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Les diplomaties de Rabat et celle du Polisario ne se quittent pas d’une semelle. Le royaume chérifien vient à peine de recoller les morceaux avec Cuba – le 22 avril 2017, suite au voyage de Mohammed VI, le 07 du même mois -, voilà que le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, marche sur les pas du souverain marocain en débarquant à la Havane, le jeudi 25 mai 2017, pour amadouer le président Raul Castro. Et par la même occasion tenter de démolir ce que le roi du Maroc a rebâti…

Il faut dire que la diplomatie de Mohammed VI a été particulièrement efficace ces derniers mois dans ses virées aux quatre coins du monde pour retirer le tapis sous le pied du Polisario. En témoigne la concession majeure que vient d’arracher le roi du Maroc au président américain, Donald Trump, en obtenant de lui qu’une partie de l’aide des USA destinée au Sahara occidental soit administrée par Rabat. Alors regarder Cuba, un soutien historique, filer sous le nez du Polisario pour rejoindre le camp de Rabat, c’est plus que Brahim Ghali ne peut en supporter. Alors il a pris son bâton de pèlerin…

Rabat et la Havane ont officiellement annoncé le 22 avril 2017 le rétablissement de leurs liens diplomatiques, après 37 ans de gel. Certes Cuba a pris soin d’indiquer que cela ne change en rien sa politique étrangère et qu’elle est toujours favorable à l’autodétermination du Sahara occidental, que le Maroc avait proposé de renouer «unilatéralement» et «sans condition» les relations, mais quand on connait la puissance de l’armada diplomatique du roi, le danger est réel pour le Polisario. Ghali a trois jours pour convaincre Castro de lui rester fidèle…

Cuba, avec l’Algérie et l’Afrique du Sud, fait partie des vieux soutiens du Front Polisario. D’ailleurs la Havane, dans son communiqué d’hier, qualifie Ghali de « président de la RASD » (République Arabe Sahraouie Démocratique). Donc pour le moment, c’est le statu quo dans les positions, de tous les côtés. Rabat parle toujours de «compromis», une autonomie sous sa souveraineté en fait, alors que le Polisario s’accroche au référendum d’autodétermination. Pas plus tard que le 1er mai 2017, un dirigeant du Polisario a fait savoir que son mouvement était «prêt à entamer des négociations avec le Maroc« , mais « sur la base du droit des Sahraouis à l’autodétermination». Bref, on n’a pas avancé d’un iota dans cet épineux dossier…

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, Ridha Saidi, a déclaré jeudi 25 mai sur Express fm que la plateforme nationale « Injaz » a été lancée conjointement par le Centre National Informatique et la présidence du gouvernement.

Il a affirmé que ce projet vise à assurer le suivi de l’exécution des projets publics et des programmes régionaux. «Le suivi se fait à travers une plateforme informatisée contenant des indices relatifs aux projets publics. Un tableau de bord de suivi a été également élaboré pour mettre en œuvre les interventions nécessaires pour améliorer le service», a-t-il précisé.

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Une unité spéciale a arrêté, dans la soirée de ce mercredi 24 mai 2017, un homme d’affaires et un baron de la contrebande à Kasserine, rapporte Mosaïque Fm, citant une source bien informée. L’arrestation s’est déroulée, selon la même source, dans le plus grand secret.

Il est à rappeler à ce propos qu’une campagne d’arrestation d’hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption financière et administrative a été lancée, mardi soir, dans le cadre de l’application des dispositions de l’état d’urgence. Parmi eux, figurent les hommes d’affaires Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi.

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Aucune information officielle n’a filtré à propos de l’interpellation de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, ni sur celle de l’ancien douanier converti aux affaires Yassine Channoufi, qui s’était aussi essayé au poste de chef d’Etat, sans succès, en 2014. L’Etat tunisien se mure dans le silence. Peut-être aussi dans un «Silence on tourne».

L’assignation de Jarraya a été officieusement prêtée aux unités spécialisées de la Garde Nationale. Invité mardi soir sur la chaîne TV Al Hiwar, le porte-parole de la Garde Nationale, Khalifa Chibani, a nié avoir connaissance d’une telle interpellation. Même déni à ce  propos de la part du pôle judiciaire antiterroriste. Dans une déclaration mardi à la Tap, le porte-parole du ministère public près le tribunal de première instance de Tunis, Sofien Selliti, avait affirmé que «le parquet de Tunis près le Pôle financier et le Pôle de lutte contre le terrorisme n’a pas eu connaissance de l’affaire et n’a pris aucune décision pour l’arrestation ou le placement en garde à vue. En vertu de la loi, une telle décision ne peut être prise qu’une fois que le parquet a rendu une ordonnance».

  • Où est Chafik Jarraya ?

A La Kasbah, siège du gouvernement, qui semble avoir fuité l’information de l’interpellation de Jarraya, notamment à certains journalistes, on se refuse aussi de confirmer ou d’infirmer de manière officielle cette arrestation, pourtant faite en public dans un café où il avait ses habitudes dans la région du Lac. Personne n’a donc, officiellement, interpellé Jarraya et personne ne sait où il se trouve. Cela revient presqu’à dire qu’il est libre, mais invisible !

Officieusement, l’homme d’affaires, régulièrement soupçonné de liens avec le neveu de l’ancienne première Dame de Tunisie, Leila Ben Ali, Imed Trabelsi, qui ne l’a pourtant pas cité nommément lors de son dernier passage public à l’IVD, aurait été arrêté pour des affaires liées au terrorisme. Tout aussi officieusement, on l’accuserait de financement des dernières manifestations de la région du Kamour au sud tunisien et qui ont dérapé vers le pillage et l’incendie de plusieurs bâtiments et voitures de la Garde Nationale.

Par la voie de Khalifa Chibani, ce corps sécuritaire paramilitaire se dit par ailleurs particulièrement visé par les violences de Kamour, à cause de ses réussites sur le plan de la lutte contre la contrebande, une activité fortement liée à la lutte antiterroriste.

Selon un ancien juge qui a requis l’anonymat, l’interpellation de Jarraya et sa «disparition» s’explique par le fait qu’elle aurait été opérée dans le cadre de l’article 5 du décret n°78-50 du 26 janvier 1978, sur l’Etat d’urgence.

Selon ledit article de ce décret toujours en vigueur, «le ministre de l’Intérieur peut prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée, de toute personne, résidant dans une des zones prévues à l’article 2 dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics desdites zones». L’article 8 du même décret donne possibilité d’ordonner des perquisitions à domicile, de jour et de nuit, ce qui semble avoir déjà été fait pour Jarraya, selon des informations de presse.

On remarquera que cette disposition est la seule et unique à avoir été appliquée, depuis la mise en place de l’Etat d’urgence en 2011 et ses renouvellements récurrents. On remarquera aussi que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui était accompagné de son ministre de la Justice, a effectué dans la matinée du mercredi 24 mai 2017 une visite au siège du pôle judiciaire et financier. Officiellement, c’est juste «une visite d’inspection au cours de laquelle il s’est réuni avec les magistrats pour faire le point sur les difficultés qu’ils rencontrent». On ne peut cependant ne pas faire le lien entre cette visite et l’interpellation opérée dans des circonstances exceptionnelles régies par l’Etat d’urgence.

  • L’Etat devra subvenir aux besoins de la famille de Jarraya

Précisons aussi que l’article 1er de ce décret indique que «l’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire de la République, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant par leur gravité le caractère de calamité publique». Ce décret, un artifice juridique imaginé en janvier 1978, ne fait par ailleurs aucune allusion à la durée de la mise en résidence, même s’il stipule que l’affaire doit au final atterrir au parquet qui doit être saisi.

Précisons encore que le deuxième paragraphe de l’article 5 oblige l’administration à subvenir aux besoins de Jarraya et sa famille. Il est ainsi dit que «l’autorité administrative doit prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance de ces personnes ainsi que celle de leurs familles».

Sans que l’on sache le pourquoi de cette arrestation ou cette assignation à résidence, si elle se vérifiait, elle avait soulevé une vague d’optimisme quant à l’action d’un gouvernement taxé de laxisme et une vague de soutiens à Youssef Chahed et de sympathie avec son GUN.

Le risque pour le GUN, si l’affaire faisait pschitt et que Jarraya & Co n’auraient pas été interpellés ou auraient été relaxés, comme certaines sources commencent déjà à le susurrer, c’est un dur retour de manivelle médiatique, une désillusion et une bourde que Chahed serait seul à supporter.

Et si cette arrestation s’avérait réelle, elle supposerait l’arrestation d’autres comparses, politiques et immunisés cette fois, pointés du doigt par maints ministres dans l’affaire Kamour. Or, rien de tel n’a jusqu’ici été signalé, ni même fuité.

  • D’autres interpellations et un autre cadre

L’interpellation de Jarraya, qui a surpris toute la Tunisie et toute la blogosphère, a aussi été suivie par d’autres. Beaucoup de noms ont été cités. Les plus connus restent jusqu’ici, sans qu’il y ait une quelconque confirmation officielle et sous le sceau de la présomption d’innocence, l’ancien douanier et ancien candidat au poste de chef d’Etat en 2014 Yassine Channoufi et l’homme d’affaires Néjib Ben Ismaïl.

Nous pensons cependant que l’interpellation de ces deux derniers, si elle se vérifiait, n’aurait pas de lien avec celle de Jarraya. Ancien douanier, Channoufi pourrait avoir fait les frais de l’enquête ordonnée par le chef du gouvernement après les déclarations d’Imed Trabelsi et ses franches accusations contre la Douane. Homme d’affaires en import-export, Ben Ismaïl pourrait tomber dans le cadre de la même enquête.

Différents témoins avaient fait état, en fin d’après-midi du mardi, d’un défilé de grosses voitures et d’hommes chargés de dossiers, du côté de la caserne d’El Aouina dans la banlieue nord de Tunis. La seule réaction officielle à ce qu’ont rapporté des citoyens, c’est l’annonce par l’OACA d’une opération blanche qui se préparerait à El Aouina sise dans l’arrière-cour de l’aéroport de Tunis Carthage. Sinon, aucune information officielle sur ces deux interpellations. A La Kasbah, comme à Bab Bnet (siège du ministère de la Justice et des 3 tribunaux), c’est «Circulez, il n’y a rien à voir» !

  • Pourquoi maintenant ?

Dans ce silence officiel assourdissant de coulisses, force est de se poser des questions sur le timing de ces interpellations, si toutefois elles se vérifiaient. Elles sont en effet intervenues suite à deux évènements. D’abord le témoignage, certes controversé, d’Imed Trabelsi. Ensuite, les manifestations de Kamour, à Tataouine.

Serait-il alors possible de rendre justice à ces deux évènements comme étant «un mal pour un bien» ? On se demande aussi si le gouvernement de Youssef Chahed se serait enfin réveillé face à ce qui existe en Tunisie, depuis au moins sept ans, ou ce qui se serait passé si Imed Trabelsi n’avait pas parlé et si Kamour ne s’était pas révoltée contre l’autorité de l’Etat.

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Le secrétaire d’Etat aux Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, a affirmé mardi 24 mai 2017 qu’une instance indépendante sera bientôt mise en place pour évaluer les richesses nationales, rapporte Jawhara fm.

Lors d’une conférence de presse, Korchid a indiqué que cette structure sera composée de représentants des différentes parties dont des membres de l’UGTT mais également des experts et des juristes. Et d’ajouter que le gouvernement d’union nationale tient à garantir la transparence.

Suite à des discussions entamées depuis plus de 8 mois entre le groupe Loukil et l’Etat Djiboutien, qui avaient débutées dans le cadre de l’évènement Tunisia 2020, un protocole d’accord vient d’être signé, pour la vente globale de véhicules, entre M. Bassem Loukil, PDG du Groupe Loukil et M. Ali Daoud Houmed, représentant du Fond de Développement Économique de Djibouti.
Lors de ses différentes visites à Djibouti, M. Walid Loukil, DGA du groupe, a renforcé les premiers contacts établis à Tunis, notamment par sa rencontre avec le Président de la République de Djibouti, M. Ismaïl Omar Guelleh.
En retour, les gouvernants Djiboutiens, ont visité les locaux du groupe Loukil à plusieurs reprises lors des derniers mois, ce qui leur a permis de témoigner du sérieux et de la performance des filiales d’UADH. Accompagné de M. Bassem Loukil, M. Ali Guelleh Aboubaker, Ministre Djiboutien auprès de la Présidence chargé des investissements, présent actuellement en Tunisie, a rencontré M. Fadhel Abdelkafi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, ainsi que M. Abdellatif Hmam, secrétaire d’Etat au commerce. Cette assurance a débouché sur la signature d’un accord de vente de 2000 Citroën C Elysées, ainsi que 600 tracteurs camions Renault Trucks, avec plateaux, pour un montant total de 140 Millions d’Euros, extensible sur une deuxième tranche pour un montant global de 300 millions d’Euros pour l’ensemble du contrat. Les premières livraisons sont prévues pour le dernier trimestre de l’exercice 2017 pour être clôturées au plus tard le 30 juin 2018.
Cet accord signé aujourd’hui est un accord tripartite entre l’Etat Djiboutien, le groupe Loukil mais également la Banque Africaine d’Import-Export (AFREXIMBANK), qui se propose de financer la totalité du dit marché rentrant dans le cadre du développement des secteurs de transport de l’État de Djibouti mais aussi dans le cadre de la promotion des échanges Interafricains dont ils sont aujourd’hui les leaders.
Le groupe Loukil continue ainsi d’appliquer sa stratégie, décidée depuis plusieurs années, de se concentrer sur le marché Africain, tout en se basant sur son savoir-faire et sur les compétences Tunisiennes, qu’il essaye de mettre continuellement en avant.

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Le DS Store, premier showroom DS d’Afrique et Moyen-Orient, accueilli le 23 Mai 2017 le directeur marketing de la marque, Arnaud Ribault, accompagné du Brand Manager de la Zone DMOA, Sophie Burki.

En présence du Président Directeur Général, Bassem Loukil, ils ont profité de l’occasion pour présenter aux journalistes présents la nouvelle offensive de la marque DS Automobiles en Tunisie.

La marque DS Automobiles s’est installée en Tunisie en Octobre 2015 avec l’ouverture du premier DS Store en Afrique et Moyen-Orient à Tunis. Véritable écrin de la marque, reflétant le raffinement et le chic parisien, le DS Store invite sa clientèle à découvrir l’ensemble de la gamme dont DS 4 Crossback et Nouvelle DS 3 lancées en 2016.

Bassem Loukil a ajouté que l’offre sera très prochainement enrichie par DS 7 Crossback, le SUV Premium by DS.

DS 7 Crossback, en effet, sera l’un des points forts de la marque pour 2018. Ainsi, à la gamme de DS Automobiles en Tunisie s’ajoutera le tout premier modèle né sans les chevrons.

Véhicule présidentiel de la République Française, il a défilé sur les routes pour la première fois le 14 Mai à Paris. Ce modèle qui incarne l’innovation et le savoir-faire signés Paris sera très bientôt proposé en pré-commande au DS Store Tunis.

L’offensive de la marque est aussi traduite par les nouvelles motorisations : BVA 110 cv à bord d’une DS 3 déjà sportive et prometteuse de fortes sensations de conduite. D’ailleurs, elle sera aussi proposée en édition limitée avec les personnalisations DS Performance. Vous découvrirez aussi pour la première fois, la motorisation e-HDI 115 cv sur DS 4 Crossback. Le Crossover Premium a encore de nouveaux sentiers à vous faire découvrir.

Le PDG d’Aures Auto a aussi révélé en avant-première que DS Automobiles Tunisie ouvrira prochainement son Accueil Atelier Premuim. On rappelle qu’Aures Auto propose aussi à partir de l’année dernière un espace de livraison Premium aux Berges du Lac pour la clientèle DS.

Par ailleurs, Aures Auto planifie l’extension du réseau DS Automobiles en 2018 tout en respectant la stratégie de la marque : une distribution « omnichannel » avec peu de points de vente, implantés dans des endroits stratégiques.

Alors que le marché automobile tunisien a enregistré pour les 4 premiers mois en 2017 un ralentissement de 12% des immatriculations des véhicules particuliers Premium par rapport aux 4 premiers mois de 2016, la vente des véhicules DS Automobiles sur la même période est en ascension de 173% grâce au grand succès de DS 3.

Aures Auto promet par ailleurs qu’accorder un service Premium à ses clients sera l’un des facteurs de succès de la réussite de la marque en Tunisie.

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Dans un communiqué concernant la réunion de l’Assemblée générale ordinaire de ses actionnaires, l’assurance Maghrébia dont le capital social avait été triplé en décembre 2016 pour passer de 15 à 45 MDT, annonce aussi avoir fait un bénéfice de plus de 8,250 MDT au cours de l’exercice 2016, un total net de bilan de 286 082 029 DT et une variation de trésorerie positive de 9 873 789DT.  Deux années auparavant, le bénéfice net était de 5,5 MDT, ce qui indique que le trend haussier de ses résultats reprend.

Dans ses états financiers 2016, publiés par le CMF (Commission du marché financier), on apprend que «au 31 décembre 2016, les flux de trésorerie provenant de l’exploitation se sont élevés à 15 053 979 DT contre -3 483 424 DT au 31 décembre 2015». On apprend aussi, signe que l’entreprise est citoyenne, que la contribution exceptionnelle au profit du budget de l’Etat de l’année 2017 a été de plus de 1,109 MDT.

Notons enfin que cette assurance est l’une des rares à passer à l’ère électronique, lorsqu’en 2016 elle introduisait une solution de payement électronique de l’assurance en partenariat avec Ooredoo Tunisie. Ses clients peuvent dorénavant utiliser le porte-monnaie mobile pour payer en toute mobilité et d’une manière sécurisée leurs primes d’assurance grâce au service Mobiflouss. Le premier produit à bénéficier de ce service de paiement mobile a été un produit de micro-assurance lancé par Maghrébia Vie et destiné à la population estudiantine. Moyennant une prime mensuelle modique, payable via le service Mobiflouss, l’étudiant est protégé en cas d’hospitalisation ou de décès.

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La 42ème session des réunions annuelles du groupe de la Banque islamique de développement (Islamic Development Bank) se tiendra du 16 au 19 du mois courant à Djeddah, en Arabie saoudite. Une délégation tunisienne présidée par le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi, rencontrera, à cette occasion, les responsables de la banque.

Le ministre signera trois accords de financement relatifs à l’exécution du projet du barrage Saida au gouvernorat de Kébili, le financement des importations de la Société Tunisienne des Industries de Raffinage et  de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

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Le ministre des Technologies de Communication et de l’Économie numérique Anouar Maârouf, a indiqué, lors de son passage ce lundi sur Express Fm, qu’un accord définitif pourrait bientôt être finalisé avec le service de paiement en ligne « Paypal ».

« La direction de « Paypal » aurait donné son aval quant au plan proposé par les autorités tunisiennes visant à contourner le blocage de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) », a déclaré le ministre en ajoutant « qu’une feuille de route sera élaborée prochainement pour régler les derniers détails relatifs à l’accès au site », a-t-il dit.

A noter que « PayPal » est un service de paiement qui permet aux utilisateurs de régler des achats, d’envoyer et recevoir de l’argent sur Internet.

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Lui, il est à la tête de ce qu’il appelle «le ministère des grands projets», celui du transport et qui est normalement le secteur structurant du reste de l’économie. Un ministère qui gère le plus grand nombre d’entreprises publiques. Des sociétés régionales surtout, «dont il ne reste que trois déficitaires» tient à préciser le ministre, le reste étant déjà à l’équilibre. Avec lui, Africanmanager a parlé, au départ, du RFR (Réseau ferroviaire rapide). Un projet initié par l’ancien régime et dont la réalisation tarde.

Il précise alors que «la 1ère tranche de ce projet entrera en fonction en octobre 2018». L’entreprise avance aussi à bons pas dans la mise en place de l’infrastructure nécessaire, comme les ponts et l’électrification de la voie ferrée, notamment du côté de la région de la «Gobbaa». «Ce projet a certes pris du retard, mais il est en train d’être récupéré à travers l’installation de la commission de conduite du projet présidée par le chef du gouvernement. C’est justement grâce à cette commission que des problématiques ont été surmontées, telles que l’assainissement foncier qui est à 95 % terminé». Une délégation représentant les bailleurs de fonds a d’ailleurs livré un rapport très positif sur l’avancement des travaux, nous dit-on.

La fabrication du matériel roulant a aussi débuté en Corée du Sud, dans le cadre d’un contrat, comprenant 28 rames dans une première étape pour une valeur de 400 MDT. Pour ses deux premières lignes, le coût total est estimé à 3 Milliards DT et devraient assurer une capacité de transport quotidien de 600 mille passagers, c’est-à-dire un peu plus que la moitié des 1,1 million passagers par jour de toutes les sociétés de la capitale, «ce qui représentera un saut qualitatif important dans le transport urbain en Tunisie».

  • On ne construit pas une nouvelle mosquée, on la remplace

Et lorsqu’on lui parle de cette «sortie de rame» en quelque sorte d’un projet, normalement dédié au transport et qu’on voit lancer un appel d’offres pour la construction d’une mosquée, le ministre du Transport sourit comme s’il s’attendait à cette question. «Il n’est pas de ses prérogatives de construire des mosquées, mais il est par contre de ses obligations de remplacer les constructions, dont la mosquée en question, qu’il a détruite dans le cadre du traçage de son itinéraire. Cela n’a d’ailleurs pas concerné que cette mosquée, mais aussi et dans le cadre de notre souci de justice, d’autres constructions dont les propriétaires ont été lésés ou expropriés».

Le transport étant aussi la SNCFT (Société des chemins de fer tunisiens), il était incontournable d’évoquer le sujet avec le ministre en charge du secteur, ainsi que les multiples défaillances et les difficultés financières qui émaillent depuis plusieurs mois la marche de cette entreprise. Magnanime, Anis Ghédira insiste pour dire que «toutes les entreprises publiques de transport ont, depuis 2011, connu des problèmes, surtout financiers».

  • La SNCFT est d’utilité publique et n’a pas à être bénéficiaire

Abordant ensuite le cas de la SNCFT, le ministre tunisien du Transport rappelle que «40 % de ses recettes provenaient du phosphate dont l’arrêt de la production a commencé avec la révolution, sans oublier les augmentations salariales et l’intégration de personnes dont la productivité est nulle. Tout cela a fait qu’elle devienne déficitaire à plusieurs millions de Dinars». Il nuancera ensuite en expliquant qu’il est normal que l’entreprise perde de l’argent, «étant d’utilité publique et n’est pas obligée d’avoir un bilan bénéficiaire». Une déclaration qui nous ferait presqu’oublier le harangue du chef du gouvernement aux entreprises publiques dont il dénonce les résultats déficitaires.

Pour les projets de la SNCFT, Anis Ghédira évoque en premier lieu le métro-léger de Sfax «qui en est aux dernières étapes des études techniques», la seconde phase du RFR, la prochaine ligne ferroviaire Gabes-Médenine, les dossiers de faisabilité déjà prêts de la ligne Kalaa Kébira-Kairouan, les derniers préparatifs pour la ligne Tunis-Annaba en Algérie, le projet de 180 MDT pour remettre sur les rails toutes les lignes du Nord-ouest. «L’effort d’investissement de l’Etat est à 42 % consacré au transport sous toutes ses formes», dit avec fierté le ministre qui mettait auparavant en exergue l’importance du transport dans le désenclavement des régions intérieures.

  • Le port en eau profonde restera à Enfidha

Abordant le projet de port en eau profonde, le ministre est catégorique. «Bizerte, Mahdia, Sfax et Enfidha demandent tous un port en eau profonde. La décision est prise, sur la base de plusieurs études techniques, concluant qu’Enfidha est le meilleur emplacement. Une société étatique d’un capital de 360 MDT sera créée, procèdera à la construction de la 1ère tranche de ce projet et qui sera l’autorité portuaire et gèrera la zone logistique». Il ajoutera que l’appel d’offres a déjà été lancé pour le choix du bureau d’étude, international et en partenariat avec un autre tunisien, qui rédigera les termes du cahier des charges de ce projet et en est déjà au stade du dépouillement des offres, alors que l’assainissement foncier avance. «Selon nos études, ce port aura un impact économique bénéfique, surtout en matière d’attractivité de l’investissement, dans un rayon de 150 kilomètres autour du port et désenclavera, par terre et par train entre Sousse et Monastir, toutes les régions du Centre-ouest», indique A. Ghédira.

  • Ghédira tient à un nouvel aéroport

Et lorsqu’on lui demande qu’est-ce qu’il a lui-même fait, au bout de 8 mois, dans ce qu’il appelle «le ministère des grands projets», Anis Ghédira évoque l’amélioration de la qualité des services. Il cite en exemple le port de Radès dont il dit qu’il fonctionne désormais à zéro rade permettant une hausse de 15 % des exportations au cours des 3 derniers mois 2017. Il évoque, bien qu’étant des projets de l’ancien régime, la reprise du RFR et le port en eau profonde qui a été remis à l’ordre du jour en 2016. Il évoquera aussi les contrats pour la fabrication de 3.000 nouveaux bus, dont celle de 1.200 qui a déjà débuté dans des usines tunisiennes et certains ont été déjà livrés et se fait fier d’éradiquer le bus jaune et toute l’image négative qu’il charrie. Il annonce aussi comme «un projet pilote» la prochaine création d’une société régionale de transport à Siliana, pour séparer Siliana du Kef dans le cadre de la préparation de la gouvernance régionale. On attend seulement la décision de la Carep (Commission de restructuration des entreprises publiques).

Il évoque aussi, avec force, le projet d’un nouvel aéroport qui est «une décision stratégique, car celui de Carthage n’honore plus la Tunisie, devient incapable de résorber l’évolution du trafic aérien». On lui oppose les informations faisant état de pressions concernant le terrain. Il affirme alors que le terrain de l’actuel aéroport est une propriété avérée de l’OACA et de nulle autre personne. On lui oppose aussi les affirmations de certains experts qui soutiennent qu’une simple extension de Tunis-Carthage couplée à un lien ferroviaire rapide entre Tunis et Enfidha suffirait. Il affirme, par le chiffre, que cette option serait plus coûteuse. «L’extension coûterait 600 MDT et ne suffirait que pour 10 ans. De plus, les seuls 18,5 kilomètres du RFR nous coûteront 3.000 MDT et une telle ligne entre Tunis et Enfidha coûterait donc nettement plus cher».

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ADX energy est une société de pétrole et de gaz basée à Perth, en Australie, avec des projets en Tunisie, en Roumanie et en Italie. Ian Tchacos, président exécutif d’ADX Energy, décrit les projets actuels et la productivité de l’exploration pétrolière et gazière. Il a été annoncé que les grands projets en cours de la société, portant sur environ 200 millions de barils de pétrole, sont capables d’apporter de la valeur aux  actionnaires.

Le prix du baril de pétrole est de  12 cents. Il sera utilisé comme développeur, et il est capable de générer plus de 150 millions de dollars chaque année.

ADX Energy cherchera également à intégrer les partenaires dans ses . Bien que l’entreprise dispose des ressources matérielles (compétences, capacités, connaissances, développement), elle s’efforce de renforcer son pouvoir financier pour gérer en douceur  ses projets. Un facteur important est quelle détient  100% des actifs de l’entreprise.

Ian Tchacos a également parlé du projet Dougga, en partenariat avec Technip FMC. Technip FMC  indiquant qu’il trouvera d’autres moyens pour développer le projet  qui est capable de produire 90 millions de barils équivalent pétrole  de gaz. Le projet se situe à environ 45 km du littoral. L’objectif  est d’amener le gaz en Europe et en Afrique du Nord. Plus important encore, la Tunisie compte principalement sur le gaz pour sa production d’énergie (environ 95% des sources d’énergie  la Tunisie proviennent du gaz).

« Au cours des trois prochaines années, nous aimerions avoir une production, générer des flux de trésorerie substantiels et être en développement à Dougga » a déclaré Ian Tchacos.

Lire la suite: http://www.digitaljournal.com/pr/3339620#ixzz4glGGWhaZ

http://www.digitaljournal.com/pr/3339620

 

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Le ministère de l’Économie et des Finances marocain, Mohamed Boussaïd, a annoncé jeudi 11 mai 2017 qu’un budget global de 10 milliards de dirhams sera injecté dans 12 régions du Royaume et ce, à l’horizon 2020, rapporte le site Yabiladi.

Ces budgets devront permettre de booster les investissements publics et relancer les entreprises locales. Selon la même source, la région de Fès-Meknès aura la possibilité et les moyens de régler certaines problématiques socio-économiques, dont le chômage des jeunes et la question des investissements.

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Selon les informations rapportées ce vendredi par l’agence de presse italienne Ansa, une explosion est survenue ce matin du vendredi 12 mai 2017 à proximité d’un bureau de poste situé dans le centre de Rome.

Les autorités italiennes n’excluent aucune piste quant à l’origine de l’explosion. Une voiture a été endommagée, rapporte le site sudinfo.be.

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La Cour des comptes a dévoilé ce jeudi 11 mai 2017, lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, les résultats de son contrôle de la gestion financière de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE).

Fadhila Gargouri, juge à la Cour des comptes, a, à cette occasion, fait savoir qu’une série d’infractions ont été recensées par ledit rapport.

Parmi les dépassements qui ont été compilés, il y a les sommes d’argent dépensées sans justificatifs, dont l’acquisition de quatre véhicules jugés non indispensables pour un montant estimé à 223.000 dinars.

Il y a aussi un trou de 3 millions de dinars qui a été constaté et la perte de certains équipements comme 18 ordinateurs, 48 téléphones portables et d’autres équipements du centre informatique d’une valeur de 34.800 dinars.

Une série de recrutements inexplicables!

Sur un autre volet, la juge à la Cour des comptes a fait remarquer que l’ISIE n’a même pas respecté les normes et les procédures au niveau du recrutement des agents et des chargés des affaires administratives.

Pour les 20 catégories de postes à pourvoir, seuls 6 ont fait l’objet d’un concours, tandis qu’il a été relevé le recrutement de 10 agents dont les noms ne figuraient même pas sur la liste des candidats à ces postes !

A noter également que 90 autres agents ont commencé à travailler sans contrats en bonne et due forme, en plus de la non application par le Conseil de l’Instance de nombreuses décisions.

Et de préciser que des consignes ont par ailleurs été données à l’ISIE afin de rationaliser l’octroi des primes et de fixer les salaires de ses agents.

On rappelle que Chafik Sarsar, président de la structure, a annoncé mardi 09 mai 2017, à la surprise générale, sa démission et celle de deux autres membres, provoquant une onde de choc dans le pays.

Sarsar s’est expliqué sur les raisons de son départ et sur les facteurs l’empêchant de continuer de présider l’instance, pour ensuite s’engager à poursuivre sa mission. Bref, on n’y comprend rien, comme d’ailleurs beaucoup de choses qui se passent dans le pays depuis la fameuse révolution…

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Un jour après l’annonce de sa démission de la présidence de l’Instance Supérieure indépendante des élections (ISIE), Chafik Sarsar était ce mercredi 10 mai 2017 l’invité de la commission du règlement intérieur, de l’immunité et des lois parlementaires et électorales à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour mettre fin aux rumeurs et conjectures sur son départs. Sarsar a dit clairement qu’il n’a pas voulu parler, pour le moment, des raisons de sa démission, mais voilà il est obligé de le faire et de clarifier les choses devant les représentants du peule, qui sont venus en masse pour l’écouter. Oui, il a parlé. Il a tout déballé, ou presque. Il a parlé des pratiques policières, de piratage de comptes, de l’insécurité informatique… Mais si Sarsar voulait convaincre les députés de l’ARP sur la recevabilité des motifs derrière « cette grande et surprenante démission« , c’est loupé. Certains sont même allés jusqu’à lui conseiller de maintenir sa démission pour cause de perte de confiance.

« Aujourd’hui, on a des craintes sur le bon achèvement du  processus démocratique. On a senti qu’on n’a pas pu avancer à cause de toutes ces pratiques policières« , a expliqué Sarsar, soulignant que contrairement à ce qui a été dit, il n’a pas quitté le navire à mi-chemin. « Je suis toujours à l’ISIE et je n’ai pas interrompu mon travail malgré l’annonce de ma démission« , a-t-il assuré.

Il a par ailleurs critiqué la façon avec laquelle le directeur exécutif de l’ISIE avait été démis de ses fonctions, faisant remarquer que le conflit ne touche pas directement le mode de gestion mais plutôt les principes.

Sarsar a dans le même contexte critiqué le renouvellement des membres de l’ISIE et le harcèlement sur les anciens membres pour les obliger à démissionner. « Ils ont obligé tous les membres qui ont signé une pétition manifestant leur désapprobation suite au départ du directeur exécutif de l’ISIE à démissionner à l’occasion du 1er mai« , a indiqué Sarsar, avant d’ajouter : « Le 7 mai, ils m’ont envoyé un mail à moi et m’ont demandé de démissionner. Ils m’ont accusé de ne pas respecter la loi parce que j’ai dit que cette démission est non légitime« , a encore dit Sarsar, sans donner plus de détails sur l’affaire. Il s’est contenté de dire que ces demandes ont été envoyées par mail et ont été signées par 5 personnes, mais sans divulguer les noms.

Sur cette même question, Sarsar a dit des nouveaux membres de l’ISIE qu’ils sont moins compétents que ceux qui avaient été démis de leurs fonctions, alors qu’ils n’ont commis aucune faute et sont connus par leur moralité. « Certains n’ont pas bénéficié de congé« , a assuré le président de l’ISIE, avant d’ajouter qu’il n’avait intégré aucune personne à part une assistante qui va partir avec lui dès l’achèvement du processus électoral.

Sarsar a en outre indiqué que l’ISIE a découvert que la boite mail de Lamia Zargouni, membre démissionnaire de l’ISIE, a été complètement vidée, ce qui portera atteinte à l’instance, à la confidentialité des données et mettra en danger le processus démocratique. « Comment peut-on après cela garantir une campagne électorale et des tris sans dépassements« , s’est interrogé Sarsar.
Le président de l’ISIE a également tenu à préciser que malgré tout il n’a jamais eu de problèmes avec les lois « mais plutôt avec les principes démocratiques, les droits et les libertés, qui ne signifient rien chez certains« , a-t-il dit.

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« Quelles que soient tes raisons, elles n’atteignent pas la gravité des problèmes de la Tunisie », a indiqué le président de la République, Béji Caied Essebsi, dans un message adressé au président de l’ISIE, Chafik Sarsar qui a présenté, hier mardi 09 mai 2017, sa démission.

Dans le discours qu’il est en train de prononcer au palais des congrès à Tunis, Essesbsi a toutefois indiqué que Sarsar lui a promis d’ouvrir le dialogue sur cette question, chose qui laisse entendre que le président de l’ISIE pourrait revenir sur sa décision…

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Les jeunes de Tataouine veulent une part de 20 % des revenus du pétrole du Sud. Ils ne veulent ni emploi, ni développement, mais leur part du pétrole. Dans l’immédiat, ce sera un emploi par famille dans les sociétés du pétrole du coin. Les habitants de Kébilli se seraient réveillés, eux aussi, avec les mêmes demandes : 20 % des salines de Chat El Djérid.
La première campagne «Winou El Pétrole» ou «Où est le pétrole» a été lancée en 2015 sur les réseaux sociaux. La seconde descendit sur terre, transformant une manifestation sociale, d’abord contre les restrictions libyennes à la contrebande transfrontalière, ensuite pour la demande de l’emploi et le développement, pour enfin dévoiler sa véritable cause qui est l’accès direct aux ressources pétrolières et l’emploi dans les sociétés pétrolières installées dans la région.
Il s’avère aussi désormais clair, le Conseiller Ridha Saïdi et le ministre Mabrouk Korchid l’affirment et hier indirectement la ministre de l’Energie, que les mouvements sociaux de Tataouine n’avaient donc pas pour objet le travail et le développement.

⦁ Récupérés, retournés et embrigadés dans le laxisme des gouvernants

La grande majorité de la population de cette région avait été en effet politiquement récupérée et retournée par le «Harak» (Parti issu de la transformation du parti Congrès pour la République de Moncef Marzouki) et le parti «Wafa» de l’avocat Mohamed Abbou, qui menait une campagne contre le projet de loi de réconciliation économique. Cela fait dire à beaucoup d’observateurs que la résurgence de la demande de 20% du pétrole du Sud n’est qu’un moyen de pression contre la réconciliation économique.
Des années durant, ceux parmi les jeunes qui n’avaient pas été recrutés par les réseaux et les familles vivant de la Contrebande ont été «rebootés et formatés» par les Gourous de ces partis d’opposition ayant perdu les présidentielles et les législatives de 2014. Un nouveau dogme leur a été inculqué, comme un virus dans leurs systèmes d’information.

Ce dogme, qui a embrigadé ainsi les centaines de jeunes qui conduisaient à Tataouine les manifestations contre Chahed et le GUN, a pour fondement une idée simple, car partant d’une réalité historique. Le Sud a été une région oubliée par l’industrie tunisienne et donc par ce qui est communément appelé le «Développement». Partant de là, l’idée était de dire que les ressources du Sud, et donc le pétrole, auraient été pillées pour aller enrichir les régions côtières. C’est en effet, pour des raisons de logistique de transport et d’exportation, que s’étaient toujours entassés les investissements, locaux et IDE, sur la côte, de Bizerte à Sfax.

⦁ Ligne rouge, dites-vous. Et si on le leur donnait !

Youssef Chahed est allé dans le Sud. Il a vu, il a entendu et il a su. Il en est rentré, comme ses ministres, retourné. Des forces armées ont été, dès le lendemain de sa visite, envoyées sécuriser les installations pétrolières. Il passait ainsi aux actes, après avoir parodié les manifestants par son «Pas de recul», dit en arabe «Errakh la» qui n’était pas du goût de tout le monde et fait dire au porte-parole du GUN que «l’unité du pays est une ligne rouge».

Comme un poisson d’avril qui viendrait en mai et dans une sorte d’économie-fiction, on pourrait ainsi imaginer que le chef du gouvernement décide de donner raison aux demandeurs du pétrole. On imaginerait alors qu’il donnerait aussi 20 % des ressources hydrauliques de 3 ou 4 gouvernorats que traverse l’Oued Medjerda. Autant sur les rentrées du port de Bizerte à ses habitats par exemple, et la même chose pour les habitants de Ben Arous sur les rentrées financières du port de Rades. 20 % aussi des rentrées du secteur touristique aux habitants de Sousse et de Monastir et 20 % des ressources du phosphate aux habitants de Gafsa, tout autant sur les salines de Chat El Djérid aux gens de la région et ainsi de suite.

On imaginerait alors que le gouvernement offrira une colonne de forage aux jeunes de Tataouine qui deviendraient des chercheurs d’or noir, une pelleteuse à chacun des habitants de Gafsa pour vendre lui-même son propre phosphate, des compteurs de débit d’eau aux habitants du Nord et des parcmètres pour les habitants des régions touristiques pour faire le décompte quotidien des entrées et des sorties dans les hôtels de toute la région du Sahel et encaisser à la fin du mois. Les régions deviendront ainsi financièrement autonomes et leurs habitants de simples rentiers.

Ceux qui gouverneront ce futur conglomérat de districts autonomes (pétrolier, portuaire, touristique etc.), n’auront plus à se casser la tête pour quémander taxes, fiscalité et dettes. Il n’y aura plus d’employés ni fonctionnaires, car on deviendra tous actionnaires aux richesses, incommensurables de notre territoire où il y a, à en croire certains experts, or et pétrole, sans compter l’eau et autres ressources qu’on nous cache !
Cela supprimera le supplice annuel de la confection du budget pour construire des routes, des écoles ou des hôpitaux, surtout qu’on va vers une gouvernance régionale de ce petit territoire de 11 millions d’habitants, possiblement logeable dans la seule ville du Caire ou dans la moitié de la ville de Pékin. Plus besoin d’une ARP qui passerait une année à palabrer et à voyager gratos. Plus besoins de ces ministres qui touchent des milliers de dinars à glander et demander aux citoyens de travailler. Pourquoi pas !

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