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affaire Lotfi Nagdh

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Le Parti Socialiste, dirigé par Mohamed Kilani, a estimé que la cour a considéré l’affaire de Lotfi Nagdh, dont les accusés de son meurtre ont été acquittés, « comme une affaire d’échange de coups de violence qui ont abouti à sa mort », affirmant qu’elle n’a pas retenu la préméditation et a conditionné les chefs d’inculpation et le verdict.
Dans un communiqué rendu public jeudi, le PS a appelé les composantes de l’institution judiciaire « à prémunir la justice contre les tiraillements politiques, les groupes de pression et à soutenir le processus de sa transition vers un troisième pouvoir réellement indépendant afin de pouvoir assurer la justice ».
« Ce processus est long et difficile et doit être assumé par les magistrats qui croient que la défense de l’indépendance de l’institution judiciaire et sa transformation en un pouvoir effectif est une partie intégrante du processus de transition démocratique du pays », a-t-il ajouté.
Le Parti Socialiste a affirmé que « l’absence d’une réforme du système judiciaire et le recours des tribunaux aux lois qui remontent à l’ère coloniale compliquent dans une large mesure la transition de ce système vers un pouvoir indépendant des pouvoirs législatif et exécutif et l’expose au risque de la corruption et du chantage et au manque de neutralité ».
Pour le PS, l’affaire de Lotfi Nagdh, qui occupait le poste de coordinateur régional de Nidaa Tounes à Tataouine, « est une affaire politique par excellence ».
« Les péripéties de l’affaire ont commencé avec la réunion des ligues de protection de la révolution et des partis alors au pouvoir qui ont appelé à assainir le gouvernorat des représentants du régime déchu et de s’opposer à la contre révolution avant de se diriger vers les sièges des institutions, des organisations et des associations pour terroriser les personnes et les menacer de lynchage et d’assassinat », a estimé le parti.
« Ces forces ont attaqué le coordinateur de Nidaa Tounes lors d’une manifestation massive qui a pris pour cible l’union régionale des agriculteur où s’était réfugié Nagdh, alors secrétaire général de l’union, avant d’être tué », a rappelé le PS.
Le Parti Socialiste a ajouté que « cette période du pouvoir de la Troïka était marquée par la recrudescence de la violence politique dont le paroxysme a atteint l’assassinat politique ».
« La grande pression sur le tribunal de la part des deux parties dans cette affaire, notamment les ligues de la protection de la révolution, donne un caractère clairement politique au crime (commis) », a conclu le Parti Socialiste.
La chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Sousse a prononcé lundi soir à une heure tardive un non-lieu en faveur des accusés dans l’affaire de l’assassinat du coordinateur régional du mouvement Nidaa Tounes Lotfi Nagdh, rappelle-t-on.
Le Tribunal a, également, condamné des accusés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour agression violente, participation à la rixe et détention d’arme blanche.
Quatre personnes, membres de la Ligue de protection de la révolution, sont accusées d’avoir lynché à mort le coordinateur régional du mouvement Nidaa Tounes et président de l’Union régionale des agriculteurs à Tataouine Lotfi Nagdh, le 18 octobre 2012, devant son bureau, lors d’une manifestation hostile à Nidaa Tounes.

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L’examen de l’affaire de l’assassinat du président de l’Union régionale des agriculteurs, à Tataouine, Lotfi Nagdh, a été reporté au 22 septembre 2016, par le Tribunal de première instance de Sousse, à la demande des avocats des accusés, selon le membre du collectif de défense des héritiers de Lotfi Nagdh, Mekki Jaziri.
Les avocats des accusés ont, selon la même source, demandé le report de l’audience qui devait être consacrée aux plaidoyers et ce, afin qu’ils puissent amener un comité d’experts internationaux pour contribuer à déterminer les causes du décès du coordinateur de Nidaa Tounes à Tataouine.
Quatre accusés d’homicide volontaire, en état d’arrestation, se sont présentés, lundi, pour la quatrième fois consécutive, devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Sousse, tous appartenant à ladite  » Ligue de protection de la révolution « , à Tataouine. Six autres personnes ont comparu en liberté.
L’examen de l’affaire a été reporté, une première fois, le 14 avril, puis le 16 mai et le 6 juin 2016.

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