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Le ministère britannique des Affaires étrangères, le Foreign Office, est accusé de s’être limité à une « causette » avec l’industrie du voyage au Royaume-Uni qui pèse des milliards d’euros, et d’avoir failli à ses responsabilités envers les Britanniques voyageant à l’étranger. Ce réquisitoire est dressé par les familles des personnes tuées dans l’attentat de Sousse, qui reprochent au gouvernement de céder devant les voyagistes en décidant de ne pas interdire les voyages vers les destinations susceptibles d’être des cibles terroristes.

Lors d’une audience pré-enquête sur la mort des touristes britanniques dans l’attaque de Sousse, dont un compte-rendu est livré par le journal « The Herald » l’avocat de 17 familles de victimes a déclaré que les 180.000 Britanniques qui se sont rendus en Tunisie entre les attaques du Bardo et de Sousse auraient pu être mieux protégés.

L’avocat, Andrew Ritchie, a ajouté lors de l’audience tenue au palais de justice de Londres que « « il existe chez les familles une ligne de pensée que le Foreign Office peut avoir failli à sa responsabilité vis-à-vis des 60.000 citoyens Britanniques qui ont voyagé en Tunisie durant la période entre l’attentat du Bardo en mars et celui de Sousse en mai ».

Rien qu’une « causette » !

« Plutôt que de parler d’embargo sur les voyages, les fonctionnaires du Foreign Office ont eu des discussions avec les autorités locales qui ont affirmé que ce serait une catastrophe si un embargo était mis en place et d’autres [discussions] avec les tour-opérateurs qui ont dit:« N’ayez pas crainte, nous allons renforcer la sécurité », a souligné l’avocat.

La politique des tour-opérateurs autorise uniquement l’annulation et le remboursement des réservations à la condition que le Foreign Office interdise tout voyage dans cette région.

Sur cette base, il y aurait eu un changement dans le dispositif de sécurité, et le Foreign Office est accusé de ne pas avoir décrété un embargo sur les voyages sur cette destination.

Ce que le Foreign Office a su ou n’a pas su ni fait fera l’objet d’investigations dans le cadre de l’enquête globale prévue pour huit semaines à partir de janvier 2017.

L’avocat Ritchie a indiqué que « les familles sont potentiellement préoccupées par la pratique de « causette » avec les compagnies de voyage à la lumière des conseils du FCO selon lesquels il peut y avoir un risque élevé d’activités terroristes, y compris dans les zones touristiques. »

Andrew O’Connor QC, plaidant au nom du gouvernement, a fait l’inventaire des demandes de la partie civile et décrété que « toutes les requêtes sont irrecevables, en particulier celles concernant les faits, les enjeux et les questions inhérents au changement des conseils Voyage. »

Des requêtes « irrecevables »

Certaines informations sur la sécurité en Tunisie ne peuvent pas être divulguées pour des raisons de sécurité nationale, a-t-il été notifié au tribunal.

Le gouvernement veut aussi empêcher que d’autres éléments de preuves soient produits et dévoilés comme les photos prises par l’auteur de l’attaque, Seifeddine Rezgui, en vertu de la loi sur le terrorisme, a indiqué l’avocat du gouvernement qui a ajouté que «  l’examen détaillé des mesures de sécurité en Tunisie, y compris les lacunes les entachant, sera sans aucun doute d’une grande utilité pour ceux qui planifient de nouvelles attaques. »

Les familles des victimes veulent faire appel à un expert tunisien en sécurité mais les données sensibles ne pourront lui être communiquées qu’une fois approuvées, a-t-il affirmé.

Lui répondant, l’avocat Ritchie a souligné que « cet expert, qui est local, peut être critique à l’égard du FCO pour ses carences alors que le niveau de sécurité est faible dans ces hôtels pour faire face à un risque élevé d’activité terroriste pour les 60.000 touristes visitent le pays chaque mois.

« Nous avons des craintes concernant la commission par le Foreign Office de l’expert qui pourrait dire que le FCO a tout bousillé », a-t-il encore affirmé.

Clive Garner, responsable des dommages corporels au cabinet Irwin Mitchell, représentant lui aussi les familles, a exprimé l’espoir que « en temps utile, les familles touchées par cette attaque seront elles-mêmes en mesure d’accéder aux documents jugés sensibles afin de pouvoir avoir une meilleure compréhension de ce qui est arrivé à leurs proches ».

« Cela fait plus d’une année que cette terrible tragédie a eu lieu et de nombreuses familles des victimes sont encore sous le choc et tentent toujours de vivre avec la perte de leurs proches ».

«Il est essentiel que les enquêtes complètes qui auront lieu en janvier prochain, fassent la lumière et de façon précise sur ce qui est arrivé lors de l’attaque et avant ».

« Il y a de sérieuses préoccupations au sujet de ce qui a été fait face à ce qui semble avoir été une menace croissante de l’activité terroriste en Tunisie avant les événements de Sousse. « Il est évident que rien ne peut ramener ceux qui ont perdu leur vie dans de telles circonstances tragiques, mais les familles que nous représentons cherchent des réponses à leurs interrogations et veulent que les leçons soient tirées pour que le risque d’un incident semblable soit évité à l’avenir », a-t-il conclu.

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Est-ce le retour aux méthodes bien connues sur le continent africain pour disqualifier les opposants les plus dangereux ? Il est permis de se poser cette question quand on voit les ennuis qui pleuvent sur la tête du richissime businessman Moïse Katumbi depuis qu’il a annoncé sa candidature à la présidentielle congolaise. Ce lundi 09 mai 2016, il fera face au juge suite à des accusations de recrutement de mercenaires.

Katumbi, 51 ans, ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga (sud-est) et président du célèbre club de football TP Mazembe, ets convoqué à 10h00 locales (08h00 GMT) au parquet général de Lubumbashi (sud-est), capitale du Katanga, pour une audition. Ses partisans parlent de « manoeuvres » du régime pour lui barrer la route de la compétition électorale où, d’après les échos qu’on en a, il a toutes ses chances.

Il faut dire que le climat politique ambiant est électrique en République démocratique du Congo (RDC) depuis que l’opposition nourrit le soupçon que les autorités veulent tout bonnement ajourner le scrutin présidentiel, programmé fin novembre 2016. Le président en place, Joseph Kabila, chercherait ainsi, d’après ses opposants, à gagner du temps pour trouver une pirouette face au couperet de la Constitution qui lui interdit de se représenter après deux mandats successifs (il a été élu en 2001). Une large frange de l’opposition n’hésite pas à parler de « manoeuvres » du président pour se cramponner au pouvoir.

Un dossier cousu de fil blanc

Le gouvernement congolais avait annoncé en grande pompe le 24 avril dernier qu’il a mis la main sur quatre gardes du corps de Katumbi dont un Américain lors d’un rassemblement contre le pouvoir à Lubumbashi. Mercredi dernier, le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, avait fait savoir qu’il allait diligenter une enquête sur « le recrutement de mercenaires » étrangers, dont des Américains, de mèche, d’après lui, avec l’homme d’affaires. Ce dernier était alors sorti de ses gonds pour dénoncer un « mensonge grotesque » et de « basses manoeuvres du pouvoir » pour lui « nuire » à quelques mois des élections.

Katumbi, pour braver encore plus le pouvoir, avait réitéré ce même jour sa candidature à la présidentielle. Il a affolé davantage le camp présidentiel en annançant que trois partis de l’opposition congolaise étaient derrière lui.
Pour rappel, Katumbi a rejoint avec armes et bagages l’opposition en septembre après avoir avoir mis fin à ses fonctions de gouverneur et claqué la porte du parti présidentiel. Déjà très populaire au Katanga où il a un crédit politique très solide pour sa gestion des affaires publiques, sa renommée s’est rapidement propagée dans le pays, au point qu’il est devenu le plus grand rival du président Kabila pour la prochaine présidentielle. Cela explique peut-être la nervosité des partisans de Kabila en ce moment et leur empressement à mettre Katumbi entre quatre murs pour un bon bout de temps.

Les Partisans de Katumbi ne lâchent rien

« M. Katumbi, qui aspire à devenir le magistrat suprême de la RDC, ne peut pas s’extraire de la justice, il va se présenter au parquet (…) car il n’a rien à cacher », a confié hier dimanche à l’AFP Olivier Kamitatu, porte-parole du G7, une coalition de sept partis d’opposition qui appuie la candidature du businessmen.
Kamitatu a déclaré que Katumbi est même « devenu un homme à abattre », avant d’ajouter : « Il en est conscient mais il est d’abord et avant tout un citoyen honnête et droit qui ne s’est jamais placé au-dessus des lois de son pays ».

Le porte-parole pointe du doigt les « risques d’instrumentalisation de la justice ». M. Katumbi a appelé « à l’implication de la communauté internationale pour garantir la neutralité et l’impartialité dans l’enquête », a-t-il dit.
Dans la foulée de son annonce de candidature à la présidentielle, Katumbi avait fait savoir qu’il a saisi la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) pour demander une « protection », s’estimant « en danger ». Il  a également déclaré que des proches ont été placés en détention ces deux dernières semaines…

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