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Abdelwaheb Maatar, inflation, Tunisie

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On avait dit

On avait dit, quelques semaines après sa nomination à la tête du ministère du commerce, que le ministre Maatar était encore nouveau et qu’il lui fallait du temps pour qu’il comprenne toutes les arcanes et pouvoir de son département ,en impacter le travail dans le sens d’un contrôle du dérapage des prix . Abdelwaheb Maatar, avait alors évité de déclarer quoique ce soit à propos d’une éventuelle baisse des prix, sous son ministère et il avait raison. Son concurrent, le ministre-Conseiller Ridha Saidi, avait pris tout le dossier des prix entre ses seules mains et n’arrive, manifestement lui aussi, toujours pas à en orienter l’évolution vers la baisse.

Dans son analyse de l’évolution qu’il publie conjointement au reste des chiffres, l’INS se basera sur l’inflation d’une année. Il a ainsi pu démontrer, que l’inflation était revenue de 6,5 à 6,4 %. Notons cependant, que notre lecture se base sur le chiffre de l’inflation des 4 premiers mois 2013, comparé à la même période de 2012. Selon les statisticiens et les professionnels, ces chiffres y sont plus justes, car ils comparent des périodes semblables et tiennent compte de la saisonnalité des produits. Ils sont aussi, plus indiqués pour analyser «l’effet Maatar & Saidi» sur l’inflation.

Les résultats de l’indice des prix à la consommation, pour avril 2013, mois plein pour le travail de Maatar à la tête du ministère du commerce et de l’artisanat, sont tombés. Pour le second mois consécutif, l’inflation est à la hausse. Après les hausses, de 5,9 % de février et de 6,1 % de mars, le mois d’avril annonce une inflation à 6,4 % et une détérioration supplémentaire du pouvoir d’achat du Tunisien.

Sur cette période, 4 mois 2013 par rapport à 4 mois 2012, tous les produits ont augmenté et de façon significative. Les groupes des produits alimentaires et des boissons, là où réside réellement le problème des prix en Tunisie, a flambé de 8,3 %. Même le groupe «communication» qui a généralement tendance à la baisse, a enregistré une hausse de 0,6 %. Le tabac, comme le groupe «articles d’habillement et chaussures», se sont envolés de plus de 7 % avec même un glissement de 5,7 % d’un mois à l’autre pour les produits de l’habillement. Le groupe «logement, eau et électricité» était à la hausse, de 0,5 % entre mars et avril, et de 4,3 % entre avril 2012 et le même mois de 2013. Le transport l’a été de 5 % % et il le sera plus , après l’augmentation prochaine des tarifs des taxis. On est loin des 5,5 % d’inflation de 2012 et très loin des 3,1 % d’inflation de pareille période de l’année 2011. Tout cela, et la Tunisie est encore loin du mois de juillet du Ramadan , où les prix flambent malgré le serrage de l’étau du contrôle.

Tous ces chiffres, quelle qu’en soit la période faut-il le rappeler, restent faux, comme l’indiquent à juste titre tous les statisticiens. En effet, l’inflation est actuellement calculée, sur la base du panier de la ménagère tel qu’il était en… 2005 ! Le panier 2010, issu de l’enquête des ménages pour le même exercice, l’INS refuse toujours de l’adopter. S’il le faisait, il risquerait en effet, de l’avis de tous les observateurs, de chambouler tous les indicateurs, en introduisant de nouveaux produits dans le panier et en changeant la pondération d’autres produits du même panier. Il aboutirait donc, à une inflation, nettement plus importante que le chiffre avancé actuellement .Les mêmes observateurs, attirent aussi l’attention sur ce qu’ils appellent le «Core inflation» où l’inflation qui ne tient pas compte de l’effet modérateur des produits et services administrés par l’Etat. Ce dernier genre d’inflation et qui est celle que ressent réellement le consommateur en Tunisie, dépasse les 10 % !

K.B

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On avait dit

On avait dit, quelques semaines après sa nomination à la tête du ministère du commerce, que le ministre Maatar était encore nouveau et qu’il lui fallait du temps pour qu’il comprenne toutes les arcanes et pouvoir de son département ,en impacter le travail dans le sens d’un contrôle du dérapage des prix . Abdelwaheb Maatar, avait alors évité de déclarer quoique ce soit à propos d’une éventuelle baisse des prix, sous son ministère et il avait raison. Son concurrent, le ministre-Conseiller Ridha Saidi, avait pris tout le dossier des prix entre ses seules mains et n’arrive, manifestement lui aussi, toujours pas à en orienter l’évolution vers la baisse.

Dans son analyse de l’évolution qu’il publie conjointement au reste des chiffres, l’INS se basera sur l’inflation d’une année. Il a ainsi pu démontrer, que l’inflation était revenue de 6,5 à 6,4 %. Notons cependant, que notre lecture se base sur le chiffre de l’inflation des 4 premiers mois 2013, comparé à la même période de 2012. Selon les statisticiens et les professionnels, ces chiffres y sont plus justes, car ils comparent des périodes semblables et tiennent compte de la saisonnalité des produits. Ils sont aussi, plus indiqués pour analyser «l’effet Maatar & Saidi» sur l’inflation.

Les résultats de l’indice des prix à la consommation, pour avril 2013, mois plein pour le travail de Maatar à la tête du ministère du commerce et de l’artisanat, sont tombés. Pour le second mois consécutif, l’inflation est à la hausse. Après les hausses, de 5,9 % de février et de 6,1 % de mars, le mois d’avril annonce une inflation à 6,4 % et une détérioration supplémentaire du pouvoir d’achat du Tunisien.

Sur cette période, 4 mois 2013 par rapport à 4 mois 2012, tous les produits ont augmenté et de façon significative. Les groupes des produits alimentaires et des boissons, là où réside réellement le problème des prix en Tunisie, a flambé de 8,3 %. Même le groupe «communication» qui a généralement tendance à la baisse, a enregistré une hausse de 0,6 %. Le tabac, comme le groupe «articles d’habillement et chaussures», se sont envolés de plus de 7 % avec même un glissement de 5,7 % d’un mois à l’autre pour les produits de l’habillement. Le groupe «logement, eau et électricité» était à la hausse, de 0,5 % entre mars et avril, et de 4,3 % entre avril 2012 et le même mois de 2013. Le transport l’a été de 5 % % et il le sera plus , après l’augmentation prochaine des tarifs des taxis. On est loin des 5,5 % d’inflation de 2012 et très loin des 3,1 % d’inflation de pareille période de l’année 2011. Tout cela, et la Tunisie est encore loin du mois de juillet du Ramadan , où les prix flambent malgré le serrage de l’étau du contrôle.

Tous ces chiffres, quelle qu’en soit la période faut-il le rappeler, restent faux, comme l’indiquent à juste titre tous les statisticiens. En effet, l’inflation est actuellement calculée, sur la base du panier de la ménagère tel qu’il était en… 2005 ! Le panier 2010, issu de l’enquête des ménages pour le même exercice, l’INS refuse toujours de l’adopter. S’il le faisait, il risquerait en effet, de l’avis de tous les observateurs, de chambouler tous les indicateurs, en introduisant de nouveaux produits dans le panier et en changeant la pondération d’autres produits du même panier. Il aboutirait donc, à une inflation, nettement plus importante que le chiffre avancé actuellement .Les mêmes observateurs, attirent aussi l’attention sur ce qu’ils appellent le «Core inflation» où l’inflation qui ne tient pas compte de l’effet modérateur des produits et services administrés par l’Etat. Ce dernier genre d’inflation et qui est celle que ressent réellement le consommateur en Tunisie, dépasse les 10 % !

K.B

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