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Abdelafattah Mourou,

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Dans une interview accordée au journal égyptien « Al Yaoum Assabii» (le 7ème jour)

Dans une interview accordée au journal égyptien « Al Yaoum Assabii» (le 7ème jour), parue lundi , Abdelafattah Mourou a retrouvé son franc-parler habituel et son discours plus ou moins conséquent.

C’est vrai qu’on a lu des propos très critiques attribués au vice-président d’Ennahdha dans de précédentes occasions. A titre d’exemple ,l’interview accordée à Martine Gozlan ( Marianne du 17 Février 2013 ) où il affirmait que Rached Ghannouchi doit quitter Ennahda car il mène le parti et le pays verts le désastre, l’autre interview accordée au journal algérien Al-Chourouk (20 juin 2013) où il se démarquait des orientations politiques de Ghannouchi sur plusieurs chapitres, à savoir , le poids d’Ennahdha qui se réduisait en peau de chagrin , l’ascension de Nidaa tounès qui sera un adversaire politique ,avec lequel le parti islamiste doit inéluctablement s’allier, avertissant dans la foulée Ghannouchi que ses orientations conduiront à l’échec du projet de l’islam politique . Mais on finit par ne rien comprendre si on se rappelle que dans ces deux interviews, Mourou s’en prenait particulièrement à Rached Ghannouchi dont il est l’adjoint direct et le représentant personnel sur la scène islamiste mondiale .

Il arrive à Abdelfattah Mourou de critiquer également les thèses fondamentales de l’islam politique , mais il ne manque pas le plus souvent de nous surprendre par des affirmations qui prennent à contrepied ces critiques , reprenant et de manière parfois virulente et injustifiée , les thèses critiquées pour vilipender les contradicteurs des islamistes . Pour expliquer ces flottements, on invoquait souvent les luttes internes au sein du parti islamiste où Mourou n’a pas pu prendre pied depuis son retour en grâce , en juillet 2012 .

Mais les critiques adressées à l’islam politique dans l’édition d’ Al Yaoum Assabii, de lundi, rompent avec tout ce qu’avait soutenu Mourou auparavant . Il taxe les frères musulmans d’Egypte et leur Guide Suprême Mohammed Badii d’irréalisme et de manque de discernement. Il affirme qu’ils ont refusé de se rendre à l’évidence qui porte sur le statut spécial de l’Armée en Egypte qui en fait une force puissante et incontournable et sur la nécessité de réunir toutes les forces du pays et être modeste à leur égard .

Mourou dit avoir conseillé aux Frères Musulmans d’Egypte et à leur Guide de se comporter en force politique mandatée pour mettre en pratique le programme du peuple et non celui du parti qui a remporté les élections, mais ils n’ont pas voulu entendre ses conseils.

Il affirme en conclusion que l’islam politique est tombé dans le piège par ce qu’il n’avait pas l’expérience requise , et ne comprenait rien à la logique du pouvoir . Il explique par ces carences l’entêtement qui a conduit les islamistes à se comporter comme s’ils détenaient la totalité du pouvoir entre les mains, au moment où le pouvoir est entre les mains de ce que Mourou appelle « l’Etat profond ».

Partant de ce constat, il recommande aux islamistes ,lors des prochaines échéances électorales, de ne pas se pas se présenter dans toutes les circonscriptions électorales et de tabler sur le 1/3 des sièges , ce qui constitue une représentation logique qui correspond ,à ses yeux ,au poids réel de l’islam politique dans la région .

Cette analyse qui présente quelques éléments pertinents, Mourou ne la mène pas jusqu’au bout , en portant un jugement sur la violence pratiquée quotidiennement par les Frères Musulmans contre les institutions de l’Etat égyptien et les citoyens ordinaires pour soit disant défendre une légitimité bafouée par les militaires . On s’est attendu à ce que Mourou , qui s’est démarqué de la logique de prise de pouvoir par les islamistes , se démarquer encore plus des moyens utilisés pour le conserver .

Sur un autre chapitre, Mourou qui a mené des pourparlers avec les puissances étrangères au nom des islamistes , sait très bien que ceux-là ont échoué ,en quelques mois , à l’examen de l’exercice du pouvoir, et ont été disqualifiés par ces mêmes puissances qui les ont portés au pouvoir à la faveur du Printemps arabe , pour les liens douteux entretenus avec le terrorisme et l’incompétence dont ils ont fait preuve dans la gestion des affaires des Etats de la région . Or, c’est cet élément qui a poussé les puissances occidentales à barrer la route à l’hégémonie islamiste sur la scène politique, et Mourou qui est porteur de ce message occidental ne le dit pas directement, mais fait comme s’il ressortissait aux convictions des islamistes.

Aboussaoud Hmidi

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Cheikh Abdelafattah Mourou a déclaré qu’il renonce à son droit de poursuive  en justice  l’individu qui l’a agressé à l’aide d’un verre

Cheikh Abdelafattah Mourou a déclaré qu’il renonce à son droit de poursuive en justice l’individu qui l’a agressé à l’aide d’un verre, à Kairouan, et qu’il lui pardonnera son acte « ici-bas et dans l’au-delà ».

Cité par Attounsia, il a ajouté que « ceci ne veut pas dire qu’il ne stigmatise pas l’agression et qu’il fasse preuve de tolérance en ce qui concerne les agressions des uns contre les autres ».

« Cet individu assumera sa responsabilité pénale, mais, pour ma part, je préfère le pardon », a-t-il ajouté

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