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Le porte parole de l’administration des Prisons et de la Rééducation, Kaïs Soltani, a affirmé que le nombre des prisonniers a régressé de 25 mille à 21.400 prisonniers.

Dans une déclaration accordée, ce mardi 28 février 2017, à Shems Fm, Kaïs Soltani a tenu à infirmer les informations selon lesquelles les prisons tunisiennes seraient des niches à embrigadement des prisonniers, soulignant que les 80% des prisonniers dans des affaires terroristes sont des novices.

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Personne ne sait encore quelles mesures spécifiques l’administration Trump devra prendre pour désigner les Frères musulmans (FM) comme groupe terroriste dans le cadre de ce qui est considéré comme un mouvement de répression plus large contre les organisations islamiques. L’élite politique à Washington est profondément divisée sur la classification du mouvement comme organisation «terroriste» et sur les conséquences désastreuses qu’elle pourrait avoir pour l’administration US. De récents rapports des agences de renseignement ont appelé à l’exclusion des déclinaisons des FM en Tunisie et au Maroc de toute décision qui serait prise à cet égard.

Depuis que Donald Trump est à la Maison Blanche, les services de renseignement américains ont analysé la situation dans les pays arabes, en particulier les parties et les organisations considérées comme une subdivision des Frères musulmans. L’accent a été mis sur l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban, le Qatar et la Libye, ainsi que le Soudan, la Mauritanie et l’Algérie.

Les observateurs, cités par le Middle East Monitor, estiment que si les Etats-Unis allaient de l’avant dans cette démarche, ils finiraient par perdre la plupart de leurs alliés dans la région, alors que des partis politiques islamistes liés aux Frères musulmans existent en Indonésie, au Pakistan, au Maroc, en Tunisie, en Jordanie, en Irak, au Koweït, au Yémen et même en Turquie. Ils soulignent que la décision pourrait entraîner de sérieux dommages, avec des conséquences négatives et nuisibles aux intérêts des États-Unis.

Les partis islamistes en Tunisie et au Maroc considèrent les déclarations sectaires et frustes de Trump – destinées à lutter contre l’Islam sous le couvert de la lutte contre le terrorisme – comme inapplicables à leur égard en raison de leur rôle croissant dans la lutte contre l’idéologie terroriste. Le Mouvement Ennahdha, par exemple, n’a de cesse d’affirmer qu’il est la plus grande victime du terrorisme et, comme le répète son président Rached Ghannouchi, l’islam démocratique est la meilleure solution pour lutter contre les terroristes.

Le Maroc est devenu un acteur-clé pour les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord, en particulier à la suite des révolutions arabes qui ont déferlé sur la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), se traduisant par l’effondrement de nombreux États et l’émergence de groupes djihadistes. Au premier rang de ceux-ci figure Daech qui représente une menace réelle pour la paix mondiale.

Les craintes de Washington

Selon le journal marocain Al-Masaa, le Renseignement américain a excepté la Tunisie et le Maroc de la liste projetée des organisations terroristes en raison du rôle joué par leurs partis islamistes, nommément le parti justice et développement (PJD) au Maroc et Ennahdha en Tunisie, dans la transition démocratique dans les deux pays et leur participation au gouvernement. Les rapports de la CIA révèlent que la raison de leur non-inscription sur la liste terroriste est la crainte que cela puisse inciter les jeunes à la violence et à l’extrémisme, en ciblant l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier.

Ammar Fayed, un chercheur égyptien sur les groupes islamistes, a souligné que le PJD et Ennahdha ne sont pas les seuls partis qui condamnent le terrorisme. Tous les partis islamistes, a-t-il expliqué, l’ont fait et refusent toute affiliation à une organisation en dehors de leur pays. Il estime que la désignation des Frères musulmans comme groupe terroriste n’aurait aucun effet sur la plupart des autres partis islamistes. Au Maroc, en Tunisie et ailleurs, il s’agit de partis officiels qui ne portent pas l’étiquette «Frères musulmans» et sont engagés pleinement dans la vie politique, citant comme exemples la Libye, la Jordanie, le Koweït et l’Algérie.

« Il semble que les positions des partis islamistes qui condamnent le terrorisme, ainsi que leur présence en tant que partenaires essentiels dans les gouvernements en place, bénéficiant ainsi de la reconnaissance nationale en Tunisie, au Maroc, au Yémen et en Libye, ait posé un dilemme pour l’administration américaine qui s’emploie à conserver le président égyptien comme un nouvel allié de Trump « , a déclaré l’expert au site Arabian Gulf Gate. » Les partis islamistes sont déjà partenaires au sein des gouvernements qui sont alliés avec Washington et d’autres gouvernements étrangers ainsi qu’avec des institutions et organisations internationales, ou sont actifs dans la vie politique au sein de la Représentation nationale, notamment. Ce faisant, comment sera-t-il possible de les désigner comme des organisations terroristes? « 

Trump face à un dilemme

C’est un vrai dilemme que l’équipe de Trump tente de résoudre. Si une approche extrême était adoptée en matière de désignation de partis islamistes comme groupes terroristes, cela soumettrait la politique américaine dans la région MENA à de sérieuses restrictions. Les USA ne pourraient pas, par exemple, désigner le mouvement Ennahdha comme une organisation terroriste tout en maintenant des relations avec lui, a insisté Fayed. «  Rompre les liens avec un acteur clé du gouvernement tunisien ne servirait pas les intérêts américains. »

Les modalités réelles d’une désignation des Frères musulmans comme organisation terroriste ne sont pas encore claires, a-t-il noté. Les diverses composantes de l’administration Trump ne partagent pas le même enthousiasme pour la politique et la question fait encore l’objet de discussions internes, dont l’issue est difficile à prédire, en dépit des rapports presque quotidiens des médias sur les discussions en cours et le fait qu’un projet de loi y afférent soit soumis au Congrès américain.

Selon l’expert, la décision peut se limiter aux Frères musulmans d’Egypte en premier lieu, au motif qu’ils sont le plus grand et principal mouvement et donc la cible principale du lobby pro-Israël à Washington. Cette focalisation aurait pour but d’apporter plus de soutien au régime de Sissi au Caire et ne signifierait pas l’inscription de centaines de milliers de personnes sur la liste des sanctions des États-Unis. De telles décisions, a-t-il conclu, ciblent souvent des dirigeants et des personnalités spécifiques afin de limiter leurs déplacements à l’étranger ou leurs sources de financement.

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La première plateforme au service des entreprises en difficulté, lancée ce 1er novembre 2016, a des allures d’aubaine. Entrepris dans le cadre de l’Agenda national pour améliorer l’environnement des affaires à travers la proposition et la concrétisation des réformes économiques, « SOS IJRAAT » a été réalisé grâce à l’appui de la présidence du gouvernement, en étroite collaboration avec l’IACE, l’UTICA et l’UTAP.

Ce nouveau service destiné aux entreprises du secteur privé rencontrant des freins liés aux procédures administratives vise essentiellement à résoudre de manière ponctuelle les problèmes des entreprises grâce à une collaboration rapprochée avec les administrations permettant des solutions au cas par cas. Il facilite aussi l’accès aux procédures administratives applicables aux entreprises du secteur privé, tout en accélérant les réformes nécessaires.
Cette hotline fonctionne en trois phases : l’identification et le diagnostic du problème, le transfert à l’administration pour traitement et enfin le suivi et la relance du dossier.
 «  Ce projet témoigne de la bonne coopération entre le secteur public et le privé », a déclaré la présidente de la centrale patronale, Wided Bouchamoui, au cours d’une conférence organisée ce mardi 1er octobre. Et de préciser qu’ « il s’agit d’une bonne initiative venant à la veille de la Conférence internationale sur l’investissement prévue les 29 et 30 de ce mois courant ».
« Une telle initiative ne peut que servir notre Tunisie en cette période critique de son histoire post-révolutionnaire où elle souffre d’une image négative sur la scène internationale », toujours selon Bouchamaoui.

Cet avis est partagé par Ahmed Bouzghenda, président de l’IACE, qui a tenu à préciser que la réduction des lourdeurs administratives pour les entreprises en éliminant des procédures obsolètes, vagues ou opaques ne peut que favoriser la genèse d’un cadre légal et réglementaire moderne et favorable à l’investissement.
C’est important, a de son côté assuré le président de l’UTAP, Abdelmajid Zar. D’après lui, la simplification des procédures administratives pour les entreprises créera plus de synergie entre l’administration et les opérateurs économiques, mais aussi soignera l’image du pays. «C’est une occasion idoine pour mieux se positionner dans une économie globalisée où la concurrence est rude », a-t-il estimé.

La bataille ne fait que commencer

Pour le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’il y a un espoir de voir l’administration publique sortir de sa crise, c’est bien sûr à travers les réformes nécessaires et la libéralisation des potentiels, ce qui permettrait certainement de regagner la confiance des Tunisiens, mais aussi  d’agir contre la corruption, les pots-de-vin et la contrebande.
 « L’administration tunisienne déjà accablée est plus que jamais appelée à promouvoir son rendement et garantir à ses programmes l’efficience nécessaire de manière à concrétiser les principes de transparence, d’intégrité et d’équité», a dit le chef du gouvernement soulignant qu’une grande responsabilité incombe donc aux fonctionnaires qui sont dans l’obligation d’améliorer leur rendement et de briser les carcans.
Youssef Chahed, qui a reconnu l’existence de difficultés entravant l’action de l’administration publique, a mis l’accent sur l’initiative « SOS IJRAAT », qui s’inscrit dans le cadre de l’agenda national des affaires. Ce cadre vient incarner le partenariat public-privé pour booster l’investissement et pour encourager la création d’emplois et le développement de l’économie nationale.

Cette démarche est cruciale pour Youssef Chahed, mais beaucoup reste à faire pour développer le climat des affaires en Tunisie. D’ailleurs, d’autres initiatives visant à simplifier les procédures administratives régissant les activités économiques ont été mises en place.
Dans une première étape, le projet a porté sur la révision des procédures fiscales, permettant la suppression de 30 procédures et la simplification de 346 autres contre le maintien de 70. Pour la deuxième étape, elle a permis d’éliminer 7 procédures administratives et de simplifier 147 autres tout en maintenant 186 démarches relatives aux départements du Transport, de la Justice, de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce, des Domaines de l’Etat et des Affaires sociales.

Par la suite et grâce aux bons résultats enregistrés, il a été décidé, dans le cadre de la troisième étape, d’étendre cette initiative à d’autres départements exerçant des activités économiques dont notamment le ministère des Affaires locales et de l’Environnement, du Tourisme, de l’Equipement et de la Santé. L’idée porte sur la mise en place d’un cadre juridique pour l’institutionnalisation du dialogue entre les secteurs public et privé.
Pour plusieurs observateurs, cette initiative quoi qu’il en soit, n’est, en définitive, qu’une étape de tout un processus visant la promotion de l’investissement dans un pays considéré comme un site très peu attractif à cause de la fragilité de sa transition politique, mais aussi de la mauvaise performance économique avec le départ de grands groupes et le recul de l’investissement, sans oublier les niveaux élevés de la corruption. Les chiffres viennent confirmer ces affirmations.

Depuis la révolution de 2011, l’économie tunisienne se vide de sa substance, 2 000 entreprises ont disparu, dont un quart dirigé par des étrangers.
C’est pour cette raison que la réhabilitation de l’image de marque du pays nécessite plus d’engagement de la part du secteur privé, sachant qu’un exercice d’évaluation rigoureux sera mené auprès des opérateurs de ce secteur afin de mesurer l’impact réel des mesures adoptées.

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La réforme de l’administration marocaine, enclenchée par le gouvernement actuel mais qui a du mal à passer à la vitesse supérieure, est cette fois portée par le roi Mohammed VI en personne. Et sa voix pèse ! Sur un ton sec, sans appel, le souverain a invité hier vendredi 14 octobre les nouveaux élus du Parlement et les fonctionnaires du royaume à être au service des citoyens et de la nation. « Sans citoyen, point d’administration », a-t-il asséné.

La rentrée parlementaire, suite à la victoire aux législatives du PJD, synonyme de maintien au pouvoir, a été marquée par le discours énergique du roi sur l’impérieuse nécessité de réformer l’administration. Certes Mohammed VI  évoque ce thème depuis son installation sur le trône, en 1999, mais cette fois il semble décidé à aller jusqu’au bout vu que le dossier n’a pas avancé d’un iota.

Des problèmes endémiques

Corruption, personnel pléthorique, manque de rigueur, ce sont les maux de l’administration marocaine abondamment dénoncés dans les rapports des institutions internationales.
D’après une enquête de l’ONG Transparency Maroc, pour ne citer que celle-là, un Marocain sur deux a payé un pot de vin l’an dernier, notamment dans les secteurs de la justice, de la gendarmerie et de la police. Autre fait notable : Le Maroc ne cesse de plonger dans le classement annuel de Transparency international, occupant la 88e position sur 175 pays dans le dernier rapport de l’ONG, publié en janvier 2016.

Certes les progrès du pays en matière d’administration numérique (e-gouvernement) sont notables, mais on est encore loin d’avoir terrassé les nombreux écueils de la bureaucratie, une situation perceptible dans le rapport Doing Business de 2016. Le pays a évolué dans certains aspects, tels que la facilité pour créer une entreprise ou le raccordement à l’électricité, mais au niveau des formalités du commerce transfrontalier et l’obtention de prêts bancaires, il a reculé.

Le roi est la solution, comme d’habitude

La situation est tellement ubuesque que beaucoup de Marocains sollicitent directement le roi pour régler leurs problèmes, face à des fonctionnaires extraordinairement absents. « Si certains ne comprennent pas que des citoyens s’adressent à leur roi pour régler des problèmes et des questions simples, c’est qu’il y a maldonne quelque part (…). Il est certain qu’ils se trouvent face à des portes fermées, ou parce que l’administration fait preuve de négligence dans les prestations qu’elle leur fournit, ou encore pour se plaindre d’une injustice qu’ils ont subie », a déclaré Mohammed VI dans son allocution à l’Assemblée.

Le roi a sonné la mobilisation des fonctionnaires, au Maroc ou dans les consulats à l’étranger, pour défendre les intérêts des citoyens. Reste à savoir si les résultats suivront, et quand. Une chose est sûre : Quelle que soit la volonté de Mohammed VI, il devra suivre personnellement ce dossier, et dans la durée, pour faire rentrer dans les rangs les administrations, qui se vautrent depuis des décennies dans le laxisme et l’absence de contrôle…

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a reconnu que l’administration demeure un obstacle à l’investissement. C’est pourquoi une consultation nationale sur la réforme de la fonction publique sera lancée ce 10 octobre. Cette dernière traitera plusieurs dossiers dont notamment la reconversion des fonctionnaires dans la fonction publique et l’importance de faire bénéficier aux fonctionnaires de haut niveau des promotions, de leur faire passer des concours sans oublier la réaffectation des employés selon les besoins de chaque établissement.

Le ministre a par ailleurs justifié le report à 2019 des augmentations salariales par la réforme fiscale dont les répercussions financières seront positives sur les salaires des agents à moyen et faible revenu, on pourrait même avoir 42DT de plus. Interview :

La commission dite 4+4  s’est réunie. Pouvez-vous nous donner des éclaircissements sur les sujets traités ?

Au début, il est important de mettre l’accent sur le rôle de ladite commission qui œuvre à trouver une issue pour l’ensemble des problèmes, déjà en suspens.

C’est une démarche cruciale afin de faciliter les négociations relatives aux questions importantes étant donné qu’on est toujours face à plusieurs difficultés dans certains secteurs.

Parmi les sujets évoqués, on cite également la situation de la Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP), qui est en train de provoquer un climat de tension sociale dans le gouvernorat de Sousse.

A ce niveau, on a bien étudié les moyens juridiques dans le but de trouver une solution à cette crise.

D’ailleurs, le management de la STIP sera convoqué pour être placé devant le choix suivant : soit il réinvestit les 180 millions de dinars de dettes auprès des banques pour remettre sur pied l’entreprise, soit l’Etat s’approprie ce montant auquel cas la direction actuelle ne tiendra plus les rênes de l’entreprise.

D’autres sujets ont fait aussi l’objet de discussions dont notamment les accords signés au niveau de la formation professionnelle ou encore au niveau des délégations. A ce stade, je me permets d’annoncer qu’un compromis a été trouvé dans ce processus.

C’est important car on ne pourra jamais mettre en place les grandes réformes si on n’arrive pas à créer un climat social capable de relever ces défis.

Et pour le report de la majoration salariale ?

On n’a pas évoqué cette question, qui a été reportée à la séance du lundi 10 octobre 2016. Cette rencontre sera marquée par la présence de représentants du gouvernement et les membres du bureau exécutif de l’UGTT

Votre position par rapport au report à 2019 des majorations salariales prévues en 2017, alors que la centrale syndicale l’a rejetée ?

Avant tout, il faut évoquer le cadre dans lequel cette proposition a été recommandée. On était arrivé au pouvoir à un moment où le citoyen a perdu confiance dans le discours politique.

Partant de ce constat, on a voulu regagner la confiance de nos citoyens à travers l’adoption du concept de réconciliation et à travers la publication des chiffres qui mettent en évidence la situation « catastrophique» du pays.

Consacrant ce principe, les contacts ont été multipliés avec les partenaires sociaux quant à la gravité de la situation. Plusieurs mesures ont été prises sous forme de « propositions » et qui sont élaborées dans le projet de loi de finances 2017. Parmi elles le report des augmentations salariales jusqu’en 2019.

Mais quel sera l’avenir des négociations sociales, surtout que l’UGTT a dit non à cette proposition ?

Le gouvernement d’union nationale a certes réussi à améliorer sa position dans les négociations sur le plan politique, mais il nous reste le volet social.

Le rôle du gouvernement à ce stade est d’être capable de prendre des mesures consensuelles pour sauver le pays et ce, à travers les « sacrifices ».

Mais comment ?

C’est à travers les concertations et la proposition de reporter les augmentations salariales jusqu’en 2019. Il s’agit déjà d’un accord signé avec la centrale syndicale

Outre cette suggestion, le gouvernement a recommandé une réforme fiscale. A ce niveau je vous assure que les répercussions financières d’une telle réforme sur les salaires des agents à moyen et faible revenu seront positives, elles pourraient même atteindre 42DT.

Cette démarche est importante, surtout qu’elle concernera environ 2,5 millions d’individus.

Si on arrive à améliorer notre taux de croissance, on entamera certainement les négociations sur la base d’une distribution équitable de la richesse;

Quelle évaluation faites-vous de la situation de l’administration tunisienne ?

L’administration tunisienne se trouve dans une situation de plus en plus en détérioration. Elle demeure par conséquent un obstacle à l’investissement à cause d’un certain ralentissement observé depuis des années. De même, elle est en train de fournir des prestations en deçà des attentes des citoyens.

Donc, il est temps de prendre des mesures adéquates pour améliorer les services de notre administration tout en instaurant un climat de confiance entre les citoyens et les établissements publics.

Votre plan pour entamer ce vaste chantier ?

Le 10 octobre 2016, on lance une consultation nationale sur la réforme de la fonction publique.

On est déterminé à atteindre cet objectif, surtout qu’elle vient consacrer l’approche participative. D’ailleurs, les secrétaires généraux des gouvernorats et des municipalités ainsi que les directeurs des ressources humaines des différents départements prendront part à cet événement incontournable.

Cette consultation traitera plusieurs dossiers dont notamment la reconversion des fonctionnaires dans la fonction publique. Ajoutons à cela l’importance de faire bénéficier aux fonctionnaires de haut niveau des promotions, de leur faire passer des concours sans oublier la réaffectation des employés selon les besoins de chaque établissement.

Il est à noter que cette consultation devrait aboutir à la définition des principaux axes de la réforme administrative dans la fonction publique.

Dans la même optique, vous avez reconnu l’existence de 130 mille agents, dans la fonction publique, qui n’accomplissent aucune tâche claire. Comment allez-vous réagir face à ce problème ?

On vient d’élaborer une stratégie pour résoudre cette problème. Ces agents qui ont été recrutés dans le cadre de l’amnistie générale ou encore du mécanisme 16, etc., seront réaffectés à la lumière d’une étude sur les besoins des administrations.

A titre d’exemple, on va tirer profit de cet effectif absurde des fonctionnaires pour la promotion des secteurs de services dont certains ont besoin de main d’œuvre.

De toute façon, on ne pourra jamais améliorer le taux de croissance sans mettre en place les réformes administratives accélérant le travail administratif et sans instaurer aussi un climat privilégiant la transparence, la reddition des comptes et la bonne gouvernance.

Dans le même sens, avez-vous des chiffres exacts sur le nombre de recrutés ayant bénéficié de l’amnistie générale et le cout de leur indemnisation ?

Selon les estimations, le nombre est estimé à environ 9000. Pour leur indemnisation, il faut contacter le ministère des Finances.

La corruption a pris de l’ampleur. Avez-vous élaboré une stratégie adéquate ou défini des mécanismes de contrôle pour éradiquer ce phénomène ?

C’est l’une des priorités du gouvernement en place? qui ne ménagera aucun effort pour circonscrire la corruption et poursuivre les corrompus.

A cet égard, on est en train de collecter les dossiers qui seront par la suite transmis à la justice et des mesures adéquates seront prises à l’encontre des fraudeurs.

Certaines organisations évoquent une explosion sociale imminente si des correctifs ne sont pas apportés. Qu’en pensez-vous ?

L’explosion sociale pourrait se produire si on ne prend pas conscience de la dangerosité de la situation. A  ce niveau, les premiers bénéficiaires de cette situation seraient certainement les organisations terroristes. Car l’armée serait dans pareille condition obligée de protéger les établissements publics, ce qui causerait une ouverture des frontières et par la suite une entrée massive des « daechiens ».

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La campagne nationale de la valorisation du travail a démontré que la moyenne générale des retards enregistrés a atteint 13.7% et s’est établie à 47% dans les organismes publics. C’est ce qu’a indiqué Kamel Ayadi, ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption.
Lors d’un point de presse organisé ce mardi 19 juillet, il a par ailleurs noté que le taux d’absences justifiées a atteint les 20% pour l’ensemble des employés concernés par le suivi.

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