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La polémique autour les récentes décisions prises par la BCT (la réduction de l’efficacité des cartes de crédit et l’augmentation de la proportion de l’autofinancement pour l’acquisition ...

La polémique autour les récentes décisions prises par la BCT (la réduction de l’efficacité des cartes de crédit et l’augmentation de la proportion de l’autofinancement pour l’acquisition des voitures populaires à hauteur de 40%, ainsi que la cessation de l’accord de crédit à la consommation aux particuliers) n’a de cesse d’enfler. L’érosion du pouvoir d’achat des citoyens et la cherté de vie y sont pour beaucoup.

Au pied du mur, les consommateurs tunisiens crient leur colère et estiment que la mise en place de cette batterie des mesures intervient dans un contexte fragile et difficile.

Abderrahman Fendri, expert en économie a expliqué que les restrictions récentes aux crédits à la consommation tendent à contribuer à la résolution du problème de liquidité qui caractérise le marché monétaire tunisien tout en rationalisant la consommation, et par là-même les importations.

« Il est important de noter que, dans une approche strictement mercantile, les banques privilégient le crédit à la consommation sur les crédits à l’économie (financement de l’investissement, financement des activités des entreprises) étant donné les taux de rémunérations plus élevés pour les crédits à la consommation et le taux de risque s’y rattachant plus faible », précise Fendri dans une déclaration à Africanmanager.

D’après lui, cette pratique commerciale, de plus en plus généralisée, a généré un manque de capitaux pour le financement de l’économie, un encouragement, indirect, à la consommation de produits importés (plus de la moitié des crédits à la consommation sont contractés pour le financement d’acquisition d’automobiles) ainsi qu’un début de crise de surendettement des ménages.

Pour dissuader les banques et les amener à orienter davantage les ressources disponibles à l’économie productive, d’une part, et pour exercer une certaine pression sur les importations, d’autre part, la BCT a instauré de nouvelles obligations aux banques consistant à immobiliser 50 % du montant des crédits à la consommation consentis.

« La question qui se pose n’est pas de savoir si ces restrictions sont en faveur du consommateur ou de la banque, la vrai question est de savoir si ces mesures sont susceptibles de permettre la réalisation des objectifs qui leurs sont assignés », s’interroge l’économiste.

Selon Abderrahman Fendri, ces mesures vont avoir pour conséquence immédiate une élévation importante du taux d’intérêt, puisque la banque doit renoncer au rendement de la moitié de chaque dinar consenti sous forme de crédit. En outre, la situation économique du pays pourrait avoir besoin de booster la consommation, ce qui devra dynamiser l’économie, surtout si la consommation porte sur des biens produits localement.

Dans ce contexte, il prévoit que la situation nécessite donc plutôt la mise en place d’un système de surveillance de l’endettement des ménages, l’institution d’une taxe provisoire qui frappe les biens importés de deuxième nécessité ou ayant leur équivalent fabriqués localement. A cela s’ajoute l’adoption de mesures incitatrices pour le développement du marché financier, ce qui permettra d’attirer les capitaux actuellement oisifs ou utilisés dans la consommation, et le lancement de programmes de construction de logements au profit de la classe moyenne, ce qui permettra de détourner l’argent actuellement destiné à l’acquisition de voitures et d’articles électroménagers, blanc et bruns, au profit de l’habitat peu consommateur de matières importées. Enfin, il y a le lancement de plans d’épargne attirant davantage de capitaux.

Wiem Thebti

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