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Abdeljalil Soltana, économie, Tunisie

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« Je conçois de l’amertume pour la déconsidération des Tunisiens à l'étranger. La diaspora tunisienne restera fière d'appartenir à la Tunisie alors qu’elle a subi une grande blessure suite à l’adoption de l’article 10 par l'Assemblée Constituante. ...

« Je conçois de l’amertume pour la déconsidération des Tunisiens à l’étranger. La diaspora tunisienne restera fière d’appartenir à la Tunisie alors qu’elle a subi une grande blessure suite à l’adoption de l’article 10 par l’Assemblée Constituante. Cet article représente, en fait, un profond fossé entre les citoyens et les hommes d’affaires de cette diaspora », déplore Abdeljalil Soltana, un homme d’affaires résidant à l’étranger et président de l’Association de sauvegarde des acquis de la révolution du peuple tunisien : «dignité, démocratie et développement en Tunisie», désormais «DDD», créée, en 2011.

Dans une rencontre avec Africanmanager, il précise qu’une nouvelle forme d’apatride est en train de se mettre en place dans la Tunisie postrévolutionnaire. Raison pour laquelle ce gouvernement, en tant qu’élu du peuple tunisien, devrait abroger cette disposition qui freinera l’affluence de ces Tunisiens, désireux de créer des projets et de contribuer à la relance de l’économie tunisienne. « Nous n’acceptons jamais que nous soyons des citoyens rejetés», affirme-t-il en soulignant que le devoir des Tunisiens de l’étranger est de réaliser leurs souhaits et projets avec enthousiasme et responsabilité.

En effet, les Tunisiens de l’étranger dont le nombre a atteint jusqu’à fin 2010, 1 million 146 mille 300 dans le monde, pourraient jouer un rôle non négligeable dans le redressement de l’économie tunisienne grâce au transfert de fonds vers leurs familles restées en Tunisie ou par l’investissement dans les différentes régions, particulièrement les zones défavorisées, ce qui est de nature à permettre la création d’ emplois et d’accroître les profits des entrepreneurs tunisiens. Il est important de rappeler que, jusqu’à 2009, la courbe des transferts d’argent des TRE était en hausse et culminait, cette année-là, à 2653 MDT. Pendant 22 années, de 1988 à 2009, ces transferts étaient toujours en hausse, avec un pic de 22,3 %, en 2001, selon des chiffres selon les chiffres de l’OTE.

Dans ce cadre et parlant de ces projets, il souligne que son intérêt touche plusieurs domaines comme le secteur touristique. A ce titre, Abdeljalil Soltana note qu’il avait étudié depuis longtemps un projet grandiose en négociant avec un consortium les problèmes de financement et de gestion. Dans le domaine agro-industriel, les travaux se poursuivent en vue l’inauguration d’une zone agro-industrielle pilote à 25 km de Tunis avec une enveloppe d’environ 30 millions d’euros. D’autres projets sont en cours d’étude dans le domaine de l’immobilier en étroite collaboration avec des partenaires européens. Pour les problèmes rencontrés, personne n’ignore les rouages administratifs qui finissent par décourager les investisseurs potentiels sauf le guichet unique de l’API, beaucoup mieux disposé à l’égard des investisseurs.

« La situation est sérieuse, pour ne pas dire alarmante »

Ce qu’il faut, et tout de suite, d’après Abdeljalil Soltana, c’est une paix sociale, une sécurité absolue pour le particulier et l’investisseur et un climat attractif pour les capitaux pour assurer la relance économique de la Tunisie. En effet, la situation ne cesse de se dégrader avec une croissance de -1,85 pour cent et une perte de 16 mille postes d’emploi en raison des mouvements sociaux qui continuent avec la multiplication des sit-in. Des actes de cette nature pourraient entraver la liberté de circulation des capitaux et des investisseurs surtout avec leurs partenaires les plus proches : les Libyens et les Algériens pour qui la Tunisie ne peut être que leur soupape de sécurité et leur centre de traitement des affaires en commun. Nos partenaires Européens sont aussi les voisins du Nord chez qui nous pourrions puiser la connaissance, l’expérience, la technologie, le savoir-faire et enfin les capitaux à risque. « Les Tunisiens de la diaspora auront le plus grands rôle à jouer pour que cette coopération tripartite soit mise en œuvre. La Tunisie est le pays idéal pour cette relance tripartite », a-t-il dit.

Viennent alors les possibilités qu’offre la position stratégique de la Tunisie pour être le meilleur lieu de transit entre l’Est et l’Ouest et le Sud et le Nord. Le marché africain doit être une de nos premières préoccupations aussi. Que ce gouvernement et notre Assemblée Constituante prennent au sérieux ce genre de réflexion avant qu’il ne soit trop tard.

Revenant à l’activité de DDD, Abdeljalil Soltana annonce que, au cours du mois de mars, il y aura l’assemblée générale de l’Association. Rappelons que la mission principale de l’association consiste à soutenir les forces vives civiles locales dans leurs démarches de promotion d’un entrepreneuriat social et économique générateur d’emplois pour les jeunes chômeurs, notamment les diplômés de l’université aux prises avec un chômage chronique.

Wiem Thebti

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« Je conçois de l’amertume pour la déconsidération des Tunisiens à l'étranger. La diaspora tunisienne restera fière d'appartenir à la Tunisie alors qu’elle a subi une grande blessure suite à l’adoption de l’article 10 par l'Assemblée Constituante. ...

« Je conçois de l’amertume pour la déconsidération des Tunisiens à l’étranger. La diaspora tunisienne restera fière d’appartenir à la Tunisie alors qu’elle a subi une grande blessure suite à l’adoption de l’article 10 par l’Assemblée Constituante. Cet article représente, en fait, un profond fossé entre les citoyens et les hommes d’affaires de cette diaspora », déplore Abdeljalil Soltana, un homme d’affaires résidant à l’étranger et président de l’Association de sauvegarde des acquis de la révolution du peuple tunisien : «dignité, démocratie et développement en Tunisie», désormais «DDD», créée, en 2011.

Dans une rencontre avec Africanmanager, il précise qu’une nouvelle forme d’apatride est en train de se mettre en place dans la Tunisie postrévolutionnaire. Raison pour laquelle ce gouvernement, en tant qu’élu du peuple tunisien, devrait abroger cette disposition qui freinera l’affluence de ces Tunisiens, désireux de créer des projets et de contribuer à la relance de l’économie tunisienne. « Nous n’acceptons jamais que nous soyons des citoyens rejetés», affirme-t-il en soulignant que le devoir des Tunisiens de l’étranger est de réaliser leurs souhaits et projets avec enthousiasme et responsabilité.

En effet, les Tunisiens de l’étranger dont le nombre a atteint jusqu’à fin 2010, 1 million 146 mille 300 dans le monde, pourraient jouer un rôle non négligeable dans le redressement de l’économie tunisienne grâce au transfert de fonds vers leurs familles restées en Tunisie ou par l’investissement dans les différentes régions, particulièrement les zones défavorisées, ce qui est de nature à permettre la création d’ emplois et d’accroître les profits des entrepreneurs tunisiens. Il est important de rappeler que, jusqu’à 2009, la courbe des transferts d’argent des TRE était en hausse et culminait, cette année-là, à 2653 MDT. Pendant 22 années, de 1988 à 2009, ces transferts étaient toujours en hausse, avec un pic de 22,3 %, en 2001, selon des chiffres selon les chiffres de l’OTE.

Dans ce cadre et parlant de ces projets, il souligne que son intérêt touche plusieurs domaines comme le secteur touristique. A ce titre, Abdeljalil Soltana note qu’il avait étudié depuis longtemps un projet grandiose en négociant avec un consortium les problèmes de financement et de gestion. Dans le domaine agro-industriel, les travaux se poursuivent en vue l’inauguration d’une zone agro-industrielle pilote à 25 km de Tunis avec une enveloppe d’environ 30 millions d’euros. D’autres projets sont en cours d’étude dans le domaine de l’immobilier en étroite collaboration avec des partenaires européens. Pour les problèmes rencontrés, personne n’ignore les rouages administratifs qui finissent par décourager les investisseurs potentiels sauf le guichet unique de l’API, beaucoup mieux disposé à l’égard des investisseurs.

« La situation est sérieuse, pour ne pas dire alarmante »

Ce qu’il faut, et tout de suite, d’après Abdeljalil Soltana, c’est une paix sociale, une sécurité absolue pour le particulier et l’investisseur et un climat attractif pour les capitaux pour assurer la relance économique de la Tunisie. En effet, la situation ne cesse de se dégrader avec une croissance de -1,85 pour cent et une perte de 16 mille postes d’emploi en raison des mouvements sociaux qui continuent avec la multiplication des sit-in. Des actes de cette nature pourraient entraver la liberté de circulation des capitaux et des investisseurs surtout avec leurs partenaires les plus proches : les Libyens et les Algériens pour qui la Tunisie ne peut être que leur soupape de sécurité et leur centre de traitement des affaires en commun. Nos partenaires Européens sont aussi les voisins du Nord chez qui nous pourrions puiser la connaissance, l’expérience, la technologie, le savoir-faire et enfin les capitaux à risque. « Les Tunisiens de la diaspora auront le plus grands rôle à jouer pour que cette coopération tripartite soit mise en œuvre. La Tunisie est le pays idéal pour cette relance tripartite », a-t-il dit.

Viennent alors les possibilités qu’offre la position stratégique de la Tunisie pour être le meilleur lieu de transit entre l’Est et l’Ouest et le Sud et le Nord. Le marché africain doit être une de nos premières préoccupations aussi. Que ce gouvernement et notre Assemblée Constituante prennent au sérieux ce genre de réflexion avant qu’il ne soit trop tard.

Revenant à l’activité de DDD, Abdeljalil Soltana annonce que, au cours du mois de mars, il y aura l’assemblée générale de l’Association. Rappelons que la mission principale de l’association consiste à soutenir les forces vives civiles locales dans leurs démarches de promotion d’un entrepreneuriat social et économique générateur d’emplois pour les jeunes chômeurs, notamment les diplômés de l’université aux prises avec un chômage chronique.

Wiem Thebti

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