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Les résultats préliminaires du trafic commercial des passagers enregistré par l’OACA (Office de l’aviation civile et des aéroports) au cours de l’année 2015, ne sont pas bons. Après les 10,690 millions de passagers commerciaux de 2014, ils n’étaient que 7,272 millions à utiliser des avions en Tunisie. L’aéroport de Tunis-Carthage reste leader sur les vols réguliers, même malgré une petite baisse (4,766 millions de passagers en 2015 contre 4,248 millions en 2014). Sur le non-régulier, c’est l’aéroport privé de TAV qui enregistrait le plus grand nombre de passagers (680 mille passagers en 2015 contre 1,720 une année plus tôt). A fin 2015 aussi, le nombre d’avions ayant atterri sur des aéroports tunisiens consacrait le trend baissier pris depuis 2013. Il passait de 99.208 en 2014 à seulement 74.168 vols commerciaux.

A fin décembre 2015 déjà, le nombre de vols commerciaux ayant atterri dans des aéroports tunisiens baissait de 11,5 % (4,9 millions contre 5,5 millions au cours du mois de décembre 2014) et le trafic passagers se dégradait de 9,9 % (448.885 passagers contre 498.298 passagers en décembre 2014), le tout en comparaison avec les chiffres du même mois de l’année 2014. A cela, il faudra ajouter la baisse de 29,4 % du trafic commercial des vols internes et la baisse de 26,8 % du trafic commercial de passagers internes. Le nombre d’avions ayant atterri sur des aéroports tunisiens a aussi baissé de 5 % en décembre dernier.

  • Un déficit de 14 MDT qui ne devrait pas s’améliorer en 2015

Cette baisse de l’activité aérienne impactera, il est sûr, les résultats financiers de l’Office. Déjà fortement touchés par l’arrêt de l’activité sur la Libye et qui a laissé un déficit de 14MDT dans les placards de l’OACE, l’exercice 2015 ne devrait pas changer grand-chose à ce déficit, indique Khaled Chelly, PDG de l’OACA, pour Africanmanager (AM). «Un déficit qui n’est cependant pas dû uniquement à la crise du secteur aérien en Tunisie, mais aussi à des impayés d’un volume de 400 MDT dont une grande partie chez les opérateurs du pavillon tunisien (deux privés et un public) ». Or, la capacité de ces opérateurs à rembourser l’Office rend difficile le recouvrement de ces créances, précise-t-il encore. Ces résultats et le mauvais recouvrement des créances impacteront aussi, certainement, la capacité de l’Office à honorer ses investissements, alors que son plan quinquennal 2016-2020 affichait «des intentions d’un montant de 1.080 MDT, dont l’extension de l’aéroport de Tunis-Carthage, l’aménagement de la piste de l’aéroport de Djerba pour 60 MDT, l’aménagement de la piste de l’aéroport de Gafsa pour 20 MDT, 20 autres MDT pour la piste de Tunis-Carthage», souligne encore le PDG de l’OACA pour AM.

  • Entre l’extension de T. Carthage et le nouvel aéroport d’Utique, l’OACA balance

Investissement phare de la prochaine quinquennie, le nouvel aéroport. Le PDG de l’office ne sait pas encore s’il va s’agir de la simple extension de l’existant ou d’en bâtir un autre, c’est le gouvernement qui décidera après études.

«Le projet qui a été officiellement communiqué est l’extension de l’aéroport à l’horizon de 2017 et qui finira en 2021», indique Khaled Chelli qui affirme que «Ce choix de l’extension a été décidé et les études déjà faites». Il explique cela «par la capacité de l’aéroport de Tunis-Carthage qui est de 5 millions de passagers par an est qui est déjà atteinte depuis 2014 où on a déjà fait 5,3 millions alors que les prévisions à l’horizon 2025 tablent sur dix millions, surtout avec les perspectives de l’Open Sky, le plan de flotte de Tunisair qui prépare de nouvelles dessertes sur l’Amérique du Nord et sur l’Afrique. Mais l’extension est aussi une volonté d’améliorer le confort des passagers et un terminal y sera dédié pour Tunisair qui inclura une partie transit, ainsi qu’une transformation du terminal du fret aérien pour une meilleure fluidité de la marchandise exportée, plus d’espace pour les agents cargo et une meilleure circulation des engins».

Cette extension devrait se faire en 2 étapes. Elle débutera par la partie gauche de l’actuelle aérogare qui devrait passer de 5 millions à 7,5 millions de passagers à l’horizon 2019. La seconde partie de l’extension devrait être achevée en 2021 avec 10 millions  de passagers. Tout ce chantier devrait mobiliser six à 7 MDT d’investissement dont une partie en autofinancement et le reste par recours au financement extérieur. L’autre alternative d’un nouvel aéroport qui pourrait être construit dans la région d’Utique près de Bizerte, est actuellement à l’étude au niveau de l’OACA.

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