualifiant de « mouvements sociaux civils, pacifiques et populaires« . Le communiqué dit également ceci : «Le gouvernement, qui se contente seulement d’envoyer des délégations ministérielles dans les régions, ne présente aux habitants que des promesses et des solutions dont le seul objectif est de gagner du temps. Nous avons, à maintes reprises, informé le gouvernement que  les revendications des habitants issus de nombreuses régions intérieures sont (…) légitimes»…

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Les prix des fruits et légumes ont connu une flambée vertigineuse dans tous les gouvernorats du pays. Des légumes qui étaient accessibles pour les petites et moyennes bourses sont aujourd’hui hors de portée.

Cette flambée reste souvent inexplicable, les commerçants et les responsables se rejettent la balle tandis que le citoyen lambda peine à remplir son couffin avec les produits de consommation les plus essentiels comme les tomates et les piments! L’Organisation de défense du consommateur (ODC) a exprimé dans un communiqué publié récemment publié son mécontentement et sa préoccupation face à la hausse vertigineuse des prix des produits de consommation de base, appelant ainsi le GUN à intervenir en urgence, et à prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin à ce phénomène, surtout avec l’approche du mois de Ramadan.

L’ODC a précisé que « en observant les prix des légumes, des fruits, des légumineuses et des viandes, on remarque qu’ils ont connu un accroissement continu depuis le début de l’année. Les autorités expliquent cette hausse par des facteurs climatiques et le renchérissement du coût de la production », lit-on dans son communiqué.

45% des produits agricoles se vendent dans les marchés parallèles !

Le Président de l’ODC, Slim Saadallah, a affirmé dans une déclaration accordée à Africanmanager que 45% des produits agricoles se vendent dans les marchés parallèles.

Il a appelé les différentes parties concernées à appliquer la loi et à lutter contre ce phénomène largement répandu dans les différentes régions du pays.

Il a ajouté que les brigades de contrôle économique travaillent d’arrache-pied afin de réglementer tous les circuits et de contrecarrer ce fléau qui pèse très lourd non seulement sur le pouvoir d’achat du citoyen mais aussi sur l’économie nationale, surtout avec l’augmentation du taux de l’inflation.

Il a, sur un autre volet, appelé les Tunisiens à boycotter l’achat des piments et des tomates qui ont connu une hausse de prix vertigineuse, atteignant les 4 dinars et même plus.

On rappelle que l’INS a annoncé que le taux d’inflation est en hausse continue depuis quatre mois, s’est stabilisé à 4,6%, en février 2017, alors qu’il avait atteint 4,2% tout au long de 2016.
Le taux d’inflation enregistré résulte de l’accroissement des prix du groupe alimentation et boissons de 4,9% en glissement annuel, en raison de la hausse des prix des légumes de 12,8%, des huiles alimentaires (12,7%), des poissons (8%), des fruits et fruits secs (3,5%) et du lait et dérivés ainsi que des œufs (2,6%).

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Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 29 mars 2017 à Tunis, l’ancien chef de gouvernement, Mahdi Jomâa, a annoncé le lancement officiel du parti « Al Badil Attounsi ». Lotfi Ben Jeddou, ancien ministre de l’Intérieur, Fathi Jarray, ancien ministre de l’Education et Hedi Ben Abbes, ancien secrétaire d’Etat, étaient à ses côtés, préfigurant, peut-être, sa garde rapprochée. Il en a aura bien besoin dans une arène politique où la règle est de cogner, un maximum…

Lors de son intervention, Mahdi Jomâa a déclaré :  » Nous avons déposé une demande officielle de visa ce matin. Ce nouveau parti se présente comme un parti centriste, réaliste et démocratique. Il a pour objectif de mettre en place des politiques publiques concrètes et de préparer les jeunes compétences à la vie politique ».

 » La structuration du parti n’a pas encore été définie et la distribution des responsabilités se fera par voie d’élections « , a-t-il ajouté.

 » Notre parti a l’intention de se présenter à tous les prochains rendez-vous électoraux « , a-t-il tenu à préciser.

 » Contrairement aux autres partis qui cherchent à acquérir une base électorale, Al-Badil veut bénéficier d’une large base populaire « , a-t-il affirmé, faisant remarquer que le parti n’a pas l’intention, présentement, de former des coalitions avec d’autres formations politiques.

Il a, sur un autre volet, déclaré que les sources de financement de ce parti sont principalement internes.  » Nous n’acceptons pas de financements externes sans que les sources n’adoptent la vision de notre parti « , a-t-il signalé.

De belles têtes aux côtés de Jomâa

Le parti est formé notamment d’anciens membres du gouvernement de technocrates que Jomâa a piloté. Il s’agit de Mohamed Amine Nahali, Emna Kallel, Louay Chebbi, Neila Chaâbane, Ridha Abdelahafidh, Mounir Tellili, Hedi Belarbi, Sana Ghenima, Aziz Majoul, Emna Krichen, Mohamed Ali Toumi, Taoufik Jelassi, Lotfi Seibi et Nidhal Ouerfelli.

L’ancien chef du gouvernement avait fondé, il y a 2 ans, le Centre de réflexion et d’études stratégiques  » Tunisie Alternatives « . Jeudi dernier, il a annoncé qu’il mettait un terme à ses activités au sein de cette structure pour se consacrer à cette nouvelle initiative politique.

Mehdi Jomaâ avait annoncé en février dernier son intention de former un nouveau parti politique. Il s’agissait, selon lui, d’un nouveau projet politique qui se présente comme une véritable alternative pour répondre aux attentes des Tunisiens, améliorer leurs conditions de vie et promouvoir l’image de la Tunisie au double plan régional et international.

Reste maintenant à survivre et prospérer dans un microcosme d’autant plus violent que ses animateurs n’en maitrisent pas encore les règles, et encore moins cet art subtile qui s’appelle science politique. Incontestablement Jomâa est bien entouré, son positionnement programmatique est équilibré, cohérent avec son profil de technocrate. Reste à cuisiner tout ça pour en faire une tambouille digeste pour ses futurs électeurs. Et ce ne sera pas une mince affaire pour l’ex-cadre du groupe Total, d’autant plus que les peaux de banane ne vont pas manquer…

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Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 23 mars 2017, Economic Auto, distributeur officiel de la marque japonaise Mazda et filiale d’UADH, holding automobile du groupe Loukil, a annoncé l’ouverture officielle de son nouveau site à Ben Arous et le lancement des 3 nouveaux modèles de Mazda.

Il s’agit des Mazda 3, CX-3 et CX-9. Ces modèles haut de gamme seront commercialisés à partir du 1er avril 2017.

Bassem Loukil, directeur général du Groupe Loukil, a déclaré à cette occasion que « avec l’arrivée de ces nouveaux modèles équipés de la Technologie Skyactiv et harmonieusement conçus autour du Design Kodo, la marque Mazda ne pourra que renforcer sa position sur le marché en termes de fiabilité et de raffinement ».

Il a ajouté que           « ces nouveaux investissements entrent dans le cadre de la stratégie de la marque de parfaire la qualité des services offerts à ses clients, selon les standards internationaux les plus rigoureux de la marque nippone».

Un site parfaitement conforme aux standards internationaux

Etendu sur un terrain de 8000 m², le nouveau site de Ben Arous, parfaitement conforme aux standards internationaux de la marque japonaise, est composé d’un showroom d’une superficie de 800 m², avec un espace de livraison de 400 m².

Le complexe dispose également d’un service après-vente constitué d’un magasin de pièces de rechange de 3000 m².

L’atelier de réparation mécanique, carrosserie et peinture, couvre environ 1000 m², dont 200 m² alloués aux services rapides. Un étage administratif est également dédié à la direction technique avec près de 450 m².

Lancement de 3 nouveaux modèles de Mazda !

Mazda Tunisie complète sa gamme de véhicules avec l’arrivée des SUV phares, la Mazda CX-3 et le All New CX-9, mais aussi avec le renouvellement de la Mazda 3, désormais équipée d’une motorisation Skyactiv.

La Nouvelle Mazda CX-9 

La nouvelle CX‑9 réinvente le SUV à 7 places. Conçue avec une attention particulière aux détails les plus étudiés, elle procure une expérience de conduite supérieure, avec une maniabilité exceptionnelle. Son nouveau moteur 2.5 Turbo Skyactiv de 230 chevaux offre l’un des meilleurs couples (420 nm – 2000 tr/min) et l’une des meilleures consommations de carburant de sa catégorie (9.4 l/100 km).

Issue du design KODO « l’Âme du mouvement », la CX‑9 présente une touche artisanale avec des éléments en aluminium brossé. Avant de mouler la moindre feuille de métal, ses concepteurs ont sculpté dans l’argile chaque contour du véhicule de sorte qu’il procure l’exaltation de conduire avant même de prendre son volant….

Proposé à 169 800 DT, la CX-9 inclut une longue liste d’équipements, notamment des jantes en alliage léger de 20 pouces, des phares à LED avec réglage d’assiette automatique, des feux combinés arrière à LED, un frein de stationnement électronique, un système d’accès et démarrage sans clé…

La Mazda CX-3 

La Mazda CX-3 est un crossover compact qui allie le style unique et dynamique du design KODO au confort et au sens pratique. Sa technologie SKYACTIV offre des performances sportives sans compromis et une maniabilité dynamique et réactive qui en font un véhicule parfait pour circuler en ville ou à la campagne.

Elle bouscule les conventions et crée de nouveaux standards pour une expérience de conduite inédite. Son système innovant MZD-Connect et ses fonctionnalités de sécurité i-ACTIVSENSE en font un véhicule agréable, ludique et sûr.

Le prix de cette finition « HIGH GRADE » du crossover est de l’ordre de 79 800 DT TTC contre
72 500 DT TTC pour la finition « CORE+ »

La Mazda 3 Skyactiv

La Mazda 3 se distingue notamment par de subtiles évolutions de son design extérieur et son habitacle modernisé. Sans oublier le système « G-Vectoring Control », tout premier système issu de la gamme des Technologies « Sky activ –véhicule Dynamics» de Mazda, qui fait son apparition sur la Mazda 3. Ce dispositif fait varier le couple du moteur afin d’optimiser la charge exercée sur chaque roue, pour un confort et une maniabilité inégalables.

La Mazda 3 2017 a été optimisée grâce à l’intégration de matériaux d’insonorisation dans les portes et le tunnel de transmission.

Grâce à son style KODO et à ses technologies SKYACTIV, la génération actuelle de la compacte de Mazda a établi de nouvelles références. Son style racé, la qualité de sa finition et de ses technologies avant-gardistes lui ont valu d’être saluée tant pour la précision de sa tenue de route et le niveau de finition de son intérieur que pour l’élégance de ses lignes et le rendement énergétique de ses motorisations.

Ainsi, la nouvelle Mazda 3 2017, munie du moteur Skyactiv d’1.5 litre, est présente dans les différents showrooms d’Economic Auto avec 2 versions : Hatchback et Sedan, où chacune d’entre elles est déclinée en deux finitions différentes : CORE+ et HIGH GRADE.

Parmi les équipements de la nouvelle Mazda 3 « CORE+ », on retrouve des airbags frontaux, latéraux et rideaux Av/Ar, un système d’antiblocage des freins « ABS » et assistance au freinage d’urgence « EBA », des phares directionnels « AFS », le G-Vectoring Control « GVC », un toit ouvrant, une climatisation automatique, le système Start/Stop, une caméra de recul…

La finition « CORE+ » de la version Sedan est proposée à 53 100 DT TTC et à 53 500 DT TTC pour la version Hatchback.

Concernant la finition High Grade, elle est équipée, en plus des équipements précédents, d’une sellerie en cuir perforé, d’un affichage tête haute, d’un système audio BOSE avec 9 haut-parleurs, d’une climatisation automatique bizone, d’une aide au stationnement arrière, ainsi que de 6 dispositifs d’aide à la conduite proactive du système i-activsense tels que : l’assistant du maintien de trajectoire « LKA », du système de suivi de voie « LDW », de la gestion automatique des feux de route « ADB », de l’aide au freinage intelligent en mode urbain Av/Ar « SCBS » avec le système de reconnaissance des piétons, système d’alerte du conducteur « DAA ». Cette finition « High grade »est proposée à 59 400 DT TTC pour la version Sedan et à 59 800 DT TTC pour la version Hatchback.

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Tabarka et Ain Draham connaissent depuis des années un développement notable du secteur touristique et ce, grâce à leur gros potentiel balnéaire et forestier et à l’existence d’une excellente infrastructure touristique. Pourtant cette région a été toujours marginalisée et n’a pas bénéficié d’un plan stratégique consistant visant le développement du tourisme et de l’installation de projets de loisirs et de divertissement pour attirer les touristes étrangers.

Selon le rapport du commissariat régional au Tourisme de Tabarka, pour la première fois depuis 2010, le nombre des entrées de touristes à Tabarka et Ain Draham a enregistré un record, au cours de cette année, de même que le nombre de nuitées, avec une croissance respective de 167% et 170%, par rapport à la même période de l’année 2016.

Le nombre des entrées, au cours de ces derniers mois, a atteint 27.700 contre 10.370 en janvier 2016 et le nombre de nuitées 46 mille contre 17.000.

On signale que cette région reste la destination préférée des touristes algériens, leur affluence s’explique essentiellement par les similitudes culturelles entre les deux peuples, la non-imposition du visa, les prix accessibles et la proximité des frontières.

Les points frontaliers de Melloula, à Tabarka et Babbouche, à Aïn Draham, ont connu en janvier 2017 une grande affluence de la part des touristes algériens. Le point frontalier de Melloula a enregistré l’entrée de 3 à 4 mille Algériens.

On note également qu’au cours de la période du 1er janvier au 30 novembre 2016, les entrées des Algériens à travers ce poste frontalier ont sensiblement augmenté par rapport à l’année dernière (+26%), passant de 400 mille à 530 mille touristes.

Au niveau du point frontalier de Babbouche, 100 mille Algériens sont entrés au cours de la même période, contre 68 mille l’année dernière (+49%).

Sur un autre volet, le nombre des touristes dans les hôtels de Tabarka et Aïn Draham a augmenté de 16,7% entre 2015 et 2016, à 148 mille 595 personnes.

S’agissant des nuitées, elles se sont élevées à 289 mille 47, en augmentation de 8,3%.

Généralement les Algériens aiment passer leurs vacances en Tunisie et ils continuent de le prouver !

Une ligne directe Paris-Tabarka dédiée aux golfeurs

Lors de la onzième édition du Salon du Golf, qui s’est récemment déroulé à Paris, Porte de Versailles, le directeur des ventes du Tour Opérateur Royal First Travel, Joseph Trabelsi, a indiqué à la TAP que « des vols directs seront affrétés vers Tabarka à partir de fin juin et jusqu’à mi-septembre pour bien desservir la destination et attirer les golfeurs ».

Pour sa part, la directrice des ventes à l’hôtel la Cigale Tabarka, Mouna Ben Abdeladhim, a souligné que « l’inauguration du golf de la Cigale à Tabarka est prévue le 25 mars 2017 ».

Et d’ajouter que « le golf la cigale Tabarka, qui était fermé depuis 2012 pour rénovation, s’étale sur 10 hectares et dispose d’une technicité de parcours de haut niveau et contient sept trous ».

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Le secteur des industries du Textile et de l’Habillement est unanimement considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Il est le principal secteur de l’industrie manufacturière en termes d’exportation, d’emploi et de valeur ajoutée.

Malgré la conjoncture économique et la fermeture de plusieurs usines de textile, le secteur résiste à peine pour bien se positionner à l’échelle nationale mais aussi internationale.

Le poids du secteur impose au gouvernement de rechercher les moyens de résoudre ses problèmes structurels et conjoncturels, d’améliorer les conditions de vie des ouvrières du textile, tout en œuvrant à repositionner la production nationale sur le marché mondial, lui assurer une meilleure intégration et une montée en gamme.

Selon des données récentes dévoilées par la Fédération nationale du textile (FENATEX), environ 350 entreprises ont fermé leurs portes et 40 000 emplois ont été perdus depuis 2011. De même, une dizaine d’entreprises implantées dans les régions intérieures du pays souffrent toujours de divers problèmes.

La Turquie a envahi les marchés !

Le président de la FENATEX, Belhassen Gherab, a affirmé que l’État n’a pas fait d’effort pour soutenir les produits textiles tunisiens et améliorer leur qualité.

Il a ajouté que plusieurs pays ont soutenu leurs industriels locaux afin qu’ils puissent améliorer la qualité et la compétitivité de leurs produits, comme la Turquie qui a envahi le monde avec ses marques textiles.

Sur un autre volet, il a précisé que la franchise a fortement nui à la production locale et a incité les décideurs tunisiens à prendre des mesures concrètes pour réguler le marché et soutenir les produits tunisiens qui se font de plus en plus rares à cause des accords de franchise.

On signale dans ce contexte que de nombreux commerçants et propriétaires d’usines ont, à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme et ont organisé des sit-in afin d’inciter le gouvernement à protéger le secteur de l’importation de produits turcs et à préserver les postes d’emplois. Mais aucune décision pertinente n’a été prise par les gouvernements qui se sont succédé, ce qui a poussé de nombreux usines étrangères à quitter le territoire tunisien pour s’installer au Maroc.

Le secteur compte 1.852 entreprises industrielles, employant chacune 10 personnes et plus. 1.548 d’entre elles produisent totalement pour l’exportation (soit 84%). 577 entreprises sont à capitaux 100% étrangers et 279 sont à capitaux mixtes. Les industries du textile et de l’habillement fournissent plus de 179.000 postes d’emploi, soit 34% de l’effectif total des industries manufacturières.

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De nos jours, l’utilisation du web pour réaliser ses achats est devenue un réflexe pour un grand nombre de Tunisiens. La vente ou l’achat en ligne est devenu simple et permet d’ouvrir ou d’accéder, gratuitement, à une boutique virtuelle ou proposer divers produits (textiles, accessoires, cosmétiques, électroménagers, téléphones…) à des clients sur tout le territoire du pays.

Il y a plusieurs raisons à cela. D’une part le commerce en ligne ne semble pas souffrir d’une trop mauvaise image concernant la qualité des produits vendus et d’autre part les consommateurs tunisiens deviennent de plus en plus exigeants et sont toujours à la recherche du produit le moins cher et importé. Néanmoins, les escrocs ont plus d’un tour dans leurs sacs. Ils créent des sites qui donnent l’illusion de sites légaux et autorisés. Ils commercialisent même des produits périmés et de contrefaçon, et parfois non conformes à la commande.

Certains internautes tunisiens ont, à maintes reprises, exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux, affirmant qu’ils ont été victimes d’escroquerie en ligne et de vol de leurs données personnelles ou de tentatives de piratage de leurs comptes bancaires.

D’autres ont affirmé avoir payé beaucoup d’argent sans recevoir leurs commandes. Ils ont découvert qu’il s’agissait de sites fictifs  !

L’INC appelle les consommateurs à faire preuve de vigilance

Le directeur de l’Institut National de la Consommation (INC), Tarek Ben Jazia, a appelé les consommateurs à faire preuve de vigilance en ce qui concerne les dangers que peuvent causer les produits vendus sur des sites électroniques.

Lors de son passage ce mercredi 15 mars 2017 sur Express Fm, Ben Jazia a affirmé que « certaines vendeurs ne fournissent pas assez d’informations sur les conditions légales de vente de ces produits ».

Il a par ailleurs ajouté que 78 % des consommateurs ignorent les droits garantis au consommateur par la loi : « Plusieurs produits ne subissent aucun contrôle de fabrication ou d’hygiène, et ne sont pas conformes à la réglementation ».

A noter que des statistiques confirment que le commerce électronique en Tunisie est un secteur dynamique avec plus de 4,2 millions d’internautes et un chiffre d’affaires de 100 millions de dinars.

La nouvelle ère du monde du web a connu une forte révolution et vulgarisation grâce à un accès à internet facilité. L’utilisation des nouvelles technologies de l’information progresse de plus en plus ainsi que les différents moyens de paiement en ligne qui ne cessent d’innover et permettent un accès à un monde virtuel de plus en plus proche de la réalité.

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Divers produits turcs (alimentation, électroménager, textile, cosmétiques…) font un carton sur tous les marchés de la République tunisienne. A cet effet, des actions de protestation ont été lancées depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, appelant les Tunisiens au boycott de ces produits qui selon certains mettent en danger les industries manufacturières locales.

Selon des statistiques officielles, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Turquie est éminemment en faveur de la Turquie, avec un déficit de 30% pour la balance commerciale tunisienne.
L’ex-secrétaire d’Etat au commerce, Faycel Hafyene, avait déclaré que la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie pose un sérieux problème eu égard aux énormes quantités de produits importés de Turquie par rapport à ceux exportés vers ce pays. Il avait affirmé que la partie turque est sensible à ce problème et qu’elle était disposée à revoir les termes de l’accord de commerce établi entre les deux pays.

Faycel Hafyene avait assuré que l’Etat est en train d’étudier tous les moyens de rééquilibrer la balance commerciale de la Tunisie avec les partenaires en vue de diminuer le déficit qui ne cesse de se creuser.

De l’aveu de la députée de Nidaa Tounes Hela Omrane, l’importation des produits turcs a été démultipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, notamment dans le secteur du textiles.

Zied Laadhari nie tout engagement avec la Turquie!

Accusé de promouvoir en priorité le marché turc aux dépens des produits locaux, le ministre du Commerce, Zied Laadhari, a catégoriquement nié ces accusations et a récemment déclaré sur Mosaïque Fm que l’accord de libre-échange avec la Turquie a été décidé en 2004 et qu’en 2013, un accord de fraternité et de collaboration a été signé, mais il ne stipule aucun engagement mais une lettre d’intention entre les deux pays.

Selon lui, il y a une problématique avec la Turquie qui concerne la balance commerciale, ajoutant que la solution ne peut pas être politique. Le ministre du Commerce a déclaré, dans le même sens, que la Tunisie n’a pas de stratégie industrielle comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Egypte. « Nous n’avons pas une vision de la stratégie et de l’émergence industrielle. La Turquie s’est préparée, pas nous. (…). Il faut faire de la Tunisie une destination de compétitivité », a-t-il affirmé

A noter qu’en 2016, un total de 75 entreprises turques se sont installées en Tunisie pour un investissement total de 1 Milliard USD, elles emploient près de 1600 personnes, avec un objectif de 100 entreprises à l’horizon 2018.

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Le secteur touristique en Tunisie a enregistré une amélioration notable grâce aux campagnes publicitaires et aux efforts menés par les différents intervenants de la profession.

Des statistiques dévoilées récemment par l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) relèvent que le nombre de touristes qui ont visité la Tunisie durant le mois de janvier 2017 a évolué de 10,5% par rapport à la même période en 2016. Le nombre de touristes a atteint 231,366.

Les chiffres tombent avec des indices de retour des touristes européens en Tunisie surtout les français et les britanniques.

Les chiffres assurent également que le marché maghrébin est le plus important avec 58,4%. Le nombre de touristes maghrébins a atteint à la fin du mois de janvier 182.514 (avec une augmentation de 7,9% par rapport à janvier 2016. 97.978 sont des touristes algériens et 80.696 sont des Libyens).

S’agissant des marchés traditionnels, le nombre de touristes européens a atteint durant cette même période 39. 462 (12,6% du nombre d’arrivants). Le nombre des touristes français a augmenté pour atteindre 20.250 touristes (augmentation de 29,5%).

Le tourisme intérieur a également enregistré une hausse de 4% pour un total de 5 millions de nuitées passées dans les hôtels, a relevé l’ONTT.

Les tours opérateurs mondiaux sont de retour!

Suite à l’amélioration de la situation sécuritaire et sociale, le groupe de tourisme TUI a décidé d’emboîter le pas à son concurrent Thomas Cook et reprendra ses vols à destination de la Tunisie à partir du 31 mars 2017, a-t-il annoncé dans un communiqué.

La semaine dernière, le tour opérateur Thomas Cook avait fait savoir que des voyages à destination de la Tunisie seraient à nouveau organisés à partir du mois d’avril.

Depuis l’attentat sanglant de Sousse, seule Tunisair assurait quelques vols depuis la Belgique vers la Tunisie. Après cet attentat, le ministère belge des Affaires étrangères avait émis un avis de voyage négatif pour la Tunisie. Les tours opérateurs avaient alors suspendu tous leurs voyages vers la Tunisie.

Mais la semaine dernière, la Belgique a assoupli son avis de voyage pour les villes côtières tunisiennes ainsi que pour Tunis. Dans la foulée, les voyagistes ont décidé de réintégrer la Tunisie comme destination touristique.

On rappelle qu’en 2015, la Tunisie a été frappée par trois attaques sanglantes de l’organisation djihadiste Etat islamique. Elles avaient fait un total de 72 victimes, dont deux ressortissantes belges. Tous les voyages non essentiels vers la Tunisie avaient alors été déconseillés par les Affaires étrangères.

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Selon des données récemment dévoilées par la direction générale des programmes et de la formation continue relevant du ministère de l’Education, 100 mille élèves abandonnent leur scolarité chaque année.

Pour faire face à ce fléau qui s’est largement répandu au cours de ces dernières années, le ministère de l’Education a insisté sur le lancement d’un programme spécifique visant à encourager les enfants, notamment les zones intérieures du pays, à poursuivre leurs études dans des centres de formation professionnelle.

C’est dans ce contexte que les députés de l’ARP ont adopté lors de la séance plénière du mardi 28 février 2017 le projet de loi se rapportant aux mesures prises obligeant les jeunes ayant suspendu leurs études à suivre une formation professionnelle. L’adoption de cette loi s’est faite avec 112 votes pour, 1 refus et 7 abstentions.

Ce projet de loi en question impose la formation professionnelle, jusqu’à l’âge de 18 ans, sauf si l’élève poursuit ses études à l’école de base ou l’enseignement secondaire.

Tout parent qui ne respecte pas cette loi, après avoir été officiellement informé, devra payer une amende allant de 200 à 1000 dinars et en cas de récidive l’amende sera de 400d.

La loi prévoit également d’interdire l’exclusion des enfants de tous les établissements scolaires, sauf en cas d’implication du ministère de l’Education et la présentation d’un rapport détaillé justifiant l’abandon.

De même, l’Etat permet aux élèves qui ont échoué dans leur scolarité de bénéficier d’une formation pour qu’ils puissent avoir un rôle dans la société et afin de les protéger de la délinquance, l’extrémisme et le crime.

L’enseignement de base devra s’étendre sur une période de 10 ans répartie sur trois cycles complémentaires, à savoir l’année préparatoire obligatoire dès l’âge de 5 ans, le cycle primaire qui est couronné par un examen national et le cycle préparatoire sanctionné par un examen national diplômant (diplôme de fin de l’enseignement de base).

Le cycle secondaire est, quant à lui, sanctionné par l’obtention du diplôme du baccalauréat après le passage d’un examen national.

Le projet de loi stipule, également, que le ministère de l’Education doit œuvrer à garantir des formations par alternance au profit des collégiens et des lycéens dans les centres de formation professionnelle et dans les entreprises économiques.

De nombreux jeunes Tunisiens ayant quitté l’école ont été facilement cooptés par de grands réseaux de contrebande, de trafic de drogue et même par des groupes terroristes.

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La Chine est le plus grand marché émetteur de touristes. Plus de 20 millions d’entre eux voyagent à l’étranger durant l’année. La Tunisie compte alors sur la Chine pour stimuler son marché du tourisme.

C’est dans ce contexte que la ministre du Tourisme, Salma Elloumi, a annoncé que les ressortissants chinois peuvent désormais se faire délivrer le visa pour la Tunisie dès leur descente à l’aéroport.

Ce visa était exclusivement remis par les services consulaires tunisiens basés dans la capitale chinoise, Pékin, a précisé la ministre, soulignant la nécessité de mettre en place un vol direct entre la Tunisie et la Chine. Elle a par ailleurs ajouté que des pourparlers sont en cours avec une compagnie aérienne chinoise pour faciliter l’arrivée des touristes en Tunisie.

Selon de récentes statistiques portant sur les flux touristiques entre la Tunisie et la Chine, de janvier à décembre 2016, comparativement avec la même période de 2015, la croissance du tourisme tunisien concernant le marché chinois a atteint 93,6%, soit 7396 touristes. Le nombre de touristes a chuté après les attentats qui ont eu lieu sur des sites touristiques tunisiens. Le pays aurait ainsi subi 35% de pertes.

Des réformes urgentes…

Il faut dire que le fait d’attirer les voyageurs chinois est un enjeu de taille pour la Tunisie. Selon plusieurs études, les touristes issus de l’empire du milieu sont parmi les plus dépensiers du monde. En 2015, ils ont décaissé près de 215 milliards de dollars à l’étranger.

Pour assurer l’arrivée en masse des touristes chinois et même européens, il faut lancer une stratégie globale axée sur de nombreux points, dont notamment la diversification de l’offre, la promotion et le marketing, la gouvernance et la restructuration des finances du secteur.

Il s’agit aussi d’assurer la coordination entre les ministères du Transport et du Tourisme et d’opter pour une coopération étroite afin d’améliorer la performance de la destination tunisienne. En comparaison avec des destinations concurrentes, le coût du transport aérien en Tunisie demeure irrationnel, ce qui amène nombre de tour opérateurs à abandonner la destination, pour s’orienter vers d’autres, comme le Maroc, l’Espagne, la Turquie…

On rappelle qu’un projet tuniso-japonais de renforcement des capacités compétitives du tourisme saharien a été lancé à Tozeur. Financé à hauteur de 5,4 MD par la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), ce projet a pour but d’aider à mettre en œuvre une stratégie de marketing et de communication pour faire connaître les richesses touristiques et naturelles de Tozeur, Kebili et Gafsa et drainer davantage de touristes asiatiques dans ces régions du sud tunisien.

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La violence contre la femme est parmi les préoccupations majeures des défenseurs des droits de l’homme en Tunisie. Elle s’inscrit dans la droite ligne des revendications féminines et est dénoncée par tous les moyens appropriés. Les associations plaident pour l’arrêt des violations et l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes.

Une grande majorité des femmes agressées ou battues ne le déclarent pas, elles s´enferment dans un mutisme fataliste. Les femmes violentées par leurs conjoints risquent au mieux de perdre leur foyer et de se trouver à la rue avec leurs enfants.

En Tunisie 47,6% des femmes, âgées entre 18 et 64 ans, disent avoir été agressées, au moins une seule fois dans leur vie. Parmi elles, 31,7% ont été physiquement violentées, 28,9% ont subi un harcèlement moral et 7,1% des agressions économiques.

Quant aux agressions sexuelles, les dernières statistiques publiées par le ministère de la Femme révèlent un taux de 15,7%, sachant qu’une femme sur deux est victime de violence dans l’espace public, dont 90% dans les transports en commun!

Environ 28910 plaintes liées à la violence conjugale ont été déposées durant la période allant de 2008 à 2013, dont 904 cas de viol ont été traduits à la justice.

Un projet de loi contre la violence faite aux femmes

Le projet de loi sur la lutte contre la violence faite aux femmes s’articule autour de plusieurs principaux axes :

Il stipule le prolongement du délai de prescription des actions en justice en matière de viol d’une manière à permettre à la victime mineure au moment des faits de poursuivre son agresseur à partir du jour où elle est devenue majeure.

Il prévoit le renoncement à la peine de mort dans les crimes de viol puisque ce jugement reste inexécuté et non conforme au droit international.

Il énumère un certain nombre de relations sexuelles interdites tels que l’inceste, la violence conjugale, la violence verbale et psychologique.

Il criminalise, notamment, le harcèlement des femmes dans les lieux publics, la discrimination salariale fondée sur le genre, la violence économique, le travail domestique des enfants de moins de 16 ans et l’excision.

En plus des dispositions générales relatives à la terminologie juridique, le projet de loi garantit le principe de la non discrimination fondé sur le genre et assure une protection globale aux femmes victimes de violence.

Ce projet de loi prévoit la création d’un observatoire national de lutte contre la violence faite aux femmes chargé d’assurer la coordination entre les différentes structures pour collecter les données et d’élaborer un rapport annuel sur l’application de cette loi….

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La Tunisie se positionne déjà comme une destination médicale émergente. Au regard de ses prix compétitifs et de son infrastructure sanitaire qui n’a rien à envier à celles des pays occidentaux, elle ccupe une très bonne place sur le continent africain dans le domaine du tourisme de santé après l’Afrique du sud.

Le consul général tunisien à Djeddah Sami Saïdi a annoncé, dans un entretien accordé au journal électronique saoudien  Al Sabak que le tourisme médical en Tunisie est un secteur prometteur et connaît une forte croissance notamment ces dernières années après le recul du tourisme balnéaire.

Il, a dans ce contexte, affirmé que plus de 200 mille touristes saoudiens ont choisi de séjourner en Tunisie pour s’y faire soigner.

Et d’ajouter que la Tunisie aura un programme d’exemption de Visas pour les ressortissants des pays du Golfe et pour les Saoudiens et offre un produit touristique qui répond aux attentes et exigences du touriste saoudien.

Sur un autre volet, il a précisé que le climat d’investissement dans lepays est propice notamment avec l’octroi des avantages aux investisseurs désirant lancer  des projets en Tunisie. Et d’affirmer que la situation sécuritaire s’est améliorée en dépit de la période de transition et la crise que vit la Libye depuis des années.

8 mille saoudiens visitent annuellement la Tunisie

Selon des données annoncées par le ministère du Tourisme, parmi les 15 mille touristes en provenance des pays du Golfe, seulement 8 mille saoudiens visitent annuellement notre pays.

Près de 4,8 millions de touristes ont visité la Tunisie à fin octobre 2016, soit une hausse de 3,4% par rapport à la même période 2015 et une baisse de 24,1% par rapport au 10 premiers mois 2014. Les recettes touristiques sont toutefois en régression de 7,1%.

Le département du tourisme a annoncé des mesures pour améliorer les services du bureau touristique de Jeddah afin de renforcer les bilatérales entre les deux pays. Des avantages seront de même accordés aux investisseurs de nationalité saoudienne.

Les investissements saoudiens en Tunisie sont estimés à environ 277 millions de dollars et ont permis de créer plus de 6100 emplois.Le touriste saoudien dépense en moyenne 7 fois plus que le touriste en provenance de l’Europe, d’où l’intérêt de l’attirer.

C’est vrai que le tourisme médical représente l’un des nouveaux fers de lance d’une montée en gamme du tourisme tunisien. Cependant, les différentes parties concernées par ce tourisme devront faire encore des efforts en vue d’élaborer de nouvelles législations pour régir l’exportation des services médicaux et de développer la formation dans les spécialités chirurgicales et médicales répondant aux besoins de la clientèle étrangère.

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Le recours par les forces de sécurité tunisiennes aux méthodes brutales du passé, notamment la torture, les arrestations arbitraires, les détentions et la restriction des déplacements des suspects, ainsi que le harcèlement de leurs proches menacent l’avancée de la Tunisie sur la voie de la réforme, écrit Amnesty International dans le nouveau rapport qu’elle a publié ce lundi 13 février 2017.

En réaction à une série d’attaques armées qui ont secoué le pays depuis mars 2015, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires, recourant de plus en plus aux lois d’exception, dont beaucoup entrent en contradiction avec les obligations relatives aux droits humains.

Intitulé « Nous ne voulons plus avoir peur ». Tunisie. Violations des droits humains sous l’état d’urgence », le rapport d’Amnesty International révèle que les forces de sécurité appliquent souvent ces mesures d’une manière arbitraire, répressive et discriminatoire.

Ces abus risquent de mettre en péril les avancées obtenues depuis six ans. Les Tunisiens jouissent en effet d’une plus grande liberté d’expression, de réunion et d’association, droits que garantit la Constitution de 2014.

« Il ne fait aucun doute que les autorités ont le devoir de lutter contre les menaces à la sécurité et de protéger la population contre les attaques meurtrières. Toutefois, elles peuvent le faire tout en respectant les protections relatives aux droits humains inscrites dans la Constitution tunisienne et le droit international, et en garantissant l’obligation de rendre des comptes pour les violations imputables à des membres des forces de sécurité, a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty International. « Donner toute latitude aux organes chargés de la sécurité pour se comporter comme s’ils étaient au-dessus des lois ne permettra pas de garantir la sécurité. »

Ce rapport met l’accent sur l’impact des mesures d’urgence sur la vie quotidienne des personnes prises pour cible et présente des cas de torture, d’arrestations et de détentions arbitraires, de perquisitions domiciliaires sans mandat, d’ordres d’assignation à résidence arbitraires et de restrictions au droit de circuler librement. Il montre que dans certains cas, ces mesures sont imposées de manière discriminatoire en raison de l’apparence, des convictions religieuses ou de condamnations pénales antérieures, au mépris des garanties d’une procédure légale.

Amnesty International a fait part de ces préoccupations aux autorités tunisiennes et a reçu une réponse écrite du ministère de l’Intérieur en décembre 2016. Cette réponse, qui figure en annexe du rapport, précise le cadre juridique qui autorise ces mesures, sans aborder les préoccupations quant à la manière dont elles sont mises en œuvre par les forces de l’ordre ni leurs répercussions sur la vie et les droits des citoyens.

« Les responsables tunisiens qui ont en public ou en privé fait part de leur détermination à faire respecter les droits fondamentaux et à rompre avec le passé doivent ordonner que ces pratiques cessent et garantir qu’elles fassent l’objet d’enquêtes efficaces ».

Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis que l’état d’urgence a été rétabli en novembre 2015, après l’attentat meurtrier visant la Garde présidentielle à Tunis. Amnesty International a recensé au moins 19 cas d’arrestations arbitraires. Au moins 35 témoins ont décrit les raids et les perquisitions domiciliaires sans mandat, au cours desquels les membres des forces de sécurité font irruption dans les logements, terrifiant les habitants.

Certains membres des familles sont également en butte à des mesures d’intimidation, à des arrestations arbitraires, à des actes de torture ou autres mauvais traitements en détention, dans le but de les contraindre à donner des informations sur leurs proches soupçonnés de participation à des attaques armées.

Par ailleurs, ce rapport se penche sur le traumatisme émotionnel et l’impact psychologique de ces raids répétés. Plus d’une dizaine de personnes ont déclaré avoir ressenti un tel choc qu’elles ont dû recevoir des soins médicaux ; certaines ont affirmé que le harcèlement constant les avait conduites au bord du suicide….

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