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 Abderrazak , Zouari

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Sujet : Abderrazak Zouari, ministre du Développement régional dans le gouvernement tunisien de transition. Objet: «The new Tunisia’s Investment Conference ». Lieu: Tunis. Organisateurs : Mac Sa & Tunisie Valeurs. Objectif : Créer de nouvelles opportunités d’investissement par le biais de fonds d’investissements étrangers dans les entreprises cotées, essentiellement.
Le ministre a parlé à la clôture de cette conférence sans vouloir ni sans pouvoir oublier [puisqu’il l’a rappelé au moins deux fois] qu’il était d’abord un professeur d’économie. Cela pourrait, au choix, soit lui donner l’excuse de la possible erreur, soit l’alibi de la prétention, comme lorsqu’il avait parlait d’une croissance possible à deux chiffres pour la Tunisie. 
Abderrazak Zouari, longtemps connu comme l’économiste qu’on retrouvait chaque année dans des «Journées de l’entreprise » de l’IACE à Sousse qui n’ont jamais parlé de développement régional,  commence son allocution par ce qui pourrait s’apparenter à un mea culpa de l’économiste de l’ancienne «ère nouvelle», en précisant que «nous avons toujours eu en Tunisie la culture de la moyenne et non celle des écarts». Il parlait des ratios de développement qu’on donnait toujours en Tunisie sous forme de moyenne nationale, sans nous occuper des écarts en cela entre les régions. Et le ministre de dire enfin ce qu’il ne pouvait certainement pas dire dans les journées de l’entreprise [qui vont se rattraper cette année nous dit-on]. «Même si la Tunisie avait réussi un taux de croissance de 5 % en moyenne, cette croissance n’a pas profité aux régions [intérieures], et les chiffres montrent un écart entre les régions », dit-il retrouvant enfin ainsi son sensibilité professorale pour les écarts qui n’aurait jamais du le quitter. Dont acte, pourrait-on dire ! 
Le ministre du Développement abonde ensuite dans l’analyse critique de cette moyenne des 5 % de croissance, indiquant qu’elle ne créait que 80 mille emplois par an, dont 25 mille (dont 12 000 uniquement par tout le secteur privé) pour les diplômés de l’enseignement supérieur qui déverse pourtant 70 mille demandeurs d’emplois chaque année. Et d’enfoncer encore plus le clou, en précisant que «les politiques actives d’emploi ne pouvaient rien faire pour résoudre cette équation».
Abderrazak Zouari, continue sa critique facile [facile pourrait-on dire] et indique que «la Tunisie n’a jamais eu de politique de développement régional», racontant comme une anecdote et avec une moue des lèvres, que la direction qui s’en occupait dans l’ancien ministère du Développement économique «était la direction la moins cotée dans le ministère». 
Zouari, les axes de son livre blanc et Lech Waleza.
Et après avoir démontré, par le chiffre, le peu de chose qui était consacré dans le budget de l’Etat au développement des 14 gouvernorats de l’intérieur de la Tunisie, en plus d’un petit budget de développement régional «qui ressemblait plus à de l’assistanat», Abderrazak Zouari, annonce qu’il publiera, le 28 et le 29 de ce mois, le «livre blanc du développement régional». Comme certains de ses confrères, le nouveau ministre du Développement du gouvernement de transition, tient ainsi à laisser son empreinte dans un gouvernement où il ne reviendra peut-être pas. Il servira peut-être à d’autres partis, pour faire leurs prochains programmes électoraux !
En «avant-première» de son prochain livre blanc, l’actuel ministre [logé dans les anciens bureaux du secrétariat d’Etat à la Privatisation et avant lui de l’Utica] annonce que la nouvelle politique de développement régional s’articulera autour de plusieurs grands axes.
La mise à niveau des régions «en retard » dit-il, par l’infrastructure, les transports, la santé et l’éducation. Un effort à fournir, pendant les 5 prochaines années. Le ministre qui prend l’exemple du bassin minier, à propos duquel il dit que «son problème n’est pas le chômage, mais la qualité de la vie (!) », pour affirmer que le gouvernement doit y avoir un programme de développement régional. On ne sait pas encore si le ministre a tenu compte que du fait que si la mise à niveau n’était pas globale, on pourrait se trouver dans une situation où les régions, maintenant dites développées, se seront pas aussi les oubliées du développement et «bis repetita». Le ministre reviendra alors nous parler de la mise à niveau des régions côtières et fera certainement un autre livre … blanc toujours ?
Relier les régions en retard aux zones avancées pour qu’elles bénéficient de l’effet d’entraînement. Encore faut-il que le ministre se rappelle que la mise à niveau est permanente et que ceux qui n’avancent pas reculent. Consacrer tout l’argent à faire du rattrapage à ceux qui sont en retard, en oubliant de faire toujours avancer ceux qui sont en avance, reviendra à faire un nivellement par le bas.
Faire un redécoupage administratif de la Tunisie «et cela est déjà avancé », précise-t-il.
Insérer les régions dans la compétitivité internationale.
Le ministre clôt ensuite son intervention en citant l’ancien leader polonais [est-ce une coïncidence ou une prédiction ?] qui disait que «il n’y a pas de démocratie, sans démocratie locale ». Il avait, juste auparavant dit [le ministre Abderrazak Zouari] que «la démocratie n’est pas source de bonne gouvernance». Penser consacrer la grande majorité d’un budget, sinon la totalité, aux régions intérieures en retard, aux dépens des côtières pour l’instant développées, relève-t-il de la bonne gouvernance ?

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Le ministère du Développement régional  a organisé, lundi,  un point de presse à Tunis pour présenter les mesures prioritaires décidées en faveur des régions pour la période à venir. Dans  ce contexte, Abderrazak Zouari, ministre du Développement régional a  indiqué qu’une  nouvelle approche de développement régional   est en train d’être élaborée visant  essentiellement à réduire les disparités  régionales, et ce à travers la mise en place d’informations statistiques régionales précises et fiables dans le but d’améliorer l’infrastructure et le mode de vie des citoyens.

Il a rappelé  que le développement régional consiste à augmenter le bien-être de la population dans toutes les régions en améliorant l’infrastructure de base tout en encourageant l’investissement dans tous les secteurs dans l’objectif de réduire les disparités entre les régions afin d’assurer une convergence rapide.

Selon le ministre, le développement régional  souffre de plusieurs handicaps, à savoir, l’absence de l’information statistique actualisée périodiquement au niveau régional, ce qui entraîne des problèmes en ce qui concerne l’élaboration des grands axes relatifs au développement régional, l’absence des études stratégiques  nationales au niveau régional, l’absence de contribution de la société civile et le secteur privé et les structures professionnelles concernées dans l’élaboration des politiques du développement futur, l’influence des décisions politiques sur les choix et les orientations du développement régional, les appels d’offres relatifs aux grands projets qui  sont adoptés au niveau national,  ce qui a  entraîné des retards dans l’exécution de plusieurs projets…
Bien plus,  l’action du développement régional a été entachée d’autres handicaps relatifs à l’impulsion de l’initiative privée essentiellement, la centralisation des décisions concernant l’octroi des crédits et des primes d’investissement au profit des entrepreneurs, la complexité et la lourdeur des procédures administratives, l’insuffisance de l’infrastructure de base et les équipements socio-collectifs qui représentent un frein à l’attraction des investisseurs, l’insuffisance des zones industrielles adaptées…

Un autre volet très important a été évoqué par le ministre, c’est celui de la bonne gouvernance. « Nous sommes dans une phase de transition capitale dans l’adaptation de notre modèle politique. Nous avons une mission de réaménager notre démocratie pour combler le fossé entre citoyen, société civile et le secteur public ».L’évolution des structures politiques vers une plus grande démocratisation va modifier les équilibres économiques politiques et sociaux. L’idée défendue est que l’incertitude institutionnelle, c’est à dire le changement inattendu des règles, l’imprévisibilité de la justice ou encore le non respect de l’Etat de droit, augmente  les coûts de transactions, sape la crédibilité des réformes économiques et crée un climat défavorable à la pratique des affaires.
Le ministre a ajouté que la gouvernance est, en Tunisie, un gisement de croissance économique qui n’est pas pleinement exploité. Notre pays souffre d’un sérieux gap institutionnel au niveau de la participation de la société civile et la responsabilisation des pouvoirs publics qui ne rendent pas compte. La gouvernance est fondée sur sept principaux normes, notamment la participation  à la prise de décision fondée sur la liberté d’association et d’expression, la transparence, la responsabilité avec l’obligation de rendre des comptes au public…

En ce qui concerne les perspectives du développement régional, il a mis en exergue l’importance d’appliquer une vision basée sur la responsabilisation des régions à l’égard de leur propre développement économique et social. Cette responsabilité exige en fait des institutions locales transparentes et compétentes, une infrastructure adaptée, une politique fiscale et financière appropriée et une bonne coordination avec l’administration centrale.

Selon lui, l’échec de cette vision de développement  dans les régions de l’intérieur  s’explique essentiellement par la persistance d’un certain nombre de problèmes, notamment, la domination de l’activité agricole traditionnelle généralement à sec et à faible valeur ajoutée malgré sa fragilité, la faiblesse de l’infrastructure de base nécessaire pour développer l’agriculture et attirer l’investissement local et étranger, la faiblesse de la représentation bancaire et surtout des administrations chargées de soutien de l’investissement privé, l’insuffisance de la qualification des responsables des directions régionales…
Le ministre a mis l’accent sur le programme complémentaire qui consiste de faire ressortir les gouvernorats prioritaires afin de déterminer l’enveloppe budgétaire à attribuer à chaque gouvernorat.

Il a enfin annoncé  que l’ enveloppe globale consacrée au programme complémentaire  est de 251.3 millions de dinars, ramenant ainsi l’investissement total relatif à l’année 2011 pour les projets et programmes à caractère régional à 1483millions de dinars alors que  1232MD ont été prévus dans la loi de finances pour 2011, en attendant l’adaptation de la loi de fiances complémentaire de cette année qui va orienter davantage les investissements au profit des régions de l’intérieur, a-t-il précisé.

Nadia Ben Tamansourt

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