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Les relations de l’Union Européenne avec les partenaires de notre voisinage sont à un tournant

Les relations de l’Union Européenne avec les partenaires de notre voisinage sont à un tournant, a déclaré  le Commissaire européen en charge de l’élargissement et de la politique de voisinage Štefan Füle dans un entretien  avec le Centre d’information pour le voisinage européen, a l’occasion de la publication par la Commission Européenne des derniers rapports de suivi PEV.  Interview :
Comment jugeriez-vous les relations de l’UE avec ses voisins à ce jour ?
Nos relations avec les partenaires de notre voisinage sont probablement à un tournant. Depuis l’adoption en mai 2011 d’une nouvelle politique européenne de voisinage, basée sur la responsabilité mutuelle et un renforcement du partenariat avec la société civile, l’UE a été rapide et déterminée à poser les nouvelles fondations de cette politique. Nous pouvons donc dire que nous sommes aujourd’hui mieux équipés pour développer nos relations avec chacun de nos partenaires, dans la mesure de leurs propres aspirations, besoins et capacités. Nous nous sommes dotés de nouveaux Instruments et, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, d’une approche bien plus cohérente.
Vous avez effectué de nombreuses visites dans les pays du voisinage et vous avez ainsi reçu un feedback sur le terrain. Comment l’UE est-elle selon vous perçue par les citoyens de ces pays? Est-elle considérée comme un partenaire honnête et fiable?

 

Loin de moi l’idée de nous auto-encenser mais je pense que l’UE est considérée comme un partenaire fiable et respectueux de ses engagements. Et je ne me base pas seulement sur les opinions exprimées par les gouvernements des pays partenaires mais aussi sur le feedback des acteurs de la société civile que j’ai eu l’occasion de rencontrer à maintes reprises l’année dernière. Ce sentiment positif s’appuie sur des faits : l’UE a fait énormément de chemin au cours de ces douze derniers mois. Permettez-moi de vous citer quelques exemples. Nous avons adapté nos instruments politiques. Nous avons continué à moderniser nos relations contractuelles, nous avons été mandatés pour ouvrir de nouvelles négociations commerciales, nous avons lancé des dialogues sur la mobilité et réorienté et renforcé notre aide financière (600 millions pour soutenir la transition démocratique, le développement économique et les contacts interpersonnels) En élargissant le mandat de la BEI et de la BERD, nous avons par ailleurs ouvert la porte à de nouveaux investissements – substantiels – dans les pays partenaires.
Quelles sont les priorités dans le Sud à la lumière du printemps arabe?
Comme je l’ai déjà expliqué, l’UE a réagi avec rapidité et détermination aux événements historiques dans le Sud de la Méditerranée, comme le montrent les deux communications conjointes de la Commission/de la Haute Représentante sur « Un partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée avec le Sud de la Méditerranée », adoptées le 8 mars 2011, qui affirment clairement le soutien de l’UE à l’appel au changement et à des sociétés plus démocratiques et plus ouvertes, associé à une approche incitative (« plus en échange de plus ») afin d’appuyer les réformes politiques, sociales et économiques dans les pays de la région. En outre, la communication sur la revue de la politique européenne de voisinage adoptée le 25 mai 2011 donne de nouvelles orientations à la gestion de ces priorités. Tout en peaufinant son approche en matière de politique de voisinage, mise en avant dans les conclusions du récent Conseil européen des 1-2 mars 2012, l’UE élabore aussi sa réponse régionale aux défis, réponse qui inclut entre autres l’Union pour la Méditerranée, qui vient de succéder à la France à la coprésidence nord.
L’UE, plus que tout autre acteur international, doit accompagner et soutenir les transitions qui portent leurs fruits. Partageant elle-même l’histoire et le destin de la Méditerranée, elle ne doit pas craindre les succès électoraux des acteurs politiques inspirés par l’islam.
En ce qui concerne l’Union pour la Méditerranée, l’UE a succédé à la coprésidence française ; quel sera l’impact de ce changement ?

La succession de l’UE à la coprésidence nord de l’Union pour la Méditerranée (UpM) témoigne en effet de l’engagement de l’UE à jouer un rôle central en accompagnant les profonds changements dans la région du Sud de la Méditerranée. Depuis le 27 février 2012, date à laquelle les institutions européennes des 27 États membres ont succédé à la coprésidence nord, toutes les activités en rapport avec l’UpM sont examinées, analysées et discutées à l’échelon européen. Les institutions européennes vont s’efforcer de partager avec leurs partenaires du Sud les efforts réalisés par l’UE dans plusieurs domaines d’activités, au bénéfice des habitants de la région et dans un esprit de cohérence, d’uniformité et de partenariat. Il faudra aussi absolument renforcer la coopération sectorielle et réaliser les synergies nécessaires entre cette coopération sectorielle et le travail du secrétariat qui consiste à faire aboutir des projets concrets.
Comment les politiques de l’UE à l’égard de ses voisins vont-elles évoluer ?
Je pense qu’il y a une série de domaines pour lesquels l’UE doit aussi réaliser des progrès importants dans un avenir proche. Nous devons faire davantage pour promouvoir les investissements de l’UE dans les pays partenaires. Nous devons faire avancer l’agenda de la mobilité dans le Sud comme à l’Est du voisinage, entre autres en incitant les États membres de l’UE à utiliser de manière plus systématique les possibilités offertes par le code européen des visas.  Nous devons aussi faire de notre mieux pour accélérer le processus d’ouverture de négociations sur une première zone de libre-échange approfondi et global  dans le Sud. Les négociations bilatérales en cours sur le chapitre de la libéralisation du commerce des services et l’établissement doivent s’accélérer. La coopération sectorielle doit être renforcée en vue d’aboutir à des résultats concrets dans les prochaines années. Nous devons aussi ouvrir progressivement nos programmes et nos agences à la participation de nos partenaires. La nouvelle Politique européenne de voisinage définit ici la phase finale dans ce domaine, une phase ambitieuse avec une idée concrète des résultats que nous voulons obtenir.

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