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Mehdi Jomaa

Mehdi Jomaa, nouveau chef du gouvernement devrait maintenir le portefeuille de la lutte contre la corruption, essentiellement dans ce climat particulier que règne dans le pays, depuis le premier assassinat politique. Telle est la préconisation faite par l’actuel ministre chargé de la bonne gouvernance et des affaires de malversation, Abderrahman Ladgham précisant que son maintien s’avère utile pour pouvoir instaurer les principes de la gouvernance, considérée comme base essentielle de la démocratie et du nouveau système de gestion du pays et de la coordination de l’action dans la lutte contre la corruption.

« Si on réussit à instaurer la bonne gouvernance, cela nous permettra de gagner énormément », a précisé le ministre avant d’expliquer que « la bonne gouvernance nous fera sans doute gagner 2 à 4 points de croissance. Cela équivaut à des milliers des postes d’emplois et des milliers de milliards de gain. C’est énorme ».

Un défi de taille, selon Abderrahman Ladgham, qui reste attaché à ce ministère jouant un rôle transversal. A cela s’ajoutent les missions de coordination, plus précisément entre les différents ministères dans plusieurs programmes de réforme.

Outre la coordination, ce ministère pourrait aussi jouer, selon Ladgham, un rôle déterminant avec le secteur privé, la société civile et les médias, qui aideront également à la promotion du concept de la bonne gouvernance et l’instauration de l’Etat de droit. Le ministre chargé de la Bonne gouvernance et des affaires de malversation, a, par ailleurs, rappelé les efforts fournis deux ans durant, depuis la création de ce département, avec une équipe réduite, visant à jeter les fondements de la bonne gouvernance et de la transparence, qui reste désormais une mission difficile dans ce climat particulier que vit la Tunisie dont la gouvernance publique fait encore l’objet des discussions au moment où les autres pays parlent de gouvernance privée. Il a, en outre, évoqué la stratégie nationale de lutte contre la corruption et les projets de loi en cours d’élaboration pour la consolider. Abderrahman Ladgham, rappelé, dans ce sens, le dernier sommet tenu, à Londres, ayant pour thème « Open Gouvernement Partenership », où l’intérêt s’est focalisé sur les sociétés privées ouvertes (Open Campagny) avec une forte volonté de connaître ses compositions, ses conseils d’administration tout en assurant une réelle séparation entre le public et le privé. La Tunisie, ayant exprimé son désir de faire partie de l’OGP, y a été admis, depuis le 12 décembre courant.

Partant de ce constat, Ladgham a fait savoir que les efforts se poursuivent actuellement en Tunisie pour créer une nouvelle instance basée sur la transparence dans le financement de la vie publique, essentiellement le financement des partis politiques, les organisations et les medias. De même, un travail louable est fourni pour la mise en place de l’Agence Nationale de la Sécurité, qui sera chargée du renseignement militaire tout en s’occupant de la lutte contre la corruption et celle du blanchiment d’argent. D’après le ministre, ce travail s’effectue en coordination avec notre partenaire allemand et une autre organisation suisse.

La bonne gouvernance est de ne pas trop durer

Avec ses acquis, fortement critiqués par certaines parties, la suppression de ce département va certainement dévaloriser le gouvernement mis en place après la révolution, aussi bien au niveau national qu’international où le ministère fait office de coordonnateur national des projets de gouvernance avec certaines institutions ( PNUD , OCDE, etc..), a encore constaté le ministre actuel, qui se dit désintéressé par ce poste dans le nouveau gouvernement de Mehdi Jomaa.

Une position vient en contradiction avec les propositions avancées, ces derniers temps, visant à réduire le nombre des ministères. D’après Abderhamen Ladgham, il est difficile, dans pareille situation, de diminuer le nombre des ministères dans un délai de 6 à 9 mois.

Sur un autre plan, Ladgham a appelé le nouveau gouvernement à ne pas durer plus que de raison, l’objectif étant de stabiliser le pays, créer des nouvelles formes de travail, lutter contre l’instabilité sociale et politique et sécuritaire, mais aussi de s’atteler aux prochaines élections qui vont couronner le mandat de ce gouvernement.

Mahdi Jomaa doit être attentif dans son travail

Une grande responsabilité incombe au nouveau chef du gouvernement. Dans ce contexte, Ladgham est confiant dans la réussite de Mehdi Jomaa, considéré comme une personne indépendante et également neutre, dans cette nouvelle tâche sachant que cette réussite sera aussi celle du processus de manière générale.

« Mehdi Jomaa devrait, je n’en doute pas, se concentrer sur son travail et être à l’écoute, sachant que son action sera suivie par ses amis comme par ses ennemis » a¬-t¬-il encore souhaité. Et de conclure : « Si on vote la constitution qui nous permettra de mettre sur les rails un nombre important d’institutions, et consacrera l’État de droit, et si on élit l’ISIE en fixant les dates des prochaines élections, 50% des tensions seraient sans doute apaisées».

Wiem Thebti

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