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abdelhakim belhadj, khalifa haftar

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Une réunion de grande importance s'est tenue

Une réunion de grande importance s’est tenue, jeudi 22 mai, à l’aéroport Mîitigua près de Tripoli , à laquelle ont participé Bernard Henri Lévy (BHL) , le très controversé activiste français , apparemment mandaté cette fois par l’Union Européenne , les représentants des révolutionnaires de Zenten ,de Misrata , de Tripoli , de la salle des opérations des révolutionnaires de Libye et un émissaire d’un pays du Golfe , très probablement Qatar , selon une source citée par le journal Al Maghreb dans son édition de dimanche. L’information avait été également rapportée, samedi, par le journaliste Nicolas Beau et publiée dans « Le Grand Soir », « journal militant d’information alternative ».

Les deux sources indiquent que, lors de la réunion, BHL a exigé de ses amis libyens qu’il a côtoyés du temps de la révolution contre Kadhafi, d’adhérer à une proposition pour sortir de la crise aux termes de laquelle un nouveau gouvernement sera présidé par l’ancien Premier ministre Ali Zeidan, alors que le ministère de l’intérieur sera confié à Abdelhakim Belhadj et celui de la défense au général Khalifa Haftar. Al Maghreb rapporte qu’Ali Zeidan est actuellement au Caire, et attend le feu vert à la suite de la conclusion de l’accord, pour rentrer à Tripoli.

Mais les observateurs pensent qu’un tel accord, bien que parrainé par les Européens et avalisé conjointement par les Egyptiens, les Américains et les pays du Golfe, peut ne pas tenir longtemps pour deux raisons évidentes. La première tient à la fragilité de la position de Ali Zeidan et son image malmenée suite aux déboires que lui ont infligés les miliciens à plusieurs reprises, et aux positions de force conquises aussi bien par Abdelkrim Belhaj qui est en bons termes avec les milices islamistes et contrôle les principaux lieux de détention de la capitale libyenne , que par le général Haftar, qui est proche des Américains et des Egyptiens et exerce son emprise déjà sur tout l’Est libyen , et a introduit ses alliés à Tripoli même . La deuxième raison a trait aux alliances croisées de l’équipe gouvernementale et surtout des deux hommes forts du prochain cabinet, à savoir Belhaj qui est proche des Qataris, et Haftar qui est proche de leurs ennemis jurés, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et l’Egypte de Abdelfattah Sissi.

En fait, le général Haftar, dont le plan de reconquête du pays a été favorablement accueilli par l’opinion publique libyenne, et bénéficie d’un préjugé favorable auprès des puissances occidentales, doit compter ses ennemis, une fois installé au pouvoir. D’abord, les miliciens et les groupes djihadistes, qui même décimés, garderont une présence active sur le terrain, et continueront de façonner en partie l’opinion publique, profondément islamisée et pas facilement acquise aux schémas démocratiques. Ces mêmes groupes qui ont une logistique et des moyens financiers énormes garderont une influence sur le cours des évènements en Libye et empêcheront que la stabilité revienne dans le pays, et ne manqueront pas, à chaque fois, de prendre Haftar pour cible dans les combats politiques et les campagnes électorales à venir. Ce sont des groupes hétéroclites, allant des Djihadistes d’Ansar Charia, aux groupuscules affiliés à AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique ) ou directement à l’organisation mère (Al-Qaïda ) , aux composantes islamistes du Front national du salut de la Libye dont les anciens du Groupe islamique combattant libyen (GICL) et, surtout, leur chef historique Abdelhakim Belhaj, officiellement président du parti Al-Watan, mais qui a la haute main sur les milices islamistes radicales armées en Libye .

Abdelhakim Belhaj n’obéit pas à la seule logique de l’antagonisme et du combat. Il cherche une certaine respectabilité, lui qui a été longtemps présenté à l’opinion occidentale et aux libéraux du monde arabe comme un djihadiste qui n’a jamais rompu avec ses origines. On parle de lui également comme l’homme du Qatar, qui défend farouchement les intérêts de ce petits pays du Golfe lequel voit dans la Libye un investissement à rentabiliser et une position stratégique à valoriser dans sa lutte contre ses voisins du Golfe. D’ailleurs, les observateurs ont relevé que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, semble jouer la carte Abdelhakim Belhadj, qui a été reçu, début mai, au Quai d’Orsay, plus précisément à la sous-direction Afrique du Nord.

Haftar qui a déjà fait, en février dernier,une apparition malheureuse , en annonçant un coup d’Etat vite avorté, paraît plus sérieux cette fois . Mais l’aboutissement de son initiative est toujours aléatoire, et son  » Armée nationale libyenne (ANL)  » qui se présente actuellement comme une armée de salut national, peut se transformer en une milice parmi tant d’autres. D’ailleurs, les Américains qui connaissent le terrain mieux que toute autre puissance étrangère, et ont tiré la leçon de l’assassinat de leur Ambassadeur,le 11 septembre 2012 , à Benghazi , ont déployé à la base de Sigonella en Sicile, 250 Marines et 7 avions hybrides Osprey pour évacuer les ressortissants américains ,au cas où Haftar échouerait .

ABoussaoud Hmidi

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