Environnement

Le conseiller et spécialiste de l’environnement Adel Hentati a critiqué lors de son passage, mardi, 22 novembre 2016, sur Express fm, la passivité de la délégation tunisienne à la COP22, soulignant qu’aucun projet environnemental n’a été présenté pendant ce dernier sommet du climat tenu à Marrakech.

Il a affirmé que des pays en développement comme le Liberia et le Népal, ont proposé à la COP22 des projets environnementaux et ont bénéficié de subventions importantes atteignant 2.8 millions de dollars.

On rappelle que la Tunisie a participé au sommet avec une très large délégation de 120 participants dont le chef du gouvernement Youssef Chahed et le ministre de l’Environnement et des Affaires locales, Riadh Mouakher.

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Pendant que 190 pays planchent à Marrakech, au Maroc, sur les moyens de mettre en pratique l’accord ratifié l’an dernier à Paris (objectif : Limiter la hausse de la température à l’échelle du globe à moins de 2°C), l’Organisation météorologique mondiale (OMM), relevant de l’ONU, prend le pouls du réchauffement climatique. Et le moins qu’on puisse dire est que leurs conclusions, publiées hier lundi 14 novembre 2016, sont loin d’être réjouissantes.

D’après l’OMM, 2016 devrait établir un nouveau record de chaleur avec une température mondiale moyenne au-dessus d’à peu près 1,2°C dans l’ère pré-industrielle.
« Si cela se confirmait, le 21e siècle compterait 16 des 17 années les plus chaudes constatées depuis le début des relevés » à la fin du 19e siècle, d’après l’OMM.

« Tout semble indiquer que 2016 sera l’année la plus chaude » avec une température moyenne « supérieure au record établi en 2015 », indique l’organisation dans un communiqué diffusé en marge de la conférence de l’ONU sur le climat (COP22).

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, d’autres signes inquiétants ont été enregistrés. Il y a par exemple la forte concentration des principaux gaz à effet de serre dans l’atmosphère, à des niveaux jamais atteints ; on peut aussi évoquer la superficie de la banquise arctique, qui a été réduite et la fonte « très marquée » des glaces du Groenland…

Cette année, l’étendue de la banquise arctique a été la 2e la plus réduite jamais enregistrée (4,14 millions de km2 en septembre), après celle de 2012.

« Dans certaines régions arctiques de la Fédération de Russie, la température était supérieure de 6 à 7°C à la normale », a indiqué Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM.

« Et dans de nombreuses régions arctiques et subarctiques de la Russie, de l’Alaska et du nord-ouest du Canada, la température a dépassé la normale d’au moins 3°C, confie-t-il, en précisant que « jusqu’ici, les records de chaleur s’exprimaient en fractions de degré ».

La seule grande région continentale où la température était en-dessous de la normale se trouve dans la zone subtropicale de l’Amérique du Sud (nord et centre de l’Argentine, un morceau du Paraguay et de la Bolivie).

La montée des températures océaniques a provoqué un puissant phénomène de blanchissement des coraux : dans certains zones de la Grande barrière en Australie, « jusqu’à 50% des coraux sont morts ».

Sur terre, des records de chaleur absolus ont été établis dans plusieurs régions : 42,7°C à Pretoria, 38,9°C à Johannesbourg, 44,6°C en Thaïlande, 51°C en Inde.

Enfin sachez que l’OMM sortira début 2017 une version finale de son travail sur l’Etat du climat en 2016.

Ce lundi 08 novembre 2016 à Marrakech, au Maroc, le monde entier est au chevet du climat, dans le cadre de la 22e Conférence des Parties (COP22). On attend de ce rendez-vous une feuille de route pour donner corps à l’Accord de Paris sur le réchauffement de la planète.
Les participants ont jusqu’au 18 novembre 2016 pour plancher sur un mécanisme de contrôle, à appliquer immédiatement, pour s’assurer que les décisions prises lors de la COP21, qui a eu lieu en 2015 à Paris (France), seront respectées.

Il est par exemple question de veiller à ce que les nations mettent en branle des politiques pour développer les énergies renouvelables, combattre la pollution des voitures et promouvoir des habitats écologiques.

Les experts ont déjà pris position : Les engagements, même formels, ne sont pas à même de solutionner le problème, il faut des actes concrets.
D’après Salaheddine Mezouar, président de la COP22, les travaux su Maroc sont « un nouveau départ pour la communauté internationale ».
« Les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique et de ses impacts, doivent être au centre des préoccupations » a-t-il ajouté.
Il souhaite que « la rencontre de Marrakech va accélérer l’élaboration des règles de transparence et permettre d’élaborer une feuille de route claire pour les pays développés afin qu’ils puissent mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 ».

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Une étude publiée ce lundi 31 octobre par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) pointe du doigt les implications de notre mode de vie sur la santé des petits. D’après cette enquête, près d’un enfant sur sept dans le monde est directement exposé à de très hauts niveaux de pollution pouvant impacter sa croissance.

L’organisation onusienne sort cette étude à quelques jours de la COP22 de Marrakech, au Maroc, et interpelle les leaders de la planète. L’Unicef leur demande de presser le pas pour réduire significativement l’utilisation des énergies fossiles, la seule façon de stopper le dérèglement climatique et de changer dans le bon sens les conditions de vie de la population mondiale.

D’après l’Unicef, 300 millions d’enfants résident dans des endroits où la pollution atmosphérique monte à au moins 6 fois le niveau recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans ce total, 220 millions vivent en Asie du Sud.

Le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake, a déclaré que la pollution de l’air est l’un des « principaux facteurs expliquant la mort de près de 600.000 enfants de moins de cinq ans chaque année ».
« Non seulement les particules polluantes ont un effet sur le développement des poumons, mais elles sont susceptibles de traverser la barrière hémato-encéphalique et de perturber de manière définitive le développement de leur cerveau », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Nicholas Rees, spécialiste du climat et de l’analyse économique pour l’Unicef, abonde dans le même sens : « Les plus pénalisés par la pollution de l’air sont les enfants pauvres ».

D’après l’OMS, la pollution atmosphérique est directement responsable du décès de 3,7 millions d’individus dans le monde en 2012 dont 127.000 enfants âgés de moins de cinq ans. Dans le tableau des sources de pollution, on recense les usines, les centrales électriques et voitures tournant avec des énergies fossiles, la poussière et l’incinération de déchets.

Par contre ce qu’on sait moins, ce sont les dégâts de la pollution de l’air intérieur, à cause du chauffage au charbon et des cuisinières à bois. Ce fléau est plus dévastateur puisqu’on lui attribue la mort de 4,3 millions de personnes, dont 531.000 enfants de moins de cinq ans, en 2012, indique l’OMS.

Piégée entre le marteau des odeurs fétides et l’enclume des piqures des maringouins répandus par myriade dans les abords d’une obsolète décharge de margines, sous produits obtenus après trituration des olives, surgit, de roc en roc, muette et rapide, Zeinouba Jouini, une femme à la soixantaine, originaire de « Fadden Souk », une bourgade sereine et tranquille située dans la délégation de Teboursouk du gouvernorat de Béjà (Nord-ouest de la Tunisie).
Mine soucieuse, soupirs coupés, cœur exubérant de mélancolie, elle est venue se lamenter d’une vie qui s’est muée en un insoutenable calvaire lorsque sept ans auparavant six propriétaires de huileries bâtissaient une décharge collective de margines jouxtant sa maison.
Depuis le débarquement de cet invité malvenu, se faufile au milieu d’une végétation rustique, un flot d’eaux puantes de margines, dépeignant avec force un sacrilège incessant contre Dame nature et sa progéniture.
 » Mes quatre enfants ont dû déserter cet endroit. Quant à moi, j’ai choisi d’y rester parce que la vie est dure et je dois survivre. « , s’écrie Zeinouba sur un ton coléreux en se souvenant du sort de sa famille depuis l’implantation de la décharge de margines à 50 m de son domicile.
« Depuis, j’endure une allergie chronique. Mes yeux rougissent souvent à cause de l’air pollué par les odeurs nauséabondes provenant des margines. « , se plaigne-t-elle encore avant de poursuivre :  » ma vie est devenue un cauchemar, un vrai cauchemar surtout en été, lorsque canicule et maringouins me poussent à me cadenasser derrière les portes et fenêtres verrouillées de ma maison « .
Et pourtant, Zeinouba rechigne à s’incliner face à son sort. Nonobstant sa situation financière précaire, elle persévère à consulter son médecin sans manquer nul rendez-vous. Son souci est de sortir de cet enfer, de ce destin qu’elle n’a pas choisi mais qu’elle a dû en subir les affres pour longtemps.
 » Mon médecin me conseille souvent de m’éloigner de la décharge de margines. Pour lui, c’est la seule et unique solution pour échapper saine et sauve de cette ambiance morbide « , révèle-t-elle.
Une solution qui ne semble pas lui plaire trop car viscéralement attachée à sa terre et à ses origines.
Imbue de ce sentiment d’appartenance, Zeïnouba ne se lasse pas à prendre attache avec les autorités concernées pour demander juste cause. C’est ainsi que depuis 2010, date de construction de cette installation obsolète, elle a porté cinq plaintes devant le gouvernorat de Béjà et la délégation de Teboursouk.
Toutes ont eu le même sort : refus implicite ou rejet motivé. L’administration s’obstine à invoquer à chaque fois le motif des  » terres domaniales « , terres appartenant par le passé aux colons français et nationalisées au lendemain de l’indépendance.
A entendre la version livrée par les autorités locales, Zeinouba n’est pas en mesure de réclamer nul droit ou de prétendre à quelconque privilège. Son maintien sur les lieux est un acte nul et nul d’effet. Elle n’a d’autre choix que de s’incliner face à l’implacable fatalité de son sort ou de quitter à jamais l’endroit où elle vit.
Un endroit qu’elle a hérité, sans discontinuité, d’aïeul en aïeul, en vertu d’un titre possessoire probant. Un endroit pour lequel elle a déployé, énergie et économies, pour le ressusciter lorsqu’il était menacé de ruine.
Les souffrances qu’endurent Zeinouba et sa famille abrègent le sort de deux cent familles habitant  » Fadden Souk « . Cette bourgade dont la tranquillité paysanne s’est vue érodée sous l’effet d’une décharge qui fait figure de dragon  » quincéphale  » (cinq bassins), menaçant irréversiblement sol et sursol.
Cette enquête d’investigation veut démasquer, preuves et témoignages à l’appui, les dysfonctionnements des organes de contrôle de l’Etat :Ministère de l’environnement et Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) s’agissant de superviser des décharges anarchiques de margines implantées, ici et là, par les propriétaires des huileries.
Bilan glaçant : Evacuation nocive et hasardeuse d’une matière hautement toxique, atteinte aux règles de bonne gestion des déchets, et violation flagrante de l’esprit de la réglementation en vigueur régissant la matière.
Les habitants de  » Fadden Souk  » : voix brisées, voix sans voix
Rencontrés par l’auteur de l’enquête, des concitoyens de Zeinouba cloués au sol de  » Fadden Souk  » ne mâchent pas leurs mots pour déplorer crûment la décharge des margines qui les a tenu en otage, convertissant leurs foyers en sordides habitations où il ne fait plus bon vivre et confisquant à jamais leurs terres arables, leur principale source de survie.
Manifestant une exaspération à son comble, le directeur de l’école primaire  » Aïn Ben Chebl « , Mounir Jouini a révélé que la décharge de margines se situe à 200 m de son école abritant 150 élèves et à 300 m du quartier résidentiel du village.
 » Un emplacement inapproprié qui contrevient aux conditions requises par l’Agence nationale de protection de l’environnement exigeant une distance de sécurité de 2 km « , se lamente t-il, déplorant des odeurs galopantes tout au long de l’année, rendant cours et activités sportives, une tâche ardue à entreprendre.
Et le directeur de l’école d’ajouter que  » cette décharge anarchique n’a jamais fait l’objet de suivi, ni d’entretien depuis sa création « , fustigeant les autorités régionales qui ont préféré bazarder le dossier des margines à travers le forage de cinq bassins s’étalant sur une superficie de 3 hectares de terres arables.
 » Vainement, nous avons déposé trois plaintes par l’entremise du commissariat régional de l’éducation en vue d’ordonner la fermeture de cette installation ou revendiquer sa relocalisation loin de l’école. « , relate-t-il sur un ton brisé, taxant de  » laxisme  » les autorités locales qui refusent de leur prêter attention.
Quid du délégué de la localité de  » Fadden Souk  » Mohamed Jouini, l’autre revers de la médaille ?
A entendre sa version des faits, tout est en règle, rien n’échappe au hasard.
 » La décharge est bien contrôlée par la commission technique régionale des décharges de margines dans le gouvernorat de Béjà « , se targue t-il, soulignant à ce titre que  » son implantation est tout à fait conforme aux normes en vigueur « .
Etayant ses arguments, Mr jouini se refuse à toute tentative de délocaliser la décharge de margines vers une autre région de la délégation de Teboursouk.
 » La terre sur laquelle se trouve l’actuelle décharge relève de la domanialité publique. Sa nature argileuse empêche la pénétration des margines dans les eaux de surface. « , cite-t-il en substance, rappelant que  » deux autres décharges anarchiques ont été installées par le passé dans la région, condamnant à jamais les eaux de surface de la ville de Teboursouk.  »
 » La première étant construite à proximité du lac montagneux avoisinant la carrière de pierre. La seconde dans la région de Fej Rih jouxtant les broussailles de Aïn Jammala . Les deux étant fermées depuis 2009. En cause, le changement du goût des eaux « , s’attarde-t-il sur les détails.
Une version qui ne semble pas de l’avis du représentant régional de l’ANPE dans le Nord Ouest, Ridha Nezfi qui tient à préciser que la décharge est non autorisée, dès lors qu’elle a été construite sans  » le certificat de non-contestation « , un document-clé délivré par l’ANPE aux propriétaires des huileries au fin d’implanter une décharge autorisée.
Et le même responsable d’ajouter que la création de cette décharge par la délégation de Teboursouk a été dans l’esprit des décideurs locaux une solution provisoire proposée aux propriétaires des huileries situées dans la région (10) en vue de réduire le déversement anarchique des margines dans les oueds et les cours d’eau.
Par delà les versions qui se contredisent, se heurtent et frôlent la vérité, l’histoire de Zeinouba et de  » Fadden Souk  » avec les margines et les décharges anarchiques ne peut plus être un récit bon enfant. C’est plutôt un scénario, un drame, une tragédie qui se dessine subrepticement à la craie sur le tableau assombri d’un environnement qui capote sous l’œil hagard des habitants locaux.
C’est ainsi que lors d’une visite de terrain dans la délégation de Beni Hassène (gouvernorat de Monastir) (Centre-Est du pays) à 187km de la capitale, l’auteur de l’enquête d’investigation a dressé le même constat : souffrances, répugnance et odeurs nauséabondes, tel est le lot quotidien des habitants de la ville.
Depuis 2006, date de l’implantation de la décharge de margines à 100m du stade municipal, se dégagent tout au long de l’année des odeurs fétides et insupportables dissuadant les jeunes férus du sport d’adhérer à leur club sportif.
De visu, formé de 13 bassins, la décharge s’étend sur une superficie de 5,3 H. Elle a été créée par le propriétaire d’une huilerie dans la ville de Moknine à 12,5 km de Beni Hassène, sans pour autant se prévaloir de l’autorisation de la commission régionale des décharges de margines de Monastir.
 » Dame nature en paye le cher prix « , s’indigne le président de l’association  » Environnement et Développement  » de Beni Hassène, Romdhane Kachat, citant en exemple l’érosion du sol, la défoliation des arbres et une criante atteinte aux oliviers avoisinants la décharge.
Après vingt plaintes portées devant les autorités régionales et d’innombrables mouvements de protestation observés par les citoyens et les composantes de la société civile, le gouverneur de Monastir a finalement approuvé en 2014 un ordre de remblaiement de cette décharge anarchique et d’aspiration des margines.
Une décision restée malheureusement lettre morte sans suite ni lendemain. En effet, bien que le délégué de la région, Abdelmajid Gharsalli ait tenté de nous convaincre que la décharge en question n’a pas été exploitée en 2015, il n’en reste pas moins vrai qu’à la date de rédaction de cette enquête, le remblaiement de la décharge demeure assorti à la condition de la levée des margines asséchées et de l’évaporation du reste des bassins, autant de mesures qui tardent à venir.
L’introuvable équilibre entre production et stockage des margines
Le gouvernorat de Béjà à l’image de celui de Monastir constitue par excellence une des régions oléicoles du pays. Forte d’une superficie de 1,76 million d’hectares consacrés à la culture des oliviers et de 74 millions d’oliviers, la Tunisie produit en moyenne 792 mille tonnes d’olives par an entre 2009/2014, selon la Direction de la production agricole du ministère de l’agriculture.
Malgré les énormes quantités de margines produites annuellement (800-1300 tonnes), selon la méthode de trituration et produites par 1850 huileries, reparties comme suit : 13% au nord du pays, 50 % au centre et au sahel et 37% au sud, seules 125 décharges implantées dans les différentes régions du pays sont destinés à recevoir ces quantités avec une capacité globale de stockage de 1,3 million m², dont 40% dans la région sud.
Ces décharges se subdivisent en trois catégories : des décharges collectives construites sur des terres domaniales et gérées par des particuliers, des décharges bâties sur des terrains privés et gérées par des particuliers et des décharges individuelles (gérées par le propriétaire de l’huilerie sur son propre terrain).
Une brève lecture de la cartographie des décharges en Tunisie révélée par une étude ciblant 116 décharges implantées dans les différentes région du pays, réalisée par le ministère de l’environnement au titre du  » plan national de gestion des margines  » (2007-2013) fait ressortir un constat frappant qui laisse pantois le commun des mortels : 33% des décharges sont classés anarchiques et considérés nuisibles à l’environnement (38 décharges), 51% sont dépourvues de mesures de sécurité telles que la clôture et le gardiennage (59 décharges). Seules 15% des décharges s’avèrent conformes aux normes requises (19 décharges).
Selon l’étude, 53% de l’ensemble des décharges (116 décharges) sont situées sur des affleurements géologiques très perméables, ce qui constitue une source de pollution des eaux souterraines. En contrepartie, 47% des décharges sont implantées sur des affleurements géologiques de perméabilité faible ou moyenne.
L’étude recommande la fermeture de 38 décharges anarchiques pour défaut de normes requises. Néanmoins, seule la décharge anarchique de Beni Hassène a été fermée sur décision prise par le gouverneur, la seule autorité habilitée à prendre de telles mesures.
La même étude souligne que chaque décharge de margines classée fermée sera accompagnée de travaux de réhabilitation afin d’éviter les problèmes de pollution. Au rang de ces travaux, cite la même source, figure le démantèlement des équipements, l’enlèvement de la couche supérieure d’une épaisseur de 40 cm environ, le remblaiement des bassins de stockage par compactage de couches successives de 20 cm. Suivra la dernière et ultime étape, celle de la mise en place d’une couche de couverture finale en terre végétale de 40 cm sur toute la surface de bassin.
Le coût global des fermetures des décharges estimé selon l’étude s’élève à 6.104.012 DT (soit l’équivalent de trois millions de dollars).
Les margines, cette mine de substances toxiques…
Document de référence en la matière, l’étude commandée par le ministère de l’environnement sur la gestion des margines nous renseigne que cette matière est une véritable mine de substances toxiques. C’est ainsi que les margines contiennent entre 7 et 15% d’éléments organiques, 1 à 2% de sels minéraux, tels que le carbonate, le O-phosphate, le potassium et le sodium.
Les analyses chimiques des échantillons de margines effectuées par le laboratoire d’analyses relevant du Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET, officiel) montrent aussi que les éléments organiques des margines sont riches en matières polluantes dont la plus nocive celle des poly-phénols qui représentent près de 20% des matières organiques.
Voulant percer les mystères de ces substances toxiques, nous avons eu recours à un expert. Chercheur en géologie et également expert international auprès des tribunaux en géologie et environnement, Mohamed Sghaier Caïd nous a donné son avis sur les poly-phénols. Cette substance toxique peu biodégradable, nous renseigne-t-il, provoque plusieurs maladies respiratoires et dermatologiques, de même qu’elle pollue irréversiblement l’air, le sol et la nappe phréatique.
Et l’expert d’ajouter que la plupart des décharges en Tunisie ont été implantées sans nul recours à une étude technique sur l’évacuation et le traitement des margines et sans souci aucun pour la santé des citoyens ou la protection de l’environnement.
Dans le même ordre d’idées, le Pr. Abdelmajid Ben Jemaa, chercheur au Laboratoire de Toxicologie, ergonomie et environnement professionnel de la Faculté de Médecine de Tunis et aussi Chef service de médecine du travail et des maladies professionnelles à l’hôpital Rabta nous fait savoir que  » l’odeur âcre du phénol provoque un malaise. Il a aussi un effet dévastateur sur l’environnement, dans la mesure où il détruit les micro-bactéries qui nourrissent la croûte du sol, rendant ainsi la terre stérile à jamais « .
Quid des expériences comparées avec les margines ? Bien au-delà de nos frontières, au Pays du Levant, au Liban fluvial et lacustre, au Liban de  » Vous puez ! « , une initiative dénonçant l’incurie du gouvernement sur le dossier des déchets, au Liban de la photo du gigantesque « serpent » de sacs poubelles amassées au nord de Beyrouth, vient de paraître une récente étude scientifique sur les margines.
Publiée en 2013 dans la revue impactée  » Nature et technologie  » de l’université Hassiba Ben Bouali Chlef (Algérie), l’étude porte sur la qualité des eaux du  » Nahr Hasbani  » (Sud Liban) et a été élaborée par le Pr. Kamel Salim, professeur ès Sciences de la nature à l’université libanaise.
En vertu de cette étude, il est désormais communément admis et scientifiquement scellé que les margines sont riches en O-phosphore, un élément polluant hautement dangereux qui affecte les eaux de surface et souterraines. Ce phosphore qui existe abondamment dans les margines accélère la croissance des algues et augmente la probabilité d’une eutrophisation entraînant un déséquilibre écologique dans les eaux naturelles.
Toujours selon la même étude, les sucres des margines provoquent aussi une augmentation de la population microbienne et par conséquent une augmentation de la consommation d’oxygène dissous, donc la réduction de sa disponibilité pour d’autres organismes vivants. Les lipides forment un film imperméable, ce qui empêche la pénétration des rayons lumineux et de l’oxygène dans les eaux.
Pour faire bref, court et simple : Les margines sont des eaux hautement polluantes, faiblement biodégradables et massivement destructrices.
Face à une nocivité exemplaire d’un phénol qui tue, ravage, annihile, la pratique nous révèle silence, impunité et affront à la loi.
L’exploitation des décharges anarchiques, un affront à la loi
En Tunisie, 84% des décharges exploitées (33% non classées et 51% dépourvues de mesures de sécurité) ne répondent pas aux normes requises en matière de bonne et saine gestion des déchets des margines.
Ceci montre combien le statut juridique des décharges de margines implantées en Tunisie constitue un affront à la loi et une violation flagrante du dispositif juridique régissant la matière, plus précisément le décret n° 85-56 en date du 2 janvier 1985 relatif à la réglementation des rejets dans le milieu récepteur.
Ce texte fixe les conditions dans lesquelles sont réglementés ou interdits les rejets dans le milieu récepteur. A ce titre, il interdit explicitement le déversement des graisses et des huiles végétales dans les oueds et lacs ou leur évacuation à travers des canaux d’assainissement, dès lors qu’elles impactent le fonctionnement des stations d’épuration et provoquent une élimination des bactéries, indispensables dans l’analyse des éléments organiques dans les canaux d’assainissement.
Bien plus, la construction des décharges des margines bafoue frontalement les dispositions de la loi 96-41 relative aux déchets, au contrôle de leur gestion et de leur élimination, un texte de base en matière environnementale. C’est ainsi que l’art.4 de la présente loi interdit de mener des activités produisant des déchets susceptibles d’avoir des effets négatifs sur le sol, la faune et la flore ou de causer la dégradation de sites et des paysages ou de polluer l’air ou l’eau ou d’engendrer des nuisances sonores ou des odeurs.
Un tas de mesures prohibitives restées lettre morte dans le contexte des décharges de  » Fadden Souk  » et de  » Beni Hassène « , implantées arbitrairement à proximité des agglomérations urbaines, provoquant ainsi nuisance et déplaisance des habitants de ces deux régions.
Aux dires de l’art.46 de ladite loi, tout contrevenant est passible d’une amende allant de 100 dinars à 50 mille dinars, selon la gravité du préjudice.
Néanmoins, dans la pratique courante, il est d’usage courant de voir l’Agence nationale de protection de l’environnement recourir à la transaction environnementale pour régler ces problèmes avec les propriétaires des huileries exploitant la décharge, nous confie Baccar Tarmiz, Directeur de la direction d’évaluation des études environnementale au sein de l’ANPE.
Selon les normes requises par l’ANPE, poursuit le responsable, il est indispensable que les décharges de margines soient clôturées et éloignées des agglomérations urbaines et des zones fragiles, telles que les sebakhs, les réserves naturelles et la nappe phréatique.
S’agissant du bassin des margines, cite la même source, sa profondeur ne doit pas dépasser 1,5 m au plus afin de faciliter l’évaporation des margines et doit en contrepartie contenir une couche argileuse isolante ou des couvertures imperméables d’une épaisseur de 50 cm au plus, empêchant la pénétration des margines dans la nappe phréatique des eaux.
Dans la pratique, ces violations sont récurrentes et se produisent sur une grande échelle. En effet, la plupart des décharges implantées en Tunisie ne sont pas conformes aux normes de sécurité et de conception architecturale, telles que la profondeur et la clôture de la décharge et la proximité des agglomérations urbaines.
Il s’agit là d’un constat établi, en chiffres et données scientifiques, par l’étude du ministère de l’environnement en vue de l’élaboration du plan national de gestion des margines (2007-2013)
Cette récente étude déplore le non-respect des normes de gestion des margines par les propriétaires des huileries, l’insuffisance des moyens logistiques (nombre insuffisant des contrôleurs et des moyens de transport) qui sont de nature à entraver la mission des contrôleurs déployés par l’ANPE chargés de superviser les décharges, de constater les infractions et de dresser les procès-verbaux contre les contrevenants, autant d’attributions relevant de la police judiciaire.
Lors des  » descentes  » sur terrain opérées par les 32 experts-contrôleurs déployés dans les différentes régions du pays, l’ANPE a recensé 14 infractions en 2015 contre 71 infractions en 2010, la plupart ayant trait au déversement anarchique des margines dans le milieu naturel, a fait savoir Tahar Abdennabi, responsable à la Direction de contrôle des activités polluantes au sein de l’ANPE, décortiquant un rituel de contrôle se résumant en quatre mots-clés : Plainte reçue, visite d’inspection rendue, constatation de l’infraction établie et problème traité en bonne et due forme.
A entendre le même responsable,  » l’ANPE a été saisie en 2016 de 9 plaintes provenant des différentes régions du pays, toutes décriant l’insoutenable calvaire des odeurs dégagées par des décharges de margines et font actuellement l’objet de suivi assidu de la part de l’Agence.
Un suivi qui demeure, quoique l’on dise quoi que l’on fasse, embryonnaire et cantonné dans les arcanes de l’administration.
Pour l’expert environnemental auprès des tribunaux, Mohamed Sghaier Caïd,  » on ne peut parler de procès spécifiques en matière de gestion des décharges de margines. Les plaintes portées par les citoyens sont souvent adressées à l’autorité régionale ou au ministère l’environnement « .
Ce constat a été confirmé par Baccar Termiz, responsable à la direction de l’évaluation des études environnementales de l’ANPE qui, en bon administrateur, estime que  » les décharges de margines font figure de solution d’ultime recours « .
 » Par le passé, durant les années 80 du siècle dernier, on avait pris coutume de déverser les margines dans les oueds, les terres agricoles et les canaux d’assainissement, une pratique qui a provoqué des préjudices irréparables « , tente-t-il de rappeler.
Aux yeux de notre responsable, le principe de base pour l’Etat est de gérer les déchets de margines au low cost.
 » Pour l’Etat, il est impérieux d’implanter un nombre réduit de décharges avec le moindre coût. Chaque décharge forme en soi un point noir écologique « , poursuit-il
 » Actuellement, il n’y a aucune alternative aux décharges. La seule solution à envisager est la valorisation de l’exploitation des margines dans le secteur agricole ou dans l’industrie des produits de beauté, conformément aux études réalisées dans nombre pays « , enchaîne t-il encore.
 » L’implantation des décharges n’est pas du ressort de l’Etat. C’est un devoir qui incombe au propriétaire de l’huilerie lui-même, dès lors qu’il est l’auteur de la pollution « , cite-t-il en appui de ses propos, soulignant que  » la fermeture des décharges classées est une compétence qui relève exclusivement des gouverneurs. L’Agence ne peut que retirer les certificats de non-contestation « .
De balançoire en balançoire, de sentier en sentier, les habitants des Fadden Souk et de Beni Hassène, à l’image de leurs co-concitoyens dans plusieurs recoins de ce pays, se sentent éperdument égarés, encerclés de cette crainte tenant prisonnier leur sort qui se meurtrie chaque jour sous les coups de boutoir d’une administration environnementale ensommeillée.
Une Administration ensommeillée ou le syndrome de  » ni vu, ni su  »
Face à la déferlante de griefs envers la manière dont on traite le sort des décharges de margines, il était pleinement justifié de donner la parole aux décideurs publics pour scruter leur point de vue sur la question. Leurs positions oscillant entre un non catégorique, une promesse volante de faire le possible et un « ni vu, ni su « , font pâle figure de petites phrases style qui résonnent dans les oreilles comme les battements cadencés d’un tambour.
Interrogé par l’auteur de l’enquête, le Directeur de la prévention des risques au Ministère de l’environnement, Abderrazek Marzouki a nié  » avoir eu connaissance  » de la décharge de  » Fadden Souk « , prenant note de nos observations et promettant de faire le possible, son possible, tout son possible pour éclater la vérité sur ce dossier.
En guise d’alternative, il nous propose de valoriser l’exploitation des margines, notamment dans la production des produits de beauté ou de l’utiliser en tant qu’engrais fertilisant du sol.
Scientifiquement avérées, ces propositions s’appuient sur des études scientifiques élaborées par l’Institut Zitouna, le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET) et le Centre de Biotechnologies de Sfax.
 » Ces recherches ont conclu à un fort potentiel d’exploitation des margines dans le domaine de l’engraissement du sol « , nous révèle le 1er responsable de la Direction du Transfert et de l’Innovation technologique au CITET, citant en exemple l’épandage des margines qui a donné ses preuves en Italie, en Espagne et au Portugal.
Dans le contexte tunisien, des expériences menées par le CITET ont abouti à l’utilisation des margines en tant qu’engrais conformément aux conditions scientifiques et aux normes prévues au décret n°2013-1308.
Ce texte réglementaire fixe avec soin les conditions et les modalités de gestion des margines provenant des huileries en vue de leur utilisation dans le domaine agricole ainsi que les quantités de margines épandues chaque année. Il interdit, en outre, l’épandage dans les terres qui sont à une distance inférieure à 200 m des habitations et des voies de circulation, à une distance inférieure à 300 m des cours d’eau, à forte pente et qui entraîneraient le ruissellement des margines hors du champ d’épandage et dont la nappe phréatique est située à une profondeur de moins de 10 m.
Cette enquête d’investigation a été réalisée avec l’appui du centre ARIJ pour le journalisme d’investigation arabe et sous la supervision de nos deux collègues Mark Lee Hunter et Bahija Ben Mabrouk

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La planète Terre attend une révolution dans un mois : L’accord de Paris sur le climat va être enfin concrétisé, un vieux rêve derrière lequel court l’humanité depuis des décennies. Etant donné que le seuil minimum de 55 pays totalisant 55% des émissions de gaz à effet de serre a été dépassé, l’accord va pouvoir être appliqué, a-t-on lu hier mercredi 05 octobre sur le site de la Convention des Nations unies sur le climat.

Le site précise que 72 pays, pesant 56,75% des émissions mondiales, ont remis leurs « instruments de ratification » auprès du secrétariat de l’ONU, ce qui lève tous les obstacles à une entrée en vigueur dans 30 jours, avant le rendez-vous de la COP22 (7-18 novembre 2016) au Maroc.

Le président américain, Barack Obama, s’en est réjoui : « Aujourd’hui est une journée historique dans la lutte pour protéger notre planète pour les générations futures », estimant qu’elle pourrait marquer l’Histoire « comme un tournant ».

La présidente de la COP21 et ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, a confié à l’AFP que « l’Union européenne et sept pays européens (avaient) déposé mercredi leurs instruments de ratification à l’ONU ».
« Avoir réussi à ce qu’il entre en vigueur si rapidement est un record et que cela intervienne pendant la présidence française est une grande satisfaction et une grande fierté », a ajouté Mme Royal.

Dans l’accord de Paris, signé en décembre 2015 par 195 pays, la communauté internationale a pris l’engagement de limiter la montée de la température en-dessous de 2°C et à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse de la température à 1,5°C »…

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Plus de 2 000 ministres et fonctionnaires de haut rang sont réunis depuis le 27 septembre 2016 au Siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour le lancement de la 39e session triennale historique de son Assemblée.

Cette session a été officiellement ouverte par le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu, auquel se sont joints pour l’occasion le Ministre des Transports du Canada, M. Marc Garneau, le Premier Ministre du Québec, M. Philippe Couillard, et le Maire de Montréal, M. Denis Coderre.

La 39e session de l’Assemblée est une des manifestations les plus ambitieuses jamais organisées par l’OACI depuis plus de sept décennies consacrées à la gestion de la coopération et des progrès dans le transport aérien mondial. L’Assemblée se tiendra jusqu’au 7 octobre et devrait adopter le tout premier Régime mondial de mesures basées sur le marché (GMBM) d’un secteur d’activités couvrant les émissions de CO2 des activités internationales.

« La route vers un GMBM pour l’aviation internationale a été semée d’embûches, pour toutes les parties concernées, mais ce fut en même temps un processus caractérisé par un niveau élevé de volonté politique et une motivation claire des États et de l’industrie pour définir une approche mondiale pratique et consensuelle. Déjà, des États qui assurent quelque 80 % des vols internationaux se sont portés volontaires pour participer au régime de MBM à partir de 2021 », a souligné M. Aliu, le Président du Conseil.

Avec un réseau aéronautique mondial qui actuellement gère quotidiennement quelque 10 millions de passagers et 100 000 vols, l’aviation internationale produit annuellement 1,3 % des émissions mondiales de CO2 dues à l’homme.

« Depuis 2010, des progrès considérables ont été réalisés par l’OACI et ses États membres pour atteindre l’objectif du secteur d’une croissance neutre en carbone à compter de 2020, à savoir des technologies novatrices, une simplification des opérations et des procédures, et des carburants d’aviation alternatifs durables », a déclaré Mme Fang Liu, la Secrétaire générale de l’OACI, qui a souligné en outre que compte tenu de la tendance, dans le système mondial, à un doublement du nombre de vols et de passagers une fois tous les quinze ans, il est reconnu qu’il faut un régime de MBM en complément des mesures de grande envergure.

En plus de l’accord prévu sur un régime de MBM pour l’aviation, les gouvernements participant à la 39e session de l’Assemblée devraient également en principe entériner de nouveaux amendements à apporter aux plans stratégiques mondiaux de l’OACI pour la sécurité de l’aviation et l’efficacité de la navigation aérienne et recommander que l’OACI élabore maintenant des plans mondiaux similaires pour la sûreté de l’aviation, la facilitation et le développement économique du transport aérien.

« L’OACI a accompli énormément au cours des trois dernières années, tout particulièrement dans le cadre de nos efforts pour la prestation aux États d’une assistance plus ciblée et plus efficace au titre de l’initiative Aucun pays laissé de côté, ainsi qu’à travers de nouveaux cadres pour un renforcement des capacités rentable, tels que le Programme international OACI des volontaires de l’aviation international, a indiqué M. Aliu, le Président du Conseil.  Par ailleurs, nous sommes désormais plus tournés vers l’avenir et plus réactifs et nous sommes bien préparés aux nouveaux défis que notre 39e session de l’Assemblée nous adressera. »

Les décisions qui seront prises au cours des dix prochains jours à l’OACI devraient compléter la performance déjà exemplaire du réseau de transport aérien mondial, tout en améliorant sa capacité de garantir des avantages socio-économiques à long terme et durables dans chaque région du monde.

« Cela est clair pour nos États aujourd’hui, notamment compte tenu des objectifs ambitieux qu’ils ont adoptés au titre du Programme 2030 des Nations Unies et de ses 17 objectifs de développement durable », a observé la Secrétaire générale Mme Liu.

Les délégués à la session 2016 ont élu M. Azharuddin Abdul Rahman de la Malaisie comme Président de la 39e session de l’Assemblée. M. Rahman aidera à gérer l’efficacité de la prise de décision sur des sujets ayant des ramifications mondiales, notamment la sûreté côté ville et la cybersûreté, la modernisation de la gestion des documents de voyage et d’identité, les technologies de prochaine génération de gestion du trafic aérien, la libéralisation de l’accès aux marchés et bien d’autres priorités. L’Assemblée donnera également l’occasion aux États membres de l’OACI d’élire le nouveau Conseil de  36 États pour 2017-2019.

« Cette session de l’Assemblée sera celle de décisions audacieuses et l’occasion d’affiner notre vision de la manière dont le transport aérien peut être encore plus utile aux États et aux régions ainsi qu’aux entreprises et aux voyageurs, dans les années à venir qui promettent d’être stimulantes. J’attends avec enthousiasme ce qu’il en résultera, a dit M. Aliu en concluant son allocution d’ouverture de la 39e session de l’Assemblée.

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GENEVE

Selon un rapport publié mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de neuf personnes sur la planète sur dix (92 %) vivent dans des lieux où les niveaux de qualité de l’air extérieur ne respectent pas les limites fixées par l’OMS.

Des informations rapportées, ce mardi 27 septembre 2016, par le site « Le Point » , relèvent que le rapport s’appuie sur des données provenant de 3 000 lieux à travers le monde, essentiellement des villes. Il a été élaboré en collaboration avec l’université de Bath, au Royaume-Uni.

Il conclut que 92 % de la population mondiale vit dans des endroits où les niveaux de qualité de l’air ne correspondent pas à ceux fixés par l’OMS sur la qualité de l’air ambiant pour les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM2.5).

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Les records de chaleurs, dépassés tout au long de l’année 2016, et la succession de cyclones, d’ouragans, d’inondations, de feu de forêts, de sécheresse, nous rappellent que le changement climatique est une réalité, qui affecte d’ores et déjà des centaines de millions d’entre nous.

Nous, mouvements sociaux et e, réunis dans toute notre diversité à Casablanca pour lancer la mobilisation en vue de la COP 22 qui se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre prochains, réaffirmons ainsi notre détermination à agir pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 1,5°C – conformément à l’engagement pris à Paris par l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement.

À l’issue de la COP21, nous nous étions de notre côté engagés à nous mobiliser, partout où cela serait nécessaire, pour que les lignes rouges d’un futur juste et vivables ne soient jamais franchies. Nous avons honoré et continuerons d’honorer notre promesse.

L’Afrique, hôte de la COP22, subit les conséquences les plus dramatiques et brutales du réchauffement : dégradation de l’environnement et des ressources naturelles, insécurité alimentaire, stress hydrique, augmentation de la pauvreté, risques sanitaires, déplacements massifs de population. Les Africaines et les Africains ne sont pourtant pas responsable du réchauffement. Notre engagement se fait par conséquent au nom de la justice – climatique, mais aussi sociale.

Nous entendons donc poursuivre nos mobilisations, pour :
– sortir de l’ère des combustibles fossiles, et accélérer la transition juste vers un futur 100% renouvelable
– défendre les droits humains et l’égalité réelle, contre toutes les formes de domination et d’oppression, qu’elles soient basées sur le genre, ou l’origine, etc.
– défendre l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire, et lutter contre les fausses solutions qui dépossèdent les paysannes et les paysans de leurs terres
– reconnaître et réparer la dette écologique que les pays les plus industrialisés ont contracté vis-à-vis des pays les plus pauvres, et rompre avec le modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles
– garantir que les pays du Nord assument leur responsabilités, pour que nos communautés puissent s’adapter et faire face aux conséquences du réchauffement
Le temps presse : nous n’avons que quelques années pour préserver la possibilité d’un futur libéré du chaos climatique. Ensemble, nous devons faire de la COP22 une étape déterminante dans le renforcement du mouvement pour la justice climatique

Selon des données publiées par « Prévention-Plus Formation », une entreprise spécialisée dans le domaine de la sécurité et l’environnement industriel, les déchets industriels dangereux générés en Tunisie sont estimés à 150.000 tonnes par an, dont 12.000 tonnes par an étaient traitées avant la fermeture de Jradou.

Cela sans compter les déchets de phosphogypse, évalués à 5 millions de tonnes/an et relevant de la responsabilité du Groupe Chimique Tunisien. Ces déchets sont stockés ou rejetés en mer, a ajouté la même source.

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Selon une étude de l’ONG Transport & Environment, 29 millions de véhicules diesels en circulation dans l’Union européenne dépassent la limite d’émission des gaz polluants, rapporte le site de « latribune.fr ».

Pour T&E, l’étude doit provoquer une prise de conscience sur « le nombre choquant de voitures diesel sales sur les routes de l’UE et la faible régulation des véhicules par les autorités nationales ». Plusieurs bases de données publiques, dont les enquêtes gouvernementales suite au « Dieselgate », ont été utilisées pour aboutir à ce constat. Au total, ce sont 230 modèles qui ont été analysés, a relevé la même source.

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Trois millions de kilomètres carrés de la totalité des écosystèmes sauvages de la planète, c’est la surface qui a disparu des radars en 20 ans. Cela représente le dixième des espaces vierges de toute trace humaine, soit deux fois la taille de l’Alaska. Ce constat a été fait dans une étude menée sous forme d’une cartographie comparant la situation actuelle à une carte du début des années 1990. Le rapport a été publié hier jeudi 8 septembre au congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Honolulu, il a également été repris par la revue scientifique Current Biology.

«La perte du caractère sauvage de la planète en seulement deux décennies est stupéfiante», commente à l’AFP James Watson, enseignant en conservation de la biodiversité à l’université du Queensland, en Australie et co-auteur de l’étude. «Pourtant, ces espaces sont des sanctuaires de la biodiversité menacée et jouent un rôle essentiel pour réguler les climats régionaux et assurer l’existence de nombreuses communautés comptant parmi les plus marginalisées politiquement et économiquement dans le monde», a-t-il ajouté.

«Nous devons impérativement reconnaître que les étendues sauvages que nous pensions à tort être de facto protégées vu leur éloignement, sont en fait en voie de disparition rapide partout dans le monde», indique Oscar Venter, professeur à l’Université de Colombie-Britannique du nord, et co-auteur de ce rapport. L’étude établit que ces désastres se sont notamment produits en Amérique du Sud, avec un recul de 30% des étendues vierges ; l’Afrique est également touchée avec -14%. Globalement, c’est à peu près 20% de la surface de la terre qui restent à l’état sauvage, la majorité en Amérique du Nord, au nord de l’Asie et de l’Afrique ainsi qu’en Australie.

James Watson avertit que «sans mesures globales agressives, on risque de perdre les derniers joyaux de la nature car, une fois perdus, on ne peut pas restaurer les processus écologiques des écosystèmes qui ne retrouvent jamais leur état initial». D’après lui, il faut tout de suite s’attaquer à la sauvegarde de ce qui est intact. Les experts dénoncent le fait que la plupart des décisions environnementales actuelles se focalisent sur la perte des espèces mais se soucient peu de la disparition dans de grandes proportions d’écosystèmes entiers, notamment pour des espaces sauvages dont on sait peu de choses. Dimanche 4 septembre 2016, l’UICN a dévoilé sa mise à jour de sa liste rouge des espèces menacées, où on constate qu’un quart des 82 954 espèces vivantes sont en voie d’extinction.

«Il est temps de s’inquiéter de la férocité de l’homme envers la nature», disait déjà en 2010 un groupe international de scientifiques, piloté par Paul Leadley du laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution (CNRS/Université Paris-Sud 11/AgroParisTech, France). Des années après, rien n’a été fait dans ce sens, au contraire le phénomène a empiré, du fait de la déforestation massive, de la rupture de chaînes alimentaires et de l’appauvrissement des écosystèmes, tout cela du fait de l’homme, le plus nocif des prédateurs.

En France

Morched Garbouj, président de l’association SOS Environnement, a déclaré, lors d’une conférence de presse, ce jeudi 11 août à Tunis, que des études effectuées à Kasserine et Sidi Hssine Sijoumi ont prouvé qu’il existe des problèmes dangereux relatifs au traitement des eaux usées et aux ordures.

Le président de ladite association a par ailleurs estimé nécessaire d’accorder aux municipalités les prérogatives nécessaires pour traiter ces dossiers.

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Des informations on filtré sur le montant de la redevance sur les voitures instituée par le projet de la loi des finances 2014

La Norvège bannira la vente de toutes les voitures roulantes à l’énergie fossile dans moins de dix ans. Le royaume n’épargne aucun effort pour devenir le pays le plus engagé dans la protection de l’environnement sur terre.

Selon le journal Dagens Naeringsliv, « FPR (Parti du Progrès, un parti populiste de droite) supprimera toutes les voitures à carburant ». Mais il ne s’agit pas du seul courant politique favorable à cette décision. La majorité des politiciens du pays scandinave sont d’accord sur la faisabilité et la nécessité de passer à une flotte fonctionnant à 100% à l’énergie verte.

Un rapport confirme cette faisabilité, selon le journal, et confirme également que la Norvège, un pays dont les recettes viennent essentiellement du pétrole (étant le 10e exportateur de pétrole dans le monde), serait le premier pays dans le monde à engager une zéro déforestation.

La nouvelle a été la très bienvenue chez le CEO du constructeur de voitures électriques Tesla, Elon Musk, qui n’a pas caché son émerveillement sur Twitter :

Au Norvège, 24% des véhicules sont électriques. 99% de l’électricité du pays proviennent de sources renouvelables, principalement des sources hydrauliques.

La Norvège a également l’ambition de tripler sa production d’énergie éolienne à l’horizon de 2020, après avoir engagé un investissement de 3 milliards de dollars dans le secteur en 2013.

Source : The Independent

Un nouveau venu, pour le moins insolite, vient désormais s’ajouter au patrimoine naturel tunisien.  Une espèce de crabe, de couleur bleue, vient de faire son apparition sur les côtes de Gabès, a-t-on appris, ce vendredi, par la radio RTCI.

Il a été décrit par le commissaire régional à l’agriculture et à la pêche à Gabès, Imed Béji, en tant qu’une nouvelle espèce dont on ne connait pas encore la provenance, ni les raisons qui ont poussé ce crustacé bleu à privilégier les côtes tunisiennes, a indiqué la même source.

Déjà connus par certains, ces crustacés sont considérés comme une simple variété d’une espèce largement répandue qui vit dans les mers où il y a de l’eau douce de surface.

Mais d’autres le décrivent comme un prédateur redoutable doté de deux pinces robustes et acérées pouvant endommager lourdement les filets de pêche aux mollusques et aux crustacés.

En tout cas, cette apparition massive de ces « hôtes bleus », inquiète les pêcheurs de la région qui sont actuellement en pleine campagne de pêche à la crevette et la seiche.

« La remarquable prolifération des crabes dans le Golfe de Gabès est devenue une vraie menace pour notre source de revenu », ont indiqué certains marins-pêcheurs au correspondant de l’Agence TAP dans la région.

Selon Mehrez Hamrouni, président du syndicat des marins-pêcheurs à Gabès, les crabes qui se trouvent piégés dans les filets de pêche sont difficiles à évacuer et détruisent ainsi les filets de  pêche qui deviennent inutilisables.

« Il est impératif de chercher la cause de ce phénomène dans le golfe de Gabès » a précisé mercredi Hamrouni au correspondant de la TAP. « Il est possible que ces crabes seraient ramenés dans nos côtes dans les eaux utilisées par les navires venus de différents coins du monde pour accoster dans le port commercial de Gabès », a-t-il estimé.

Une source de l’Institut national des sciences et des technologies de la mer a affirmé au correspondant de la TAP que l’Institut examine actuellement les volets biologiques et écologiques relatifs à  cette espèce marine et les moyens de la valoriser.

Source TAP

Espadon

L’Organisation internationale de conservation marine « OCEANA » a lancé un appel à l’Union Européenne(UE) et à tous les pays méditerranéens pour qu’ils réagissent face au danger de surexploitation de l’espadon, dont la taille a été réduite de deux tiers, en Méditerranée, en presque 30 ans.

L’ONG a indiqué, sur son site que ces pays devraient reconstituer le stock surexploité d’espadons, accusant l’UE d’être la principale responsable de son effondrement (le stock).

Selon OCEANA, « l’UE continue d’ignorer la surpêche d’espadon de Méditerranée malgré la dénonciation d’un groupe de scientifiques spécialisés dans la pêche de renommée mondiale ».

Ce dernier a mentionné que l’Italie a omis de déclarer, au cours des 20 dernières années, environ 41 000 tonnes, soit l’équivalent de plus de 25 millions d’euros par an et 15% de toutes les captures de cette espèce en Méditerranée.

Le Directeur Exécutif d’Oceana en Europe, Lasse Gustavsson, cité par le site de l’ONG, a expliqué que les informations scientifiques sont claires et que la situation de l’espadon de la Méditerranée est dramatique et elle ne s’arrange pas ».

« Contrairement au stock de l’Atlantique géré, l’espadon de la Méditerranée souffre de la surpêche et de pêche illégale, ainsi que de l’absence de volonté politique pour résoudre ce problème », a t-il accusé.

Depuis des années, les ONGs spécialisées dans la protection des milieux marins et les activistes de l’environnement ont multiplié les appels pour l’exploitation durable des stocks d’espadon, l’une des cibles préférées des pêcheurs, mais ces poissons continuent d’être capturés jeunes, ce qui met leur avenir en péril.

En s'appuyant sur les données fournies par la Direction Générale de l'Hygiène du Milieu et de la Protection de l'Environnement (DGHMPE)

L’océan Antarctique, plus grand puits de carbone de la planète, a recommencé à absorber davantage de dioxyde de carbone (CO2), plus important gaz à effet de serre produit par les activités humaines, une surprise pour les scientifiques qui craignaient un début de saturation.

Les océans absorbent environ un quart des émissions carboniques provenant de la combustion du charbon et du pétrole, dont 40% pour l’océan Austral, ce qui réduit le réchauffement du climat, précisent ces chercheurs dont la découverte est publiée jeudi dans la revue américaine Science.

« L’océan entourant l’Antarctique capte nettement plus de CO2 qu’il n’en libère, retirant notamment une grande partie de ce gaz émis dans l’atmosphère par les activités humaines comme la combustion des énergies fossiles », explique la Dr Dorothee Bakker de la faculté des sciences environnementales de l’Université britannique d’East Anglia, une des auteurs.

« Cela contribue à freiner l’accroissement du CO2 dans l’atmosphère et à ralentir le changement climatique », ajoute-t-elle.

Elle rappelle que des recherches effectuées il y a une dizaine d’années montraient que les quantités de CO2 absorbées par l’océan Austral n’avaient pas augmenté depuis la fin des années 1980, faisant craindre que cet important puits de carbone pourrait commencer à se saturer.

Selon ces études, l’océan Antarctique avait perdu 30% de sa capacité à capturer le CO2, ce qu’ils expliquaient par des vents plus forts qui faisaient remonter à la surface des eaux chargées en carbone.

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Le député du Front Populaire Ammar Amroussia a déclaré que les symptômes d’une explosion sociale sont très visibles, notamment avec la montée de la...

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