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Le Premier ministre

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a douché les espoirs des Turcs en déclarant hier dimanche 22 mai sur la chaîne ITV : « Cela prendrait des décennies avant qu’on se retrouve face à cette éventualité. La Turquie a déposé sa candidature en 1987. Au rythme où avancent les choses, il faudra attendre l’an 3000 pour la voir adhérer à l’Union Européenne ». Cameron répondait à une question sur l’éventualité de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE), un sujet qui s’est imposé parmi les thèmes majeurs de la campagne autour du référendum sur le maintien ou non de la Grande Bretagne dans l’UE.

Par cette sortie, Cameron entend convaincre les électeurs britanniques à qui l’UE inspire une trouille bleue, notamment depuis la crise des migrants. Beaucoup d’Anglais craignent que l’adhésion de la Turquie ne soit synonyme d’une submersion par des hordes de migrants que rien ne pourra plus stopper. Ce scénario court tellement les rues qu’ils sont de plus en plus nombreux à penser que pour se prémunir contre ce qui est présenté comme une catastrophe nationale, il faut voter en faveur de la sortie de la Grande Bretagne de l’UE (Brexit). Et c’est contre cette peur irraisonnée mais non moins palpable que Cameron se bat, avec les armes dont il dispose. Mais pour le moment sans grand effet…

La bataille sera rude car les adversaires sont partout, et même au sein du gouvernement. La secrétaire d’État aux forces armées, Penny Mordaunt, l’une des ministres pro-Brexit de l’équipe de David Cameron, a déclaré ceci : « Un vote pour rester dans l’UE est un vote pour autoriser des personnes d’Albanie, de Macédoine, du Monténégro, de Serbie et de Turquie à venir librement chez nous lorsque leur pays aura bientôt adhéré à l’UE. Beaucoup de ces pays ont des taux de criminalité élevés ainsi que des problèmes avec des gangs et des cellules terroristes ».

Il faudra un Cameron particulièrement inspiré… et chanceux pour extirper ces sombres pensées de la tête des citoyens.

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En prévision d'un éventuel flux massif de réfugiés de Libye

Cela fait des jours que des dizaines de milliers de Syriens sont massés à la frontière ave la Turquie, malmenés par le froid et la faim, mais Ankara refuse de leur ouvrir la porte. Jusqu’à ce week-end où le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a enfin daigné se saisir de la question après les cris de Médecins sans frontière et des autres organisations humanitaires. Si les réfugiés syriens « sont à nos portes et n’ont pas d’autre choix, nous devons laisser entrer nos frères et nous le ferons », a déclaré Erdogan. Mais il n’a donné aucun calendrier, donc le calvaire des Syriens continue…

On parle souvent de l’énorme fardeau sur le dos des Turcs avec les Syriens qu’ils accueillent sur leur sol. C’est très louable, il faut le souligner. Mais il faut également rappeler que l’Union européenne va payer le prix fort pour que la Turquie éloigne le spectre traumatisant d’une invasion massive de migrants. 3 milliards d’euros, c’est ce que l’UE va verser à Ankara pour l’aider à fixer sur son sol les 2,5 millions de réfugiés syriens qui y vivent, des migrants de moins en moins désirés en Europe. Et le mot est faible. Il est important de rappeler les éléments sous-jacents pour éclairer l’opinion sur les motivations profondes des uns et des autres.

La Turquie manœuvre très habilement !

Plus édifiant encore, la Turquie se sert de cette actualité brûlante pour arracher des concessions aux Européens quant à l’adhésion des Turcs à l’Union européenne (UE). Il faut dire que les pourparlers sont en panne depuis des années, les opinions publiques européennes étant de moins en moins alléchées par cette perspective. La montée des partis populistes, nationalistes et islamophobes en Europe a braqué une bonne part des pays européens contre cette hypothétique adhésion. Mais il n’y pas que ça, les autorités turques se sabordent également avec leurs entorses régulières aux droits de l’Homme. Cela noircit le tableau, même si pour faire du business avec la Chine, l’Arabie saoudite ou l’Iran, pour ne citer que ceux-là, les Européens sont moins regardants sur ces dérives…

Erdogan, qui a fait de cette question une priorité, fait feu de tout bois pour tordre le bras aux Européens. Plus on lui demande d’ouvrir ses frontières aux réfugiés, plus il est en droit d’attendre des Européens, effrayés par cet afflux massif de Syriens, de la souplesse et surtout de la diligence dans les négociations d’adhésion. Ce n’est pas un hasard si le cycle du dialogue a été relancé en automne 2015, en pleine crise des réfugiés, après un gel de… 10 ans ! Et première chose que demande l’Europe à la Turquie dès qu’on s’assoit à la table des négociations : Un « plan d’action » concret pour enrayer le flot sans précédent de migrants syriens et irakiens qui essayent de forcer les portes des pays européens mais aussi de rapatrier les migrants économiques vers leurs pays d’origine. C’est un boulot colossal… et ingrat mais également du pain béni pour les Turcs qui désespéraient de figurer sur les petits papiers de l’UE.

L’adhésion à l’EU est l’horizon indépassable pour la Turquie. C’est la promesse d’un développement, qui certes a été amorcé mais peine à attendre la vitesse de croisière des nations européennes. L’entrée dans cette Europe florissante est synonyme d’une avalanche de dizaines de milliards d’euros d’aide, sans beaucoup d’efforts finalement, ou très peu, et étalés dans le temps qui plus est. Regardez la Grèce, ou avant elle l’Espagne, le Portugal… Et la Turquie voit déjà la couleur de cette pluie d’euros, avec les 4,873 milliards qui lui ont été versés entre 2007 et 2013 dans le cadre de l’aide de préadhésion. La Cour des comptes européennes a beau dénoncer dans un rapport des « Retards excessifs », des « difficultés de mise en oeuvre », « évaluation et contrôle inadéquats » du côte turc et dire qu’elle « ne disposait pas des informations nécessaires pour démontrer l’efficacité de l’aide de préadhésion », la Turquie n’en a cure et a bien l’intention de vendre très chèrement sa collaboration sur le dossier des réfugiés. D’ailleurs la chancelière allemande est en ce moment même à Ankara pour inciter les Turcs à coopérer un peu plus sur ce dossier et à tarir davantage le flux des réfugiés vers l’Europe, nul doute qu’Erdogan en profitera pour pousser ses pions vers le rêve européen…

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