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A l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de l’Afrique, l’Ambassade du Maroc en Tunisie organise le mardi 23 mai 2017 une rencontre–débat sur le thème « Maghreb-Afrique : quelles pistes économiques pour la consolidation de l’intégration continentale ».

Prendront part à la conférence M. FadhelAbdelkafi, Ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, M. Abdellatif Hamam, Secrétaire d’Etat au Commerce et les deux co-présidents du Conseil d’affaires conjoint maroco-tunisien, MM Jamal Belahrach et Hichem Elloumi. Des communications relatives aux Perspectives de partenariat gagnant-gagnant interafricain, la dynamique Maghreb–Afrique ou encore les voies de partenariat maroc-tunisien en Afrique subsaharienne seront assurées par des experts de

la Banque Africaine du Développement et d’Attijaribank Tunisie.

La rencontre, qui vise à susciter le débat sur les moyens de promouvoir les échanges économiques inter-maghrébins et la recherche d’opportunités d’échanges et d’investissements communs en Afrique sub-saharienne, donnera aussi la parole à un grand témoin en la personne de M. Alioune Gueye, Président du Groupe Afrique Challenge et Commissaire Général de Hub Africa. Il fera une intervention sur le thème : «  Maroc-Tunisie : Une nouvelle diplomatie économique pour le co-développement en Afrique ».

 

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A l’occasion de l’Assemblée générale de Medef International qui s’est tenue mercredi 17 mai 2017, Medef et Medef International ont rappelé la priorité donnée au renforcement des partenariats avec le continent africain, dans lesquels les entreprises françaises sont engagées depuis plusieurs décennies.

Medef International et le Medef organiseront et participeront à plusieurs événements d’envergure dans les prochaines semaines sur le continent :

  • Délégation de chefs d’entreprise en Ouganda et au Rwanda – juin 2017
  • Délégation de chefs d’entreprise à Abidjan, à l’occasion de l’ouverture de la 8e édition des Jeux de la Francophonie – juillet 2017
  • Participation à la 1re édition de l’Université du patronat ivoirien, la CGECI CEO Academy à Abidjan – septembre 2017
  • Délégation de chefs d’entreprise en Algérie – octobre 2017
  •  Délégation d’entreprises conduite par Pierre Gattaz en Ethiopie et au Kenya – novembre 2017
  •  Forum jeunesse et entrepreneuriat, Journée des patronats africains et Sommet des start-up organisé à Nairobi par AGYP powered by MEDEF, MEDEF International, Business Africa, BusinessEurope et l’Organisation internationale des employeurs (OIE), à l’occasion du déplacement de Pierre Gattaz au Kenya – novembre 2017
  • Soutien et participation au EU-Africa Business Forum et à la 5e édition du Sommet Union européenne-Afrique qui se tiendra en Côte d’Ivoire – novembre 2017
  • Délégation de chefs d’entreprises au Nigéria – décembre 2017

Medef International et le Medef confirment ainsi leur engagement sur le long terme avec leurs homologues du secteur privé africain pour des partenariats renforcés entre les entreprises africaines et françaises, et leur volonté de développer des actions concrètes pour la jeunesse et l’entrepreneuriat à travers les programmes AGYP powered by Medef.

Medef et Medef International prendront en particulier position sur un nouveau cadre européen de coopération entre l’Union européenne et l’Afrique, indispensable d’ici 2020. En ce sens, les secteurs privés français et africains sont structurants pour répondre aux enjeux de nos continents.

Pour Pierre Gattaz, président du Medef : « Nous devons définir un avenir commun sans arrogance. Le partenariat avec l’Afrique doit se bâtir sur du long terme, dans une logique gagnant-gagnant, en plaçant les entreprises au cœur des actions à mener. Nous sommes mobilisés pour le renforcement des partenariats économiques,  mais aussi pour répondre aux attentes de la jeunesse et aux enjeux de l’emploi par le développement de l’entrepreneuriat

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Fort édifiante aura finalement été, pour les hommes d’affaires présents et il n’y avait pas peu, la rencontre organisée jeudi dernier par la Biat. L’idée était de présenter son partenariat avec la BMCE (Banque marocaine du commerce extérieur) qui a fait son rebrand en BOA (Bank of Africa).

La rencontre a débuté par les sages paroles de deux experts.

Georges Desvaux de McKinsey et Amine Bouabid DG de la BOA brossent un tableau fort prometteur des potentiels, économiques et commerciaux de la Tunisie et du Maroc et des perspectives, tant en matière de croissance qu’en capacités manufacturières, tout aussi prometteuses que présentent ces deux économies qui découvrent, par ce partenariat bancaire, qu’elles ont besoin l’une de l’autre pour aller et prospérer sur un continent que tous s’accordent pour dire qu’il est l’avenir, Afrique.

  • Le Maroc, un pays outillé pour l’Afrique

Desvaux et Bouabid s’attardent, comme pour faire rêver les hommes d’affaires présents sur ce que pourrait représenter pour eux et leurs entreprises un tel marché. C’est d’abord, pour la région de l’UMOA (Union monétaire ouest-africaine : Bénin, Burkina Faso, Côte-d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), une monnaie unifiée ancrée à l’euro, une croissance moyenne de 6,8 %, un potentiel d’importation de 31 Milliards USD et 24 Milliards USD en export, qui se fournit à 18 % en Afrique. Des importations à 18 % en produits alimentaires, 25 % en produits d’équipement.

Au Maroc, la balance commerciale avec l’Afrique est excédentaire. Plus important, le Maroc où l’investissement à l’extérieur est libre à hauteur de 5 millions d’euros et soutenu par un fonds d’accompagnement de 20 millions d’euros, ce pays consacre 40 % de ses IDE à l’Afrique subsaharienne. Ce n’est pas le cas de la Tunisie, ni dans le plafond de liberté d’investir à l’extérieur, ni dans l’accompagnement à l’extérieur qui est inexistant, notent les experts.

  • Les bons conseils d’un Tunisien en Afrique

La rencontre africaine de la Biat devient plus intéressante, lorsque le PDG de la SCET, une entreprise tunisienne qui prolifère et prospère en Afrique et qui y fait une croissance à deux chiffres, donne gracieusement ses conseils aux intéressés par l’Afrique.

Pour faire comme lui, il conseille la proximité avec le client, c’est-à-dire de s’installer sur les lieux et non d’y aller uniquement pour les affaires. «La proximité avec le client permet de prospecter en amont et de remporter des contrats», dit ainsi Slaheddine Ben Said. Ce dernier conseille «une cellule de veille auprès des bailleurs de fonds et des réseaux de partenaires, sans oublier le soutien de la Biat».

Il n’oublie pas d’alerter sur les risques. D’abord, celui de la concurrence des Africains eux-mêmes «qui apprennent vite le métier et qui deviennent moins chers». Cela, sans oublier les problèmes de gouvernance et de recouvrement.

  • La voie sûre du couple «Biat-BOA»

C’est en partant de ces constats de spécialistes que ce qui pourrait être le couple maghrébin Tunis-Rabat (comme le couple Paris-Berlin pour l’Europe à certains égards et comme aime à la penser l’ambassadrice du Maroc présente à cette rencontre), a pensé à unir les forces de deux de leurs meilleures banques, la Biat, première (et unique banque privée totalement tunisienne) banque de la place à plus d’un titre, et la BOA,ex-BMCE, cette banque marocaine, présente dans 17 pays africains, se prévaut d’un total bilan de 7.813 millions d’euros, d’un résultat net de 113 millions d’euros. Deux banques qui, conscientes des avantages des échanges d’expertises et de savoirs faire, signaient le 18 mai une convention de partenariat. Un partenariat qui donne naissance à une nouvelle plateforme dédiée à faciliter l’introduction des opérateurs des deux pays, chacune à part ou en tandem, sur le marché africain. Il suffirait donc désormais à tout opérateur tunisien, intéressé par l’Eldorado africain des affaires, d’adresser sa demande à la Biat qui s’occupera, de Tunis mais par le biais de toutes les antennes africaines de la BOA, de lui assurer prospection, identification du créneau, du partenaire et même du financement. Le couple Biat-BOA lui fera même lecture des risques, pays et opérateur local, économiques et financiers. L’étude se fera ainsi, à partir de Tunis, mais de bout en bout de la chaîne commerciale et financière, pour que son projet, d’investissement ou de vente, soit le plus sûr et le plus rentable. Désormais ainsi, la voie de l’Afrique passe par la Biat et sera balisée par la BOA. Le pont vers l’Afrique est désormais jeté. Que demande le peuple … des investisseurs !

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En collaboration avec la Commission de l’Union africaine et le Forum économique mondial (FEM), la Banque africaine de développement a lancé la seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique le vendredi 19 mai, 2017, en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque à Ahmedabad en Inde.

L’Indice classe le niveau d’ouverture des pays africains en fonction des exigences imposées aux citoyens africains pour obtenir un visa d’entrée dans un pays africain donné. Le rapport offre un aperçu des pays qui facilitent les déplacements des ressortissants d’autres pays africains et les mesures prises à cet effet et indique si les citoyens africains sont autorisés à entrer dans les pays sans visa, s’ils peuvent obtenir le visa à l’arrivée ou s’ils doivent avoir le visa avant de voyager.

Dans l’ensemble, les africains ont pu voyager plus librement à travers le continent en 2016 car le niveau d’ouverture des pays africains s’est amélioré par rapport à 2015. Cependant, de nombreux défis restent à relever. La seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique met en évidence les différences régionales qui persistent en termes d’ouverture sur les visas. En guise d’exemple, 75% des 20 pays les plus ouverts se trouvent en Afrique de l’Est et de l’Ouest, 20% sont en Afrique Australe. La Mauritanie est le seul pays d’Afrique du Nord classé et aucun d’Afrique centrale figure parmi les 20 premiers. « J’ai besoin de 38 visas pour me déplacer en Afrique », a déclaré Aliko Dangote, président du Groupe Dangote.

Bien que des défis demeurent, de nombreux progrès ont également été réalisés en 2016. À l’échelle continentale, le Ghana, classé 6ème, a le plus progressé dans l’ouverture de ses frontières aux voyageurs africains, gagnant ainsi 16 places par rapport à 2015. Le Sénégal, classé 15ème en 2016, intègre également le top 20 des pays les plus ouverts, gagnant ainsi 9 places par rapport à 2015. Quant à la Tunisie, elle gagne 13 places comparée à 2015. Les Seychelles dominent de nouveau le classement et restent le seul pays à offrir une entrée sans visa pour tous les africains.

« Nos dirigeants doivent abattre les murs qui séparent l’Afrique de l’Est,  l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Nous avons besoin d’un marché plus ouvert et plus large », affirme Akinwumi A. Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement, qui a reçu en son passeport africain, symbole de l’intégration du continent, en 2016.

La priorité aujourd’hui est de maintenir cette tendance positive et de mettre en œuvre la décision de l’Union africaine sur l’émission des visas à l’arrivée par tous les pays africains à tous les citoyens africains. Une politique libérale des visas en Afrique peut contribuer à une intégration africaine centrée sur les individus et offrir des opportunités de voyages, commerce, loisirs,  études et emplois à tous les africains.

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La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement japonais ont signé, le 17 mai 2017, un accord conjoint pour un prêt d’assistance au secteur privé – le septième octroyé dans le cadre de l’initiative conjointe d’assistance renforcée au secteur privé en Afrique (dite EPSA par sigle en anglais). Ce prêt, d’un montant de 34,41 milliards de yens, soit 300 millions de dollars EU environ, est destiné à soutenir les opérations du secteur privé en Afrique, via le guichet non souverain de la BAD.

Pour l’occasion, une cérémonie de signature s’est tenue au siège de la BAD à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en présence de Charles Boamah, vice-président principal de la BAD, Hassatou N’Sele, vice-présidente par intérim de la BAD chargée des finances, Yukuo Murata, Chargé d’affaires de l’ambassade du Japon en République de Côte d’Ivoire et Momo Moriaka, représentante en Côte d’Ivoire de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Le vice-président principal, Charles Boamah, a tenu à remercier le peuple et le gouvernement japonais, ainsi que l’Agence japonaise de coopération internationale, pour leur soutien sans faille à la BAD et au continent africain dans le cadre de l’initiative EPSA.

La signature de cet échange de notes marque la fin de la deuxième phase de l’initiative EPSA et le début de la troisième, annoncée lors de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), en août 2016 à Nairobi, au Kenya. Avec cette troisième phase, le Japon et la BAD entendent fournir ensemble trois milliards de dollars EU sur les trois prochaines années.

Après avoir souligné l’importance des prêts EPSA, dont le total cumulé depuis 2007 atteint 1,5 milliard de dollars EU, le vice-président principal a déclaré : « Le Japon est un partenaire stratégique essentiel pour la BAD, et un partenaire commercial majeur pour l’Afrique. En soutenant la croissance du secteur privé, des infrastructures de qualité et les opérations de cofinancement, le Japon a permis à la Banque de multiplier par dix son portefeuille du secteur privé. » Et d’ajouter : « Comme les nouvelles priorités du Top 5 font toutes appel au secteur privé, ce prêt accélèrera encore davantage l’expansion de notre portefeuille dédié à ce secteur. »

Le chargé d’affaires de l’ambassade du Japon en Côte d’Ivoire, Yukuo Murata, a rendu hommage au travail accompli par la BAD toutes ces années et réitéré la volonté du Japon de travailler avec la Banque pour remplir les objectifs de la troisième phase de l’initiative EPSA.

Le premier prêt d’assistance au secteur privé accordé par la JICA à la BAD a été signé en 2007, pour un montant de 100 millions de dollars EU. Ce septième prêt porte à  1,5 milliard de dollars EU le montant cumulé des prêts accordés dans la cadre d’EPSA depuis cette date. L’initiative EPSA compte en fait trois composantes : les prêts au titre d’assistance au secteur privé, tel que celui qui vient d’être accordé ; la Facilité de cofinancement accéléré pour l’Afrique (ACFA par sigle anglais) pour le cofinancement du secteur public (conjointement avec la JICA) ; et le Fonds d’assistance au secteur privé africain (FAPA par acronyme anglais), un fonds fiduciaire thématique multi-donateurs que gère la Banque.

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Microsoft dévoile ce jeudi 19 mai son intention d’utiliser pour la première fois des datacenters situés en Afrique pour fournir les services complets et intelligents du Cloud Microsoft. Ce nouvel investissement constitue une étape majeure pour l’entreprise, qui a pour vocation de permettre à tous les individus et toutes les entreprises du monde de réussir. Il est également un symbole de reconnaissance des opportunités énormes qu’apportera la transformation numérique en Afrique.

En élargissant des investissements existants, Microsoft fournira des services de cloud, dont Microsoft Azure, Office 365 et Dynamics 365, à partir de datacenters basés à Johannesburg et Le Cap (Afrique du Sud), à l’horizon 2018. Ces nouvelles régions dédiées au cloud proposeront des performances et une fiabilité de qualité professionnelle, ainsi que de l’hébergement de données afin de soutenir les opportunités de croissance et de faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur l’ensemble du continent africain.

« Nous sommes ravis de constater l’augmentation de la demande des services de cloud en Afrique, qui ont la capacité de devenir un accélérateur économique », déclare Scott Guthrie, vice-président, Cloud and Enterprise Group, Microsoft Corp. « Avec des services de cloud qui vont de la collaboration intelligente à l’analyse prédictive, les solutions de Cloud Microsoft fournies depuis l’Afrique permettront aux développeurs de créer de nouvelles applications innovantes, aux clients de transformer les entreprises, et aux gouvernements de mieux répondre aux besoins des citoyens. »

Élargir l’accessibilité et les opportunités : À l’heure actuelle, de nombreuses entreprises africaines s’appuient sur des services de cloud basés en dehors du continent. Avec ce nouvel investissement, Microsoft pourra proposer des services de cloud disponibles, évolutifs et sécurisés dans l’ensemble de l’Afrique, ainsi qu’une option d’hébergement des données en Afrique du Sud. Avec l’introduction de ces nouvelles régions, Microsoft propose désormais des services de cloud depuis 40 régions du monde, plus que tout autre fournisseur de cloud. En associant son infrastructure globale de cloud à ces nouvelles régions en Afrique, Microsoft va permettre aux entreprises d’accéder à des opportunités dans le monde entier, mais aussi accélérer les nouveaux investissements et faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations, du Caire au Cap.

« Nous saluons l’investissement de Microsoft dans les services de cloud en Afrique. Le groupe Standard Bank s’appuie déjà sur ces technologies pour assurer une expérience fluide à ses clients », déclare Brenda Niehaus, DSI chez Standard Bank. « Pour assurer la réussite de notre entreprise, nous devons nous adapter aux évolutions du marché et aux besoins des clients. Office 365 nous permet de devenir progressivement une entreprise plus dynamique, tandis qu’avec Azure, nous pouvons proposer nos applications et nos services à nos clients en Afrique. Nous espérons pouvoir aller encore plus loin avec ces services de cloud basés sur le continent. »

Investir dans l’innovation en Afrique : Cette annonce marque l’élargissement d’investissements en cours en Afrique, où les entreprises utilisent déjà les services mobiles et de cloud comme une plate-forme d’innovation en matière de santé, d’agriculture, d’éducation et d’entrepreneuriat. Microsoft s’est attaché à soutenir des startups et des ONG locales pour encourager des innovations susceptibles de résoudre certains des problèmes les plus graves de l’humanité, tels que les pénuries d’eau et de nourriture ou la durabilité environnementale et économique. M-KOPA Solar, par exemple, est une startup qui utilise les technologies mobiles et de cloud pour proposer de l’énergie solaire à un prix accessible, selon un principe de paiement à la consommation, à plus 500 000 foyers. AGIN a conçu une application qui relie 140 000 petits exploitants agricoles à des services essentiels, leur permettant ainsi de partager des données et générant 1,3 million de dollars par mois de services financiers, d’assurance et d’autres services.

Microsoft a permis de connecter à Internet 728 000 petites et moyennes entreprises (PME) à travers l’Afrique qui ont ainsi pu transformer et moderniser leurs activités. Plus de 500 000 d’entre elles utilisent désormais les services de cloud Microsoft et 17 000 se servent du portail 4Afrika pour promouvoir et assurer la croissance de leurs entreprises. En formant 775 000 personnes sur divers sujets, tels que la culture numérique ou le développement de logiciels, le Cloud Microsoft aide aussi la population africaine à acquérir des compétences professionnelles. Le Cloud Microsoft en Afrique devrait booster les nouvelles opportunités offertes à nos 17 000 partenaires régionaux, mais aussi à nos clients.

« Cette évolution élargit nos solutions dans le cadre de notre travail de modernisation des infrastructures et des services informatiques gouvernementaux. Elle nous permet de saisir de nouvelles opportunités en vue de créer des solutions gouvernementales innovantes pour un coût raisonnable, mais aussi d’améliorer la gestion opérationnelle tout en améliorant la transparence et la responsabilité », déclare Dr Setumo Mohapi, PDG de SITA.

Le Trusted Cloud de Microsoft : Microsoft dispose d’une grande expertise dans la protection des données et la défense de la confidentialité et permet à ses clients du monde entier de répondre à des exigences strictes en la matière. Grâce aux principes de sécurité, de confidentialité, de conformité et de transparence du « Cloud de confiance » de Microsoft et en offrant le plus large éventail de certifications et d’attestations de conformité de l’industrie, l’infrastructure de cloud Microsoft soutient plus d’un milliard de clients et 20 millions d’entreprises dans le monde.

« En implantant des datacenters géants en Afrique du Sud, Microsoft répond directement aux attentes des clients et prouve sa volonté de fournir des services de cloud dans l’ensemble du pays et de la région », déclare Jon Tullett, responsable de recherche, IDC MEA. « La présence d’installations locales est un véritable atout pour les clients sud-africains, en particulier pour les industries réglementées, telles que les services financiers ou le secteur public, pour lesquelles la question de la souveraineté des données est essentielle. Cette évolution est très positive pour l’industrie du cloud en Afrique, notamment pour l’écosystème des partenaires de Microsoft, les éditeurs de logiciels et les clients. »

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L’ambassadrice du Maroc en Tunisie, Latifa Akharbach, a convié la presse, électronique et écrite, dans sa résidence de Mutuelleville, hier jeudi 18 mai 2017 dans la soirée. Elle a à l’occasion fait part de son bonheur d’être affectée en Tunisie, dans ce moment charnière de son histoire, un pays qu’elle connait bien pour y avoir séjourné à moult reprises quand elle était à la tête du Centre de formation des journalistes, au Maroc (l’équivalent de l’IPSI) et la Radio nationale.

Elle a fait savoir qu’elle a été mandatée par le souverain marocain, Mohammed VI, pour renforcer les liens avec un pays auquel tient beaucoup le roi et que les Marocains suivent avec un grand intérêt. Le royaume tout entier souhaite le plein succès de l’expérience démocratique en Tunisie, conscient du fait que le destin des deux nations est intimement lié et que leur rapprochement est la clé du retour de la stabilité dans une région guettée par de nombreux périls, a déclaré Mme Akharbach. L’alliance entre le Groupe Bank Of Africa, dont les capitaux sont à 100% marocains, et la BIAT, lui aussi entièrement contrôlé par des Tunisiens, pour accompagner les entreprises sur le continent, est le type d’initiative qu’elle appelle de ses voeux. D’ailleurs à cet effet, l’ambassade va organiser le mardi 23 mai 2017 à l’UTICA une rencontre sur le thème « Maghreb-Afrique : quelles pistes économiques pour la consolidation de l’intégration continentale ? ». De hauts responsables tunisiens feront le déplacement, préfigurant ce qui va sans doute être le nouveau virage diplomatique et économique entre les deux pays, dans un continent aux possibilités et ressources illimitées…

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Le classement annuel des 500 plus grandes entreprises africaines, réalisé par Jeune Afrique, très attendu du reste sur le continent (un peu comme l’est le classement du magazine Forbes des grosses fortunes de la planète), vient de livrer ses secrets. Premier enseignement : Les recettes des ténors du continent, crise mondiale oblige, ont fondu. C’est la soupe à la grimace pour les grosses boites africaines, pour la troisième année d’affilée.

Dans le détail, l’entreprise pétrolière algérienne Sonatrach garde sa place de numéro 1. Mais ça c’est pour le décorum, dans les faits le géant a trinqué à cause de la baisse vertigineuse des prix du brut ces dernières années. Et derrière c’est tout le pays, dont le budget dépend fortement, trop, des exportations d’hydrocarbures, qui a payé cash. Bon, ça va un peu depuis quelques mois, les autorités ayant compris, enfin, qu’il fallait diversifier l’économie, les sources de revenus et qu’il fallait, là aussi enfin, se tourner vers le continent africain. La Sonatrach affiche tout de même un beau chiffre d’affaires de 33,2 milliards de dollars, même si on est loin de l’affolant montant de 61,8 milliards de dollars rapporté par le classement en 2016.

Sur la deuxième marche du podium africain il y a l’angolais Sonangol, un groupe pétrolier aussi. Puis viennent, en masse, les groupes sud-africains (Bidvest, Sasol, Eskom…).

En Afrique du Nord, le phénomène du moment c’est le Maroc. Le royaume fait des jaloux en captant, tenez-vous bien, 33,5% des recettes des 150 premières entreprises de la région. En Afrique de l’Ouest, l’opérateur télécoms MTN Nigeria dame toujours le pion à la concurrence, même si, et c’est une première, ses revenus en monnaie locale ont dévissé de 3,8%. Ensuite il y a le ténor Dangote Group, avec ses 26 000 employés, qui fait une entrée fracassante dans le classement du magazine…

L’Afrique australe et l’océan Indien paient cher les ennuis de l’Afrique du Sud, moteur de la croissance dans la région. Les mastodontes sud-africains souffrent énormément, tout le contraire  de leurs consoeurs d’Afrique de l’Est qui surfent sur une vague de croissance les menant à des sommets…

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Au cours de sa visite de 48 heures entamée le 16 mai 2017 au Burkina Faso, Stéphane Richard, Président Directeur Général d’Orange a officiellement lancé hier matin, sous le parrainage du Ministre de la santé, le Professeur Nicolas Meda, les activités de la Fondation Orange Burkina Faso qui devient la 16ème Fondation du Groupe.

La première action a été un don de matériel à l’unité d’hémodialyse du Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou, seule référence au Burkina Faso pour le traitement de l’insuffisance rénale. Ce matériel, d’une valeur de 115 millions de Francs CFA, composé de 5 générateurs, 5 fauteuils et de 1350 kits de dialyse, viendra soulager l’hôpital Yalgado face à la forte demande de dialyse à laquelle il est confronté. Ce don permettra ainsi d’augmenter la fréquence des dialyses des patients souffrant d’insuffisance rénale, passant de 4 jours par semaine actuellement à 5 jours par semaine, sachant que la moyenne des fréquences de dialyses prescrites est de 2 à 3 séances par semaine.

A propos du lancement de la fondation Orange au Burkina, Stéphane Richard a déclaré :

« Partout où notre Groupe est engagé, nous œuvrons également pour le bien-être des populations. L’histoire et la culture d’Orange sont en effet celles d’une société citoyenne et responsable, qui met l’humain au cœur de sa philosophie. Il était ainsi naturel pour moi que la Fondation Orange déploie rapidement ses programmes au Burkina Faso. »

Ben Cheick Haidara, Directeur Général d’Orange Burkina Faso, a souligné quant à lui : «Le Groupe Orange au Burkina n’a pas que des enjeux business ; nous agissons également pour l’égalité des chances en offrant aux Burkinabè ce qui est essentiel pour eux et en participant à la création de conditions de vie meilleures pour eux ».

La Responsabilité Sociale d’Entreprise est un des socles majeurs de la gouvernance du Groupe Orange. La Fondation Orange soutient ainsi les associations et met en œuvre des actions qui luttent contre l’exclusion et aident les personnes en difficulté, prioritairement les jeunes et les femmes, notamment grâce au numérique. Forte de ses 8000 bénévoles, la Fondation Orange a déjà investi plus de 23 millions d’Euros dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la culture, pour 1.800.000 bénéficiaires dans le monde.

La Fondation Orange a fêté ses 30 ans le 6 mars dernier.

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Facebook a sélectionné 60 finalistes parmi les centaines de candidatures reçues du Moyen-Orient et d’Afrique dans le cadre du concours Bots for Messenger. Le concours Bots for Messenger vise à reconnaître et à récompenser les développeurs capables de créer les robots les plus innovants pour Messenger.

Les développeurs, réunis en équipes de trois personnes maximum, étaient invités à créer des robots répartis dans trois catégories : les jeux et divertissements ; la productivité et les utilitaires ; et le bien social.

Les 60 équipes finalistes (10 par catégorie pour le Moyen-Orient/Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne) ont chacune remporté un équipement Gear VR et un téléphone mobile, une heure de mentorat dispensé par Facebook, et les outils et services de FbStart (https://Developers.Facebook.com/fbstart), un programme de Facebook destiné à aider les jeunes entreprises naissantes dans leurs premières phases de développement. Toutes les équipes d’étudiants qui sont parvenues jusqu’à la finale ont également remporté un prix de 2 000 $.

Facebook contactera les finalistes et les mettra en liaison avec un mentor. Ils devront soumettre leurs robots avant minuit (GMT) le 2 juin pour tenter de remporter la victoire.  Pour chaque région, les trois équipes finalistes (une pour chaque catégorie) remporteront 10 000 USD et trois mois de mentorat auprès de Facebook. Pour chaque région, les trois équipes gagnantes (une pour chaque catégorie) remporteront 20 000 USD et trois mois de mentorat auprès de Facebook.

Les 60 équipes finalistes et leurs robots peuvent être consultés ici : https://messengerchallenge.splashthat.com

Emeka Afigbo, responsable des plateformes de partenariat de Facebook pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a déclaré : La société Facebook est née d’une culture de hacker et prospère grâce à la promotion de l’innovation sur les nouvelles plateformes. C’est pourquoi nous avons lancé le concours Bots for Messenger, dans le but de récompenser les entrepreneurs et les développeurs capables d’exploiter le pouvoir des bots afin de créer de nouveaux services et applications incroyables.

« Nous avons été surpris de recevoir plus de 1 000 candidatures au concours Bots for Messenger, sur une période de deux mois et demi, de la part de développeurs et d’entrepreneurs à travers le Moyen-Orient et l’Afrique — chacun d’entre eux proposant de résoudre un problème de manière inventive ou d’enrichir la vie des utilisateurs cibles. »

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L’action Famine 12-12 a permis de récolter 9,52 millions d’euros au cours des derniers mois. Le gouvernement fédéral double aujourd’hui ce montant le faisant passer à 19,04 millions d’euros. C’est ce qu’a annoncé le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement, Alexander De Croo.

Alexander De Croo avaitfait savoir lors du lancement de la campagne ‘Famine 12-12’ que le gouvernement fédéral doublerait chaque don en faveur de l’action12-12. Le gouvernement fédéral entendait ainsi encourager les citoyens et les entreprises à mettre en place une initiative ou à faire un don. Et c’est ce qu’ils ont fait massivement. Toutes sortes d’initiatives, petites et grandes, ont vu le jour, comme des collectes locales, des soirées caritatives ou des repas au profit de cette action. Les médias flamands ont aussi soutenu « Famine 12-12 » par des spots à la radio et à la télévision. Et le résultat est là. Ces deux derniers mois, un total de 9,52 millions d’euros a été récolté. Le gouvernement fédéral double à présent le montant de ces dons pour le faire passer à 19,04 millions d’euros.

Des millions de victimes
Nous soutenons ainsi les ONG qui fournissent une aide humanitaire urgente au Yémen, au Nigéria, au Soudan du Sud et à la Somalie. Le consortium 12-12 et la Croix-Rouge sont présents sur le terrain et font tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les populations lourdement touchées, notamment en leur apportant nourriture et eau potable, en leur fournissant des soins de santé et en améliorant leurs conditions d’hygiène. Ils méritent notre soutien” a indiqué Alexander De Croo.

“L’action “Famine 12-12” est un partenariat mu par la solidarité envers les millions de victimes de la plus grave crise humanitaire depuis 1945. La large mobilisation et la générosité de nos concitoyens ont fait des émules. Nous nous félicitons du geste du gouvernement belge qui va permettre aux acteurs humanitaires de terrain de sauver encore plus de vies”, déclare Erik Todts, directeur de la campagne Famine 12-12. Le consortium 12-12 est formé par Caritas International, Handicap International, Médecins du Monde, Oxfam Solidarité, Plan Belgique et UNICEF Belgique.

Engagement humanitaire
Le doublement des dons à Famine 12-12 porte ainsi l’aide humanitaire directe que notre pays a libérée en faveur des quatre pays touchés à 34 millions d’euros. Ce montant s’ajoute aux 56 millions d’euros qu’accorde la Belgique aux organisations humanitaires, telles que le CICR, l’OCHA, le PAM et l’UNHCR également actifs dans ces pays.

Pour montrer l’engagement humanitaire de notre pays, le vice-Premier ministre De Croo participera aussi le mois prochain à un sommet pour la solidaritéà Kampala (Ouganda), présidé par le secrétaire général de l’ONU Guterres. À cette occasion, le ministre effectuera avec l’ONU une visite au Soudan du Sud où se déroulent des opérations humanitaires.

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L’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) a tenu aujourd’hui sa 17e Assemblée générale annuelle. La baisse des prix des matières premières et les incertitudes géopolitiques actuelles sont au centre de l’attention. Les participants à la réunion ont exhorté les gouvernements africains à se concentrer intensément sur la croissance du commerce intra-africain et sur la diversification de leurs économies afin de réduire leur dépendance à l’égard des matières premières et leur vulnérabilité aux chocs extérieurs. Tandis que le taux de croissance du PIB de l’Afrique subsaharienne devrait atteindre un niveau record de 1,5 %, la diminution des prix des matières premières est considérée comme étant l’un des principaux moteurs des exportations, ces dernières représentant deux tiers de la croissance de la région.

Dans un contexte où les incertitudes géopolitiques accrues pourraient s’avérer néfastes pour l’amélioration de la croissance, S.E. Patrice Talon, Président de la République du Bénin et Henry Rotich, Secrétaire du cabinet du Trésor public Kényan, ont prononcé des allocutions d’ouverture qui désignaient l’ACA comme un partenaire essentiel dans le soutien de la transition de l’Afrique vers la diversification, l’autonomie et la croissance durable.

En 2016, l’ACA a facilité le financement du commerce et des investissements au Kenya pour une valeur de près de 800 millions de dollars, ce qui représente environ 1,2 % du PIB du pays. De même, la société a soutenu 400 millions de dollars de transactions et d’investissement au sein des deux nouvelles économies membres de l’ACA, l’Éthiopie et le Zimbabwe. « C’est une contribution très importante à notre économie. Elle représente un avantage réel, car ces flux financiers n’auraient pas été possibles sans l’appui de l’ACA », a souligné Henry Rotich.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, qui a réuni des dirigeants issus des secteurs public et privé de toute l’Afrique, l’ACA a annoncé ses résultats pour l’année 2016. L’assureur panafricain couvrant les risques d’investissement et de crédit a publié des résultats record pour la sixième année consécutive. L’ACA a cessé d’être déficitaire en 2011 pour montrer actuellement un résultat net positif représentant une augmentation de 36 % par rapport à l’année 2015. Entre autres facteurs, l’ACA attribue ce succès au renforcement des partenariats avec les gouvernements africains, qui reconnaissent de plus en plus la contribution de l’ACA en faveur de leurs objectifs de développement et de croissance.

En 2016, l’impact de l’ACA en Afrique et dans le monde entier a poursuivi sa progression. Au cours des six derniers mois, la société a attiré de nouveaux membres : la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Zimbabwe et plus tôt en 2016, l’agence de crédit-export britannique, l’UKEF.  L’ACA a également assuré 4 milliards de dollars (405 milliards de shillings kényans) de transactions et d’investissements dans les pays membres tout en soutenant des projets stratégiques tels que le prêt de 159 millions de dollars de la Banque africaine de développement visant à soutenir l’expansion de la flotte de la compagnie aérienne éthiopienne.  L’ACA a également assuré sa première transaction dans un pays tiers en Angola au T1 2017, reflétant ainsi le nouveau mandat de la société panafricaine.

Au cours de la séance privée de l’Assemblée générale, les actionnaires ont examiné les comptes annuels de la société pour l’année 2016 et ses états financiers, ainsi que la récupération des fonds auprès des États en défaut, l’établissement des circonscriptions qui accueilleront l’expansion régionale de l’ACA et l’élection des directeurs et des administrateurs suppléants.

L’ACA est un assureur multilatéral sur l’investissement qui a été formé par les pays membres du COMESA avec le soutien de la Banque mondiale en 2001. Depuis lors, l’ACA s’est élargie afin d’inclure des pays de la CEDEAO. La société fournit divers produits permettant d’atténuer les risques qui entravent le flux des investissements et des échanges en direction et au sein de l’Afrique. En 2016, l’ACA avait assuré cumulativement 25 milliards de dollars (2,5 billions de shillings kényans) de transactions et d’investissements au sein de ses pays membres depuis sa création.

Résultats clés de l’ACA pour l’année 2016 :

  • Chiffre d’affaires assuré depuis la création : 25 milliards de dollars (+16 %)
  • Transactions et investissements assurés (risque brut) : 1,9 milliards de dollars (+16 %)
  • Primes brutes : 29,5 millions de dollars (+27 %)
  • Plus-value nette : 12 millions de dollars (+20 %)
  • Bénéfice : 6,4 millions de dollars (+36 %) – Sur une base comparable
  • Ratio coût : 35 % (-30 %)
  • Rendement des capitaux propres : 3,2 % (+ 28 %)
  • Capital des actionnaires : 202 millions de dollars (+12 %)
  • Évaluation (S&P) : A/négatif

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Lors d’une table ronde organisée à Nairobi, les ministres de toute l’Afrique se sont réunis avec des investisseurs et des représentants du secteur privé afin de déterminer la meilleure façon d’aborder les obstacles en matière de risque de crédit et d’investissement, et de résoudre la problématique africaine. Les participants à la table ronde considèrent l’événement comme opportun dans la mesure où il a lieu à un moment d’incertitude géopolitique qui, selon la Banque mondiale, pourrait conduire à « des coûts d’emprunt plus élevés ou des coupes des flux de capitaux vers les marchés émergents et frontière ».

Pour les gouvernements africains, ce sont les investissements directs étrangers et l’accès au financement abordable nécessaires pour stimuler le développement, et plus particulièrement, pour combler le déficit d’infrastructure estimé à 900 milliards de dollars, qui sont en jeu. De même, le secteur privé est sur le point de perdre des milliards de dollars d’opportunités si les exigences en faveur d’un environnement d’investissement favorable ne sont pas correctement satisfaites.

Le forum d’une demi-journée, qui constitue la 4e table ronde consacrée aux risques politiques et de crédit en Afrique, s’est déroulé en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ (ACA). L’événement a débuté par les observations pertinentes de S.E. Patrice Talon, Président du Bénin :

« Le partenariat public-privé s’impose donc comme la réponse aux besoins d’investissement structurants de nos États. Se présente alors la nécessité de disposer d’outils appropriés permettant des investissements malgré la persistance de la perception de risque élevé en Afrique. Dans ce contexte, l’assurance-crédit constitue entre autres un outil efficace pour répondre à ce défi. »

Les discussions qui ont suivi étaient axées sur la recherche de solutions pour relever les défis rencontrés par les gouvernements et les agences de crédit, par le biais d’intervenants tels que :

  • L’Honorable Patrick Chinamasa, ministre des finances et du développement économique, Zimbabwe
  • L’Honorable Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances, Bénin
  • L’Honorable Felix Mutati, ministre des finances, Zambie
  • Chamsou Andjorin, directeur des transactions gouvernementales et du développement du marché, Boeing Intl.
  • Helen Mtshali, responsable de syndication – Afrique subsaharienne, solutions de financement industriel, GE
  • Amel Hala, directeur principal, développement du commerce international sur les marchés émergents, SMBC

Les investisseurs ne sont pas immunisés contre les événements politiques et sociaux qui ont lieu dans les régions émergentes telles que l’Afrique. En fait, en raison des gains réduits (l’indice boursier de référence des marchés émergents a perdu environ 4 % annuellement depuis 2010, avec un plus haut de 22 % de rendement annuel au cours de la décennie précédente), les investisseurs se concentrent désormais sur d’autres facteurs que le simple chiffre d’affaires sur ces marchés.Pendant les années fastes des deux dernières décennies, l’Afrique a connu des taux de croissance du PIB sans précédent, mais la diminution des prix des matières premières a entraîné le ralentissement de la croissance de la région d’Afrique subsaharienne, qui a atteint un taux d’1,5 % en 2016. Selon les estimations de la Banque mondiale, les exportateurs de pétrole représentent la majeure partie du ralentissement économique en raison de leur contribution à hauteur de deux tiers de la production régionale.

Dans un article de Bloomberg publié en mars 2016, les investisseurs sur les marchés émergents de certaines sociétés de premier plan ont montré un changement radical de leur tactique d’investissement en raison de la fragilité globale, qu’ils considèrent comme le signe d’une faiblesse institutionnelle, de la corruption, de la mauvaise gouvernance et du manque d’efficacité. Dans ce contexte, les investisseurs suivent désormais de près les indicateurs sociaux tels que les classements de la corruption, la parité entre les sexes et la mesure dans laquelle les règles de droit sont respectées dans les marchés émergents.

« L’Afrique traverse une période de remaniement dans le cadre du nouvel ordre mondial, mais je ne pense pas que quiconque puisse miser contre sa résilience. Nous possédons toujours certaines des plus rapides croissances économiques du monde : en 2017, le Forum économique mondial a classé la Côte d’Ivoire, la Tanzanie et le Sénégal sur la liste des dix économies les plus florissantes au monde », souligne George Otieno, PDG de l’ACA.

Dans ce climat, il est plus impératif que jamais que les gouvernements africains se concentrent sur la diversité économique afin de soutenir la croissance tout en tenant compte des risques pour les investisseurs. En tant qu’institution africaine respectée à l’international, l’Agence d’assurance de commerce africaine (ATI) offre la solution idéale, précisément parce que la société dispose de solides relations avec les gouvernements, et parce que ses évaluations des risques et ses solutions d’atténuation sont considérées comme crédibles par les investisseurs et financiers mondiaux. Lorsque l’ACA est impliquée dans une transaction, les gouvernements sont en mesure d’assurer la sécurité des investisseurs et des fournisseurs contre toute une série de risques d’investissement.

En 2016, l’ACA a assuré près de 2 milliards de dollars (202,8 milliards de shillings kényans) de transactions et d’investissements, et la société soutient un nombre croissant d’opérations de première importance sur le continent, telles que l’expansion de la flotte de la compagnie aérienne éthiopienne et l’investissement de 660 millions de dollars en faveur du lac Turkana, plus grand parc éolien de l’Afrique et, à ce jour, l’investissement le plus important réalisé au Kenya.

Dans cet environnement, les produits de l’ACA sont considérés comme des outils précieux permettant aux prêteurs de prendre des risques d’investissement modérés en Afrique, et aux gouvernements et aux entreprises d’accéder à un financement plus abordable. Surtout, dans son rôle d’assureur de dernier recours, l’ACA fournit également le confort nécessaire pour accueillir des investissements continus sur le continent en pleine période d’incertitude.

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Les chefs d’Etat africains, manifestement très soulagés, ont salué très énergiquement le triomphe d’Emmanuel Macron à la présidentielle française, le 07 mai 2017. Le soir-même, certains dirigeants africains ont adressé leurs félicitations au nouvel occupant du palais de l’Elysée. Les autres se sont rattrapés le lundi 08 mai. Mais ce qu’on a remarqué, pour les uns et les autres, c’est que le ton des messages, pour le coup, a rompu avec la traditionnelle tiédeur des félicitations d’usage pour emprunter des formules plus engagées, plus fortes, une preuve de plus que le scrutin français n’était pas du tout ordinaire. En effet il y avait en face le Front national, de Marine Le Pen, avec ses idées d’extrême droite où les Africains n’ont pas beaucoup de place. Et s’il y en a une, c’est certainement pas la plus bonne. Le Pen a réalisé la prouesse de s’attirer les votes de près de 11 millions de Français, c’est le double de ce qu’avait fait son père, Jean-Marie, en 2002 face au président sortant Jacques Chirac. La France n’est pas passée loin d’un grand bouleversement politique, et ses partenaires aussi, un peu comme ce que vivent en ce moment les USA avec l’arrivée de Donald Trump. Les chefs d’Etat africains se sont peut-être dit que le couperet est passé très près, trop près et que ça méritait quelques déclarations passionnées, pour une fois différentes du langage diplomatique feutré habituel…

Jeuneafrique.com a compilé les réactions. Le président sénégalais, Macky Sall, a été un des premiers du continent à faire part au candidat d’En Marche! de sa joie de le voir occuper le fauteuil de François Hollande. Sall lui a envoyé ses voeux de «plein succès» dans son nouveau costume de chef d’Etat. Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lui a emboité le pas.

Le chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a adressé à Macron ses félicitations «vives et chaleureuses« . Même tonalité chez le président nigérien, Mahamadou Issoufou, qui en a rajouté une bonne louche en parlant d’une «grande victoire du peuple français et de la démocratie».

Même le président burundais, Pierre Nkurunziza, pourtant sur le banc de la communauté internationale pour son entêtement à garder le pouvoir au-delà de la limite fixée par la Constitution – deux mandats – et pour les atrocités qu’il a provoquées, y est allé de son petit mot en qualifiant la victoire de Macron de «méritée».
Même son de cloche chez le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui a évoqué une «brillante victoire» et tend la main pour une consolidation des liens économiques.

L’homme fort du Cameroun, avec lequel la France a tissé «des relations étroites et confiantes dans de nombreux domaines, forgées par l’histoire et une longue amitié qui ne s’est jamais démentie», a également réagi. Paul Biya souhaite que Macron s’active pour le «maintien de l’amitié entre [les] deux pays » et « l’ouverture de nouveaux horizons à leur coopération».

Le président de la Tunisie, Béji Caïd Essebsi, n’était pas en reste. Il s’est fendu d’un long texte sur la page officielle de la présidence pour dire ceci, en résumé : «sous votre impulsion, la France renforcera davantage son soutien à la Tunisie afin de l’aider à réussir le pari de la démocratie et du développement économique et social». Il a magnifié « la fidélité de la France à ses valeurs traditionnelles de liberté, d’égalité et de fraternité».

L’Algérie avait déjà craqué pour Macron suite à ses déclarations, en février dernier, à Alger, sur la longue colonisation française (1830-1962), qu’il a qualifiée de «crime contre l’humanité». Le président Abdelaziz Bouteflika l’a félicité pour son «élection bien méritée», ajoutant que les citoyens français avaient «distingué un ami de l’Algérie».

Le roi du Maroc, Mohammed VI, est également conquis par le jeune président de 39 ans. «Votre élection couronne votre parcours politique, indique-t-il dans une dépêche de l’agence officielle MAP. C’est aussi un hommage rendu à vos hautes qualités humaines et intellectuelles par le peuple français qui, fidèle aux nobles valeurs qui fondent l’identité de votre pays, a fait le choix du progrès, de l’ouverture et de la confiance en l’avenir ».

Le président du Djibouti, Omar Guelleh, a clos ce festival de «chaleureuses félicitations». Il a agrémenté son texte en ces termes : «Nul doute que le pragmatisme politique qui vous caractérise et la maîtrise des dossiers que vous avez si habilement démontrée vous seront de précieux atouts dans la conduite des affaires de votre pays».

Bref, les chefs d’Etat africains n’ont pas boudé leur plaisir ! Par contre silence embarrassé, pour le moment, du côté du Tchad dont le président, Idriss Déby Itno, a été le seul du continent à recevoir, en mars 2017, la candidate du Front national…

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L’Institut de l’Université PanAfricaine pour les sciences de l’Eau et de l’Énergie (y compris le Changement Climatique) (PAUWES) (http://PAUWES.Univ-Tlemcen.dz) en Algérie contribue à la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche appliquée dans les domaines de l’eau, de l’énergie et du changement climatique – une contribution essentielle au développement durable en Afrique. Le processus de candidature pour ses quatre programmes de master (ingénierie et politique) débutant en septembre 2017 est désormais ouvert. Tous les citoyens de l’Union Africaine (y compris les citoyens immigrés) sont invités à postuler, surtout les femmes et les candidats originaires des régions sous-représentées au sein de l’Institut PAUWES.

Il est crucial de contribuer à la création d’une nouvelle génération de dirigeants africains ayant la capacité et la détermination de faire face aux défis du continent pour favoriser le développement de l’Afrique. Les sujets tels que l’approvisionnement fiable en eau, les sources d’énergie renouvelables et le changement climatique doivent être abordés afin d’assurer le développement durable. L’enseignement supérieur a un rôle important à jouer dans la promotion des systèmes d’innovation et dans la procuration d’une main-d’œuvre hautement qualifiée. L’Université PanAfricaine (PAU), une initiative clé de la Commission de l’Union africaine, se consacre à cette mission. L’Institut de l’Université PanAfricaine pour les Sciences de l’Eau et de l’Énergie (PAUWES) est hébergé par l’Université d’Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen (Algérie). Depuis sa création en 2014, un total de 152 étudiants issus de 25 pays à travers l’Afrique se sont inscrits dans le cadre des programmes d’études. 80 candidats supplémentaires seront admis à l’automne 2017. L’Institut PAUWES bénéficie de nombreuses collaborations internationales en matière de recherche et d’enseignement, et du soutien du programme allemand de coopération avec l’Union africaine.

À l’heure actuelle, l’Institut PAUWES propose quatre programmes de master de deux ans dans les domaines de l’eau et de l’énergie. Les étudiants qui souhaitent devenir de futurs ingénieurs ont le choix entre un master en ingénierie de l’eau et un master en génie énergétique. Les étudiants intéressés par le domaine de la gouvernance ont le choix entre le master en sciences politiques relatives à l’eau et le master en sciences politiques relatives à l’énergie. La langue d’enseignement de tous les cours est l’anglais.

L’Institut PAUWES s’efforce d’équilibrer la théorie et la pratique par le biais de stages internationaux, d’études de cas, de visites sur le terrain et de cours d’été. En vue de fournir aux étudiants les compétences techniques spécifiques de leurs domaines d’étude, un large éventail de cours optionnels sont proposés (p. ex. énergie solaire, éolienne, géothermique et issue de la biomasse, eau et assainissement, gestion intégrée des ressources en eau, analyse des politiques et recherche ou éthique et leadership).

Les diplômés de l’Institut PAUWES bénéficient d’un large éventail de perspectives de carrière. Dotés de connaissances théoriques et pratiques, ils sont destinés à assumer des responsabilités dans l’administration publique, la politique, la recherche, les entreprises privées, les organisations de la société civile ou de conseil. L’accès au réseau d’experts international de l’Institut fournit une impulsion supplémentaire aux carrières des diplômés. Des programmes de promotion de carrière sont proposés pour favoriser l’insertion professionnelle. Tous les étudiants de l’Institut PAUWES reçoivent des bourses complètes (couvrant les frais de scolarité et de subsistance) à la suite du processus concurrentiel d’admission.

Les étudiants de l’Institut PAUWES sont originaires de toutes les régions de l’Afrique, et bénéficient ainsi d’une possibilité unique d’étudier dans un environnement panafricain regroupant des universitaires fortement motivés et engagés. Pour développer sa vision de la diversité, l’Institut PAUWES encourage particulièrement les femmes, les candidats handicapés et les candidats originaires des régions sous-représentées (Afrique australe, Afrique centrale, Afrique du Nord) à soumettre leur candidature.

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Le Président rwandais Paul Kagame, son équipe de conseillers en vue de la réforme de l’Union africaine et près de 40 ministres des Affaires étrangères africains se sont réunis hier à Kigali, au Rwanda, pour discuter de la mise en œuvre des réformes de l’Union africaine adoptées en janvier 2017.

En juillet 2016, lors du 27e sommet de l’Union africaine, les États membres de l’UA ont confié au président du Rwanda, Paul Kagame, la mission de mener une réforme de l’Union africaine, afin de permettre à cette dernière de mieux atteindre ses objectifs et de servir au mieux les intérêts des citoyens d’Afrique.

En janvier 2017, les réformes proposées ont été acceptées par l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement. Ces réformes ont pour objectif de rendre l’Union africaine plus efficace sur les plans politique, opérationnel et financier, afin que l’organisation multilatérale soit mieux à même de remplir ses obligations envers les États membres et les citoyens africains.

Les leaders africains s’engagent à :

  • Se concentrer sur les priorités majeures, pour garantir que les efforts de l’UA ne soient pas dispersés et qu’elle puisse se consacrer aux enjeux qui feront réellement la différence pour les citoyens africains. Cela permettra également un partage du travail bien défini entre l’UA et les États membres.
  • Restructurer les institutions de l’UA pour répondre à ces priorités et s’assurer que les structures, organes et agences techniques spécialisées de la Commission de l’Union se focalisent sur les priorités définies.
  • Gérer l’efficacité de l’UA aux niveaux politique et opérationnel, pour permettre aux membres de créer une Commission efficace et effective réunissant les meilleurs professionnels africains. Cela consoliderait également les méthodes de travail du sommet de l’UA, pour améliorer la qualité et l’impact des prises de décision, tout en assurant la mise en œuvre des décisions de l’Assemblée dans les délais.
  • Financer l’Union africaine, et durablement, pour en consolider la gestion financière et la comptabilité.

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Marine Le Pen, candidate du Front national à l’élection présidentielle, qui, comme on le sait, n’a pas la réputation de porter les immigrés dans son coeur, ne s’est pourtant pas démontée il y a quelques jours à Paris en recevant les membres du « Collectif des Africains ». Elle a même fait son petit effet en déclarant que si elle est élue demain dimanche 07 mai 2017, elle affectera 0,7% du PIB français à la « coopération avec l’Afrique », rapporte jeuneafrique.com. Promesse d’une candidate qui a très peu de chances de voir le jour, Le Pen ayant elle-même très peu de chances d’être élue, notamment après sa piètre prestation télévisée du 03 mai 2017, face à Macron, de l’aveu même de ses proches ? Bon, pour le moment ça reste une promesse électorale, même si, comme l’a dit Charles Pasqua, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

«Les États africains sont abandonnés, l’aide au développement a drastiquement diminué. Je m’engage à consacrer, avant 2022, 0,7% de la richesse française à la coopération avec l’Afrique», a déclaré Le Pen face au collectif. «0,7%, c’est à peu près 15 milliards d’euros, bien plus importants que les 400 millions d’euros actuellement attribués en réalité au développement avec l’Afrique», a ajouté la candidate du Front nationale (FN). « Nous veillerons à la bonne utilisation », a-t-elle déclaré devant une cinquantaine d’activistes.

Et comme cette rencontre ne pouvait pas s’achever sans que Marine Le Pen soit titillée sur les accusations de racisme et de xénophobie, le « Collectif des Africains » a mis les pieds dans le plat. La candidate du FN, droite dans ses bottes, aurait rétorqué c’est une «accusation mensongère», elle affirme qu’elle n’a aucune animosité vis-à-vis des Africains. «Ne croyez pas les oiseaux de mauvais augure qui ne font, par leurs mensonges, que préserver leur rente en manipulant les Africains de France et les Français d’origine africaine», aurait-elle déclaré. «Ils feraient mieux de regarder le bilan désastreux de leur politique», aurait-elle lancé, en taclant «la Françafrique».

Et quand on l’interpelle sur des pays où des scrutins ont été émaillés d’irrégularités, comme le Gabon, Le Pen botte en touche et use volontiers de la langue de bois en mettant en avant la «souveraineté» des nations africaines, se refusant à toute «ingérence» ou «clientélisme», et s’engage, si elle est choisie par les électeurs, à «aider, pousser, insuffler, influencer pour que des élections libres puissent avoir lieu».

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La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente ont présenté aujourd’hui les priorités politiques et les propositions concrètes de l’UE en vue de renforcer le partenariat stratégique avec l’Afrique.

La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente de la Commission européenne présentent aujourd’hui un cadre d’action commun redynamisé visant à renforcer le partenariat stratégique entre l’Europe et l’Afrique pour plus de prospérité et de stabilité sur les deux continents. La communication contient des propositions innovantes dans un certain nombre de domaines clés – tels que la paix et la sécurité, les migrations, la création d’emplois ou l’énergie – s’appuyant sur les priorités définies par les pays africains et approfondissant la coopération fructueuse existante entre les deux continents. Elle s’inscrit dans la perspective du sommet Afrique-UE qui se tiendra en novembre de cette année et mettra un accent particulier sur la jeunesse.

À cette occasion, la haute représentante/vice-présidente, Mme Federica Mogherini, a déclaré à ce sujet: «2017 sera l’année d’un nouvel élan pour le partenariat entre l’Europe et l’Afrique: chaque obstacle auquel nous pourrons être confrontés constitue un défi commun, et l’espoir de l’Afrique est notre espoir. La solidité de l’Afrique est importante pour l’Europe tout comme notre amitié l’est pour nos populations. Ce n’est qu’en conjuguant nos forces et en travaillant en partenariat que nous pourrons offrir à nos jeunes un avenir plus prometteur et pacifique. Aujourd’hui, nous ne cherchons pas simplement ce que nous pouvons faire pour l’Afrique mais ce que nous pouvons faire ensemble avec l’Afrique».

M. Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a ajouté ce qui suit: «Nous proposons plusieurs idées ainsi que des mesures concrètes pour traduire en actions nos priorités pour les années à venir, afin, notamment, de favoriser la croissance et de créer davantage d’emplois, en particulier pour les jeunes. Nous avons mis sur la table une offre solide que nous souhaitons maintenant approfondir avec les États membres de l’UE et nos partenaires africains afin que cette offre se matérialise en un projet concret et visible. Plus que jamais, les citoyens des deux rives de la Méditerranée ont besoin de voir que le partenariat stratégique Afrique-Europe est une réalité qui va au-delà des discours.»

La proposition présentée aujourd’hui fixe trois objectifs en vue de créer une alliance UE-Afrique permettant de relever en commun les défis mondiaux et régionaux:  – un renforcement de l’engagement mutuel et une coopération accrue au niveau bilatéral et sur la scène internationale, sur la base de valeurs et d’intérêts communs; – la sécurité, sur terre et en mer, et la lutte contre les menaces transnationales; – un développement économique durable et inclusif en Afrique, l’objectif étant de créer les emplois dont le continent a besoin.

Des actions concrètes sont proposées autour de deux grands volets.

Le premier volet vise à bâtir des États et des sociétés plus résilients grâce à une coopération plus étroite et à des mesures destinées à prévenir les conflits, à améliorer la gestion des conflits, à renforcer la gouvernance des systèmes et à gérer les migrations et la mobilité.

Le second volet vise à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes. Il contient des propositions concrètes pour attirer des investissements responsables et durables, notamment au moyen du plan d’investissement extérieur proposé récemment, qui devrait mobiliser jusqu’à 44 milliards d’euros d’investissements privés. D’autres propositions concernent la coopération dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’économie bleue ainsi que du développement des connaissances et des compétences. La Commission propose par exemple de lancer une facilité en faveur de la jeunesse africaine, qui étendra le champ d’application du programme Erasmus+, ou de soutenir les innovations numériques en Afrique.

La communication conjointe va à présent être soumise au Conseil et au Parlement européen.

Aujourd’hui, la Commission a également présenté son approche Digital4Development, exposant des pistes sur la manière de promouvoir les technologies de l’information et de la communication dans les pays en développement et d’intégrer la numérisation dans la politique de développement de l’UE.

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Malgré les incertitudes économiques et socio-politiques actuelles, en Afrique, de nombreuses entreprises continuent à faire preuve d’optimisme quant au potentiel de croissance du continent. L’enquête du cabinet d’audit américain PwC (PricewaterhouseCoopers) menée sur l’ensemble du continent révèle que 91 % des PDG croient dans les perspectives de croissance de leur entreprise à moyen terme. « C’est le niveau de confiance le plus élevé relevé depuis que nous avons commencé notre enquête auprès des PDG africains, en 2012 », déclare Hein Boegman, directeur de PwC Afrique.

Lors d’un point presse organisé par PwC à l’occasion du Forum économique mondial sur l’Afrique 2017 qui s’est tenu hier à Durban, Hein Boegman a évoqué les difficultés et les opportunités auxquelles sont confrontés les PDG africains.

L’une des raisons de l’optimisme des PDG africains réside dans leur tendance à voir le bon côté des choses et à saisir les opportunités que peut apporter l’incertitude. Alors que la croissance est au mieux modérée, les PDG reconnaissent que s’ils souhaitent élargir leurs marchés et leur clientèle, ils doivent non seulement se concentrer sur la croissance organique et les réductions de coût, mais aussi insister sur l’investissement dans des alliances stratégiques et des coentreprises.

Néanmoins, malgré leur optimisme vis-à-vis de la croissance, les PDG restent inquiets face à l’incertitude entourant la croissance économique et à son impact sur leurs entreprises. « La création et la gestion d’une entreprise sur le continent peuvent être très profitables, autant que risquées. Pour les PDG africains, les temps sont durs sur ce territoire où les infrastructures restent problématiques, où il est compliqué de trouver et de garder des talents pour son activité, où travailler avec les gouvernements comporte de nombreux obstacles et où il faut aussi gérer les plans de croissance sur l’ensemble du continent », explique M. Boegman.

Le monde est aujourd’hui frappé par des changements majeurs, tels que les dernières élections américaines ou le Brexit, qui créent un environnement caractérisé par son imprévisibilité. Un seul événement peut déclencher la nécessité d’un changement radical de stratégie. L’incertitude politique qui touche aujourd’hui l’Afrique du Sud en est un parfait exemple, et plus particulièrement la baisse récente de la note de sa dette en catégorie spéculative. La volatilité du taux de change, la hausse du poids fiscal, l’instabilité sociale induite par les inégalités et la corruption restent des problèmes dans de nombreux pays.

« Aujourd’hui, les chefs d’entreprise ne peuvent plus se contenter de diriger leur société à travers un environnement difficile et complexe, ils doivent s’adapter rapidement aux changements », déclare Dion Shango, directeur de PwC Sud Afrique. Les PDG vont devoir se concentrer sur leurs stratégies d’entreprise et leurs process et jouer un rôle au sein de la communauté au sens large. Ils devront également tenir compte de l’évolution des attentes et des exigences des parties prenantes actuelles et à venir. « Les clients, les gouvernements et la concurrence ont une grosse influence sur la stratégie d’entreprise adoptée par les PDG. Pour construire la confiance, conserver sa réputation et bénéficier d’un permis social d’exploitation, il est nécessaire de comprendre et de chercher à satisfaire leurs besoins. »

Anne Eriksson, partenaire régionale senior pour PwC en Afrique de l’Est, explique que « la politique réglementaire peut aussi freiner la croissance des entreprises, qui doivent alors réduire leurs coûts ». D’un autre côté, les changements de réglementation peuvent aussi favoriser un développement stratégique rapide des entreprises. Anne Eriksson donne l’exemple du Kenya qui a permis à son secteur des services financiers d’accorder plus d’attention à ses clients, grâce à une modification de sa réglementation. Plusieurs multinationales se sont également engagées à renforcer les capacités et à améliorer la transparence et les cadres réglementaires à travers une collaboration avec le gouvernement. « L’économie profite de ces évolutions positives, ce qui se traduit par une augmentation des investissements étrangers, de l’innovation et de la croissance organique. »

Malgré le ralentissement, les avancées économiques et sociales sont nombreuses en Afrique. Certaines évolutions significatives pourraient être synonymes de nouvelles opportunités et de bénéfices pour les entreprises, les gouvernements et la population. Les megatrends (ou hypertendances) observées l’an dernier, telles que le changement démographique, l’urbanisation croissante, les évolutions du pouvoir économique mondial et l’innovation technologique, sont favorables au développement du continent. Dans tous les secteurs, le rythme de l’innovation en Afrique entraîne plus de collaboration et de convergence. Toutefois, afin de garantir sa croissance et d’exprimer tout son potentiel, l’Afrique devra affronter les conséquences politiques et économiques du changement climatique, ainsi que l’instabilité sécuritaire et politique de certaines de ses régions.

« Les chefs d’entreprise d’aujourd’hui doivent offrir une excellence stratégique et opérationnelle homogène. Les PDG africains devront surmonter de nombreux défis pour transformer en profondeur leur organisation. Au cours de ce processus, les entreprises vont devoir reconnaître et gérer ce dont elles sont responsables et ce dont elles dépendent », conclut M. Boegman.

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Le cabinet d’audit Ernst & Young a rendu, début mai 2017, son verdict sur l’attractivité des pays du continent africain. Et il est sans appel : Le Maroc est l’économie la plus intéressante pour les investisseurs qui mettent le cap sur l’Afrique.

A noter que cet indice, l’AAI (Africa Attractiveness Index), a fait son apparition en 2016 et qu’il prend le pouls des facteurs d’attraction des investissements dans 46 économies africaines, en mixant de manière équilibrée un paquet de critères, à court et long terme. Dénommée «Connectivity redefined», la dernière mouture de cette étude mesure les pas accomplis en matière de gouvernance, de diversification, dans les infrastructures, les opportunités d’affaires et le développement humain. Est prise en compte également la capacité des nations à résister aux chocs macroéconomiques exogènes.

Le Maroc a damé le pion à la concurrence grâce à son dynamisme économique, ses offres et services dignes d’un pays émergent et sa proximité avec l’Europe. Le royaume (+1) détrône ainsi l’économie la plus forte du continent depuis 2016, l’Afrique du Sud. Ce n’est pas rien ! Le pays de Nelson Mandela occupe désormais la deuxième position, avec le Kenya (+2). La Côte d’Ivoire (7e, +2), l’île Maurice (8e, -3) ou le Sénégal (9, +2) font partie des nations qui brillent.

A contrario les pays qui ont le plus reculé sont l’Egypte (une chute de 8 places), le Bénin, l’Ethiopie (ils perdent 6 places) et la Tunisie (5 places).

Par ailleurs l’enquête a établi qu’en 2016, les grandes économies du continent ont capté un gros flux d’investissements directs étrangers (IDE). L’Afrique du Sud, le Maroc, l’Egypte, le Nigéria et le Kenya ont attiré à eux seuls plus de 58% des projets d’IDE en 2016.

Le Top 25 du continent

1-Maroc (+1)

2-Kenya (+2)

2-Afrique du Sud (-1)

4-Ghana (+2)

5-Tanzanie (+7)

6-Uganda (+7)

7-Cote d’Ivoire (+2)

8-Ile Maurice (-3)

9-Sénégal (+2)

10-Botswana (-3)

11-Egypte (-8)

12-Rwanda (-3)

13-Tunisie (-5)

14-Namibie (+1)

15-Algérie (+1)

16-Zambie (+1)

17-Nigeria (-2)

18-Cap Vert (+5)

19-Cameroun (+3)

20-Ethiopie (-6)

21-Burkina Faso (+0)

22-Mozambique (-2)

23-Madagascar (+1)

24-Mali (+4)

25-Bénin (-6)

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