LA UNE ID

par -
0
Comment expliquer le regain d’intérêt des investisseurs français à la Tunisie auquel on assiste actuellement ? Est-ce par une nouvelle impulsion de la volonté politique qui anime manifestement les dirigeants des deux ou par le potentiel que la Tunisie est susceptible de receler alors que le dernier mot a été dit sur sa transition politique ...

Comment expliquer le regain d’intérêt des investisseurs français à la Tunisie auquel on assiste actuellement ? Est-ce par une nouvelle impulsion de la volonté politique qui anime manifestement les dirigeants des deux ou par le potentiel que la Tunisie est susceptible de receler alors que le dernier mot a été dit sur sa transition politique ou encore par le « lobbying » de l’ambassadeur de France à Tunis François Gouyette, dont on dit qu’il est en instance de départ, pour remettre sur les rails une coopération bilatérale qui a trop souffert des aléas politiques de part et d’autre , surtout avant la Révolution ?

Le fait est que les partenaires tant français que tunisiens ont à cœur de coopérer autrement. La 1ère édition du forum de partenariat France-Tunisie qui s’est ouverte ce mardi à Tunis sous la devise «Deux jours pour nouer des partenariats», est là pour apporter la démonstration que des investisseurs se préparent à rejoindre les 1300 de leurs collègues qui font déjà des affaires en Tunisie.

Il s’agit de permettre d’assurer une mise en relation de 30 entreprises françaises, présentes à cet évènement, avec des entreprises tunisiennes intéressées, dans le dessein bien compris et annoncé d’ « aboutir à des partenariats solides et durables », comme l’a souligné François Gouyette qui promet que les partenaires tunisiens et français pourront envisager de prospecter de nouveaux marchés à partir de la Tunisie qui constitue « un marché porteur et une plate-forme d’exportation vers l’Afrique et la région du Moyen Orient ».

Il en veut pour preuve l’expérience déjà lancée dans le cadre de l’alliance franco-tunisienne pour le numérique qui compte actuellement une quarantaine de « binômes » (tuniso-français).

Certains d’entre eux ont d’ores et déjà prospecté conjointement un certain nombre de pays africains et du Moyen Orient, avec l’appui notamment du centre de promotion des exportations (CEPEX) et la fédération nationale des TIC, relevant de l’union tunisienne du commerce, de l’industrie et de l’artisanat (UTICA), a avancé Gouyette. «La clé de réussite de ce genre de manifestations réside en le nombre de visiteurs professionnels», a souligné le diplomate, ajoutant que la présence d’une trentaine d’entreprises venant des différentes régions françaises, témoigne d’un intérêt accru pour la Tunisie.

Côté tunisien, le ministre du développement et de la coopération internationale, Yassine Ibrahim, a souligné que le gouvernement s’emploie à garantir les fondements d’un climat favorable à l’investissement et à engager les réformes structurelles nécessaires. Il s’agit, essentiellement, a-t-il expliqué, de la promulgation du nouveau code de l’investissement et de la loi du partenariat public privé (PPP), outre la réforme des marchés publics, du secteur bancaire, de l’enseignement supérieur et de l’éducation.

Le nouveau code d’investissement sera clair et cohérent comprenant tous les aspects de l’investissement afin d’enraciner le principe de la liberté d’investissement, d’encourager la création de projets, a-t-il assuré. Autre objectif assigné au nouveau code d’investissement, l’adoption d’un nouveau mode de gouvernance à même de faciliter la tâche de l’investisseur, a indiqué le ministre, ajoutant que son département « sera le défenseur de l’investisseur contre la bureaucratie ».

Il est à noter que le programme du forum de partenariat France-Tunisie prévoit la tenue de près de 300 rendez-vous B to B entre des entreprises tunisiennes et françaises, des tables rondes et ateliers techniques, dont une partie sera animée par des conseillers en commerce extérieur français.

Un «village expert» ou espace d’échanges et de conseils destinés aux professionnels tunisiens et française, animé par des entreprises françaises basées en Tunisie, a été installé, à cette occasion.

Le Forum France-Tunisie est organisé par Business France (agence française chargée notamment de favoriser le développement des entreprises françaises à l’international) en partenariat avec la chambre tuniso-française de commerce et d’industrie(CTFCI).

Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle est chargée du développement international des entreprises et de leurs exportations, ainsi que de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en France. Elle promeut l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. Elle gère et développe le Volontariat international en entreprise (VIE).

L.M.

par -
0
Le dossier des ressources énergétiques a l’air de devenir brûlant sous toutes ses coutures. Certes la campagne « winou el petrole » y est pour beaucoup avec ses prolongements troublés et troublants

Le dossier des ressources énergétiques a l’air de devenir brûlant sous toutes ses coutures. Certes la campagne « winou el petrole » y est pour beaucoup avec ses prolongements troublés et troublants, mais, en se saisissant de la question, le législateur-entendons par là l’Assemblée des représentants du peuple- a imprimé une autre dimension à ce qui est devenu en Tunisie LA polémique. Le ministre de l’Industrie, de l’énergie et des mines, Zakaria Hamed, s’en est expliqué mardi devant deux commissions de l’ARP, entraînant dans son interpellation PDG et Directeurs généraux en charge de tout ce qui est ressources énergétiques en Tunisie.

Surtout, il a été question des accusations de putative corruption entachant les contrats des hydrocarbures en Tunisie, tirées des recommandations de rapports d’organismes d’audit. Là, le ministre a affirmé que le rapport de l’équipe de contrôle général des finances, n’a fait aucune observation à propos du contrôle des puits de production, des réservoirs de stockage et des moyens de mesure des hydrocarbures. Il a cependant reconnu que les missions de contrôle complémentaire ont permis de lever les réserves sur les différences entre les quantités des hydrocarbures produites et celles commercialisées, dont le taux ne dépasse pas 1%.

En ce qui concerne l’absence de matériel de mesure de contrôle dans les champs gaziers exploités par les sociétés étrangères, selon des contrats conclus avec la Tunisie, le ministre a fait savoir que le comptage fiscal est toujours assuré et fonctionne régulièrement.

Tout en jugeant légitime la campagne «où est le pétrole?» pour autant que son objectif réel soit de déterminer la valeur réelle des richesses naturelles du pays et de consacrer la transparence, il a exprimé son refus de cette campagne qui vise à perturber l’action du gouvernement, selon ses dires.

Il est visiblement relayé en cela par le rapporteur de la commission de l’énergie et député du Nidaa Tounes à l’ARP, Taïeb Madani qui a estimé que la campagne Winou el pétrole est politique et que certains députés se sont joints à cette campagne soit pour l’orchestrer soit pour y apporter leur grain de sel, affirmant que l’Etat aurait dû négocier les contrats d’exploitation en dinars au lieu du dollar.

Pour lui, le problème du pétrole en Tunisie n’est pas lié aux chiffres relatifs à la production qui ont été présentés mais aux contrats signés avec les sociétés pétrolières, soutenant qu’il n’a jamais mis en doute les chiffres de production mais qu’à titre d’exemple le champ pétrolier Naouara à Tataouine est enveloppé d’opacité.

Au demeurant, Les experts continuent d’y aller de leurs analyses. La dernière en date, on la doit à l’expert international dans le domaine de l’énergie, Ridha Maamoun qui a affirmé dans une déclaration à Africanmanager que « les propos du ministre sont erronés » car, avance-t-il, la Tunisie possède d’énormes ressources naturelles, se déclarant prêt à « dévoiler les affaires de corruption et toutes les vérités s’y rapportant ». A l’appui de ce qu’il soutient, il a affirmé que « près de 450 puits de pétrole sont répartis dans le Sahara tunisien, la Tunisie possède de nombreux puits mais les parties concernées ne veulent pas en parler, car il y a de nombreuses affaires de corruption. Nous avons des documents prouvant des dépassements en la matière, a-t-il affirmé.

A la recherche des instigateurs

Pour l’heure, le dossier demeure cantonné à la sphère politique, et ne semble pas gagner le prétoire comme le bruit en avait couru. Le porte-parole officiel du ministère public, Sofiène Sliti, a affirmé que ce qui a été rapporté sur une information que le Parquet projetterait d’ouvrir à l’encontre des instigateurs de la campagne « winou el petrole » est dénué de tout fondement.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a cependant indiqué que toute la vérité serait dite à l’opinion publique si une information judiciaire était diligentée.

Il est à noter que des soupçons pèsent sur des parties qui seraient derrière cette campagne, les mouvements de protestation auxquels elle a donné lieu et les troubles qui ont éclaté dans le gouvernorat de Kébili.

Selon le président du comité de dénonciation de la campagne « winou el petrole », Mondher Guefrèche, le comité est parvenu à disposer de vérités sur ceux qui sont derrière la campagne et qui la financent, pointant du doigt des dirigeants connus du mouvement « Peuple des citoyens » et nombre de députés de l’ARP qui se sont rendus à Douz pour « semer la discorde et inciter au renversement du gouvernement », selon ses dires.

M.L.

par -
0
Le transporteur aérien tunisien

Le transporteur aérien tunisien, Tunisair, est entrain de changer toute sa flotte, de l’américain Boeing vers l’européen Airbus. Il met depuis quelques mois en vente ses vieux Boeing et reçoit les uns après les autres ses nouveaux monocouloir et quelques gros porteurs de chez Airbus. La transformation se fait dans le cadre de plan de renouvellement de flotte, discuté depuis 2008 avec le constructeur toulousain. Après avoir ramené le nombre d’avions à acheter de chez Airbus, de 16 à 13, la majorité en A320 monocouloir et trois gros porteurs A330, il recevait mercredi 9 juin le premier de ses 3 gros porteurs A330. Tunisair avait déjà reçu le «Habib Bourguiba» en 2010 et le «Dougga» en mai 2011. Un quatrième, un A330, devrait se poser en juillet prochain sur le tarmac de l’aéroport Tunis Carthage.

A l’occasion de la remise du premier des deux A330, le constructeur européen recevait à Toulouse un groupe de journalistes tunisien qui ont pu visiter ses ateliers de montage où les compagnies Emiratie et Qatarie sont les plus gros clients. Des ateliers où la visite se fait sur présentation du passeport et où les photos sont strictement contrôlées.

– Stelia, ex-Aérolia, augmentera de 50 % sa production à El Mghira

A cette occasion, un point de presse a été organisé. On y apprendra surtout qu’Airbus dispose de 180 sites de production dans 35 pays. La Tunisien en fait partie à travers le Parc aérien d’El Mghira où est notamment implantée la société Stelia, anciennement appelée Aérolia Tunisie. Airbus y fait l’assemblage de l’une des plus importantes structures de ses avions, appelée la barque pour le A320. Son cousin le A330 devrait bientôt arriver sur El Mghira dont les pièces sont désormais certifiées par le constructeur. Avec quelque 800 employés et cadres tunisiens, le site d’El Mghira avait nécessité un investissement de départ de 70 MDT. Pour le reste, total des investissements, revenus et résultats, le premier responsable de ce site, le Tunisien Ouassim Berraïes qui parlait sous le contrôle rapproché de la chargée de communication du groupe, restera réservé. Il affirmera cependant, haut et fort, qu’Airbus ne compte pas quitter la Tunisie, malgré les aléas de la révolution qui a parfois poussé la compagnie à quelques acrobaties pour assurer la livraison de parties de ses avions assemblées en Tunisie. Des acrobaties qui les ont amenées une fois à louer un immense et gros transporteur Antonov pour contourner les problèmes surgis au port de Rades. Le Général Manager de Stelia Tunisie, affirmera au contraire, qu’Airbus s’agrandit à El Mghira et devrait inaugurer une nouvelle ligne d’assemblage d’ici la fin de l’année en cours et renforcer son activité mécanique par l’achat de nouvelles machines, pour pourter à 31 le total de ce parc machines. Tout cela devrait aboutir à une augmentation de 50 % de la capacité de production de Stelia Tunisie, filiale d’Airbus.

– Airbus estime, insuffisante la flotte Tunisair pour décoller

Mais Airbus, qui fait vivre toute la région de Toulouse en France, n’est pas qu’un constructeur d’avions. C’est aussi et surtout qui fait de la prospective. Des ingénieurs, comme le Marocain Ismaïl Benbrahim aident l’autre Tunisien Habib Fekih à mieux vendre. Le Market research &Forcasts Analyst marocain estime que le PIB des pays maghrébins, dont la Tunisie, devrait s’inscrire dans une croissance annuelle de 4,1 % par an durant les dix prochaines années. Il estime aussi que la population urbaine tunisienne, celle capable de prendre l’avion, sera de 9 millions en 2033, que le tourisme reprendre une croissance annuelle moyenne de 3,6 % pour les 10 prochaines années, que les recettes s’inscriront dans un trend haussier de 2,5 % et que le trafic passager en Tunisie augmentera de 15 % au cours des dix prochaines années.

L’analyste met aussi en exergue le développement prochains, des mouvements d’avions et du nombre de passagers sur Tunis, tant en Low Coast qu’un long courrier. Une évolution qui fera passer le nombre d’avions de 52 en 2014, toutes compagnies confondues, à 116 d’ici l’année 2033. Une évolution qui rendrait nécessaire la montée en puissance de la flotte de Tunisair, qui ne fait avec son actuel plan de renouvellement que remplacer les avions qui existent sans en augmenter le nombre, si elle voudrait décoller.

On notera que toute la Tunisie officielle, de la PDG de Tunisair et presque tout son staff, à la dizaine de députés engoncés dans leurs costards, sans oublier le ministre du transport, devraient être mercredi 9 juin de la fête pour prendre possession du nouvel avion. On y reviendra.

Khaled Boumiza

par -
0
Sans donner des frayeurs irraisonnées aux Tunisiens

Sans donner des frayeurs irraisonnées aux Tunisiens, les informations faisant état d’une avancée des combattants de l’Etat Islamique (EI) connu plus couramment sous le vocable de Daech, vers les frontières tunisiennes constituent un sérieux motif d’inquiétude. Le fait est que l’organisation islamiste s’est emparée de très vastes territoires en Libye, et ne donne pas l’impression de s’en arrêter là.

Le porte-parole officiel du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Laroui, a confirmé cette progression et surtout souligné qu’« il ne s’agit plus de distances à parcourir en ayant recours à des véhicules 4×4 ». Au demeurant, il a pris soin de rappeler que la responsabilité de défendre la Tunisie est une responsabilité collective ne se limitant pas à l’Etat. Puis, allusion à ce qui se passe dans le Sud tunisien, il a averti qu’il n’y a pas lieu de créer des régions faciles d’accès pour les groupes terroristes notamment au niveau des frontières, expliquant que « l’on peut protester, mais créer un vide sécuritaire est inadmissible ».

On n’est plus dans la posture d’un voisin appelé à la « prudence et à la vigilance » et tenu d’en faire montre, comme l’avait préconisé voici quelques jours le secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires sécuritaires Rafik Chelli qui n’en pas moins souligné qu’un dialogue inter-libyen «demeure l’unique alternative pour aboutir à un consensus». «Grâce au consensus, les Libyens vont, sans nul doute, vaincre la menace terroriste et freiner son ascension», a-t-il assuré.

Par delà ces professions de foi, il semble que les temps sont venus d’aller au charbon. L’Algérie, l’Égypte et la Tunisie ont convenu de renforcer les mesures de sécurité le long de leurs frontières avec la Libye et de soutenir l’armée libyenne dans sa lutte contre l’Etat islamique (ISIS).

Une source sécuritaire algérienne a précisé que « les chefs militaires des trois pays ont convenu, lors de réunions tenues jeudi et vendredi au Caire, de soutenir les forces de l’armée libyenne et de leur fournir des équipements, des munitions et des renseignements afin de lutter contre les combattants fidèles à ISIS « .

« Les commandements ont signé un accord pour renforcer les mesures de sécurité le long de la frontière avec la Libye, afin d’empêcher l’arrivée de combattants djihadistes dans les zones contrôlées par ISIS, par le resserrement des contrôles aux frontières entre les trois pays, » a précisé la même source.

Bien plus, Tunis abrite dès demain mardi une réunion des ministres de la Défense faisant partie du groupe (5+5). Cette réunion coïncide avec la visite en Tunisie du secrétaire général adjoint de l’OTAN chargé des affaires politiques et de la sécurité, Thrasyvoulos Terry Stamatopoulos. La Tunisie préside cette session du groupe ‘5+5’ qui est composé de cinq pays de la Méditerranée occidentale (Union du Maghreb Arabe : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie) et de cinq pays européens (Malte, Italie, France, Espagne et Portugal).

Une guerre psychologique !

Les experts militaires et sécuritaires, tout en reconnaissant la gravité de l’évolution de la situation sur le terrain, en font des lectures nuancées pour ne pas dire parfois antinomiques. Si les uns les plus pessimistes, prennent l’avancée de Daech très au sérieux et prévoient déjà des assauts durant le mois de Ramadan, d’autres comme Mokhtar Ben Nasr, colonel major à la retraite et président du centre de Tunis pour les études de la sécurité globale, estiment que les rumeurs sur l’avancée de Daech des frontalières avec la Libye entrent dans le cadre de la guerre psychologique qui vise à saper le moral des militaires et sécuritaires.

Dans une déclaration lundi à l’Agence TAP, il a mis en garde contre le piège de la guerre psychologique déjà utilisée par l’organisation Daech en Syrie et en Irak pour sortir les civils de leurs pays.

M.L.

par -
0
Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? De nouveau invité du G7

Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? De nouveau invité du G7, d’abord en tant que Premier ministre, et aujourd’hui en sa qualité de président de la République issu des urnes, Béji Caïd Essebsi arrivera-t-il à convaincre ses hôtes du bien-fondé des demandes tunisiennes s’agissant des concours financiers des puissants du monde et passer finalement à l’acte ? En l’absence d’indications précises, il est permis d’en douter. En tout cas, rien ne semble avoir été tranché au sujet des 25 milliards de dollars promis à la Tunisie et qui « moisissent » encore dans les caisses avec peu d’espoirs qu’ils soient suivis d’effet concret. Pour autant, essuiera-t-on une nouvelle promesse de Gascon ?

En touts cas, le président de la République tunisienne a lancé un vibrant appel aux pays du G7 pour qu’ils mettent «un plan de soutien en faveur de la Tunisie».

Dans son discours prononcé, à l’ouverture des travaux de la deuxième journée du sommet G7 en Haute Bavière (Allemagne), BCE a rappelé que la Tunisie est déterminée à mener à terme et à réussir sa transition démocratique, mais «il lui faudra beaucoup de temps si elle ne sera pas accompagnée de la communauté internationale».

«Si la communauté internationale accompagne le pays, on ira beaucoup plus vite et on augmentera nos chances de réussite », a-t-il répété, précisant que l’appui international peut se traduire par des financements, un accompagnement pour la lutte contre le terrorisme et un élan de solidarité, à l’instar de celui de l’après-guerre mondiale, apporté par les USA à l’Europe ou aux pays de l’Europe de l’Est. «La Tunisie premier pays sud méditerranéen à réussir sa transition entend s’arrimer dans le concert des nations démocratiques.

Seuls les pays avec lesquels il partage les mêmes valeurs de démocratie et de liberté peuvent l’aider à achever son ancrage démocratique et faire face aux défis économiques et sociaux», a encore déclaré le chef de l’Etat.

Sera-t-il entendu alors que la Tunisie est guettée par le terrorisme à l’égal de la Méditerranée, de l’Europe, du monde entier, qu’elle n’est pas encore parvenue à anéantir les problèmes qui étaient à l’origine de la révolution, dont un «chômage endémique» (620 000 chômeurs parmi lesquels 250 mille diplômés du supérieur), des inégalités régionales et sociales, outre un marasme économique qui persiste. Pis, face à cette situation marquée aussi par le ralentissement de l’investissement privé et la faiblesse de la croissance, la dette tunisienne a augmenté de 58% en quatre ans. Dans on argumentaire, le chef de l’Etat a mis en relief que «malgré tous les défis, nous tenons à réaliser toutes les reformes nécessaires selon un calendrier clair et bien défini », que «La Tunisie a traversé de graves crises, mais grâce au sens de la responsabilité de ses élites et de sa classe politique ainsi qu’à son armée républicaine, le pays est parvenu à reprendre sa destinée en main et réussir là où d’autres ont échoué ».

Une autre hiérarchie des priorités !

Les dirigeants du G7, ont manifestement d’autres chats à fouetter, occupés plutôt à trouver « leur » solution au fléau du terrorisme. Dans leur communiqué publié lundi à l’issue du sommet, ils ont affirmé que « face au phénomène des combattants terroristes étrangers, la lutte contre le terrorisme devra demeurer la priorité de la communauté internationale dans son ensemble », appuyant la coalition internationale contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie. « Nous réaffirmons notre détermination à vaincre ce groupe terroriste et à lutter contre la propagation de son idéologie de haine. Nous sommes solidaires de tous les pays et de toutes les régions touchées par la brutalité d’actes terroristes, notamment l’Irak, la Tunisie et le Nigeria » dont les dirigeants ont pris part aux discussions lundi. « La lutte contre le terrorisme et le financement du terrorisme constitue une priorité majeure du G7 », ajoutent les dirigeants, promettant de « renforcer la coordination de (leur) action ».

Relevons quand même que Beji Caid Essebsi, avait affirmé que la Tunisie pays reste «fermement opposée à toute solution militaire et attaché à une Libye unie et pacifiée». «La Tunisie subit plus que tout autre pays l’impact direct de la crise en Libye où la menace terroriste s’est amplifiée et où on assiste à la prolifération des armes, à l’absence d’autorité centrale et à l’émergence de groupes extrémistes », a déclaré Caïd Essebsi, rappelant que la Libye était le 2ème partenaire commercial de la Tunisie (2 milliards US d’échanges commerciaux) et fut également un partenaire de choix en matière d’affaires et d’opportunités d’emplois.

La Tunisie appelle à un règlement pacifique du conflit libyen, a-t-il encore indiqué, faisant état de sa prédisposition à jouer un rôle de médiation et à intervenir, au moment opportun afin de convaincre les parties prenantes à opter pour le compromis et éviter l’exacerbation du conflit.

De quoi demain sera-t-il fait ? Beaucoup d’eau passera sous les ponts du Rhin et de la Danube, en attendant le prochain G7 !

Mohamed Lahmar

par -
0
Sous l’effet d’un chômage de masse

Sous l’effet d’un chômage de masse, les universités tunisiennes sont devenues un terrain fertile pour le recrutement de jihadistes avec près de 1300 étudiants tunisiens actuellement enrôlés comme combattants dans les organisations extrémistes à l’extérieur du pays, notamment pour le compte de l’Etat islamique, ISIS ou Daech, en Irak et en Syrie. Telle est la conclusion d’un sondage réalisé par l’Université de Tunis sur une période de trois mois dans la plupart des universités tunisiennes et publié le 28 mai, cité par le Middle East Monitor.

Les résultats de l’enquête suggèrent que ce sont les étudiants en disciplines scientifiques plutôt que les littéraires qui sont le plus attirés par des groupes djihadistes, actifs en Syrie et en Irak et dans une moindre mesure en Libye. Ces conclusions sont en ligne celles d’un rapport publié en 2014, sur les combattants étrangers en Syrie, indiquant que les combattants d’au moins 81 pays avaient rejoint la guerre civile en Syrie, dont le nombre le plus élevé vient de Tunisie.

Mais pourquoi ce sont des étudiants qui affluent vers le djihad et comment les universités pourraient endiguer le phénomène ? Calestous Juma, directeur du projet de la science, de la technologie et de la mondialisation à l’Université Harvard, a déclaré à « University World News » que « une partie du problème pourrait tenir au fait que les jeunes gens brillants sont à la recherche d’un sens à la vie. » Juma, qui est également co-président du Panel de haut niveau de l’Union africaine pour la science, la technologie et l’innovation, a ajouté que « l’une des approches pour aborder le problème consiste à poser des défis productifs qui confèrent à leurs compétences une utilisation efficace ».

« Les étudiants brillants qui étudient les sciences, mais ne voient pas des voies claires pour être productifs dans la société sont particulièrement vulnérables, « a-t-il poursuivi.  » Repenser le rôle des universités et le mode sur lequel elles préparent les jeunes à contribuer de façon positive à l’économie est encore plus urgent que jamais », a-t-il préconisé

Un rapport publié en février 2015 sur la transition politique en Tunisie, a confirmé que les ressortissants tunisiens ont été enrégimentés dans les groupes extrémistes violents à l’étranger. Alors que les autorités locales soutiennent que le nombre de djihadistes tunisiens à l’étranger pourrait être beaucoup plus élevé que prévu. Les autorités tunisiennes ont déclaré à la mi-2014 qu’au moins 2.400 Tunisiens avaient voyagé en Syrie en tant que combattants depuis 2011, ce qui ferait de la Tunisie l’une des plus grandes sources connues de combattants étrangers dans ce pays.

M.L 

par -
0
Alors qu’elle est éligible à un plan de recapitalisation

Alors qu’elle est éligible à un plan de recapitalisation, la Banque de l’Habitat s’emploie à réfléchir d’elle-même une nouvelle image à l’enseigne de la relance et de la mutation. Ses états financiers suggèrent que cela est en train d’être le cas. Son PDG, Ahmed Rejiba a déclaré, lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la Banque, tenue samedi, 6 juin 2015 que la BH a pu en 2014 maintenir le cap fixé dans son business plan 2014-2018 sous le signe de la relance sur le plan de l’activité et du lancement de profondes mutations sur le plan de la restructuration de la banque. Elle y a réussi malgré un contexte national difficile et une économie épuisée et lourdement affectée par un déficit commercial, un recul de l’investissement plus accentué et la chute du dinar face au dollar, a-t-il expliqué.

À la fin de l’année 2014, le total bilan de la banque a atteint 6251,1 millions de dinars, en augmentation de 16,3% contre une baisse de 1% en 2013, alors que l’encours des dépôts de la clientèle à terminé à 4634 millions de dinars enregistrant une croissance de 13,8%, soit l’accroissement le plus élevé du secteur. Les dépôts à vue y ont contribué à hauteur de 31,8%.

Les crédits à la clientèle accordés sur les ressources propres de la banque ont atteint 4617 MD soit une croissance de 14% contre 8% seulement au niveau du secteur. Cette évolution a été réalisée grâce notamment à une croissance de 26,5% pour les crédits aux entreprises et aux professionnels et de 7,2% pour la promotion immobilière.

Les ressources de la clientèle de la BH, n’tant pas en reste, ont affiché en 2014, une pente ascendante avec une mobilisation additionnelle de 562,5 millions de dinars (+13,8%) contre 313,5 MD (+8,3%) une année auparavant portant ainsi l’encours à 4 634 MD.

Avec cette évolution, la banque enregistre la plus forte progression des dépôts de l’année contre une moyenne du secteur de 9,6% portant ainsi sa part de marché à 10,2% contre 9,4% une année auparavant.

Cet essor est boosté par la collecte des dépôts à vue dont le flux additionnel s’est situé à 333 MD (+31,8%) contre 16,7 MD (+1,6%) au titre de l’année 2013, contribuant ainsi à hauteur de 59% dans le flux total des ressources de la clientèle.

Autre progression, le nombre de comptes des dépôts à vue a, au titre de l’année 2014, évolué de 3,4% contre une moyenne de 0,5% pour la période 2010-2013. En 2014, les nouveaux comptes ont drainé un flux de 124,5 MD contre 93,4 MD en 2013. Ainsi, la part des dépôts à vue a été consolidée passant de 26% à 30% en 2014.

Un résultat net de 50,3%

La BH a clôturé l’année 2014 avec un résultat net de 50,3% rompant avec deux exercices successifs de résultats déficitaires, et ce grâce une stratégie pertinente de la banque en matière de maîtrise du risque et d’optimisation des frais généraux, a expliqué son PDG, Ahmed Réjiba.

La banque a pu également en 2014 clôturer l’exercice avec la meilleure progression du PNB au niveau du secteur, soit 18,7%. Cette évolution a été accompagnée par une amélioration de la structure du PNB avec la diminution de sa dépendance vis-à-vis de la marge d’intérêt, dont la contribution s’est située à 61% contre 71% une année auparavant, au profit des revenus des commissions et des gains sur le portefeuille titres.

Quant au coefficient d’exploitation, il s’est amélioré de plus de 3 points de pourcentage en passant de 48,8% en 2013 à 45,5% en 2014 et contre un coefficient moyen sectoriel de 46,1%.

L’évolution maîtrisée des frais généraux à 10,8%, comparable à celle enregistrée au niveau du secteur, a permis d’atteindre un niveau de résultat brut d’exploitation de 150,3 MD en accroissement de 25,7% enregistrant ainsi la croissance la plus élevée du secteur.

L’année 2014 a été aussi marquée par l’amélioration de la qualité d’actifs. Il est à signaler à cet égard que les efforts consentis en matière de recouvrement et de suivi de portefeuille ont permis une forte maîtrise du risque additionnel comme en témoignent la baisse du taux des créances classées à 19% contre 21,6% à fin 2013 et un taux de couverture atteignant 70,4% contre 65,3% à fin 2013.

M.L.

par -
0
Loin de vouloir

Loin de vouloir, et encore moins de pouvoir, donner des leçons de gestion aux premiers responsables de certaines entreprises cotées en bourse, il nous semble important de faire, comme pour l’exemple de Cellcom, certaines remarques qui nous semblent indicatrices de quelques défaillances au niveau de la politique commerciale d’une entreprise qui n’est plus la propriété de ses seuls fondateurs.

Un coup d’œil sur les notes relatives aux états financiers de la société Cellcom pour l’exercice 2014, permet de relever en effet des provisions de plus de 2 MDT, «pour dépréciation clients et pour chèques et effets impayés». Il est en plus connu que tout ce qui est dans le poste «Clients et comptes rattachés», désigne des créances pas encore recouvrées. Ce compte, qui présentait un solde de plus de 15 MDT, est cependant à rapprocher du total des produits d’exploitation qui était de 42,110 MDT. On remarquera alors qu’un peu moins de la moitié des PE restait encore impayé à la fin de l’exercice. Ce même solde du compte clients rattachés dépassait le total des capitaux propres de l’entreprise qui est de 13, 449 MDT. Il est aussi à rapprocher avec la trésorerie de fin d’exercice, certes positive, mais seulement d’un peu plus de 0,441 MDT.

On lit aussi dans ces mêmes notes relatives aux états financiers que «la société Cellcom Sa a reçu un nantissement de 1er rang sur une maison non enregistrée d’une valeur de deux cent soixante-dix-sept mille dinars tunisiens de la part du client Ghassen Fliss contre un impayé de 225 317 TND. La société Cellcom Sa a reçu un nantissement de 2ème rang d’une valeur de un million de dinars tunisiens sur une propriété de la part du client Electrosat en garantie des créances. La société Cellcom Sa a reçu un nantissement de 1ème rang d’une valeur de deux cent cinquante-huit mille Dinars tunisiens sur une propriété de la part du client Sté Jade en garantie des créances ». De là à ce que l’entreprise puisse juridiquement disposer de ces garanties et les vendre, il se passera un bon bout de temps !

– Cellcom en redressement fiscal

La société « Cellcoms S.A » a reçu, le 27 décembre 2012, une notification des résultats de la vérification approfondie de sa situation fiscale au titre de la période allant du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2011. Les impôts réclamés par l’administration fiscale s’élèvent à un total de 494.249 dinars tunisiens en principal et pénalités de retard. Cette notification a fait l’objet d’une réponse motivée par la société «Cellcom Sa» rejetant les principaux chefs de redressement. La société a néanmoins admis le redressement pour certains points et une provision au titre d’un complément d’impôts à payer à ce titre est constatée, au 31 décembre 2014, pour un montant de 114.340 dinars tunisiens. Au stade actuel de la procédure en cours, l’incidence finale de ce redressement sur les comptes arrêtés au 31 décembre 2014 ne peut être appréciée.

En face, la société Cellcom enregistre une enveloppe de dettes, assez importante, auprès de ses fournisseurs. Elles étaient de 8,7 MDT à la fin de l’exercice 2014. Elles n’étaient que de 7,7 MDT une année auparavant. On ne connaît pas le détail de la politique commerciale et les délais de paiement des deux côtés, fournisseurs et clients, mais cela pourrait présager de quelques difficultés commerciales pour l’entreprise. Espérons que l’exercice 2015 apportera de meilleurs indicateurs.

Ka Bou

par -
0
En l’état actuel des choses

En l’état actuel des choses, les capitaux propres de la plus grosse des banques publiques est négatif de 92,2 MDT. Son ratio de solvabilité est négatif de 5.17 % et son ratio de liquidité accuse une insuffisance de 12,61 %. En un mot, la STB va mal. Elle n’est pas en banqueroute, elle est même riche, comme le disait son PDG et qui défiait quiconque, lors de la dernière AGO, de lui démontrer le contraire. La STB est cependant riche, mais uniquement de toutes les garanties qu’elle ne pourra vendre, de l’argent et de toutes les grosses réserves qu’elle ne peut pour l’instant pas reprendre. Pour l’heure, son capital est de 124 MDT alors que le déficit cumulé dépasse les 700 MDT. C’est ce qui explique les demandes, tant nationales qu’internationales, comme celles de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International, de recapitalisation de la STB.

– La STB en est déjà à sa 3ème décision de recapitalisation

Cette demande n’est pas nouvelle. Elle date même du temps du premier gouvernement de la Troïka. Une loi avait été alors votée, plus précisément en septembre 2012, par l’ancienne ANC (Assemblée Nationale Constituante), après le mauvais quart d’heure qu’avaient alors fait passer les anciens Constituants à l’ancienne PDG de la banque accusée alors de banqueroute. Cette grosse somme d’argent avait même été budgétisée. On n’en entendra par la suite jamais plus et l’argent avait été détourné à d’autres fins, des dépenses de consommation. Evaporés donc les 41 MDT et la garantie de 117 MDT de l’Etat au profit de la banque.

En octobre de l’année 2014, une AG extraordinaire de la banque décidait d’augmenter son capital de 650 MDT. «Nous avons décidé cette augmentation, car on ne pouvait pas attendre [les décisions des autorités tunisiennes] et pour répondre aux normes prudentielles, notamment de solvabilité», nous indiquait alors Abdelwaheb Nachi, PDG de la banque.

Le 3 juin 2015, «le Conseil des ministres, a adopté le projet de loi relatif au renforcement des bases financières des banques publiques. Le porte-parole du conseil des ministres et secrétaire général du gouvernement, Ahmed Zarrouk a indiqué dans une déclaration à la presse, que le projet de loi stipule l’autorisation du ministre des finances à souscrire à l’augmentation du capital des banques publiques suivant les besoins et ce à hauteur d’un million de dinars [ndlr : c’est en fait un milliard DT et non 1 MDT comme rapporté par tous les médias sur la base de la déclaration du porte-parole], qui sera répartis en vertu d’une loi». C’est donc une nouvelle loi en perspective et un nouveau débat devant l’ARP (Assemblée des Représentants du peuple, sans aucune information de la part du Conseil des ministres sur la provenance de toute cet argent alors que l’Etat peine toujours à couvrir son déficit budgétaire de plus de 7 milliards DT pour l’exercice 2015.

– Les solutions sont pourtant ailleurs !

Le même jour, une seconde AG extraordinaire de la STB (après celle d’octobre 2014), décide d’augmenter son capital de 652,575 MDT. L’Etat devra y apporter une somme à hauteur de sa participation au capital qui est de 50,5 % et y ajouter au besoin la part qui ne serait pas souscrite par les privés. L’Etat devra ainsi débourser, en monnaie sonnante et trébuchante, au moins 340 MDT sans compter les parts non souscrites des privés. On se demande alors où est-ce que le ministère des Finances trouvera-t-il tout cet argent alors qu’il disait devoir trouver les 550 MDT des dernières augmentations salariales, les 220 MDT au moins des augmentations pour les enseignants et qu’il peine déjà à assurer mensuellement les salaires (3,1 milliards DT en 4 mois) ?

La STB a, en effet, dans ses propres comptes, de quoi se passer du soutien de l’Etat. Il y a «les 96 MDT de biens immeubles hors exploitation, les 180 MDT que pourrait tirer la STB de la vente des hôtels Russelior, pris en garantie dans l’affaire dite «Bien Vu » et d’El Kazar à Sousse en garantie d’un crédit pour un homme d’affaires du domaine du ciment, la possible reprise de 600 MDT sur les 1100 DT de la dette du secteur touristique, les 275 MDT que la banque pourrait récupérer auprès de 220 clients défectueux», comme le signalait à juste titre le PDG partant Abdelwaheb Nachi.

Il suffirait, pour cela, que l’Etat tunisien prenne la décision politique de résoudre autrement la question des dettes du secteur touristique. A plusieurs reprises, les hôteliers en ont exprimé l’entière disposition. Il faudrait ensuite qu’il révise les procédures judiciaires d’application des dizaines de jugements en faveur des banques dans des plaintes contre des dizaines d’entreprises et des centaines de clients dont les dettes sont devenues carbonisées sans qu’il en soit de même pour leurs standings de vie. Il faudrait enfin que l’Etat rembourse à la STB les dettes des entreprises en difficultés et arrête de lui demander d’injecter encore des millions DT dans d’autres, comme dans la BFT (Banque franco-tunisienne).

Reste à dire que, malgré tous les dégâts occasionnés par la soumission de la STB au ministère des finances, sa mise sous la tutelle directe d’un Etat mauvais gestionnaire et le dernier changement de gouvernance qui a apporté 5 nouveaux membres du conseil d’administration, la STB reste exposée à la très possible ingérence d’un Etat qui aura toujours besoin d’un bras financier pour ses décisions qui sont loin d’être purement économiques et financières. Avec au moins deux nouveaux membres issus d’organismes étatiques et le prochain DG qui sera «choisi» par le ministère des Finances, certes sur la base de candidats libres, la STB restera toujours soumise aux lubies politiques d’un Etat mauvais banquier. Les mêmes causes auront donc les mêmes effets.

Khaled Boumiza

par -
0
Selon le ministère du commerce

Selon le ministère du commerce, les préparatifs en prévision de Ramadan vont bon train. D’ailleurs, l’approvisionnement du marché en matière des produits de base sera assuré avec abondance. Pour les œufs, un stock de 14 millions unités est constitué sachant que les prévisions tablent sur un approvisionnement de 20 millions unités.

En ce qui concerne les besoins en lait, un stock de 48.8 millions litres est constitué pour mieux répondre aux besoins du marché. Il est à noter que les besoins sont de l’ordre 55 millions de litres. Donc, le taux de réalisation sera de 88.7%

Pour les viandes blanches, l’approvisionnement devrait couvrir les besoins surtout que la quantité stockée a atteint actuellement 1350 tonnes, soit un taux de réalisation de 57.5%

S’agissant de l’escalope, l’approvisionnement a atteint actuellement 1813 tonnes alors que le ministère a programmé un stock de 2000 tonnes.

Des campagnes de contrôle intensives seront menées pendant le Ramadan

Comme chaque année, l’activité de contrôle économique sera renforcée au cours du mois de Ramadan au niveau de l’ensemble des circuits de production et de distribution afin de garantir la transparence des transactions commerciales, de faire face aux spéculations et opérations de monopole et de garantir la qualité des produits.

Egalement, un programme spécifique sera mis en place par le ministère du Commerce. Il est axé essentiellement sur le suivi quotidien de la situation du marché et le contrôle des différents circuits de distribution des produits de consommation pour évaluer l’approvisionnement et les niveaux des prix et prospecter l’évolution du marché.

Il vise à garantir le suivi des opérations d’approvisionnement des marchés en produits compensés et sensibles et à lutter contre les pratiques illicites pouvant nuire aux transactions commerciales (non-affichage des prix, refus de vente, publicité mensongère…).

Nadia Ben Tamansourt

par -
0
C’est sans doute l’apparition parlementaire la plus éprouvante pour Habib Essid venu à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) exposer le bilan des 100 jours de son gouvernement

C’est sans doute l’apparition parlementaire la plus éprouvante pour Habib Essid venu à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) exposer le bilan des 100 jours de son gouvernement. Tout semble indiquer qu’il était attendu de pied ferme à l’hémicycle où les salves des critiques venaient évidemment de l’opposition, essentiellement des élus du Front populaire, mais aussi de ceux, dans une bien moindre mesure, il est vrai, de la coalition au pouvoir.

Le chef du gouvernement semblait s’attendre à pareil traitement, et, impassible, tout au long de son interpellation, n’a pas cherché à se voiler la face devant la réalité en acquiesçant, dès l’abord, que « après un diagnostic général de la situation sécuritaire, économique, financière et sociale, nous avons constaté que la situation du pays est difficile ». Une situation reflétée par la faiblesse du taux de croissance, le renforcement de la crise des finances publiques, la détérioration des équilibres financiers de la plupart des entreprises publiques et la nette régression de la notation souveraine de la Tunisie. D’où, a-t-il dit, la nécessité d’adopter des réformes urgentes et structurelles afin d’aplanir les entraves aux activités des activités et secteurs vitaux. « Il s’agit en outre de faire face aux plans qui menacent notre pays, nos entreprises et notre mode de vie », a ajouté Essid.

Au rang de ces menaces, il a cité en premier celle du terrorisme, en appelant à la nécessité d’éviter tout ce qui est de nature à détourner l’attention des institutions sécuritaire et militaire de la lutte antiterroriste, sans omettre d’assurer que les forces de sécurité et de l’armée ont réalisé d’importantes réussites en matière de lutte contre le terrorisme, à travers le démantèlement de plusieurs cellules dormantes et l’arrestation de dizaines de terroristes, indiquant que 590 individus ont été traduits devant la justice pour appartenance à une organisation terroriste. Il a affirmé que toutes les dispositions ont été prises pour faire face aux développements en Libye et leurs répercussions humanitaires, réitérant l’engagement à éradiquer à la racine le terrorisme, récupérer toutes les mosquées hors contrôle et fermer celles construites de façon anarchique.

« La guerre contre le terrorisme demande sacrifices, vigilance et promptitude, en plus de l’unité nationale sacrée et du soutien des institutions sécuritaire et militaire a-t- il dit, ajoutant que le gouvernement a fait de la lutte antiterroriste une priorité absolue et la condition sine qua non pour la préservation du processus démocratique et du climat général des libertés, l’impulsion du développement et l’encouragement de l’investissement.

Autre priorité absolue sur laquelle le chef du gouvernement s’est attardé, La préservation du pouvoir d’achat du citoyen et la maîtrise des prix, outre la lutte contre le monopole, eu égard au fait que , au cours des quatre premiers mois 2015, l’indice des prix à la consommation familiale (groupe des produits alimentaires) a enregistré un rythme descendant. Mais, il a vite fait de doucher les espoirs des salariés en affirmant que « malgré le démarrage des négociations sociales au titre de 2015 et 2016, les majorations salariales ne seront pas évidentes si la situation des finances publiques reste inchangée ».

Croissance et schéma de développement

Renforcer le rythme de croissance pour parvenir à un taux de plus de 5%, nécessite la mise en place de réformes économiques à moyen terme, dont les aspects, le contenu et l’exécution doivent constituer un choix national et souverain, a souligné le chef du gouvernement, répondant à l’avance aux ténors du Front populaire qui jettent régulièrement l’anathème sur le Fonds monétaire international, affirmant dans le même ordre d’idées que « en optant pour une approche de réforme souveraine qui réponde à nos priorités et à nos intérêts nationaux, nous voulons éviter des réformes dictées de l’extérieur comme c’est le cas pour de nombreux pays ». Il a, au demeurant évoqué « le caractère limité du schéma de développement actuel et son incapacité de répondre aux revendications de la Révolution, mettant l’accent sur l’importance de prendre des dispositions urgentes et immédiates visant à mettre un terme à la détérioration de la situation économique et sociale ». Il s’agit, a-t-il encore fait savoir, d’élaborer un schéma de développement qui met les fondements d’une approche d’avenir à même de répondre aux aspirations des tunisiens dans les différents secteurs et d’accélérer le rythme d’achèvement des réformes déjà programmées.

« Une dissertation d’ordre général »

Le discours du chef du gouvernement, sitôt prononcé, a donné lieu à une salve de critiques. Premier à ouvrir le feu, l‘élu du Front populaire, Jilani Hammami, l’a qualifié de « dissertation d’ordre général sans nouveautés », faisant grief à Habib Essid de ne pas être porteur d’une une vision et de solutions pertinentes qui répondent aux attentes des Tunisiens.

L’unique élu de l’Alliance Démocratique, Iyed Dahmani, n’a pas été en reste, soulignant que ses pairs s’attendaient à un discours du chef du gouvernement annonçant des réformes, et présentant un projet de sortie de crise, or, il y manque cruellement la volonté de réforme, a-t-il dit.

De l’autre côté du spectre, Ameur Laarayedh, député d’Ennahdha a déclaré qu’il il est nécessaire que le gouvernement de Habib ‘Essid réussisse sa mission, et ce dans le but de relever le pays, ajoutant que l’allocution du chef du gouvernement est satisfaisante, alors que le député de Nidaa Tounès, Khemais Ksila a demandé au gouvernement de prendre des décisions et entreprendre des réformes audacieuses.

Le député Hatem Ferjani, lui aussi de Nidaa Tounès, a réservé ses flèche à « certains parmi la coalition des partis au pouvoir veulent se charger du rôle de l’opposition », demandant aussitôt à «celui qui n’est pas convaincu du programme du gouvernement de démissionner pour sortir de l’embarras et laisser le gouvernement travailler en harmonie ».

M.L.

par -
0
Sans la création d’un «Fonds Souverain Stratégique Global» initié par le G7

«Sans la création d’un «Fonds Souverain Stratégique Global» initié par le G7, la Tunisie pourrait ne pas s’en sortir…Ce serait alors comme si le G7 laissait Daesh prendre les clés de la Tunisie profonde ». C’est l’avertissement lancé par Ghazi Mabrouk, président exécutif du G7 Circle for Tunisia, réuni à quelques jours avant le Sommet des Chefs d’Etat du G7, les 7 et 8 juin 2015 au Château d’Elmau en Bavière.

Le «G7 Circle for Tunisia» qui s’est réuni dans la capitale du lander, autour des sept grandes plateformes de public affairs présentes dans les pays membres du G7, relève, à l’issue de consultations engagées auprès de centres de décision des pays membres, l’absence de volonté effective des pays membres du G7 d’engager, dans un cadre institutionnalisé ad hoc, l’application d’un plan global en faveur de la Tunisie, notant que le G7 n’a pas réellement fait provisionner par ses membres, les 25 milliards $ promis en 2011, Ce qui aurait pu être fait en créant un Fonds spécifique, à cet effet.

Il souligne que des pays membres du G7 ont dénaturé la réalité, en déclarant que les fonds étaient disponibles, mais que les projets correspondants n’ont pas été proposés par la partie tunisienne, ajoutant que des pays membres du G7 ont dévoilé vouloir décompter du montant de 25 milliards $ annoncés, leurs précédentes aides financières bilatérales à la Tunisie.

Le «G7 Circle for Tunisia» fait remarquer que l’approche du dossier tunisien n’a pas été globalisée par les pays membres du G7, mais est restée du domaine du bilatéral et que la diplomatie économique tunisienne est quasiment évanescente et se manifeste par des carences patentes en matière de public affairs, en la matière.

Le Cercle a appelé le président de la République tunisienne à exiger du G7 un respect diligent des engagements pris, à hauteur des 25 milliards $ annoncés depuis 2011, et à réclamer du G7 que ses membres procèdent avec la Tunisie à la création d’un «Fonds Souverain Stratégique Global», susceptible d’accueillir le provisionnement des 25 milliards $, d’assurer leur gestion et leurs affectations.

De même, le G7 est appelé à mandater un sherpa issu d’un de leurs pays membres, en charge de la coordination des décisions qui seront proclamées par le Sommet de 2015, alors que le chef de l’Etat tunisien est appelé à constituer d’ores et déjà un Groupe de Contact entre l’exécutif tunisien et le G7, en y associant la pouvoir législatif tunisien.

Recommandations

Le «G7 Circle for Tunisia» recommande que le «Fonds Souverain Stratégique Global» soit d’ores et déjà créé et institutionnalisé et que les pays du G7 procèdent au versement centralisé dans ce dispositif, des 25 milliards $ par tranches de 5 milliards $ par an durant 5 années.

Ces montants doivent être affectés en Tunisie, à une politique de Grands Travaux, génératrice de relance économique, infrastructures, écoles, dispensaires, routes, ponts, bâtiment, qui relanceraient la machine économique dans l’ensemble des régions de Tunisie et développeraient l’emploi de manière rapide et durable ainsi que tous les corps de métiers du tissu économique tunisien, souligne le Cercle, demandant enfin du gouvernement tunisien qu’il constitue sans attendre, une plateforme de public affairs en faveur de la Tunisie, installée à Bruxelles capitale institutionnelle.

par -
0
Le ministère de l’Equipement

Le ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire organise, du 11 au 12 juin 2015, un dialogue national sur la réforme du code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (Catu).

Placé sous le haut patronage du Chef du gouvernement, ce dialogue traitera de plusieurs thèmes dont le rôle de l’aménagement du territoire dans la consécration des fondements du développent régional (stratégies, objectifs, mécanismes d’aménagement territorial…), la planification urbaine (critères du choix des bureaux d’études, procédures et délais d’approbation, mécanismes d’exécution, parties intervenantes, mécanismes de financement et d’exécution,..) le rôle des collectivités locales et de la société dans le renforcement de la décentralisation et le développement intégré (propositions pour l’amélioration du cadre juridique et institutionnel), ainsi que l’urbanisation opérationnelle et la gestion urbaine (plans d’aménagement urbains, lotissements urbains, permis de construire et esthétique des villes) .

Participeront à ce dialogue des députés, des représentants de partis, La Présidence du gouvernement, les ministères concernés (Intérieur ,Développement et coopération internationale, Justice, Culture, Équipement, Agriculture ,Industrie et énergie, Tourisme et artisanat, Environnement et développement durable, Transport, Domaines de l’Etat ,..), des universitaires, des organisations professionnelles ,le Centre de Tunis du droit foncier et urbain et des experts spécialisés dans l’urbanisme et l’aménagement du territoire .

Quels sont les objectifs de cette réforme et les perspectives qu’elle ouvre pour une meilleure maîtrise et une meilleure gestion de l’espace urbain ?

Raoudha Larbi, Directrice de l’urbanisme au ministère de l’Equipement, de l’habitat, et de l’aménagement territoire, déclarait récemment à un bimensuel de la place que  » l’objet est de faire de l’aménagement et de l’urbanisme un levier de développement social, économique et environnemental. A cette fin, la démarche à suivre consiste à adapter la gestion de l’urbain aux standards mondiaux et à instaurer un urbanisme incitatif, participatif et durable, la réforme se propose également de renforcer la décentralisation, de promouvoir la démocratie locale et de responsabiliser les différents intervenants »

La réforme en question apportera-t- elle quelque chose de concret au quotidien des gens à la lumière du blocage qu’engendre depuis des années, l’actuel code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme (CATU) ?  » les nouveautés de cette réforme, rétorque la directrice de l’urbanisme, seront perceptibles à travers une simplification des procédures d’élaboration, d’approbation et d’application des documents d’urbanisme et à travers une réduction des délais d’élaboration, d’approbation et d’obtention de ces documents ( plan d’aménagement urbain ,permis de construire et autres..) . »

par -
0
L’actuel président de la République

L’actuel président de la République, Béji Caïd Essebsi veut revoir à la baisse les avantages que lui reconnaît la loi, une fois son mandat terminé à la tête de la magistrature suprême du pays. Ses conseillers sont en train d’élaborer un projet de loi dans ce sens, a déclaré le directeur du cabinet présidentiel, Ridha Belhaj, un texte qui sera soumis dans les tout prochains jours au Conseil des ministres, à charge pour ce dernier d’en saisir pour examen et approbation l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Le chef de l’Etat ne semble pas s’en arrêter là, ayant ordonné qu’un décret soit préparé aux termes duquel son salaire sera baissé de 30 à 40%.

Interrogé à ce propos par Africanmanager, le professeur de droit constitutionnel, Kaies Saied, a indiqué que « il est encore prématuré d’évaluer les retombées de ce projet de loi », s’interrogeant sur les effets qui seront induits par ce texte et si la réduction des avantages est limitée ou générale.

Ce faisant, la loi 2005-88 septembre 2005 promulguée par le président déchu Ben Ali instituant plusieurs avantages au président de la république dès la cessation de ses fonctions à la tête de la magistrature suprême du pays, sera abrogée. Ces avantages, les voici :

– une rente viagère équivalente à celle allouée au Président de la République en exercice.

– des avantages en nature dont bénéficie le Président de la République en exercice et notamment :

– un logement meublé et les agents chargés de ses services, les frais de son entretien, les frais relatifs au téléphone, au chauffage, à la consommation de l’eau, du gaz et de l’électricité.

– les moyens de transport et les chauffeurs,

– les prestations sanitaires qui lui sont nécessaires ainsi qu’à son conjoint et à ses enfants jusqu’à l’âge de vingt cinq ans.

De même, la sécurité du Président de la République, dès la cessation de ses fonctions ainsi que la sécurité de son conjoint et de ses enfants, est assurée par la direction générale chargée de la sécurité du Président de la République et des personnalités officielles outre les avantages en nature et les prestations sanitaires ainsi que les mesures et les précautions de sécurité équivalents à ceux accordés au Président de la République en exercice.

Ladite loi prévoit que « en cas de décès du Président de la République, son conjoint survivant bénéficie d’une rente viagère équivalente à 80% de l’indemnité allouée au Président de la République en exercice; cette rente est majorée de 10% pour chaque enfant mineur sans que son montant total ne dépasse l’indemnité allouée au Président de la République en exercice. Le conjoint du Président de la République et ses enfants mineurs continuent de bénéficier des avantages en nature et des prestations sanitaires prévues par l’article premier ainsi que des mesures et précautions de sécurité ».

Dans son article 5, la loi dispose que « en cas de décès du Président de la République et de son conjoint, leurs enfants bénéficient d’une rente viagère égale à 50 % de l’indemnité allouée au Président de la République en exercice, et ce, jusqu’à atteinte par chacun d’eux l’âge de vingt cinq ans. Si le nombre de ces fils et filles est égal ou supérieur à trois, il leur est alloué une rente totale égale à l’indemnité allouée au Président de la République en exercice; cette rente est répartie à parts égales entre eux. Ces fils et filles bénéficient des avantages en nature, des prestations sanitaires et des garanties de sécurité mentionnés ci-dessus.

Enfin, il est précisé que « les frais afférents aux rentes et avantages prévus par la présente loi sont imputés sur les crédits de la Présidence de la République ».

Mohamed Lahmar

par -
0
A peine ont-ils signé une embellie

A peine ont-ils signé une embellie, début 2015, les flux des touristes français en Tunisie ont grandement pâti de l’attentat contre le musée du Bardo. La tendance ainsi inversée ne semble pas se redresser ou si peu, en ce début de juin, comme en témoigne un sondage réalisé en France au sujet de la perception par les Français, des vacances dans les pays musulmans.

L’enquête menée par le portail français d’information consacré au voyage, Easyvoyage, a démontré que 7 français sur 10 se disent prêts à partir en vacances dans un pays musulman.

Le portail français voulant explorer les nouvelles tendances du marché touristique français, vis-à-vis des destinations musulmanes, après les retombées négatives en images, du chaos sécuritaire durable en Algérie et en Libye et l’attentat au Musée du Bardo en Tunisie, a découvert, via le sondage effectué, que les français restaient très majoritairement attachés à leurs vacances dans les pays musulmans et demeuraient confiants en matière de sécurité, dans les destinations musulmanes phares, que sont le Maroc, la Turquie ou la Tunisie.

Sur les 1023 sondés, 74% estiment que la menace terroriste est la même partout dans le monde et que cela ne les dissuade pas de se rendre en vacances dans un pays musulman. Les destinations souvent évoquées pour le voyage sont le Maroc, la Tunisie et la Turquie. Sur cet échantillon, 50% préfèrent le Maroc, 28% la Turquie et 22% la Tunisie.

Des réservations en baisse !

Une étude française de l’Organisation nationale des agences de voyage (SNAV) avait indiqué plus tôt cette année que le nombre de réservations des touristes français vers la Tunisie avait baissé de 43% par rapport à l’an dernier.

« Le baromètre » de la SNAV rend compte des tendances de l’activité des distributeurs français de voyages de toute nature (indépendants, réseaux volontaires et intégrés, grande distribution) à l’exception des OTA (Online Travel Agency).

En quatre mois, de janvier à avril 2015, les tendances de réservations cumulées vers la Tunisie étaient en baisse de 42%.

L’étude montre également que durant le mois d’avril, les réservations de voyages des Français vers la Tunisie ont chuté de 54%, après les attentats du Bardo.

Pourtant, en novembre 2014, « le baromètre » de la SNAV indiquait que la Tunisie était la quatrième destination des français avec des départs en hausse de 7%.

La Tunisie a tenté de sauver son tourisme, touché de plein fouet par l’attentat du Bardo en mars, en rassurant les visiteurs sur leur sécurité et en lançant une campagne de publicité en Europe, mais les professionnels craignent une saison médiocre.

Pourtant encore, quelques jours après les attentats du Bardo, les Français conservaient une image positive de la Tunisie, de façon générale ou en tant que destination touristique. Tel était en tout cas le résultat d’un sondage de BVA pour Orange et iTélé : la Tunisie dispose toujours d’une image positive dans l’opinion des Français. En effet, 71% des Français déclaraient qu’ils ont une bonne image de la Tunisie de manière générale, dont 7% une très bonne image.

Signe que les Français considèrent avec recul les attentats du musée du Bardo ou les heurts ponctuels liés à la réorganisation politique nationale et que ces éléments n’ont pas jeté de discrédit général sur le pays, 70% des Français avaient une bonne image de la Tunisie en tant que destination touristique. Bémol cependant, ils sont plus réservés sur le plan de la sécurité où ils ne sont que 39% à avoir une bonne image de la Tunisie

M.L.

par -
0
S’exceptant rarement d’apporter son soutien à la Tunisie

S’exceptant rarement d’apporter son soutien à la Tunisie, la France semble décidée à franchir d’autres paliers dans ce sens en appelant ses investisseurs à venir en Tunisie, montrant ainsi de meilleurs dispositions à l’endroit de la Tunisie. Et c’est dans ce cadre qu’une trentaine d’entreprises françaises de toutes les régions de France participeront les 9 et 10 juin 2015 à la première édition du forum de partenariat Tunisie-France qui se tiendra à Tunis.

Lors d’un point de presse, tenu au siège de l’ambassade de France, à Tunis, François Gouyette, ambassadeur de France à Tunis, a indiqué

Il s’agit essentiellement de petites et moyennes entreprises actives dans des secteurs divers comme l’industrie, les nouvelles technologies, l’environnement et les services, a précisé l’ambassadeur de France à Tunis, lors d’un point de presse au siège de l’Ambassade. Le forum vise à proposer aux participants, qu’ils soient Français ou Tunisiens, une mise en relation qui leur permettra de nouer des partenariats « gagnants- gagnants » solides et durables, à charge pour ces futurs partenaires d’envisager dans un second temps de partir ensemble prospecter des marchés tiers, à partir de la « plateforme Tunisie.

Le programme du forum de partenariat France-Tunisie comporte des rendez-vous individuels B to B, à haute valeur ajoutée, des tables rondes et des ateliers techniques ainsi que l’installation d’un «village expert» qui sera un véritable espace d’échanges et de conseils dédiés aux professionnels tunisiens et français. « Cette manifestation sera différente d’un simple colloque ou séminaire. L’idée est de créer un espace d’échanges et si nécessaire, par la suite, de proposer des solutions d’accompagnement aux entreprises qui entament des démarches de rapprochement », a tenu à préciser l’ambassadeur.

Au demeurant, le diplomate a bien insisté que, pour garantir un climat favorable à l’investissement et attirer le plus grand nombre d’investisseurs étrangers, la Tunisie est appelée à engager dans les plus brefs délais les réformes structurelles nécessaires comme la promulgation du nouveau code de l’investissement et de la loi du partenariat public privé (PPP), outre la réforme des marchés publics et du secteur bancaire.

Autre secteur dans lequel la France entend apporter son soutien à la Tunisie, le tourisme où déjà, a indiqué François Gouyette, son pays a décidé de mettre les panneaux publicitaires de la ville de Paris à la disposition de la Tunisie en signe de soutien et de solidarité avec le tourisme tunisien.

La France veut à travers cette action inviter les touristes français à se rendre en Tunisie pour passer leurs vacances, a-t-il souligné, en rappelant que les flux touristiques français à destination de la Tunisie ont fortement chuté, atteignant parfois, les 30 et 40%.

Il a expliqué cette baisse par le rapport qu’il qualifie de très fort entre la France et la Tunisie. Ce rapport a fait que les Français sont devenus de plus en plus sensibles à tout ce qui se passe en Tunisie et à la conjoncture économique et sécuritaire dans le pays. « Tellement la relation entre les deux pays est forte, l’effet de l’instabilité sur la destination française été très fort », a-t-il dit.

Le diplomate a, toutefois, reconnu que le secteur touristique tunisien se trouve, aujourd’hui, face à plusieurs difficultés d’ordre structurel, rappelant que la France a aidé la Tunisie dans la restructuration et l’aménagement de certains établissements hôteliers, citant l’exemple de l’Agence française de développement (AFD) qui a créé un fonds pour soutenir certaines entités hôtelières en proie à des difficultés financières.

L.M.

par -
0
Les jihadistes de Daech seraient à quelques encablures de la frontière tunisienne après avoir entamé leurs mouvements à l’extrême Ouest de la Libye

Les jihadistes de Daech seraient à quelques encablures de la frontière tunisienne après avoir entamé leurs mouvements à l’extrême Ouest de la Libye, à en croire des sources sur place citées par le portail libyen « Afriquia news » qui ajoutent que des véhicules 4×4 ont été vus arborant des étendards noirs de Daech, dans les régions de Takout, Tandamira et Chaoua, se diriger probablement vers le poste frontalier de Dhehiba, l’unique point d’accès au territoire tunisien.

Ce développement ainsi que d’autres intervenant ailleurs en Libye comme la ville de Syrte tombée aux mains de Daech semble pris très au sérieux par la Tunisie. Le chef du gouvernement, Habib Essid a affirmé dans une interview à Euronews que « une priorité absolue a été donnée pour protéger nos frontières avec la Libye, où toutes les précautions ont été prises ». A la question de savoir si l’Armée tunisienne est prête à affronter militairement les terroristes de l’organisation État islamique, en cas de conflit frontalier, il a indiqué que « l’Armée tunisienne a pour mission principale de protéger le pays de toute invasion extérieure, qu’elle soit terroriste ou autre ; elle est prête à accomplir son devoir », ajoutant que « depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons donné à ce sujet une priorité absolue en mettant au point un contrôle de protection contre les terroristes qui oseraient traverser nos frontières et faire du trafic d’armes. Nos frontières sont bien surveillées. C’est une priorité pour nous depuis février dernier.»

Les responsables militaires tunisiens , algériens et égyptiens ont prévu, d’ailleurs, de se réunir d’urgence au Caire après la prise de Syrte, distante de 855 kilomètres du territoire tunisien, par l’organisation de l’Etat islamique.

L’urgence de la situation sécuritaire est telle que, selon une source sécuritaire algérienne citée par le quotidien algérien Alwatan, des responsables militaires des trois pays ont décidé de se réunir avant la fin de la semaine pour étudier les moyens d’arrêter la progression des hommes d’Abou Bakr al-Baghdadi. Une première réunion de ce type s’était tenue en février après l’assassinat des 21 Egyptiens coptes.

Toujours selon des sources sécuritaires, un représentant du gouvernement provisoire d’Abdullah al-Thani devrait être présent à cette réunion. « Nous comptons beaucoup sur l’Algérie pour le règlement de la crise libyenne », avait déclaré le Premier ministre libyen début mai lors de sa visite à Alger.

Quelles retombées sur la Tunisie?

La Tunisie est donc sur ses gardes et est prête à toutes les éventualités. Deux chercheurs de l’Université tunisienne ont exprimé, à cet égard,  leurs appréhensions quant aux retombées de la mainmise de l’organisation de l’EIIL sur la ville libyenne de Syrte et plus généralement de la crise en Libye sur la situation en Tunisie.

Au cours d’une conférence tenue mardi à Tunis sur le thème : «La Libye, quatre ans de révolution, bilan et voies de sortie de crise», le professeur et chercheur Moncef Ouannès a estimé que «la situation en Libye est catastrophique, ce qui aura un impact des plus néfastes sur la Tunisie à cause de la prolifération des armes et de l’anarchie».

«La situation sera encore plus difficile avec la prise de contrôle par l’EILL de la ville de Syrte, tout particulièrement, l’aéroport militaire de la ville», a-t-il indiqué.

«Cela multipliera les appréhensions des Tunisiens qui craignent que l’EIIL n’organise des vols civils et militaires à destination des pays voisins», a-t-il encore expliqué, relevant que «l’afflux des armes vers la Tunisie et l’indiscipline des milices armées et l’encouragement de l’anarchie qu’ils peuvent exercer en Tunisie attirent certaines parties extrémistes».

De son côté, le professeur Abdellatif Hanachi a souligné que la Libye a franchi un palier dangereux avec la progression de l’EIIL qui a atteint des zones stratégiques et sensibles. «Cet état de fait aura de profondes répercussions sur le conflit à l’intérieur de la Libye et dans la région», a-t-il estimé, cité par l’agence de presse turque Andolou.

Il a souligné également que ce qui s’est passé en Libye depuis février 2011 a eu des impacts économiques et sécuritaires sur la Tunisie dont l’économie a connu une baisse des indicateurs à cause de la crise libyenne.

M.L

par -
0
Toujours en mal d’argent

Toujours en mal d’argent, en dizaines de millions DT, pour redresser sa situation financière fortement détériorée par la dette du secteur touristique et la décote des garanties qui lui a été imposée par la BCT, la Société Tunisienne de Banque (STB) vient de tenir, ce mercredi 3 juin 2015, successivement ses AGO et AGE dans une atmosphère quelque peu électrique.

Individuellement et pris à part, l’exercice 2014 de la banque s’était certes terminé sur un résultat bénéficiaire de 21,107 MDT. Mais en tenant compte de l’exercice 2013 qui s’était soldé avec un gros déficit de 526 MDT, la banque reste lourdement déficitaire malgré le RN positif de l’exercice 2014. Les résultats reportés étaient en effet négatifs de -727,775 MDT au moins.

L’exercice 2014 s’était en plus soldé avec des capitaux propres négatifs de plus de 92,2 MDT. Du coup, le ratio de solvabilité de la banque vire au rouge. A la fin de l’exercice denier, il se situait à -5,17 % alors qu’il devait être à au moins 10 %. De son côté, le ratio de liquidité de la STB affiche une insuffisance de 12,61 %.

Une situation, pas reluisante du tout, mais qui ne semble pas inquiéter outre mesure le PDG Abdelwaheb Nachi qui dit «partir dans quelques mois » et pour lequel l’AGO de ce mercredi avait déjà voté le «quitus, entier et sans réserve » de bonne gestion pour toute la direction de la banque. Un vote qui s’est fait de manière routinière, malgré le tas de réserves qu’exprimeront les deux Commissaires aux Comptes (CC) qui en perdent leur latin et font deux confusions entre milliers et millions DT. Des CC qui se font attaquer par l’incontournable «Chouaïeb» qui leur demande de travailler dans les règles de l’art et de tout dire dans le détail. Les nouveaux membres du conseil d’administration, ne seront pas non plus épargnés par ce critique acerbe. «Nous demandons du changement. Les vieux doivent aller se reposer », disait-il en jetant un regard vers l’un des cinq nouveaux membres du CA.

Le reste des petits actionnaires feront part de leur mécontentement des conditions de l’emprunt obligataire que la STB a annoncé le même jour à l’occasion de son AGE. Un emprunt, en guise de recapitalisation et qui devrait porter son capital de 124,3 à 652,5 MDT. Des conditions qui handicapent les petits porteurs, sans leur miroiter les gros avantages qui les inciteraient à y adhérer. Un emprunt dont le sort, selon certains analystes financiers rencontrés lors de l’AG, reste encore incertain. Et notre analyste de prendre à témoin, la décision de l’agence de notation Moody’s de maintenir la perspective négative pour la STB. Cela, d’autant plus que la situation financière de l’Etat et son recours incessant à la dette, pourraient être un obstacle à un possible lourd soutien financier pour la STB.

Le seul optimiste dans l’affaire, était le PDG qui s’est confirmé sortant. Pour lui, la banque est bénéficiaire et elle est riche. Il cite à l’appui de ce qu’il avance les 96 MDT de biens immeubles hors exploitation, les 180 MDT que pourrait tirer la STB de la vente des hôtels Russelior, pris en garantie dans l’affaire dite «Bien Vu » et d’El Kazar à Sousse en garantie d’un crédit pour un homme d’affaires du domaine du ciment. Il évoque aussi, pour donner crédit à son affirmation que la STB est riche, la possible reprise de 600 MDT sur les 1100 DT de la dette du secteur touristique, les 275 MDT que la banque pourrait récupérer auprès de 220 clients défectueux. Une banque riche en effet de si …. !

Khaled Boumiza

par -
0
Le fait devenu postulat depuis la Révolution est que le tourisme en Tunisie va mal. Les flux se tarissent

Le fait devenu postulat depuis la Révolution est que le tourisme en Tunisie va mal. Les flux se tarissent, les recettes aussi dans un secteur qui peine à se redresser alors qu’il contribue à hauteur de 7% dans le PIB du pays. Insécurité certes, mais surtout des réformes qui tardent à venir et même à être conçues. L’actuelle ministre du Tourisme, Salma Elloumi en a imputé la responsabilité à tous ses prédécesseurs sans exception et en parfaite égalité.

S’exprimant, mardi, lors d’un déjeuner débat organisé à l’initiative des chambres de commerce mixtes tuniso-britannique, tuniso-française et tuniso-italienne, la ministre du Tourisme, elle a d’ailleurs reconnu la difficulté de mettre en place un plan de réformes du secteur touristique notamment en quelques mois. « Aucun des ministres qui se sont succédé au ministère du Tourisme n’a pu élaborer un plan de restructuration et de réformes », a-t-elle asséné, soulignant l’extrême nécessité d’échafauder un plan de restructuration stratégique et d’engager des réformes pour relancer l’économie en général et le secteur touristique en particulier, réitérant l’exigence, aujourd’hui, de régler les problèmes structurels du secteur.

Pour l’heure et attendant le chantier des réformes, l’essentiel et le plus urgent est de sauver la saison estivale alors que les marché français et italien déplorent une très forte baisse due l’instabilité, à l’insécurité et le terrorisme qui n’a cessé de s’accentuer avec un pic atteint le 18 mars dernier lors de l’attentat contre le musée du Bardo, pulvérisant bien des opportunités de redressement comme escompté depuis le début de l’année en cours. Pour la ministre, cette dégringolade ne date pas de 2015, mais remonte à l’année 2011, date à laquelle les chiffres du secteur suivent régulièrement un trend baissier, ne nécessitant point des réponses conjoncturelles et limitées dans le temps mais bien plutôt une action continue sur toute l’année.

Sur ce registre, Salma Elloumi a sa recette. Il s’agit d’une stratégie qui s’articule autour de quatre axes dont notamment la diversification du produit. Il importera d’abord, que l’Etat mette en place un cadre juridique pour encourager le secteur privé à investir dans le tourisme notamment dans des créneaux porteurs et à forte valeur ajoutée, citant le tourisme saharien, médical, golfique ou encore culturel.

Il y a ensuite la question des investissements qui sont certes importants, mais mal étudiés, selon la ministre qui a, en outre, épinglé les hôtels et les hôteliers, les premiers pour n’avoir jamais fonctionné et les seconds pour n’avoir jamais remboursé leurs dettes et leurs cotisations auprès de la CNSS.

S’y ajoute l’amélioration de la qualité des prestations dans les hôtels. « Nous avons un tourisme de masse qui a donné une image négatif sur la Tunisie. Il faut reclasser et repositionner de nouveau les hôtels », a-t-elle indiqué.

La stratégie du ministère du Tourisme vise également à soigner et reconstruire l’image de la Tunisie et regrouper ensemble les centres de formation et fournir une formation continue pour les formateurs.

Enfin , la ministre a appelé, en outre, à mettre en place un système de certification et de reclassement des établissements hôteliers en Tunisie, à faire participer le secteur privé, instaurer une nouvelle gouvernance au niveau de l’Etat et des structures en charge du secteur et renforcer la collaboration entre les différents ministères à l’instar de la culture, du transport pour booster le secteur touristique tunisien.

M.L.

par -
0
Le nombre de sociétés d’intermédiation en bourse s’élève à vingt trois (23) sociétés dont sept (7) sont des filiales d’établissements de crédit. Elles emploient approximativement 560 personnes

Le nombre de sociétés d’intermédiation en bourse s’élève à vingt trois (23) sociétés dont sept (7) sont des filiales d’établissements de crédit. Elles emploient approximativement 560 personnes.

Vingt-et-une (21) sociétés exercent l’activité de gestion de portefeuilles en valeurs mobilières pour le compte de tiers. Au 31 décembre 2013, le nombre de comptes individuels gérés par les sociétés d’intermédiation en bourse s’élèvait à 4219 comptes valorisés à 782 MD ;

Le capital social des sociétés d’intermédiation en bourse varie entre 1 MD et 10 MDT. Dix-huit sociétés ont un capital compris entre 1 MD et 3 MDT, quatre sociétés disposent d’un capital compris entre 3 MD et 6,5 MD et une seule société a un capital social égal à 10 MD. Le réseau commercial des intermédiaires en bourse est composé de 31 agences.

Le volume total des opérations réalisées par les intermédiaires en bourse (y compris les opérations d’enregistrement) avait atteint, en 2013, le volume de 7725 MDT, contre 5854 MDT en 2012. Les opérations d’enregistrement (hors déclaration), qui représentent 59% du volume total des opérations réalisées par les intermédiaires en bourse, se sont élevées à 4589 MDT. Les opérations effectuées par les intermédiaires en bourse sur le marché de la cote de la bourse ont connu une légère baisse de 26% par rapport à l’année 2012.

En 2014, les 23 intermédiaires boursiers totalisaient un produit d’exploitation de plus de 486,4 MDT pour un total de bénéfices qui n’atteint même pas les 100 MDT. Le 25 mai dernier, le CMF (Conseil du marché financier), publiait un tableau relatant le résultat financier de chaque intermédiaire.

Classement 2014 des intermédiaires bénéficiaires (Source : CMF. Unité Dinar tunisien).

 

Sur les 23 opérateurs sur le marché boursier, seuls 14 annonçaient des résultats bénéficiaires. Un tableau dont l’opérateur Mac Sa conteste le classement en termes de bénéfices et se déclare leader en termes de courtage.

Ce classement ne semble en tout cas satisfaire, ni les bénéficiaires, ni les déficitaires. Le premier d’entre eux, Axis Capital Bourse, selon le CMF, affirme ainsi que ce résultat est réducteur dans la mesure où il ne parle que l’intermédiation boursière où l’opérateur est classé déficitaire et que ce tableau compare des choses incomparables. Farid Ben Brahim affirme que les résultats de 2015 seront nettement meilleurs et nous annonce à l’occasion que l’opérateur dont il a la responsabilité, a décidé une augmentation du capital d’un million DT pour consolider ses fonds propres.

Reste enfin à relever les autres défaillances de certains de ces intermédiaires boursiers. Le rapport du CMF pour l’exercice affirme ainsi que «l’examen des rapports relatifs à l’année 2013 a fait ressortir que 2 sociétés d’intermédiation en bourse ont déclaré exercer l’activité de démarchage financier sans agrément préalable. Six sociétés avaient déclaré ne pas disposer de système d’alarme contre le vol, de détecteur d’incendie et de coffre-fort pour la conservation des fonds en espèces. Cinq autres avaient déclaré que le relevé de compte ne mentionne pas le solde de début du trimestre en valeurs mobilières et en espèces, le solde de fin du trimestre en valeurs mobilières et en espèces ainsi que les opérations réalisées au cours du trimestre. Quatre sociétés ont mentionné que les ordres clients transmis par écrit ne sont pas établis en double exemplaire dûment horodatés et signés, 3 ne remettaient pas à leurs clients un exemplaire des ordres transmis par écrit et une seule a déclaré ne pas respecter les règles régissant les ordres transmis par téléphone.

Ka Bou

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Le député du Front Populaire Ammar Amroussia a déclaré que les symptômes d’une explosion sociale sont très visibles, notamment avec la montée de la...

AFRIQUE