Chiffre

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Nous avons reçu de la compagnie Syphax

Compte non tenu de la société Syphax Airlines qui n’a pas publié ses indicateurs d’activité depuis la fin de l’année 2014, la compilation des indicateurs d’activité trimestriels au 31 mars 2015 publiés par les sociétés cotées fait ressortir ce qui suit :

1- Hausse du revenu global des sociétés cotées au premier trimestre 2015 de 2,6% par rapport au premier trimestre 2014 avec une évolution positive des revenus de 53 sociétés cotées contre 23 baisses.

2- Le produit net bancaire (PNB) des 11 banques cotées a progressé de 7,9% au premier trimestre 2015 par rapport au premier trimestre 2014. L’indice sectoriel des banques a pour sa part gagné 5,03% depuis le début de l’année.

3- Les revenus nets de leasing des huit sociétés de leasing cotées ont progressé de 14% au premier trimestre 2015 par rapport au premier trimestre 2014 pour passer de 58,2 millions de dinars à 66,4 millions de dinars.

4- Le revenu global des deux grandes enseignes de la distribution cotées en bourse soit Monoprix et Magasin Général a progressé de 25,85% au premier trimestre 2015 par rapport au premier trimestre 2014 pour passer de 253,1 millions de dinars à environ 319 millions de dinars. Par ailleurs, les trois concessionnaires automobiles cotés ont vu leur chiffre d’affaires global baisser de 25,5% pour passer de 141 millions de dinars à 105 millions de dinars

5- Cinq secteurs ont enregistré une hausse des revenus au premier trimestre 2015 par rapport au premier trimestre 2014. Le secteur du Pétrole et Gaz a réalisé la meilleure progression au niveau des revenus soit (+25,2%), suivi par le secteur des Télécommunications (+22,7%). Le secteur des Services aux consommateurs a quasi stagné (-0,2%) tandis que trois autres secteurs ont réalisé des performances négatives dont la plus mauvaise est celle du secteur Matériaux de Base (-7,7%).

6- Sept sous secteurs ont réalisé des performances positives au premier trimestre 2015 par rapport au premier trimestre 2014. Les meilleures performances sont revenues au sous secteurs Automobiles et Equipementiers (+17,3%) et Produits Ménagers et de soins (+16%).

Parmi les six sous secteurs qui ont réalisé des performances négatives au premier trimestre 2015 par rapport au premier trimestre 2014, la plus forte baisse a concerné le sous secteur Voyage et loisirs (-15,3%), suivi par le Bâtiment et Matériaux de Construction (-14,7%) et la Chimie (-11,1%).

7- Les plus fortes hausses de revenus ont été réalisées par Placements de Tunisie SICAF (+652,2%), AeTech (+78,7%) & Cellcom (+71,7%). Les plus fortes baisses de revenus ont touché SITS (-99,8%), SPDIT SICAF (-96,8%) & Essoukna (-73,2%).

8- Sur les 13 indices sectoriels publiés par la Bourse, huit (08) ont enregistré des performances positives au premier trimestre 2015 dont les meilleures ont concerné l’Agro-alimentaire et boissons (+15,48%) et les Biens de Consommation (+13,97%). L’indice du Bâtiment et matériaux de construction a accusé la plus forte baisse (-8,59%), suivi par celui des Services aux consommateurs (-8,40%) et celui de la Distribution (-7,96%).

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Pour nombre d’experts sécuritaires tunisiens

Pour nombre d’experts sécuritaires tunisiens, l’Internet demeure une sorte de système nerveux central des organisations terroristes comme le mouvement Daech. Les groupes terroristes d’aujourd’hui cherchent à se tailler un territoire virtuel d’où ils pourront planifier, coordonner, recruter et mener leurs activités terroristes.

D’après l’expert en sécurité stratégique Ali Zeramdini, l’organisation Daech recrute des personnes assez douées et très intelligentes dans l’utilisation du net pour faire passer leurs menaces via des vidéos et des communiqués. Et la diffusion récente de menaces à l’encontre des agents de la sécurité et de l’armée fait partie d’une guerre psychologique qui a pour objectif de perturber et semer le chaos chez les agents de la sécurité et de l’armée. Ces terroristes veulent transmettre un message clair sur leur existence, a-t-il précisé.

Les agents de la sécurité et de l’armée devraient être plus vigilants et plus prudents face à ces menaces, et c’est dans ce contexte qu’il faut mettre en place des fortifications militaires autour des points fixes et autour des postes sécuritaires pour anticiper toute menace terroriste. Il faut également assurer une bonne répartition des moyens logistiques et humanitaires dans les différentes régions du pays.

En ce qui concerne la bonne qualité des vidéos diffusée par l’organisation de Daech, véhiculant des images atroces d’actes récents montrant l’exécution de ressortissants étrangers , Ali Zeramdini a déclaré que deux détenus, un libyen et un égyptien, capturés par les forces de l’armée libyenne ont récemment avoué lors des interrogatoires que le mouvement Daech recrute des photographes étrangers pour filmer leurs vidéos. Et d’ajouter que le mouvement terroriste acquiert les équipements nécessaires de la Turquie et un financement du Qatar afin de réaliser les vidéos qui sont de haute qualité.

La dissolution des services techniques est une grande erreur

Répondant à une question sur la difficulté de la localisation de l’endroit des terroristes qui opèrent sur le net, l’expert a affirmé qu’il n’est pas aisé de les repérer, et d’ajouter que la dissolution des services techniques était une grande erreur , affirmant que la lutte contre le terrorisme exige la mise en place d’un système de contrôle intensif sur le net pour pourchasser les groupes terroristes.

A rappeler que les services sécuritaires ont récemment arrêté une fille âgée de 15 ans qui dirigeait des sites de Djihad. De nombreuses cellules terroristes dormantes et opérant sur les réseaux sociaux dans plusieurs régions de la Tunisie ont été également démantelées.

Nadia Ben Tamansourt

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Berceau de l’émancipation de la femme dans le monde musulman autant que celui du Printemps arabe

Berceau de l’émancipation de la femme dans le monde musulman autant que celui du Printemps arabe, la Tunisie ne semble pas être allée au bout de sa logique alors que partout dans le monde, est célébrée, ce 8 mars, la Journée internationale de la femme.

Des avancées, et non des moindres, ont été certes accomplies, mais la condition de la femme en Tunisie a impérativement des progrès à faire dans maints domaines, hypothéquée en cela par un legs qui peine à être congédié et encore par des préjugés qui continuent à avoir la vie dure.

Crédité des suffrages de 1 200 000 femmes lors des dernières élections présidentielles, Béji Caïd Essebsi, ne pouvait pas laisser l’occasion de leur rendre un hommage appuyé autant qu’à toutes les femmes de Tunisie, d’ailleurs, en les félicitant pour le statut qui est devenu le leur aux rebours de celles du monde arabo-musulman qui croulent encore sous le joug de l’inégalité et des violences qui leur sont faites systématiquement et au quotidien. Il a salué les Tunisiennes, lesquelles ont pu enregistrer une très grande avancée sur le chemin de l’égalité et de la conquête de leurs droits, y compris politiques, puisqu’elles occupent huit postes dans le gouvernement actuel, ce qui, faut-il le dire néanmoins, est insuffisant eu égard à leur poids dans la société.

Pour autant, le président de la République ne s’est pas fait faute de dire tout l’étonnement qui l’agite de voir les statistiques indiquer annoncer que 50% des femmes tunisiennes subissent des violences. Il n’en a pas moins appelé à la vigilance et à lutte contre toutes les formes de violences exercées sur la femme tunisienne.

En effet, selon une étude faite par la commission nationale de la femme au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le taux des femmes victimes de violence en Tunisie est de 50%. Lors d’une conférence organisée, samedi, en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT) autour de « la violence faite aux femmes », Najwa Makhlouf, a souligné Najwa Makhlouf, coordinatrice de la commission nationale de la femme ouvrière au sein de l’UGTT, elle a souligné, cependant, qu’au niveau international, le taux des femmes subissant des violences est de 70%, précisant que ces actes touchent essentiellement les femmes âgées de 18 à 64 ans.

Les femmes sont victimes de 4 formes de violences : la violence physique, sexuelle, psychologique et économique, a fait savoir la syndicaliste en révélant que la violence physique est à la première place avec plus de 32% suivi par la violence psychologique avec 28%, la violence sexuelle (15%) et la violence économique (7,1%).

Après le 14 janvier, la violence contre la femme en Tunisie est en hausse, en particulier, la violence économique à l’instar du licenciement abusif et l’interdiction du travail par certains maris, selon Najwa Makhlouf.

Tout en appelant à la nécessité de dénoncer toute forme de violence, la syndicaliste a rappelé que la violence faite aux femmes reste un sujet tabou en Tunisie et qu’une majorité des victimes refusent de témoigner.

A ce propos, Najwa Makhlouf a appelé à l’élaboration d’une loi incriminant la violence contre la femme, invitant, à cette occasion, la société civile à s’impliquer dans des actions de sensibilisation et de lutte contre la violence faite aux femmes.

Violences mais également des droits bafoués. Un appel a été lancé, en ce 8 mars 2015, à la ratification de la convention 183 de l’organisation internationale du travail sur la protection de la maternité en particulier en ce qui concerne les vacances prénatales et l’extension du congé de maternité et à l’inclusion de l’approche genre dans le droit tunisien.

La nécessité a été souligné de permettre au père de bénéficier du congé de paternité, d’accorder la mise en disponibilité pour une durée de deux ans renouvelables deux fois à la femme fonctionnaire pour lui permettre d’élever ses enfants âgés de moins de 6 ans ou atteints d’infirmités outre l’institution d’un régime spécial de travail à mi-temps en bénéficiant des deux tiers du salaire.

L’appel a été lancé par l’association « Moussawat » (égalité) qui a entamé depuis samedi une campagne de sensibilisation aux droits de la femme à l’avenue Habib Bourguiba, pour demander la révision des textes législatifs tunisiens afin qu’ils soient conformes aux dispositions de la nouvelle Constitution.

Il s’agit aussi de protéger les droits économiques, sociaux politiques et culturels de la femme, dont notamment l’égalité des rémunérations et le droit de vote.

Les militantes de l’association « moussawat » ont aussi recommandé l’unification des dispositions relatives au congé de maternité et aux heures d’allaitement dans les secteurs public et privé. « La maternité est une fonction sociale dont l’Etat et la société assument la responsabilité », a précisé l’association recommandant la création de crèches et de jardins d’enfants publics à travers le pays.

Faut-il rappeler que la Constitution tunisienne affirme dans son article 40 que « tout citoyen et toute citoyenne ont le droit au travail dans des conditions décentes et à salaire équitable ». L’article 46, consacré plus particulièrement aux droits des femmes, inscrit dans la Constitution la protection des acquis de la femme, le principe de parité et la lutte contre les violences faites aux femmes en ces termes : « L’Etat s’engage à protéger les droits acquis de la femme, les soutient et œuvre à les améliorer. L’Etat garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assumer les différentes responsabilités et dans tous les domaines. L’Etat œuvre à réaliser la parité entre la femme et l’homme dans les conseils élus. L’Etat prend les mesures nécessaires afin d’éradiquer la violence contre la femme ».

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Depuis plus de 3 ans

Depuis plus de 3 ans, un grand nombre de familles tunisiennes cherchent désespérément des informations détaillées sur les circonstances de la disparition et le destin des leurs. Aucune information ne leur a été communiquée ni de la part du gouvernement tunisien ni de celle du gouvernement italien.

Dans une déclaration à Africanmanager, le président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Abderrahmane Hedhili a affirmé que « il est temps de mettre fin aux inquiétudes des familles des personnes disparues. Chaque jour, nous recevons plusieurs familles qui réclament des informations sur le sort de leurs fils. »,a-t-il dit.

Le président du FTDES a ajouté que « nous avons soutenu les familles des disparus et nous avons menés des efforts en collaboration avec des activistes de la société civile afin de recueillir des informations sur les immigrants clandestins et nous appelons le gouvernement à mettre en place une commission d’enquête sur le sort des immigrants clandestins ».

Cette commission, selon lui, doit mettre l’accent sur le sort des immigrants clandestins et le suivi psychologique et l’encadrement social des familles. Le traitement du dossier des immigrés devrait être une priorité absolue. Ila ajouté que « nous avons constaté que les parties concernées par cette affaire n’ont pas accordé l’intérêt nécessaire à ce dossier ».

Plus de 98 mille tentatives d’émigration clandestine vers l’Italie déjouées en 2014

Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, les unités de la garde côtière ont réussi durant l’année 2014 à déjouer 48 tentatives de migration clandestine vers l’Italie et à arrêter 992 personnes de différentes nationalités africaines. Les unités sécuritaires ont démantelé 412 réseaux de migration clandestine et empêché plus de 98 mille de migrants clandestins de se rendre en Italie et ce entre les années 1998 et 2014.

A noter que près de 54 associations tunisiennes ont organisé mercredi 4 mars 2015 un sit-in devant l’ambassade de Tunisie à Paris ainsi que le consulat, revendiquant la mise en place d’un comité d’investigation indépendant, chargé de trouver des solutions pour les immigrés clandestins tunisiens en France.

Aujourd’hui, il est urgent à décréter le problème de la migration clandestine comme étant une réelle priorité et de donner un signal fort sur la volonté d’apporter des solutions aux différents problèmes socioéconomiques. C’est dans ce contexte que le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration de l’efficience du secteur privé restent aussi parmi les meilleures solutions qui pourraient contribuer efficacement à la promotion de l’emploi des jeunes.

Nadia Ben Tamansourt

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Mercredi

Mercredi, le projet loi relatif au prêt de l’Union Européenne d’un montant de 300 millions d’euros a été adopté par l’Assemblée des Représentants du Peuple avec 133 voix pour, 30 voix contre et 10 abstentions.

Le prêt dont l’accord a été conclu le 8 septembre 2014 dans le cadre d’une assistance macro-financière, sera déboursé en trois tranches, de 100 millions d’euros chacune.

Un diktat politique et économique !

Ce nouveau prêt a été prompt à alimenter la polémique au motif que ce genre de financement européen dicte la nécessité de la mise en place d’un programme de réformes économiques en accord avec le FMI.

Plusieurs députés, notamment ceux du Front populaire et d’autres indépendants l’ont critiqué considérant qu’il s’agit d’« un diktat politique et économique qui va transférer la souveraineté de la Kasbah à Strasbourg et Washington ».

C’est pour cette raison que ces députés ont plaidé pour le recours à d’autres solutions, à travers notamment la lutte contre la contrebande, la réforme du système fiscal, ce qui permettrait, à leurs yeux, de regagner la confiance des investisseurs désirant de s’implanter en Tunisie.

L’expert économique Mohamed Al Jaraya a relevé qu’ « en l’absence de ressources alternatives, la Tunisie qui n’a pas beaucoup de choix, pourrait se tourner vers l’endettement étranger, considéré comme une solution pour combler les failles ».

« C’est raisonnable surtout que les sukuks islamiques restent parmi les solutions incertaines et ce, pour deux raisons principales », a expliqué Al Jaraya à « Africanmanager , expliquant que « le cadre juridique n’est pas encore prêt d’autant que ce genre de financement est tributaire de garanties réelles alors que la Tunisie n’a pas l’habitude d’hypothéquer sa souveraineté pour accéder à semblable prêt».

D’autres crédits dans l’air…

Aussi le problème n’est pas lié à l’endettement, mais a trait à la relance de l’activité économique déjà en berne depuis plusieurs années à cause de la montée de la grogne sociale et des perturbations que connaissent plusieurs secteurs vitaux comme celui du phosphate dont le manque à gagner est estimée à 60%.

Ceci a beaucoup affecté l’économie du pays plus que jamais en mal de mesures d’urgence, d’après l’économiste. Pourtant, les dernières statistiques font état d’une baisse de 23,7% du déficit commercial au cours des deux premiers mois de 2015 (janvier et février) pour atteindre 453,4 millions de dinars, et ce, pour la première fois depuis 1993. Côté inflation, l’indice de prix est reparti à la hausse, atteignant 5,5% en glissement annuel, en janvier 2015, contre 4,8% en décembre 2014 et 5,1% en janvier 2014.

Pour ce faire, Mohamed Al Jaraya juge indispensable que cessent les mouvements de protestation particulièrement dans cette phase où le gouvernement d’Habib Essid s’échine à élaborer son approche pour les 100 jours. « Certains mouvements ont les contours d’un bras de fer engagé contre l’équipe ministérielle qui n’a pas pris assez de temps pour dévoiler sa nouvelle vision », a-t-il noté appelant tous les acteurs à se remettre au travail pour pouvoir dépasser cette étape.

De même, il a exigé l’accélération du rythme nécessaire à la relance des projets bloqués dans plusieurs régions pour des raisons foncières et politiques et surtout l’adoption du code des investissements.

Des mesures jugées nécessaires pour pouvoir sortir de l’ornière, sinon la sortie de la Tunisie sur le marché international sera différée. Mohamed Al Jaraya a estimé que la Tunisie aura encore besoin de s’endetter d’ici 2017 et le taux de l’endettement se situerait par conséquent aux environs de 56 ou de 57%.

Wiem Thebti

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La capacité d’accueil des prisons en Tunisie est dépassée de 150%. C’est ce qui ressort d’un rapport du bureau de l’ONU en Tunisie. Selon le même rapport

La capacité d’accueil des prisons en Tunisie est dépassée de 150%. C’est ce qui ressort d’un rapport du bureau de l’ONU en Tunisie. Selon le même rapport, toutes les prisons tunisiennes vivent cette situation de surpopulation à l’instar de celles de Messaadine, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Gafsa, Sfax, affirmant que la chambre 8 de prison Houareb accueille héberge par exemple 125 détenus alors qu’elle est faite pour en accueillir seulement 50.

De nombreuses associations et organisations concernées par les droits de l’homme ont dénoncé la situation des prisons tunisiennes et ont appelé à la mise en place d’une nouvelle stratégie visant l’amélioration des lieux de détention.

Des prisonniers sont victimes des harcèlements sexuels

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Balkis Mechri, vice-présidente de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) et militante féministe, nous a affirmé que les conditions dans les prisons tunisiennes sont déplorables. « Avant la Révolution et même après, nous suivons de près la situation des prisonniers .Nous avons demandé à de nombreuses reprises à effectuer des visites inopinées pour détecter la situation réelle des prisons mais nos demandes ont été très souvent ignorées. Cependant, lors de nos visites, nous avons constaté que les prisons tunisiennes sont caractérisées par la surpopulation, la violence, la propagation des maladies de la peau, de la gale, des poux et même de violences sexuelles…C’est la situation dans laquelle vivent les prisonniers en Tunisie ». a-t-elle affirmé.

La vice-présidente de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a lancé un appel de détresse pour améliorer les conditions des prisons tunisiennes et mettre fin aux dépassements commis par certains agents pénitentiaires à l’égard des détenus.

« Il est important d’améliorer les conditions de vie dans les lieux de détention et de mettre fin aux quelques dépassements enregistrés par certains agents de prisons à l’égard des prisonniers.

Aussi bien un certain nombre d’agressions ont été enregistrées à l’égard de quelques agents, a-t-elle cependant souligné.

De nouvelles prisons seront bientôt construites

Le ministre de la Justice, Mohamed Saleh Ben Aissa, a récemment affirmé que de nouvelles prisons seront construites pour faire face à la surpopulation carcérale dans les prisons tunisiennes.

Pour sa part, le secrétaire général des prisons et de la rééducation, Saber Khefifi, a expliqué qu’un plan de 5 ans (2015 – 2019) a été mis en place pour dresser l’état des lieux des prisons en Tunisie. « Le problème majeur des prisons réside dans la surpopulation carcérale eu égard à leur potentiel modeste», a-t-il précisé.

Nadia Ben Tamansourt

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Visiblement

Visiblement, la corruption a la vie dure en Tunisie. Elle fait même florès, nourrie en cela par le délitement général enfanté par la Révolution au point de venir un sport national, avec cette singularité qu’elle est de moins en mois regardée comme un tabou et traitée pareillement. On en parle plus et en abondance depuis le 14 janvier 2011, mais on l’accepte autant sous ses formes multiples alors que les auteurs ne s’embarrassent point de développer sans cesse de nouvelles manières de corrompre et de couvrir leurs traces.

Il est courant de distinguer entre « grande » et « petite » corruption (aussi appelée « administrative »). Typiquement la grande corruption se déroule aux plus niveaux de la fonction publique et au niveau de la direction des entreprises là où les politiques et règlements sont élaborés et où les décisions concernant des sommes d’argent élevées sont prises. La petite corruption ou corruption administrative est aussi une corruption quotidienne qui a lieu au niveau de la mise en œuvre des politiques publiques, là où les fonctionnaires rencontrent les usagers. Il s’agit alors de corruption (pots-de-vin) liée aux lois, réglementation en place ou encore d’abus de pouvoir rencontrés au quotidien comme par exemple quand l’agent de circulation demande paiements aux chauffeurs de taxi pour les laisser en paix. Les sommes en jeu dans ce type d’échange sont souvent modestes mais en raison du caractère endémique de cette petite corruption, on atteint des sommes totales élevées comparables à celles de la grande corruption, qui pèsent sur le bon fonctionnement des services publics.

Ce qui devrait être un service public n’est alors plus qu’une simple transaction commerciale. Elle met également à mal la volonté publique de s’attaquer à la corruption de grande échelle. Il s’avère plus que nécessaire de mettre un terme à la petite corruption.

Il apparaît clairement que ce qui influence le plus la petite corruption, c’est indéniablement le salaire des travailleurs concernés. Lorsque le salaire ne permet pas de répondre aux nécessités de la vie, ou qu’il est significativement inférieur à celui d’autres personnes ayant les mêmes qualifications, la corruption permet alors d’arrondir les fins de mois. Des études menées dans maints pays indiquent qu’il existe une corrélation entre un salaire inadapté dans le secteur public et la petite corruption.

La Tunisie vient d’en livrer la sienne par le biais de l’Association tunisienne des contrôleurs publics (ATCP), en collaboration avec le bureau d’études « EMRHOD Consulting », et elle nous apprend que la petite corruption a causé des pertes estimées à 450 millions de dinars en 2013, en Tunisie, autant que pour réaliser 50 kilomètres d’autoroutes, selon les auteurs de l’étude.

Ce phénomène, qui trouve son origine dans la bureaucratie excessive, est défini par les Tunisiens interrogés dans le cadre de cette étude, comme étant tout acte de paiement d’argent pour un service et aussi les pots-de-vin, le népotisme, le favoritisme, le régionalisme, les faveurs, l’échange de services rendus, les cadeaux… Malgré les dispositifs de gouvernance et de lutte contre la corruption mis en place après la révolution, 77% des Tunisiens estiment que le phénomène de la corruption n’a cessé d’augmenter durant les dernières années et 89% d’entre eux considèrent que l’absence de volonté politique est l’une des causes de sa prolifération.

81% des Tunisiens considèrent que la faiblesse des structures de contrôle est aussi l’une des principales causes de la corruption.

Le fait est que ce fléau , car c’en est un, contribue à l’accroissement des inégalités et de la pauvreté, relève l’étude, qui fait ressortir que 27% des Tunisiens ont payé des pot-de-vin, dans la plupart des cas pour accélérer les procédures administratives, bénéficier d’un avantage dont ils n’ont pas droit, échapper à une sanction ou alléger un impôt.

Ce chiffre est suffisamment élevé pour déclencher la sonnette d’alarme selon l’ONG « Transparency international » qui considère que la situation nécessite un effort sérieux pour réagir, identifier les causes et surtout élaborer une stratégie nationale de lutte contre la corruption. « Cette stratégie nationale doit reposer sur des études scientifiques en plus des études d’exploration et de perception de la petite corruption comme celle de l’ATCP », a déclaré Charfeddine Yaâcoubi, président de l’association.

L’étude dévoile que 75% des Tunisiens pensent que la petite corruption est à l’origine de la criminalité et du terrorisme et 74% d’entre eux reconnaissent qu’elle affecte le pouvoir d’achat du citoyen, 43% des enquêtés trouvent qu’elle est nécessaire pour arranger certaines transactions et 39% vont jusqu’à la qualifier d' »habitude ». « Ceci est très dangereux et révèle un problème sociétal assez sérieux, dénotant d’une certaine schizophrénie dans la relation quotidienne du tunisien avec le phénomène », ont fait remarquer les présentateurs de l’étude et membres du bureau exécutif de l’ATCP.

Les résultats de l’étude montrent une certaine acceptation globale de l’acte, bien que le tunisien perçoive la corruption comme une forme de décadence morale qui déroge aux principes de la religion, Cette attitude de non refus catégorique de la corruption est aussi perceptible à travers la réaction des Tunisiens à ces pratiques.

84% des personnes questionnées n’ont pas dénoncé des actes de corruption alors que 91% des Tunisiens estiment qu’il faut dénoncer les pratiques de corruption pour lutter contre ce phénomène.

Paradoxalement, 87% des Tunisiens ont dit que leurs voix ne sont pas entendues lorsqu’ils dénoncent la corruption.

Ceci est révélateur d’un manque de confiance du tunisien en les institutions de l’Etat. « Si l’Etat opte vraiment pour une stratégie anti- corruption efficace et efficiente, il est nécessaire de cibler l’environnement de gouvernance avant de s’attaquer directement aux comportements corrompus », recommande l’étude.

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La nouvelle stratégie de l’organisation terroriste Daech consiste à recruter des femmes facilement manipulables

La nouvelle stratégie de l’organisation terroriste Daech consiste à recruter des femmes facilement manipulables, qui, après le processus d’endoctrinement, finissaient par intégrer ce groupe terroriste .Ces femmes sont utilisées pour fournir des aides logistiques aux terroristes retranchés sur les hauteurs afin de mener des opérations terroristes contre les forces de sécurité et de l’armée.

Selon des informations citant des sources sécuritaires, près de 300 jeunes filles tunisiennes ont rejoint les rangs des groupes terroristes. Agées entre 20 ans et 30 ans, ces jeunes filles ont été victimes d’un lavage de cerveau mené par leurs époux ou par les groupes terroristes tunisiens auxquels elles appartiennent.

Dans une déclaration à Africanmanager, l‏’expert en sécurité stratégique, Ali Zeramdini a affirmé que « l’élément féminin n’a été jamais absent et ne le sera pas. Les femmes djihadistes demeurent un élément important du point de vue logistique et psychologique. Les terroristes qui sont isolés dans les monts et qui vivent dans des conditions difficiles ont besoin de femmes dans leurs mouvements et dans leurs opérations terroristes. Ces femmes sont manipulées et recrutées par des groupes terroristes via Internet et les réseaux sociaux »a-t-il affirmé.

Sur un autre volet, l’expert a ajouté que « la prolifération du phénomène d’incitation des femmes au Jihad, s’explique essentiellement par la dégradation du milieu familial, les tensions et la précarité des programmes éducatifs. C’est dans ce contexte qu’il a lancé un appel à la société civile et aux institutions publiques afin de lancer des programmes de sensibilisation visant la lutte contre l’envoi et l’incitation des femmes à partir pour le Jihad ».

A rappeler que cinq filles liées à la Katiba d’Oqba Ibn Nadaa et âgées de 25 ans sont impliquées dans l’opération terroriste de Boulaaba qui a causé le décès de quatre martyrs de la Garde nationale. Deux d’entre elles ont été associées à la commission d’une opération terroriste contre les agents de la Garde nationale et les trois autres ont fourni des aides logistiques aux groupes terroristes.

Agée de 15 ans, elle dirige des sites djihadistes

Le rôle des jeunes filles et des mineures ne concerne pas la surveillance des personnes ciblées, mais aussi l’administration de sites spécialisés dans le Djihad. C’est ce qu’a rapporté « Akher Khaber » dans son édition de ce mardi.

D’ailleurs, une fille de 15 ans appartient à la cellule terroriste arrêtée récemment qui a planifié le projet d’attaque du ministère de l’intérieur.

La même source a ajouté que la fille en question était parmi les responsables de l’aile informatique de Katibet Ibn Nafaa retranchée à Djebel Chaambi.

Nadia Ben Tamansourt

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Dans une interview accordée au quotidien arabophone basé à Londres

Dans une interview accordée au quotidien arabophone basé à Londres, « Al Charq Al Awsat », le porte-parole du ministère de l’Intérieur(MI) Mohamed Ali Aroui a passé en revue la situation sécuritaire en Tunisie, les efforts menés par l’institution sécuritaire et militaire en matière de la lutte contre le terrorisme.

Le porte-parole du MI a déclaré que le nombre de djihadistes Tunisiens qui combattent ailleurs est de l’ordre de 1200 personnes, ajoutant que près de 700 djihadistes ont été tués lors des affrontements. Et d’ajouter que les menaces terroristes existent encore en Tunisie malgré le succès remarquable réalisé par les forces de sécurité et de l’armée, affirmant à ce propos que plusieurs opérations terroristes qui menaçaient la sécurité du pays ont été déjouées.

Sur un autre volet, le porte-parole du Mi a ajouté que la Tunisie mène deux grandes guerres, la première concerne les régions montagneuse (Kef, Jendouba, Kasserine) et la seconde dans les zones urbaines, qui selon lui, sont minées par de cellules terroristes dormantes, qui demeurent une vraie menace pour la Tunisie, car ces cellules sont acquises aux idées à vocation terroristes.

9 mille Tunisiens suspects de terrorismes sont sous contrôle

S’agissant des personnes qui ont été empêchées de partir pour le Jihad en Syrie, Mohamed Ali Aroui a précisé que 9 mille Tunisiens suspects sont toujours contrôlés et près de 500 autres et qui sont de retour de Syrie sont aussi sous contrôle mené par les services concernés par la lutte contre le terrorisme.

Le porte-parole du MI a ajouté que les personnes qui sont de retour de Syrie sont des « bombes à retardement » qui peuvent exploser à tout moment , car ils représentent un vrai danger non seulement pour la Tunisie mais pour les pays voisins, affirmant à ce propos que la lutte contre le terrorisme est une affaire globale et qui nécessite une collaboration commune afin d’éradiquer ce phénomène jugé étranger au pays.

Entre 80 et 100 terroristes retranchés sur les monts de Kasserine, Jendouba et du Kef

Dans le même contexte, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a indiqué au journal Al Sabah, samedi 28 Février 2015, que le nombre des groupes terroristes retranchés dans les régions montagneuses situées dans les gouvernorats de Kasserine, Jendouba et du Kef, seraient de l’ordre de 80 à 100 individus.

Il a affirmé que ces groupes sont de différentes nationalités, et comptent dans leurs rangs des leaders et Émirs qui sont recherchés par les autorités en Tunisie aussi bien qu’en Algérie.

Nadia Ben Tamansourt

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Plus que deux semaines pour les soldes d’hiver ont débuté depuis le 30 janvier 2015 et se poursuivront jusqu’au 17 mars courant . Les deux semaines qui restent s’ajouteront à celles passées où la course aux bonnes affaires était ouverte. En parcourant quelques grandes boutiques

Plus que deux semaines pour les soldes d’hiver ont débuté depuis le 30 janvier 2015 et se poursuivront jusqu’au 17 mars courant . Les deux semaines qui restent s’ajouteront à celles passées où la course aux bonnes affaires était ouverte. En parcourant quelques grandes boutiques, Africanmanager a constaté que les produits exposés dans certains magasins sis à l’Ariana peinent à trouver des acheteurs.

Dans de nombreuses boutiques, où les taux de réduction de prix affichés par les commerçants varient entre 30% et 50%, les personnes que nous avons rencontrées et interrogées, ont exprimé leur mécontentement face à la hausse de plusieurs articles exposés (des chaussures, des sacs à main, des accessoires ….).

Maram , une jeune fille nous a déclaré : « J’ai entamé les préparatifs pour mon mariage cet été et je n’arrive pas à acheter les articles que j’ai programmés car les prix de vente de plusieurs produits restent toujours élevés . Je ne suis pas satisfaite pour cette saison », ajoute-t-elle.

Egalement rencontrée, une femme nous a indiqué que « chaque année, c’est le même scénario qui se reproduit : les commerçants profitent de la saison des soldes pour faire écouler des articles anciens et de mauvaise qualité comme, par exemple, les chaussures. Je me suis rendue compte que les chaussures que j’ai achetées depuis quelques jours ne sont pas de bonne qualité», a-t-elle affirmé amèrement.

Un autre client nous a affirmé : «On retrouve quelques vêtements soldés mais d’autres ne le sont pas, sous prétexte qu’ils font partie de la « nouvelle collection ».

Contrairement à ce qui a été dit, Rym, une fonctionnaire, précise qu’il ya des offres spéciales et des remises supplémentaires dans de nombreux magasins de toute la ville. «J’ai repéré une très belle robe il y a quelques semaines. Je suis revenue spécialement pour l’acheter. Les prix sont très intéressants, alors le chemin à faire est plus long que prévu, c’est le seul problème », dit-t-elle avec une pointe de dérision.

Certains commerçants interrogés par Africanmanager, sont plus au moins satisfaits de leurs ventes pour cette saison. «Nous comptons beaucoup sur cette période pour booster nos affaires. Et d’après les premières estimations, les choses vont dans le bon sens…», raconte un vendeur de chaussures.

Plus de 2200 boutiques participent aux soldes d’hiver

Selon les données communiquées par le ministère du Commerce, plus de 2200 boutiques participent aux soldes d’hiver. A noter qu’afin de faire face aux dépassements, les services de la direction de la concurrence et des enquêtes économiques ont mis en place une batterie de mesures pour vérifier la véracité des réductions pratiquées par les commerçants.

Ces mêmes services ont relevé du début des soldes, le 30 janvier 2015, jusqu’à fin février 2015, quelque 189 infractions.

Ces infractions ont été relevées lors de 1183 visites d’inspection effectuées. Elles concernent « la baisse des prix sans déclaration préalable » (55), « des ventes promotionnelles illégales » (38), « le non affichage des prix (33) et des soldes illégaux » (31).

27 infractions ont été également enregistrées pour absence de factures et deux autres relatives respectivement à la publicité mensongère et l’absence du double affichage (ancien et nouveau prix).

Le ministère du Commerce a accordé, cette année, 1625 autorisations de participation aux soldes d’hiver pour 2223 points de vente dont 70 boutiques de prêt-à-porter et 19 pour la vente de chaussures, et les soldes intéressent aussi bien la capitale Tunis que les villes de l’intérieur.

Nadia Ben Tamansourt

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Les biens des Ben Ali

Les biens des Ben Ali, c’est des sociétés, des comptes bancaires, de l’immobilier, des voitures, des yachts et autres babioles. En faire maintenant l’inventaire supposerait qu’on le sache à la date du 13 mars 2011, lorsque la confiscation leur a tout emporté. Officiellement, c’est 272 Sarl, 106 SA, 25 Suarl (sociétés unipersonnelles) et 285 titres fonciers. On ne trouve rien, sur ces listes officielles des biens confisqués publiés sur le site Internet du ministère des Finances, à propos des comptes bancaires, des voitures, des chevaux et des bateaux.

Jusqu’ici aussi, la commission de confiscation qui dépend du ministère des Domaines de l’Etat, refuse d’en parler avec franchise et complète transparence et n’a publié aucun rapport sur son activité. Jusqu’ici encore, la commission de gestion des biens confisqués, dépendant, elle, du ministère des Finances, travaille dans un mutisme et une opacité tout aussi incompréhensibles que pour l’autre commission.

– Le cas de l’avion A340 et de BBJ

A quelques exceptions près, la grande majorité de ces biens reste invendue, comme frappée par une malédiction. Des entreprises et d’autres biens du clan, comme les chalutiers, ne trouvent pas acheteurs, car désormais déchus des privilèges qui en faisaient des biens vendables et profitables. Nombre d’autres entreprises de membres du clan Ben Ali, restent depuis 2011 dirigés par des administrateurs judiciaires et ne rapportent plus d’argent.

Le cas le plus maudit de ces anciens biens de Ben Ali, c’est cet avion Airbus A340 acheté par Tunisair et mis à la disposition de l’ancien chef de l’Etat tunisien. Cet appareil avait été acheté et relooké pour l’équivalent de 310 MDT. Depuis 2010, cet imposant avion présidentiel est en parking dans la ville de Bordeaux. Dès septembre 2011, l’avion A340 était déjà annoncé vendu pour quelque 200 MUSD à un homme d’affaires étranger. Depuis, les informations se sont succédé pour alterner ventes et méventes. Entretemps, Tunisair n’a pas cessé de payer des frais de parking et de maintenance. Selon certaines informations, la compagnie aurait jusqu’ici dépensé 6 MDT. Entretemps aussi, la valeur de l’appareil abord duquel Ben Ali n’aurait fait qu’un vol de test, se déprécie de manière continue. D’après un intermédiaire tunisien sur le marché aéronautique, la dernière offre qu’aurait reçue Tunisair ne dépasserait pas les 110 MUSD. Une dernière information faisant état de la vente de l’avion A340 à un particulier privé saoudien, a été formellement démentie par Tunisair.

Mais il n’y avait pas que cet Airbus présidentiel. Il y a aussi cet autre Boeing présidentiel affectueusement appelé le BBJ. Tout comme l’autre, il n’a jamais pu avoir d’acheteur même si quelques uns se seraient présentés, comme cet ancien président africain qui voulait l’acheter pour sa fille. Pour l’un comme l’autre, aucun des gouvernements successifs n’avait voulu prendre la responsabilité d’accepter les trois ou quatre offres parvenues à Tunisair.

– Le cas des voitures de Ben Ali

Il est pourtant clair que la compagnie perdra de l’argent. Il est tout aussi clair que cette vente n’obéira pas aux règles voulues de la «transparence», mais devra même se faire dans le secret des négociations entre 4 yeux. Pour l’instant, les fuites et les médias n’aident pas à cela. Il est pourtant facile, pour Tunisair qui cherche des gros porteurs pour développer le long-courrier et le transport de marchandises, de dépenser 20 MDT, pour que l’A 340 reprenne les allures d’un avion de transport de voyageurs.

L’autre lot maudit des biens de Ben Ali est constitué par la cinquantaine de voitures, des plus grandes aux marques les plus anodines. On ne connaît pas leur valeur exacte. On ne connaît pas non plus leur coût de maintenance. On sait seulement qu’elles ont été confiées à une personne pour en faire vrombir les moteurs de temps à autre et qui a dû parfois faire appel à des techniciens étrangers pour la maintenance. On ne sait pourtant pas si les luxueuses voitures ont peu être vendues et à combien. Et pourtant, cet énorme parc de voitures consomme toujours des deniers publics et parfois même en devises. Le ministère des Finances aurait pourtant pu mettre ces luxueuses voitures à la disposition des présidents, de la République et du Gouvernement, surtout pour leurs invités. Le ministère des Finances aurait aussi pu mettre nombre d’autres voitures à la disposition d’autres ministères. Cela aurait coûté moins pour le budget de l’Etat. Cela conjurera aussi, peut-être, la malédiction !

Ka Bou

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Bien qu’elle soit une des revendications de la Révolution tunisienne

Bien qu’elle soit une des revendications de la Révolution tunisienne, le développement régional se trouve encore au pied de mur dans plusieurs gouvernorats à l’instar du Kef, Tozeur, Bizerte et Zaghouan. Plusieurs régions de développement régional souffrent, aujourd’hui, de plusieurs insuffisances notamment en l’absence de projets d’investissements. Les chiffres rendus publics par l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’innovation (APII) et relatifs au mois de janvier 2015, témoignent de cet état de fait. Selon ces chiffres, le mois de janvier 2015 a été caractérisé par une baisse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 34,9% avec 63,1 MD contre 69,9 MD en 2014. La part de ces zones dans l’investissement dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 55,6% à 38,5% seulement en 2015.

La diminution ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au recul de l’investissement au gouvernorat du Kef mais aussi dans les délégations de développement régional du gouvernorat de Bizerte, Tozeur et Zaghouan.

Contrairement à ces régions, d’autres gouvernorats ont enregistré une évolution des investissements déclarés à l’instar de Siliana, Kasserine et Kairouan.

D’une manière générale, durant le mois de janvier 2015, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 163,6 MD, contre 174,2 MD en janvier 2014, enregistrant ainsi une baisse de 6,1%. Le nombre de projets déclarés a atteint 294 au cours du mois de janvier 2015 contre 322 en janvier 2014, soit une baisse de 8,7%. Ces projets permettront la création de 4631 postes d’emplois, contre 5381 postes d’emplois en 2014, soit une diminution de 13,9%. Ainsi, les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD, ont enregistré une baisse de 36,9% passant de 74,8 MD au cours du mois de janvier 2014 à 47,2 MD en janvier 2015.

Le secteur des industries du textile et de l’habillement a enregistré une augmentation de 220% en janvier 2015 avec des investissements déclarés de 24 MD.

Le secteur des industries agroalimentaires a affiché un taux d’accroissement positif de 73,1% avec des investissements déclarés de 64,4 MD en janvier 2015 contre 37,2 MD en janvier 2014.

En contre partie, le reste des secteurs ont enregistré des résultats négatifs durant le mois de janvier 2015, à savoir : le secteur des industries diverses ,le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre, le secteur des industries mécaniques, des industries du cuir et de la chaussure, des industries chimiques.

Les investissements déclarés dans le cadre des projets de création sont passés de 122,6 MD, lors du mois de janvier 2014 à 112.0 MD durant le mois de janvier 2015, enregistrant ainsi une baisse de 8,6%. Le nombre de ce type de projets a augmenté de 0,4% en passant de 236 durant le mois de janvier 2014 à 237 en janvier 2015, et les emplois à créer ont progressé de 2,9% avec 3513 postes d’emplois contre 3413 durant le mois de janvier 2014.

Les investissements déclarés dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel,…) ont atteint 51,6 MD, soit le même volume enregistré lors du mois de janvier 2014. Le nombre de ces projets a baissé de 33,7%, en passant de 86 durant le mois de janvier 2014 à 57 en janvier 2015, et les emplois y afférents ont diminué de 43,2% avec 1118 postes d’emplois contre 1968 durant le mois de janvier 2014.

Les investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices ont, en revanche, enregistré une baisse de 46,7% passant de 53,3 MD à 28,4 MD durant le mois de janvier 2015. Les industries dont la production est orientée vers le marché local ont enregistré une hausse de 11,8% passant de 120,9 MD à 135,2 MD en janvier 2015.

Kh.T

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L’instance supérieure de la fonction publique relevant de la présidence du gouvernement s’apprête à édicter une note circulaire à l’adresse des administrations tunisiennes où sera décrété comme interdit l’accès aux réseaux sociaux à l’instar de Facebook

L’instance supérieure de la fonction publique relevant de la présidence du gouvernement s’apprête à édicter une note circulaire à l’adresse des administrations tunisiennes où sera décrété comme interdit l’accès aux réseaux sociaux à l’instar de Facebook, Twitter et Youtube, ainsi qu’aux sites pornographiques. Une mesure qui , dès qu’elle a été ébruitée, a déclenché une polémique chez les fonctionnaires dont beaucoup se disent inquiets de cette décision qu’ils jugent « arbitraire » en tout cas peu susceptible d’améliorer le rendement au sein de la fonction publique et les entreprises et établissements publics.

Le problème est plus complexe…

L’interdiction de l’accès aux réseaux sociaux ne semble pas trouver grâce aux yeux de plusieurs experts en économie qui ne voient « aucune liaison directe entre le rendement des fonctionnaires et la navigation sur le net ». « L’accès aux réseaux ne justifie pas à lui seul, la détérioration de productivité des fonctionnaires dans le secteur public», a dit Moez Joudi, expert en économie précisant que « les causes sont multiples et tiennent au cadre ambiant général du pays ainsi qu’à l’activité économique marquée également par la faiblesse du rythme de la croissance ».

Faut-il rappeler que la Tunisie a enregistré, en 2014, un taux de croissance de 2,3%, contre 2,4% en 2013, soit une baisse de 0,1 point, comme l’a annoncé l’Institut National de la Statistique (INS) sur son site électronique, et confirmé la Banque centrale de la Tunisie .

Ce taux ne permettrait pas, selon certains économistes, la résolution du problème du chômage, l’impulsion du rythme de l’investissement privé et la mobilisation des investissements étrangers.

Outre cet argument, le fonctionnaire est devenu « inamovible » du fait du soutien mécanique que lui apportent les syndicats qui l’encouragent à débrayer et à arrêter le travail jusqu’à la réalisation des revendications sociales. Or, cette démarche, selon les économistes, ne pourrait qu’affecter l’activité économique, déjà en berne.

Le fonctionnaire tunisien ne travaille que 8 minutes par jour

Ces mouvements conçus et mis en œuvre pour appuyer des demandes sociales et professionnelles ne peuvent qu’entacher le rendement des agents. La récente étude élaborée par l’association tunisienne de lutte contre la corruption le confirme. En effet, conclut-elle, le fonctionnaire tunisien ne travaille que 8 minutes par jour.

Ladite étude a également précisé que le pourcentage d’absentéisme dans les institutions publiques tunisiennes a augmenté durant les dernières années de 60%. Par ailleurs, 80% des fonctionnaires sont présents légalement (ayant fait le pointage) mais, en réalité, ils sont absent physiquement.

Assurer un environnement propice pour produire plus….

Pour Fethi Nouri, expert en économie, l’important aujourd’hui est d’assurer un climat favorable pour que les cadres et les fonctionnaires de manière générale puissent travailler et assurer un rendement de qualité.

« La révolution numérique était mal comprise en Tunisie », a relevé Nouri à « Africanmanager » avant de relever que « l’on n’a pas pu s’adapter aux changements brusques. Ceci pourrait expliquer déjà la concentration de certains fonctionnaires sur quelques sites et jeux comme Candy Crash alors qu’ils sont censés travailler »

Il a dans ce cadre estimé qu’il est logique d’interdire l’accès des fonctionnaires aux réseaux sociaux pendant les heures de travail, appelant toutefois à la nécessité de fournir un environnement interne et externe adéquat et performant pour que la production reprenne son rythme habituel.

Wiem Thebti

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« 2015 s’annonce très prometteuse pour la BERD en Tunisie ». C’est ce qu’a annoncé la représentante de la banque précisant qu’elle sera l’année de l’élaboration de la première stratégie entre le gouvernement et ladite institution. ...

« 2015 s’annonce très prometteuse pour la BERD en Tunisie ». C’est ce qu’a annoncé la représentante de la banque précisant qu’elle sera l’année de l’élaboration de la première stratégie entre le gouvernement et ladite institution.

La responsable a indiqué lors d’une rencontre consacrée à la présentation des produits de la BERD pour les opérateurs du secteur privé, que cette stratégie vise à mieux s’adapter aux attentes du gouvernement tunisien.

Une stratégie pour laquelle plusieurs visites demeurent nécessaires surtout avec l’intérêt exprimé par les actionnaires de cette banque à relever ce challenge. « Des consultations seront programmées et on est prêt à soutenir les entrepreneurs », a assuré la représentante précisant que cette démarche vient consacrer l’engageant de la BERD à promouvoir le secteur privé.

Ceci serait certainement réalisable, a-t-elle assuré en s’appuyant sur le plan qui sera mis en place par l’équipe ministérielle d’Habib Essid et l’aide fournie par la banque afin de relever ce défi. Mission est possible puisque la Berd prévoit d’octroyer des nouveaux financements. Faut-il rappeler que cette institution a financé depuis le lancement de ses activités en Tunisie, en septembre 2012, quelque 20 projets, mobilisant une enveloppe de 210 millions d’euros (environ 460 millions de dinars). 41% de ces financements sont allés aux PME, à travers des institutions financières.

La Tunisie a besoin du nouveau partenariat

Cette volonté de développer le secteur privé est fortement saluée par la centrale patronale par la voix de sa présidente Wided Bouchamaoui qui n’a pas manqué d’assurer que la Tunisie nouvelle a plus que jamais besoin de ce genre du partenariat pour réussir à dépasser une conjoncture marquée par une multiplicité des défis sans oublier la montée de la grogne sociale dans certains secteurs stratégiques.

Ce partenariat est donc stratégique afin d’assurer la stabilité du pays, mais aussi satisfaire les demandes de notre peuple. Bouchamaoui a dans ce contexte affirmé que « nous nous efforçons à créer cette nouvelle Tunisie qui bénéficie déjà de plusieurs amitiés. Ceci passerait par une meilleure collaboration avec les partenaires particulièrement avec la BERD».

D’après Bouchamaoui, cette collaboration est importante, mais elle reste insuffisante pour améliorer le climat des affaires en Tunisie. Une démarche qui reste tributaire de la remise au travail de tous les acteurs pour qu’on puisse à la hauteur de ces défis, selon la présidente de la centrale patronale.

Plusieurs produits au profit des PMEs tunisiennes

La BERD associée à plus 18 mille projets en s’appuyant sur 6000 consultants et 3000 experts métiers dans l’accompagnement stratégique, offre donc une gamme de produits afin d’assurer une meilleure assistance aux PMEs tunisiennes.

Ces produits concernent en premier lieu le conseil local, une activité qui s’adresse aux moyennes entreprises alors que la deuxième activité touche la mobilisation d’expertise internationale. Il s’agit d’experts du métier qui maîtrisent l’activité et se mobilisent en faveur des entreprises pour une période bien définie de 10 au 18 mois pour réaliser le développement. Les domaines d’intervention sont l’industrie, les services et le commerce

Un autre volet important consiste à appuyer les structures professionnelles. « Notre volonté est de soutenir ces structures à se viabiliser pour avoir une gestion permanente. C’est pour cette raison qu’on a consacré une enveloppe variant entre 20 à 25 mille d’euros pour encourager ces structures professionnelles », a assuré dans ce processus Anis Fahem, banquier au sein de la Berd.

Démarche appuyée par un protocole d’accord entre la BERD et l’UTICA

Pour mieux réaliser cet objectif, un protocole d’accord a été signé entre cette banque et l’UTICA pour développer leur coopération en Tunisie.

Ces deux structures prévoient d’intensifier leur coopération dans le but de développer les activités d’assistance technique et de financement de la BERD en faveur du secteur privé tunisien.

Certaines structures de l’UTICA seront appuyées par la BERD grâce à l’assistance technique et au renforcement des capacités. En outre, les deux parties mèneront des actions conjointes de promotion et de visibilité et échangeront des informations et des expériences, notamment en termes de dialogue avec les pouvoirs publics en Tunisie.

Wiem Thebti

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« La démocratie s’installe mais la dynamique de réforme économique n’est pas encore au rendez-vous. L’achèvement de la période de transition et la formation du nouveau gouvernement s’ouvrent sur un mur de défis à relever

« La démocratie s’installe mais la dynamique de réforme économique n’est pas encore au rendez-vous. L’achèvement de la période de transition et la formation du nouveau gouvernement s’ouvrent sur un mur de défis à relever, au premier rang desquels l’assainissement des finances publiques et le contrôle du dérapage alarmant du solde courant (8.9% du PIB en 2014) dans un contexte social miné par des revendications salariales démesurées », c’est ce qu’a indiqué Moez Labidi, universitaire et conseiller économique auprès de Mac sa.

Selon ses déclarations, les inquiétudes ne sont plus aujourd’hui d’ordre monétaire et la BCT a réussi à ramener la composante monétaire de l’inflation au bercail. Un net recul du taux d’inflation se confirme, 5% en décembre 2014, contre 6% en juillet de la même année. « Une progression modérée de la masse monétaire », explique Moez Labidi, avant de souligner que l’effondrement des prix du pétrole de plus de 50%, et la modération salariale au niveau du budget 2015, renforcent les pressions baissières sur l’inflation. Cependant, la prudence reste de mise surtout avec la forte dépréciation du dinar par rapport au billet vert et le risque d’inflation importée qui en résulte, selon ses dires.

Du côté du marché monétaire, il a indiqué que c’est plutôt l’accalmie qui prime. Les injections de liquidités orchestrées quotidiennement par l’Institut d’émission ont été ramenées à 3.418 milliards de dinars, en moyenne quotidienne, contre 4.352 mds de dinars en décembre 2014.

Il a affirmé, dans le même ordre d’idées qu’en somme, la bataille contre l’inflation ne se loge plus du côté de la Banque centrale mais plutôt sur la table du gouvernement. Elle est aujourd’hui du ressort du ministère du Commerce qui devrait imposer l’ordre dans les circuits de distributions, et du ministère de l’Intérieur qui devrait réussir le contrôle des frontières, et surtout du Premier ministère qui devrait concocter un vrai pacte social (qui n’exclut aucun syndicat et aucune organisation patronale) garantissant l’indexation de la hausse des salaires sur des critères de productivité, -t-il dit.

Le déficit énergétique devient aussi, selon lui, très alarmant (26.7% du déficit de 2014 contre 5 .8% de celui de 2010). « Fort heureusement, la chute des prix du pétrole pourrait atténuer un tel dérapage », a-t-il expliqué, précisant, toutefois, que c’est l’effort d’exportation qui explique plus le gouffre.

Selon ses déclarations, sur le front des paiements extérieurs, les ratios d’endettement méritent plus d’attention surtout que la croissance reste molle. « Avec l’avalanche des capitaux étrangers, dernier en date l’emprunt de un milliard de dollars sur le marché international, les indicateurs du stock des réserves de change perdent leur crédibilité pour évaluer la conjoncture économique. Seul, le chiffre du déficit courant reste le meilleur baromètre de la situation économique », a déclaré Moez Labidi, expliquant, cependant, que le taux de 5.75%, sur le dernier emprunt obligataire de 10 ans répond aux exigences du marché international pour les émissions de même maturité, et reste cohérent avec les fondamentaux d’une économie plombée dans la catégorie « Speculative grade » par les géants de la notation financière.

Il a, à ce propos, indiqué qu’il n’y avait aucune urgence pour sortir dans la précipitation, avant la formation du gouvernement, alors que les dernières dépêches des agences de rating laissent entendre une amélioration très prochaine de la note de la Tunisie, qui pourrait nous faire économiser entre 12.5 et 25 points de base.

Le climat social reste, aussi, très tendu et le feuilleton de formation du gouvernement avec le risque d’une coalition, élargie pour gouverner mais peu efficace pour réformer, semble très probable.

L’universitaire, a dans ce cadre, affirmé que la construction de la Tunisie de demain doit se faire très loin des calculs partisans, mais plutôt ancrée sur les attentes des nouvelles générations, fortement menacées par le chômage et la montée de l’exclusion. L’heure n’est plus aux revendications salariales démesurées. Le syndicalisme responsable doit intégrer dans son radar la productivité et le stock de chômeurs diplômés. « L’heure est plutôt au courage politique pour rétablir la confiance et déminer le climat social afin de pouvoir démarrer la machine des réformes à l’abri de la symphonie populiste. Car, plus les réformes tardent à voir le jour, plus le spectre de la cure d’austérité à la grecque planera sur l’économie tunisienne », a-t-il ajouté.

Kh.T

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Le fond monétaire international(FMI) a publié

Le fond monétaire international(FMI) a publié, le 3 février 2015, un rapport sur La chute des cours du pétrole et les défis pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Ce rapport, décrit l’évolution récente et les perspectives économiques des pays de l’Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il traite aussi des politiques qui ont eu une incidence sur les résultats économiques et précise les enjeux auxquels les décideurs sont confrontés. Le rapport comporte des données statistiques sur les pays de la région.

Les cours du pétrole ont diminué d’environ 55 % entre septembre et fin novembre2014, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a décidé de ne pas réduire la production.

Depuis, les marchés stagnent sur un prix ne dépassant pas les 57 dollars le baril en moyenne en 2015 (soit une baisse de près de 43 % par rapport au niveau de référence retenu dans le rapport sur les Perspectives économiques régionales (PER) d’octobre 2014) avant de remonter progressivement à 72 dollars le baril à l’horizon 2019 (environ 23 % de moins que dans les projections des PER d’octobre 2014).

Le FMI estime que les cours du pétrole devraient se redresser partiellement à moyen terme en raison du ralentissement probable de la croissance de l’investissement et des capacités productives dans le secteur pétrolier sous l’effet de la diminution des cours du pétrole.

Malgré la forte baisse des cours du pétrole, les prévisions de croissance mondiale du FMI pour 2015 ont été revues à la baisse de 0,3 point de pourcentage et ramenées à 3,5 % .

En effet, l’impact positif de la diminution des cours du pétrole sur la croissance mondiale devrait être plus que compensé par les effets négatifs de divers facteurs liés à la conjoncture ou aux politiques mises en œuvre.

Les pays du Maghreb, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie, devront faire face à une contraction de leurs marchés d’exportation en raison de la croissance plus lente que prévu dans la zone euro.

L’évolution des taux d’intérêt mondiaux et des taux de change, en grande partie déterminée par la normalisation attendue de la politique monétaire aux États-Unis, influe aussi sur les perspectives régionales, quoique dans une moindre mesure que la baisse des cours des produits de base et de la demande extérieure.

Malgré la prédominance des régimes de parité fixe par rapport au dollar dans les pays, plusieurs monnaies se sont dépréciées par rapport au dollar depuis que les cours du pétrole ont commencé à chuter en juin 2014. Dans la région MOANAP, les monnaies de l’Iran, du Maroc et de la Tunisie se sont dépréciées de 6 à 13 % par rapport au dollar depuis juin dernier, avec une réduction correspondante de l’amplitude du choc pétrolier mesuré en monnaie locale.

Le rapport de la région, déduit qu’un ajustement et une diversification s’imposent à moyen terme .Le repli des cours du pétrole pourrait perdurer, aussi la plupart des exportateurs de pétrole de la région seront-ils vraisemblablement amenés à adapter leur situation budgétaire aux nouvelles réalités du marché pétrolier mondial pour préserver la viabilité de leurs finances publiques.

Les importateurs de pétrole des régions MOANAP et CAC profitent de la baisse des cours du pétrole.

Leur facture énergétique est moins lourde et lorsque le pétrole moins cher est répercuté sur les usagers ultimes, les coûts de production diminuent et le revenu disponible augmente.

La baisse des cours du pétrole crée des conditions favorables pour poursuivre la réforme des subventions et pour intensifier les réformes structurelles propres à accompagner la croissance et la création d’emplois à moyen terme. Cependant, les importateurs de pétrole ne doivent pas surestimer l’impact positif du repli des cours sur leur économie : la croissance de la demande dans les pays partenaires commerciaux est faible et les incertitudes sont considérables quant à la persistance de faibles prix du pétrole et à la disponibilité de financement extérieur.

Les pays qui, selon les estimations, devraient profiter le plus de la diminution des prix du pétrole en 2015 sont le Maroc (environ 4¾ points de PIB), le Liban (environ 4¼ points de PIB), la Mauritanie (environ 3 points de PIB), Djibouti et le Tadjikistan (environ 2½ points de PIB), la Géorgie (environ2¼ points de PIB),la Jordanie, la Tunisie et le Pakistan (environ 2 points de PIB) et l’Arménie (environ 1¾ point de PIB).

Parmi les pays de la région MOANAP qui profitent le plus de l’allégement de la facture pétrolière, les soldes budgétaires devraient se redresser (par rapport aux projections de l’édition d’octobre 2014 des PER) au Liban (de 1¾ point de PIB) et en Égypte (de ½ point de PIB).

Dans les autres importateurs de pétrole de la région MOANAP, les soldes budgétaires devraient désormais être plus faibles cette année que ce qui avait été projeté dans l’édition d’octobre 2014 des PER (par exemple, Djibouti et Tunisie), en partie à cause d’une croissance de la demande intérieure plus faible que prévu et de l’expansion des investissements publics.

Le repli des cours du pétrole devrait avoir un impact limité sur la croissance dans les pays importateurs de pétrole des régions MOANAP et CAC.

Selon les analyses du FMI, la faible répercussion des cours mondiaux sur les prix intérieurs des carburants limite l’impact sur les revenus disponibles et sur les coûts des entreprises dans les pays importateurs de la région MOANAP.

Dans ces pays, les coefficients de répercussion sont en moyenne de l’ordre de 0,4 et ils sont beaucoup plus faibles dans les pays qui continuent de subventionner les carburants (Égypte, Tunisie). La transmission des variations de prix est plus forte dans les pays importateurs de pétrole de la région CAC, car leurs mécanismes de tarification sont plus souples.

En outre, certains pays importateurs des régions MOANAP et CAC se heurtent à des chocs simultanés de la demande extérieure en raison d’une croissance plus faible que prévu dans la zone euro et en Russie, et des progrès plus timides des réformes intérieures et des retards dans le retour de la confiance.

Tandis que sur le moyen terme, même si la faiblesse des cours du pétrole persiste, les pays importateurs devront décider s’ils continuent de dépenser ou s’ils préfèrent épargner les gains exceptionnels. Il importe de ne pas surestimer l’impact positif du choc des prix du pétrole sur les pays importateurs de la région, vu la faiblesse de la demande dans beaucoup de grands partenaires commerciaux à moyen terme. En outre, les pays doivent éviter de s’engager dans des programmes de dépenses qu’il serait impossible d’inverser, compte tenu de l’incertitude liée à la persistance du choc et à la disponibilité de financements extérieurs.

Il serait dans l’intérêt des pays dont les finances publiques sont vulnérables d’épargner les gains budgétaires exceptionnels de manière à renforcer les réserves face à d’éventuels chocs conjoncturels négatifs, de mobiliser des ressources pour financer des dépenses propices à la croissance et de réduire la dette publique (notamment en Égypte, en Jordanie, au Liban et au Pakistan). La chute des cours du pétrole crée en outre des conditions favorables à la poursuite des réformes des subventions accompagnées de dispositifs de protection sociale mieux ciblés, notamment dans les pays où les subventions restent élevées (Égypte, Tunisie), et à l’adoption de réformes fiscales (Liban).

Issam

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De nombreux sociologues et experts sécuritaires ont

De nombreux sociologues et experts sécuritaires ont, à maintes reprises, annoncé que la criminalité en Tunisie a augmenté d’une manière notable surtout après la Révolution du 14 Janvier 2011. Selon eux, la criminalité constitue invariablement l’une des principales sources de préoccupation locale. La prévention n’est donc pas seulement l’affaire de la police , mais concerne toute la société.

De récents chiffres publiés par le ministère de l’intérieur et relayés par de nombreux supports médiatiques, estiment que le taux de criminalité en Tunisie est en forte augmentation.

En 2013, le nombre des crimes enregistrés a été de l’ordre de 129 mille, contre 134 mille crimes en 2014,soit une augmentation de 5738 crimes, donnant 350 crimes par jour et 14 crimes commis par heure.

Les crimes du vol occupent la première place avec 50 mille crimes enregistrés en 2014 suivis par les crimes de violence avec 39 mille affaires.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le sociologue Tarek Belhaj Mohamed nous a affirmé que « Chaque révolution sociale est toujours précédée par une révolution culturelle ». Cette révolution, selon lui, se transforme en libération sociale donnant lieu à des instincts débridés. Et l’expert d’ajouter que l’augmentation du phénomène des crimes en Tunisie n’est qu’un symptôme latéral de la dynamique de la révolution.

D’après le sociologue, la faiblesse des institutions tunisiennes et le dérapage social demeurent un cadre propice incitant les délinquants et criminels à poursuivre leurs activités criminelles (vols, violences, meurtres…). Il souligne que les grâces présidentielles essentiellement au cours de dernières années, sont derrière l’augmentation du crime en Tunisie.

Comment le Tunisien perçoit-il le phénomène ?

Les études sur le sujet de la perception du Tunisien de la criminalité ne sont pas actuelles. Un sondage d’opinion élaboré du 25 au 28 mars 2013 par « Tunisie Sondages » a révélé que 47,1% des Tunisiens estiment que la montée ressentie de la criminalité traduit l’incapacité du gouvernement à maitriser la situation sécuritaire du pays. Le même sondage, a montré que la montée de criminalité s’explique selon 66,7% des Tunisiens par le sentiment d’impunité ressenti par les malfrats vu l’insécurité et la lenteur de la justice. 49,5% pensent que les grâces accordées aux prisonniers est derrière ce phénomène.

Pour ce qui est des solutions à envisager, l’enquête a révélé que 62,3% des personnes sondées préconisent la tolérance zéro au niveau du jugement des coupables, afin de servir d’exemple et de dissuader les récidivistes, alors que 51% des sondés s’opposent à la grâce accordée aux criminels condamnés par le président de la république.

Lutter contre les crimes : oui, mais comment ?

Selon les sociologues, les crimes en général qui ont leur origine dans la société constituent aujourd’hui une menace pour la communauté et demandent à être combattus à tout prix. Et dans cette lutte, les médias doivent être impliqués davantage et collaborer avec les Forces de sécurité afin de mettre l’accent sur l’augmentation du phénomène, mettre à nu ses origines et informer le public sur les efforts mis en œuvre pour le combattre, sachant que la façon la plus efficace et la moins coûteuse de prévenir le crime, c’est d’intervenir tôt pour aider aussi bien ceux qui risquent de devenir des contrevenants que les victimes potentielles.

Nadia Ben Tamansourt

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Le communiqué commun relatif à la reprise des négociations sociales dans la Fonction publique au titre de l’année 2014 a été signé ce lundi

Le communiqué commun relatif à la reprise des négociations sociales dans la Fonction publique au titre de l’année 2014 a été signé ce lundi, lors d’une rencontre qui a réuni le chef du gouvernement Habib Essid avec les membres du bureau exécutif de l’UGTT.

La présidence du gouvernement a dans ce cadre indiqué dans un communiqué que ledit accord vise à instaurer la paix sociale. A cet égard, Habib Essid a mis l’accent sur le climat de confiance mutuelle avec l’UGTT , ce qui a permis de signer le communiqué commun qui va permettre d’entamer les négociations générales et de pouvoir trouver des solutions pour tous les problèmes cumulés pendant la période précédente. Il a relevé que les dettes des entreprises se sont élevées à 3 millions de dinars sans oublier le déficit des caisses sociales estimé à plus de 400 millions de dinars et qui va grimper 700 millions de dinars après ces négociations.

De son côté, Houcine Abbassi, secrétaire général de l’UGTT a souhaité à l’issue de cette réunion que « ces pourparlers soient brefs afin de faire place nette au lancement des négociations sociales de l’année 2015 ».

Habib Essid engagé à appliquer les conventions….

Or, il est difficile d’instaurer la paix sociale sans garantir un dialogue et un processus entre les différents partenaires sociaux à commencer par l’UGTT, a assuré le chef du gouvernement.

Une position confirmée par certaines sources relevant de la centrale syndicale qui ont relevé au journal « Essabah Al Oussboui » qu’Habib Essid s’est montré soucieux de préserver l’esprit de partenariat. Encore, il a affirmé sa disposition à s’en tenir aux engagements pris précédemment conformément au principe de la continuité de l’Etat.

Ces mêmes sources ont ajouté que le chef du gouvernement a proposé d’entamer les négociations pour les trois années prochaines tandis que l’UGTT s’est dit attachée à clore le volet de l’année 2014 en premier lieu.

Le démarrage de ce nouveau round étaye la politique menée par Habib Essid œuvrant à améliorer les relations avec la partie syndicale après une longue période de discorde sous le gouvernement de Mehdi Jomaa qui a choisi de refiler ce dossier au prochain gouvernement et l’UGTT qui regroupe 700 000 adhérents.

Cette période de discorde a abouti à un climat tendu marqué essentiellement par les tractations et la montée de la grogne sociale dans plusieurs secteurs, notamment l’enseignement secondaire où les enseignants revendiquent une majoration salariale. Or l’échec des négociations avec la partie administrative a poussé le syndicat général de l’enseignement secondaire à hausser le ton en décidant de boycotter les examens de la semaine bloquée, si ces demandes ne sont pas satisfaites.

Aubaine pour les fonctionnaires…

Donc, la reprise des négociations dans ce dossier constitue une réelle aubaine non seulement pour les enseignants, mais pour l’ensemble des classes sociales qui continuent à faire face à une économie fragile, marquée également par l’envolée des prix et l’érosion du pouvoir d’chat.

En effet, 205 établissements publics seront concernés par les augmentations salariales qui emploient plus de 650 mille fonctionnaires entre agents et cadres.

Il est à rappeler que l’UGTT par la voix de Sami Tahri a demandé la mobilisation de ressources financières de l’ordre 500MD. De même, elle a exigé une majoration salariale de 10% au minimum, et ce, pour faire face aux différents défis confrontés.

Wiem Thebti

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Les échéances électorales en Tunisie sont une première

Les échéances électorales en Tunisie sont une première, non seulement en Tunisie, mais aussi dans tout le monde arabe et musulman, comme en témoigne le rapport mondial «Electoral Integrity Project 2014» qui classe la Tunisie à la première place en Afrique et dans le monde arabe en matière d’intégrité des élections législatives et présidentielles. Élaboré par les universités de Harvard et Sydney entre le 1er juillet 2012 et le 31 décembre 2014, le rapport classe la Tunisie 25ème en matière d’élections présidentielles et 34ème au niveau des d’élections sur un total de 127 pays. Il qualifie de « très réussi » le déroulement des scrutins présidentiels et législatifs en Tunisie, devançant ainsi plusieurs pays dont les États-Unis.

La perception de l’intégrité des élections est effectuée sur la base de 49 indicateurs dont la législation électorale, le taux d’inscription des électeurs, la participation des candidats, la couverture médiatique, le financement de la campagne, le déroulement du scrutin et les résultats des élections…

A vrai dire, le bon déroulement des élections aussi bien législatives que présidentielles en Tunisie et la réussite de ce processus électoral qui vient couronner une période de transition entamée depuis près de quatre ans ont trouvé grâce aux yeux de tous les pays du monde à l’instar de la France, de la Belgique, de l’Italie ou encore des Etats-Unis. Une réussite qui a poussé plusieurs pays européens et africains à réitérer leur engagement à poursuivre leur soutien à la Tunisie dans la consolidation de sa démocratie, l’approfondissement de ses relations bilatérales et le renforcement des réformes nécessaires à sa transition économique et sociale. La France a, de son côté, qualifié les élections présidentielles en Tunisie comme la première élection présidentielle au suffrage universel, libre et démocratique du pays.

Les élections législatives et présidentielles ont été également jugées « crédibles et transparentes » par la majorité des structures d’observation électorales européennes et arabes. Les trois délégations d’observation déployées lors des trois échéances électorales n’ont pas manqué de souligner, dans leur rapport remis, le 2 février denier au président de l’ISIE, Chafik Sarsar, que les élections de 2014 étaient transparentes, crédibles et pluralistes et constituent une expérience pionnière aussi bien en Tunisie que dans le monde arabe.

Deux tours de scrutin avaient été nécessaires à l’élection du président de la République. Le premier tour a eu lieu le 23 novembre 2014 sur le territoire national et du 21 au 23 novembre à l’étranger, un mois après des élections législatives qui ont vu Nidaa Tounès arriver en tête. Aucun candidat ne remporte la majorité absolue au premier tour.

Un second tour a lieu le 21 décembre entre BCE, chef de Nidaa Tounes et Moncef Marzouki, président de la République sortant, et réputé proche d’Ennahdha1. Caïd Essebsi remporte le second tour avec 55,68 % des votes, Marzouki recueillant 44,32 %, ce qui fait du chef de Nidaa Tounes le président élu de la République tunisienne. Le taux de participation atteint 62,9 % au premier tour et 60,1 % au second.

Pour ce qui est de l’élection législative, elle a eu lieu le 26 octobre 2014 sur le territoire national et du 24 au 26 octobre à l’étranger afin d’élire l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour un mandat de cinq ans. Elle fait suite à l’élection de l’Assemblée constituante en 2011.

Le parti Nidaa Tounes arrive en tête du scrutin mais sans majorité absolue alors qu’Ennahdha, qui avait remporté les élections de 2011, termine deuxième, en fort recul.

Selon le rapport, «Electoral Integrity Project 2014» le meilleur scrutin législatif s’est déroulé en Suède et le meilleur scrutin présidentiel en Lituanie. Cependant, les derniers de la liste sont l’Égypte, le Mozambique, l’Afghanistan et Bahreïn.

Kh.T

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