Les projets de l’OIT en Tunisie : L’efficacité dans la discrétion!

Les projets de l’OIT en Tunisie : L’efficacité dans la discrétion!

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Des projets de valorisation de plantes aromatiques et médicinales, d’exploitation des carrières de marbre pour la production de carrelage, d’élevage de poulets fermiers, de production de fromages et bien d’autres projets ont été lancés par l’Organisation internationale du Travail (OIT), à travers un financement de l’Union européenne, dans cinq gouvernorats tunisiens, à savoir Siliana, Le Kef, Kasserine, Sidi Bouzid et Gafsa.
Ces projets, qui ont été présentés aux médias nationaux dont l’Agence Tap, lors d’une visite sur terrain organisée les 12 et 13 avril 2017, ont permis de créer des emplois, d’instaurer une dynamique économique et de désenclaver des localités dans les régions intérieures.

Dans la localité de Tajerouine (Le Kef), le programme de l’OIT, financé par l’Union européenne à raison de 6 millions d’euros, a permis de mettre en place une unité de valorisation des plantes aromatiques et médicinales, dont le romarin et le thym, en collaboration avec une association locale de femmes. Laquelle unité a été aménagée et dotée des équipements nécessaires. En plus, des formations ont été dispensées aux dirigeantes en matière de gestion et de marketing.

Ce programme d’appui au développement des zones défavorisées a également favorisé le désenclavement de l’agglomération « Douar Ousseltia », au Kef et d’y insuffler une dynamique économique locale à travers la création de 20 unités d’élevages de poulets fermiers, l’assistance des petits agriculteurs à faire passer leur production du lait de 150 à 500 litres/jours, et la facilitation d’accès aux services sanitaires, selon les affirmations du coordinateur de l’OIT à Tunis, Jad Ben Hadj Boubaker.

A Thala (Kasserine), l’initiative de l’OIT « ayant adopté une approche participative basée sur la concertation entre les structures publiques, la société civile et le secteur privé » a réussi à créer près de 50 emplois dans le domaine de la valorisation des déchets d’exploitation des carrières marbrières. Ainsi deux unités de valorisation ont été mises en place, outre la formation dispensée aux travailleurs, grâce à laquelle ils ont pu produire environ 100 mille pièces de carrelage/ an. Laquelle production 100 % locale a pu susciter l’intérêt de 5 villes intérieures.
Toujours à Kasserine, mais cette fois-ci à Sbeïtla, des formations à la production des fromages ont été organisées au profit d’un groupe de femmes rurales. Les équipements nécessaires à la création d’une unité traditionnelle de production de fromage ont été fournis, permettant ainsi à ces femmes de doubler leurs revenus et de développer leur projet.

A Sidi Bouzid, le programme d’appui au développement des zones défavorisées a misé sur la réhabilitation du marché municipal dont les travaux avancent bon train. La spécificité de ce projet de réhabilitation réside dans l’utilisation de pierres et de techniques artisanales propres à cette région. La troisième tranche de ce projet sera financée par l’enveloppe financière publique régionale estimée à 800 mille dinars.
Parallèlement, les travaux de revêtement des voies menant vers le marché se poursuivent, utilisant des pierres de revêtements extraites des carrières de Thala. Il s’agit là d’une technique nouvelle de revêtement uniquement basée sur les matières locales et qui nécessite un grand nombre d’employés, comparée aux revêtements courants utilisant l’asphalte.
Toujours à Sidi Bouzid, le programme de l’OIT a également soutenu les petits producteurs d’artisanat en bois d’olivier.

A Gafsa, le programme AZD, qui a couvert la période 2012-2016, a permis de créer une conserverie de fruits et légumes dans la Zone Laguila dans l’oasis de Gafsa. De même, des formations en matière d’extraction des pierres et de revêtement des rues ont été dispensées au profit de la Société d’Environnement, Plantation et Jardinage de Gafsa qui emploie près de 2400 personnes.
A ce titre, un projet de réhabilitation d’une route pilote a été réalisé au centre ville en collaboration avec le conseil municipal. Une étude d’évaluation des compétences de la société et d’identification des besoins de formation en matière d’économie verte a été, par ailleurs, élaborée.
L’intervention de l’OIT a également concerné d’autres zones dans le gouvernorat de Gafsa, à l’instar de Sidi Aich, où un groupe de jeunes a été formé à la production des fromages et assisté dans la mise en place d’une fromagerie artisanale.
Jad Ben Hadj Boubaker a affirmé, à ce titre, que la première phase du programme était une phase pilote visant à évaluer la rentabilité financière et les aspects pratiques des initiatives lancées.
Et d’ajouter « les points forts de ce programme résident dans la capacité de réaliser des projets globaux dans l’objectif d’améliorer l’infrastructure, de fournir les petits équipements nécessaires, d’accompagner et de former les bénéficiaires du programme« .
L’objectif principal étant, selon lui, de « favoriser la création d’emplois productifs, d’appuyer le développement économique local et de renforcer l’intégration professionnelle des catégories défavorisées« .

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