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Afrique

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Le hedge fund américain « Och-Ziff Capital Management Group » a été condamné à payer une amende de plus de 400 millions de dollars pour actes de corruption commis dans plusieurs pays africains, a annoncé, ce vendredi 30 septembre 2016, la chaîne BBC.

La SEC, l’organe de régulation des marchés financiers aux Etats-Unis, accuse ce groupe d’avoir payé des pots-de-vin à des « responsables gouvernementaux de haut niveau en Afrique ». Elle affirme que des autorités de la Libye, du Tchad, du Niger, de la Guinée et de la République démocratique du Congo ont bénéficié de « paiements illégaux » payés par Och-Ziff Capital. Les pots-de-vin versés à des responsables de ces pays ont servi à acquérir des droits miniers, selon la SEC.

L’entreprise en question a entrepris des programmes de grande envergure pour obtenir un accès privilégié et sécurisé à des offres et profits importants, par la corruption », a déclaré Andrew Ceresney, l’un des responsables du régulateur américain des marchés financiers.

Selon la même source, le PDG d’Och-Ziff, Joel Frank, n’a pas reconnu les faits de corruption retenus contre lui, il ne les a pas niés non plus, selon M. Ceresney.

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agil

Depuis sa création, l’activité AGIL Lubrifiants a toujours cherché à s’affirmer, se remodeler, accroître sa clientèle et développer ses produits et services, en vue de satisfaire ses clients nationaux et internationaux.

Ainsi, et dans le cadre du développement de ses ventes à l’international, AGIL Lubrifiants a conclu plusieurs contrats dans des pays de l’Afrique, notamment avec la Mauritanie et le Gabon.

Des contrats sont en cours de négociation dans d’autres pays de l’Afrique subsaharienne, permettant ainsi à AGIL Lubrifiants de marquer sa présence sur le marché Africain.

Après l’Afrique, AGIL Lubrifiants s’attaque au marché européen et annonce la signature d’un nouveau contrat avec un partenaire Ukrainien, un marché très concluant, offrant à AGIL Lubrifiants plus de visibilité sur le marché mondial.

Toujours en phase avec l’évolution du marché local et international, AGIL Lubrifiants ne lésine pas sur les moyens pour développer son activité.

AGIL Lubrifiants dispose d’un laboratoire d’analyses ultra moderne à la Goulette, équipé d’appareils à la pointe de la technologie permettant d’assurer le contrôle du produit en stricte conformité avec les normes exigées en la matière.

AGIL Lubrifiants dispose également de moyens logistiques garantissant un stockage et un transport sécurisé pour une réactivité optimale.

Afin de satisfaire ses clients, AGIL vient de signer un accord pour une prise de participation dans le capital de la société « Lubrifiants de Tunisie », une grande usine de production de lubrifiants pour l’industrie et l’automobile.

Forte de son partenariat avec la société Eni (ex-AGIP Italie) dans la technologie des lubrifiants, de son équipe professionnelle et de sa gamme complète de lubrifiants de haute performance, AGIL Lubrifiants vient de participer au salon mondial Automechanika qui s’est tenu du 13 au 17 septembre 2016 à Francfort, un salon de référence internationale de l’industrie automobile qui constitue une plateforme pour les fournisseurs de base de l’industrie automobile afin de se faire remarquer par leurs innovations et leurs nouveaux systèmes, fonctions et technologies.

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La Tunisie recevra 30

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) convie la presse à la cérémonie de lancement de sa Stratégie pour la transformation agricole en Afrique 2016-2025 ce lundi 19 Septembre 2016, à 10h, à l’auditorium de son siège, rue des Banques, à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Une conférence de presse se tiendra à l’issue d’un Panel réunissant des partenaires au développement ainsi que des acteurs publics et privés intervenant dans le secteur agricole,  de 13h à 13h30. Prendront part à la rencontre, le directeur du département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la BAD, Dr Chiji Ojukwu et le ministre de l’Agriculture de la Côte d’Ivoire, M. Mamadou Sangafowa Coulibaly.

La Stratégie pour la transformation agricole en Afrique 2016-2025 comprend quatre objectifs spécifiques : (i) Contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique d’ici 2025 ; (ii) en finir avec la faim et la malnutrition en Afrique d’ici 2025 ; (iii) faire de l’Afrique un exportateur net de produits alimentaires ; et (iv) hisser l’Afrique au sommet des principales chaînes de valeur mondiales orientées vers l’exportation dans lesquelles elle a un avantage comparatif.

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La Chine et la Banque mondiale ont monté un nouvel organisme pour financer les projets d’infrastructure en Afrique. L’annonce a été faite très récemment, à travers un communiqué, par le gouvernement chinois. La nouvelle structure a été dénommée China Overseas Infrastructure Development and Investment Corporation Ltd (COIDIC), un nom kilométrique ; son capital est proportionnel : 500 millions de dollars.

D’après le texte du communiqué, la nouvelle structure va appuyer les projets d’infrastructure dans toutes les étapes de leur développement, de leur élaboration à leur entrée en activité, en passant par les études de faisabilité et la collecte des financements.

On a appris également que les actionnaires de la COIDIC sont des banques et entreprises chinoises, dont la China Development Bank (CDB), le Fonds de développement Chine-Afrique (CADFund) et le China Gezhouba Group Overseas Investment.

«A travers cette nouvelle structure, nous cherchons à montrer que les Chinois et des institutions occidentales peuvent faire équipe pour soutenir des projets d’infrastructures dans les pays en développement», a indiqué le directeur général adjoint de la COIDIC, Nicholas Mitsos.
«Une fois ces projets achevés, les investisseurs et les prêteurs peuvent obtenir des rendements élevés en cédant leurs participations à des fonds de pension, des compagnies d’assurances et d’autres investisseurs institutionnels à la recherche d’actifs plus rentables que les obligations souveraines», a-t-il ajouté. Toujours selon lui, la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) et la New Development Bank (NDB), la structure de développement mise en place par les pays membres du groupe des BRICS, seront sollicitées pour soutenir des programmes.

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Selon un communiqué rendu public par la présidence de la République, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a reçu, le 14 septembre 2016, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui. Cette rencontre a porté sur les travaux de la 146e  session ordinaire de la Ligue arabe, sous la présidence de la Tunisie.

Le ministre des MAE a dans ce contexte présenté au président de République le programme de la participation officielle aux travaux de l’Assemblée générale des Nations-Unies à partir du 19 septembre prochain et les rencontres qu’il aura avec plusieurs responsables d’institutions financières internationales.

Cette rencontre a été également une occasion pour passer en revue la participation d’Essebsi, en tant qu’invité d’honneur, au forum économique américano-africain qui se tiendra  le 21 septembre 2016 à New York, a ajouté la même source.

 

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Tunisair va lancer d’ici la fin de cette année 2 nouvelles lignes : La première passera par Djamena, au Tchad et Douala, au Cameroun et l’autre fera la jonction entre Tunis et Conakry, capitale de la Guinée, en passant par Dakar.

Dans le but de mieux évaluer les possibilités du marché africain, le ministre des Transports, Anis Ghedira, se rendra le 14 septembre 2016 en Guinée, dans le cadre d’une visite de travail. A cette occasion, il pourrait annoncer officiellement l’ouverture de cette ligne.
Cette initiative est promise à un bel avenir dans la mesure où les visas ne sont pas nécessaires pour se déplacer entre la Tunisie et la Guinée et qu’il y a un flux de voyageurs conséquents entre les deux pays. En effet il y a beaucoup de Guinéens qui passent par la Tunisie pour rallier l’Europe où ils sont plus d’un million, il y a également le transit du au tourisme de santé en Tunisie. Par ailleurs la Guinée est un marché potentiel pour les services et l’ingénierie tunisiens dans le domaine des études ou celui des TIC.

A contrario l’ouverture de la ligne du Tchad et du Cameroun sera quelque peu plombée par la politique des visas entre la Tunisie et ces deux pays, sans parler du fait que le Tchad n’a pas d’ambassade à Tunis…

A terme, ces nouvelles destinations s’ajouteront aux efforts faits dernièrement par la compagnie nationale, en passant de 2 a 5 navettes vers la Côte d’Ivoire et en ouvrant pour la première fois une ligne directe vers le Niger.

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Sagaci Research, société d’analyse et d’études de marché spécialisée sur l’Afrique, vient de publier la quatrième édition de son rapport sur les centres commerciaux, soulignant le dynamisme continu du marché.

En 2015, 27 nouveaux centres commerciaux ont ouvert leurs portes sur l’ensemble du continent (28 en 2014) et la surface totale de vente atteint maintenant 6,4 millions de m² (GLA), pour 383 centres commerciaux actuellement recensés (hors Afrique du Sud). L’Afrique de l’Est et l’Afrique du Nord sont les régions avec le plus grand nombre de centres commerciaux avec 152 et 124 centres respectivement.

Cette croissance soutenue et continue du nombre de centres commerciaux sur le continent Africain s’explique par un développement régulier de la consommation des ménages, par un faible niveau de développement du commerce moderne, par un afflux de capitaux issus de fonds d’investissements et de professionnels de l’immobilier et par un fort intérêt des marques internationales désireuses de saisir des opportunités de développement. Alors que certains marchés, comme le Kenya ou la Namibie, atteignent un certain niveau de saturation (en termes de surface de centres commerciaux pour 1000 ménages de la classe moyenne), la densité de centres commerciaux reste très faible à travers le continent.

Les centres commerciaux les plus attractifs pour les enseignes internationales, selon le système de classement de Sagaci Research, sont tous situés en Afrique du Nord (3 en Egypte et 1 au Maroc). Parmi les centres commerciaux récemment ouverts, les mieux classés sont « Playce Marcory » (AA) à Abidjan en Côte d’Ivoire, « Mega Center » (AA) à Windhoek en Namibie et « Garden City » (A) à Nairobi au Kenya. D’autres centres commerciaux tels que Cap Sud à Abidjan, Côte-d’Ivoire et Bagatelle Mall à l’Ile Maurice ont amélioré leur classement depuis l’an dernier après des rénovations ou des extensions et l’arrivée de nouvelles enseignes.

D’ici 2020, 204 nouveaux centres commerciaux devraient ouvrir leurs portes sur l’ensemble du continent, hors Afrique du Sud, et la surface totale de vente (GLA) devrait attendre 11 million de m², soit une augmentation d’environ 75% par rapport à aujourd’hui. Ces nouveaux centres commerciaux vont fournir de nouvelles opportunités d’implantations pour les enseignes, et notamment en Egypte, au Maroc, au Nigeria, au Kenya, au Ghana, au Rwanda, en Angola, en Zambie, au Mozambique et en Namibie où un grand nombre de nouveaux centres commerciaux doivent ouvrir ces prochaines années.

Toutefois, le récent ralentissement de la croissance économique dans certains pays africains a eu un impact sur le nombre de projets en développement. Un nombre limité de nouveaux projets ont été annoncés au cours des derniers mois, par ailleurs environ 30 projets ont été retardés ou interrompus et 4 projets sont officiellement annulés. Malgré le recul actuel de certains marchés, des opportunités existent pour les développeurs immobiliers dans des marchés où la densité de centres commerciaux, mesurée en surface commerciale par foyer de classe moyenne et supérieure, restera faible en 2020 : Algérie, Maroc, Tunisie, Sénégal, Côte-d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Cameroun, Gabon, Angola, RD Congo, Zimbabwe et Soudan.

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Dans un communiqué paru sur le Jort

Orange devient, avec l’obtention récente de la licence d’Etablissement de Monnaie Electronique (EME) dans quatre pays (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire et Guinée), un acteur majeur du secteur des services financiers sur mobile en Afrique. Ce changement de statut s’accompagne par la mise en place d’une nouvelle structure, le CECOM, qui garantit de manière mutualisée la maîtrise des risques et la conformité sur son activité de mobile money.

Un contexte favorable

En 2015, constatant la croissance significative du mobile money en zone UEMOA, la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) publie une mise à jour du cadre réglementaire relatif à ces services. Cette évolution, initiée de manière similaire par la BCRG (Banque Centrale de la République de Guinée), incite les opérateurs de télécommunications à obtenir un agrément d’Etablissement de Monnaie Electronique (EME) afin d’opérer leurs activités de mobile money dans un cadre de responsabilité étendu. C’est dans ce contexte qu’Orange dépose des demandes d’agrément auprès de ces deux Banques Centrales, obtenant début 2016 le statut EME dans quatre pays (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire et Guinée)

Chaque EME, agréé par la Banque Centrale de son territoire, est une société à part entière, filiale contrôlée par l’opérateur télécom local. L’EME :

*est garant de l’émission, de la gestion et de la distribution de la monnaie électronique Orange Money
*met en place la politique de conformité en lieu et place de la banque partenaire, qui exerçait auparavant cette activité pour Orange
*instruit auprès de la Banque Centrale les demandes de lancement de nouvelles fonctionnalités et le suivi de l’activité.
Ce statut apporte plus d’autonomie et d’agilité à Orange qui peut ainsi proposer à ses clients des offres de services de plus en plus innovantes, dans des délais plus courts.

Le CECOM, un rôle fondamental dans la maîtrise des risques et la conformité

Le Groupe se dote d’une structure dédiée, le CECOM, pour garantir la maîtrise des risques sur le périmètre d’activité des EME.

Le CECOM, basé à Abidjan en Côte d’Ivoire, est rattaché au Groupe Orange et assure un contrôle de second niveau sur l’activité Orange Money. Il est au service des filiales EME d’Orange qui assurent un contrôle de premier niveau. Le CECOM s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire d’experts, rassemblant des compétences pointues dans les domaines bancaires, télécoms et informatiques.

Orange renforce sa position d’acteur majeur de la finance mobile

Les enjeux de conformité d’Orange Money vis-à-vis de la réglementation financière et bancaire sont encore récents pour Orange. La création d’un CECOM en Côte d’Ivoire, pour déployer une politique unique de maîtrise des risques et des enjeux de conformité, est une étape importante et démontre la maturité d’Orange dans ce secteur. Les activités globales d’Orange Money deviennent des enjeux majeurs dans un nombre croissant de pays. En Côte d’Ivoire, Orange Money représente jusqu’à 10% du chiffre d’affaires de l’opérateur.

Marc Rennard, Directeur Général Adjoint du Groupe Orange en charge de l’Expérience Client et du Mobile Banking a déclaré : « Avec cette nouvelle étape, les services financiers mobiles entrent véritablement dans l’ADN d’Orange. Les agréments reçus des Banques Centrales et notre investissement dans le CECOM témoignent de notre volonté de transformation, qui bénéficiera à nos clients, utilisateurs des services Orange Money plusieurs millions de fois chaque jour ».

Bruno Mettling, Directeur Général Adjoint du Groupe Orange  et PDG d’Orange MEA a déclaré : « L’obtention de ce statut d’EME nous permet de développer encore un peu plus l’activité d’Orange Money, activité au cœur de notre ambition d’être le partenaire stratégique de la transformation numérique de la zone Afrique et Moyen Orient, avec l’objectif de générer plus de 200 millions d’euros d’ici à 2018. Aujourd’hui la base de clients Orange Money représente 5% des clients de ce marché dans le monde. L’accélération est déjà en cours avec l’ouverture notamment de nouveaux corridors pour étendre nos services de transferts d’argent à l’international ».

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Le Dr Kanayo F. Nwanze, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), basé à Rome, recevra le premier Prix de l’alimentation en Afrique ce mercredi 07 septembre à Nairobi au Forum sur la révolution verte en Afrique.

Le comité du Prix de l’alimentation en Afrique, présidé par Olusegun Obasanjo, ancien président nigérian, a choisi le Dr Nwanze pour son leadership exceptionnel et son fervent engagement à placer les petits exploitants agricoles africains au centre du programme agricole mondial. « Le Dr Nwanze montre comment un vrai leader peut faire la différence dans la vie des gens sur le terrain, qu’il soit à la tête d’une institution internationale, chef d’État ou en charge d’une petite organisation », affirme Olusegun Obasanjo. « Les réalisations du Dr Nwanze en faveur des agriculteurs africains sont un rappel de ce qu’il est possible de faire quand la passion s’allie aux bonnes idées, à l’engagement, au travail et au dévouement. »

En plus de son inlassable engagement, le Dr Nwanze est aussi connu pour avoir réorienté l’action du FIDA dans le but de faire de l’agriculture à petite échelle une entreprise viable, mais aussi pour avoir élargi la présence du FIDA dans les pays en développement afin d’améliorer l’efficacité de l’organisation. Le Prix récompense aussi le courage du Dr Nwanze, qui a rappelé aux dirigeants africains de ne pas se contenter de promesses de développement ou de changement mais de les mettre en œuvre sur le terrain.

« Je voudrais dédier ce prix aux millions d’Africaines qui peinent silencieusement pour nourrir leurs familles », a déclaré le Dr Nwanze. « Aucun pays n’a pu se transformer sans donner aux femmes les mêmes droits et opportunités qu’aux hommes. Notre espoir pour les futures générations repose sur les Africaines qui portent et élèvent les jeunes qui façonneront le continent africain dans les années à venir. »

Félicitant le lauréat, le Dr. Agnes Kalibata, présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), estime que les accomplissements du Dr Nwanze illustrent particulièrement bien les idéaux représentés par le prix. Le récompenser c’est mettre sous le feu des projecteurs des initiatives audacieuses et des innovations techniques susceptibles d’être reproduites à travers le continent et donc de créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains.

« En attirant l’attention sur l’engagement exemplaire de Kanayo Nwanze et sur les idées fortes qui le guident », explique Agnès Kalibata, « nous espérons encourager de nombreuses autres personnes à suivre ses pas et à utiliser de façon audacieuse les opportunités disponibles afin de changer l’agriculture africaine et passer d’une lutte pour la survie à une entreprise qui prospère. »

« En honorant Kanayo Nwanze, le comité du Prix de l’alimentation en Afrique n’aurait pas pu faire un meilleur choix au moment où l’ancien Prix Yara se pare d’une nouvelle et authentique identité africaine », considère Svein Tore Holsether, président et directeur général de Yara International ASA (Yara). « Depuis son lancement en 2005, le Prix Yara a récompensé des personnalités ayant contribué de différentes façons à transformer l’agriculture africaine. Le premier Prix de l’alimentation en Afrique récompense un dirigeant africain exceptionnel qui a consacré sa vie professionnelle à améliorer le quotidien des petits exploitants agricoles. Avec 80% des fermes appartenant à des petits exploitants, la transformation de l’agriculture africaine va donc requérir de donner aux petits exploitants les moyens dont ils ont besoin, de faciliter la création de valeur en milieu rural et de créer des emplois pour la jeunesse rurale. »

Le prix récompense Kanayo Nwanze pour son leadership individuel, mais aussi pour les résultats positifs des efforts accomplis par le FIDA durant les années sous sa direction. Le FIDA, agence des Nations Unies spécialisée et institution financière internationale travaillant à l’éradication de la pauvreté rurale, n’est plus la même organisation qu’elle était en 2009 quand Kanayo Nwanze a pris ses fonctions de président. Malgré une récession mondiale majeure, il a réussi à augmenter les ressources globales mises à disposition du FIDA, et à obtenir des États-membres des hausses significatives de leurs engagements. Grâce à cette augmentation globale du niveau du portefeuille de prêts et de subventions du FIDA, les investissements du Fonds actuels en Afrique ont plus que doublé ; ils sont passés de 1,3 milliards USD à la prise de fonctions de Kanayo Nwanze, à 2,7 milliards USD en 2015, et leur impact a bénéficié à plus de 75 millions d’habitants du monde rural.

Dr Nwanze a aussi présidé à d’importants changements dans la façon dont le FIDA travaille, en déplaçant des activités depuis le siège de Rome vers des bureaux dans des dizaines de pays en développement. Il y a 10 ans, il y avait à peine six bureaux nationaux en Afrique, contre 20 aujourd’hui, et 40 au total dans le monde. Ces bureaux locaux ont été essentiels à la réorganisation du modèle économique du FIDA, améliorant l’accès des agriculteurs aux ressources et le déploiement des fonds à destination des projets.

« Voir directement la valeur que le travail de quelqu’un apporte à la vie d’un autre fait une grande différence », explique Kanayo Nwanze. « L’idée derrière ces ouvertures de bureaux nationaux est de rapprocher le FIDA des populations qu’il sert, pas seulement de motiver notre propre personnel, mais de travailler plus efficacement avec les communautés rurales, apprendre d’elles et d’adapter nos investissements pour transformer l’environnement dans lequel elles vivent et travaillent. »

De récentes études du Bureau indépendant de l’évaluation du FIDA montrent que la présence de bureaux nationaux a généralement pour conséquence une plus grande efficacité des programmes et projets financés par le FIDA, mais aussi un renforcement des partenariats et de la défense des politiques.

Par exemple, un projet lancé en 2008 au Sénégal vise à éloigner les consommateurs des produits alimentaires de base importés et chers en soutenant la production, la transformation et la préparation d’aliments locaux. Les agriculteurs participants fournissent dorénavant régulièrement leurs produits à des magasins à travers le pays et, pour ce faire, ont engagé des partenariats avec des entreprises privées. La présence sur le terrain du FIDA a permis des suivis réguliers et le projet a déjà profité à plus de 250 000 personnes, notamment en créant des emplois et en améliorant les revenus.

À travers d’autres projets, le FIDA a initié des méthodes visant à remédier à l’inégalité des sexes dans plus de 100 000 foyers ruraux de huit pays africains. Les experts du développement considèrent l’inégalité des sexes comme l’un des plus grands obstacles à l’innovation agricole et à la sécurité alimentaire en Afrique et d’autres régions du monde en développement. Les nouvelles méthodes aident les couples à trouver des façons de surmonter la pauvreté ensemble, en décrétant une trêve dans le bras-de-fer qui prévaut généralement concernant la propriété et le contrôle des ressources productives.

Sous la direction du Dr Nwanze, le FIDA a aussi adopté un rôle plus actif dans les débats sur les politiques au niveau mondial. Avec ses partenaires, le FIDA a préconisé de mettre l’accent sur les petits exploitants agricoles dans les objectifs de développement durable (ODD) adoptés l’an dernier par les dirigeants de la planète, arrivant à convaincre du rôle central de ces agriculteurs dans l’éradication de la faim dans le monde.

En tant que défenseur des communautés rurales, le Dr Nwanze a sans cesse appelé les dirigeants à mettre la sécurité alimentaire et l’agriculture au centre du développement et des priorités budgétaires. Par exemple, dans une lettre ouverte aux chefs d’État de l’Union africaine publiée avant le 23e somment de l’Union africaine de 2014, il a rappelé l’importance de l’investissement dans les petites exploitations familiales, leur demandant de penser à l’héritage politique qu’ils comptent laisser aux futures générations. « Ne vous bornez pas à promettre le développement, tenez votre parole, faites-le maintenant. Faites des progrès réels et concrets en vue d’investissements qui atteignent tous les Africains, et surtout d’investissements qui donnent priorité au monde rural. »

En faisant du FIDA une institution du savoir majeure, le Dr Nwanze a aussi permis d’apporter à la communauté du développement des idées neuves, des données et des outils en soutien aux débats sur les politiques visant à identifier les meilleures façons de transformer les moyens d’existence en milieu rural. Le 14 septembre, le FIDA publiera sa publication phare, Le rapport 2016 sur le développement rural, qui propose des orientations aux décideurs politiques par rapport aux mesures et investissements qui visent l’éradication de la pauvreté rurale.

De plus, le FIDA a renouvelé et diversifié ses sources de financement du développement agricole et est aujourd’hui reconnu sur la scène internationale pour son rôle dans la mobilisation d’investissements. Le nouveau cadre mondial de financement du développement, le Programme d’action d’Addis-Abeba, souligne ouvertement le rôle central du FIDA dans la canalisation des investissements en direction du développement des petits exploitants.

Le parcours professionnel qui a amené le Dr Nwanze à devenir un responsable reconnu du développement a commencé il y a 40 ans dans la recherche agricole. Il a travaillé comme entomologiste dans deux centres de recherche du CGIAR, finissant par devenir le directeur général d’un autre centre de recherche, le Centre du riz pour l’Afrique. Son expérience de chercheur a fortement influencé sa gestion à la tête du FIDA, où il a accentué l’attention portée à une approche fondée sur les données plus rigoureuse dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation d’impact de projets.

« Ce qui doit être fait pour transformer l’agriculture africaine et nourrir durablement le continent est désormais clair », estime Olusegun Obasanjo. « Mais toutes nos stratégies, plans et programmes soigneusement élaborés ne déboucheront sur pas grand-chose sans des responsables capables et visionnaires. Kanayo Nwanze fait partie de ces responsables, dont l’exemple brillant, j’espère, permettra à d’autres de suivre ses pas.

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Participant à la conférence « Investir en Tunisie- Start-up Democracy »

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a un agenda chargé pour l’Afrique en cette rentrée 2016. Il a programmé un voyage au Sénégal, une visite officielle plus précisément, les 22 et 23 septembre 2016, nous apprend Jeune Afrique. Il évoquera à cette occasion la visite d’État du président sénégalais, Macky Sall, à Paris, en décembre 2016, sur invitation de François Hollande. Une source diplomatique a confié au journal que cet honneur n’a pas été fait à un président sénégalais depuis trente et un ans. Pas de doute, Hollande cherche à raffermir ses liens avec l’Afrique en s’appuyant sur un poids lourd de la diplomatie ouest-africaine, Macky Sall.

Après Dakar, Valls remet le cap sur Paris et revient sur le continent africain à la fin du mois d’octobre 2016, avec trois ou quatre pays au menu, dont la Côte d’Ivoire.

Il sera question de partenariat économique lors de cette tournée. En effet la France, partenaire historique des pays africains, tient à faire savoir aux nombreux prétendants – Chine, Turquie, Japon… – qu’elle a encore du répondant. Par ailleurs Hollande est déjà dans le bain de la pré-élection présidentielle en France, les liens avec l’Afrique sont un élément, et de taille, dans son argumentaire en matière de politique étrangère…

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La croissance est prévue en termes de commerce, d’investissement et d’affaires entre Singapour et l’Afrique, car International Enterprise (IE) Singapore a annoncé la création de son troisième centre d’outre-mer en Afrique lors du Forum des Affaires Afrique-Singapour (FAAS) 2016 aujourd’hui. Ce centre, dont l’ouverture  aura lieu à Nairobi, Kenya en 2017, donnera aux entreprises singapouriennes un accès à l’Afrique de l’Est, qui connaît une croissance rapide. FAAS a aussi vu la conclusion historique de l’Accord en vue d’éviter la Double Taxation (ADT) avec l’Éthiopie, un traité bilatéral d’investissement (TBI) avec le Mozambique et un Accord de Services Aériens (ASA) avec le Nigeria. Ces accords bilatéraux devraient clarifier les droits d’imposition des pays signataires sur toutes les formes de flux de revenus provenant des activités commerciales transfrontalières, créer une plus grande confiance chez les investisseurs, et faciliter le flux entre personnes.

Le Vice-Premier ministre de Singapour et le ministre coordonnateur des politiques économiques et sociales, M. Tharman Shanmugaratnam, était l’invité d’honneur et un panéliste principal à cet événement, qui a attiré environ 450 délégués de l’Afrique et de Singapour.

Puiser dans la Croissance Rapide de l’Afrique

Les étapes ci-dessus signalent l’intérêt croissant pour le commerce en Afrique. Malgré quelques obstacles récents, l’Afrique devrait voir une croissance de 4,3% entre 2016 et 2020 [1]. Depuis 2005, le commerce bilatéral Singapour-Afrique a augmenté à un taux de croissance annuel de 5,2%, atteignant S$11,5 milliards en 2015 [2]. À la fin de 2014, les investissements directs cumulés de Singapour en Afrique ont atteint les S$22.1 milliards [3]. Il y a actuellement 60 entreprises singapouriennes ayant des activités dans plus de 50 pays africains.

L’urbanisation rapide de l’Afrique, couplée avec sa riche base de ressources naturelles, la disponibilité de sa main-d’œuvre, fait d’elle un lieu d’investissement attrayant pour les entreprises de Singapour.

Selon M. Lee Ark Boon, le PDG de l’IE Singapore, “Les perspectives de croissance à long terme en Afrique sont fortes. Les entreprises singapouriennes cherchant à se diversifier loin des marchés traditionnels devraient considérer les options en Afrique. Nous sommes encouragés de voir nos entreprises développer une vision plus nuancée de l’Afrique en tenant compte de ses caractéristiques sous-régionales. Notre nouveau bureau à Nairobi aidera les entreprises singapouriennes à identifier et à saisir les opportunités commerciales, cultiver des partenaires locaux et renforcer la marque de Singapour dans la région de l’Afrique du Sud à croissance rapide. Avec trois bureaux régionaux en Afrique subsaharienne, à Accra (Afrique de l’Ouest), Johannesburg (Afrique du Sud) and Nairobi (Afrique de l’Est), IE Singapore possédera un réseau dans le marché global pour aider les entreprises singapouriennes à travers le continent.”

Les partenariats économiques Singapour-Afrique qui gagnent de la vitesse

Le troisième centre d’outre-mer d’IE Singapore en Afrique

Le nouveau centre d’outre-mer d’IE Singapore à Nairobi, Kenya,  servira de rampe de lancement pour les entreprises singapourienne s’aventurant  en Afrique de l’Est, une région qui abrite les économies les plus dynamiques du continent telles que l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Uganda. En 2015, le PIB de l’Afrique de l’Est a atteint US$299 milliards, représentant 19% du PIB total de l’Afrique subsaharienne [4]. Parmi les secteurs de croissance clé, il y ceux de l’infrastructure urbaine, le transport et la logistique, l’hôtellerie, l’immobilier et la technologie de l’information et de la communication.

Accords bilatéraux

IE Singapore travaille en étroite collaboration avec les autorités gouvernementales compétentes pour améliorer la connectivité et faciliter le commerce et les investissement bilatéraux entre Singapour et l’Afrique. Les accords signés aujourd’hui avec l’Éthiopie, le Mozambique et le Nigeria sont les derniers dans une série d’accords bilatéraux signé entre Singapour et des pays africains depuis 2014, y compris les Traités bilatéraux d’investissement (TBI) avec la Côte d’ivoire et le Burkina Faso, et des ADT avec le Rwanda et les Seychelles.

Il a également été annoncé que l’entreprise de transport maritime basée à Singapour, Pacific International Lines (PIL) et le gouvernement fédéral du Nigeria ont signé un protocole d’entente pour établir une co-entreprise de compagnie maritime au Nigeria avec des investisseurs nigériens locaux. La co-entreprise sera gérée par PIL et développera des activités dans le transport de cargaisons en vrac et conteneurisées, et de pétrole pour les segments internationaux et de cabotages côtiers.

Le Forum des Affaires Afrique-Singapour (FAAS) 2016

Conçu et lancé en 2010 par IE Singapore, FAAS 2016 est la quatrième édition de ce forum, qui est reconnu comme une plateforme importante pour la promotion de l’investissement, du commerce et de leadership éclairé entre l’Asie et l’Afrique. À ce jour, le FAAS a rassemblé plus de 2,000 chefs d’entreprise de haut niveau et des représentants gouvernementaux depuis 30 pays. (Voir l’Annexe 2 pour la liste d’intervenants au FAAS 2016)

Au fil des années, le FAAS est aussi devenu le point focal pour les initiatives centrées sur l’Afrique. Cette année, plusieurs événements co-localisés, y compris une réunion de haut niveau pour les ministres d’affaires étrangères d’Afrique, ainsi que des séminaires concernant le capital privé et la technologie en Afrique, auront lieu.

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La disponibilité et l’accès à Internet ne suffisent pas pour que les gens se connectent, selon une nouvelle étude de l’Internet Society, publiée aujourd’hui lors du forum africain sur le peering et l’interconnexion (AfPIF) qui se déroule du 30 août au 1er septembre en Tanzanie. Le rapport « Susciter l’intérêt pour les données en Afrique » révèle que malgré des améliorations notables réalisées au niveau de l’infrastructure d’Internet, tout particulièrement sur le plan des réseaux mobiles, les taux d’adoption d’Internet ralentissent dans de nombreux pays, les utilisateurs n’ayant pas de raisons impérieuses de s’y connecter.

Selon l’étude, les contenus et services sont les principaux facteurs qui alimentent l’attrait d’Internet, surtout lorsque le sujet est pertinent et produit dans une langue que les utilisateurs comprennent. Le manque de contenus et de services locaux affecte le nombre de nouveaux utilisateurs en Afrique. En Afrique subsaharienne en particulier, le développement de contenu en langue locale est crucial pour inciter de nouveaux utilisateurs à se connecter, car beaucoup ne se sentent pas à l’aise avec l’anglais ou le français.

Le rapport « Susciter l’intérêt pour les données en Afrique » décrit les obstacles au développement de contenus locaux et propose des recommandations pour améliorer la distribution et la disponibilité de ces données.

Dans les pays subsahariens envisagés par l’Internet Society, la majorité du contenu international et développé localement est hébergée à l’étranger, généralement outre-mer, entraînant un faible débit Internet et des coûts d’accès plus élevés. Au Rwanda par exemple, sur l’ensemble des sites Web utilisant le nom de domaine .rw, seule une petite fraction est hébergée au Rwanda. La plupart des sites sont hébergés en Europe et aux États-Unis. L’hébergement local de contenu est la clé pour rendre Internet plus rapide et plus abordable pour les utilisateurs.

Malgré des services financiers mobiles de plus en plus répandus sur le continent africain, la monétisation du contenu mobile représente encore un défi majeur. « Un accès à Internet plus rapide et plus fiable permettrait aux entrepreneurs de créer de nouveaux contenus locaux, notamment des services et des applications, mais les développeurs se heurtent à des obstacles en ce qui concerne les mécanismes de paiement permettant de monétiser le contenu », a déclaré Bastiaan Quast, membre de l’Internet Society et co-auteur du rapport.

La région est confrontée à un ensemble de barrières, notamment une incapacité à payer et à recevoir des paiements pour les applications mobiles, ce qui sert de canal majeur pour la distribution de contenu dans la plupart des pays africains.

Les résultats détaillés du rapport seront présentés lors du septième forum annuel AfPIF, qui débute aujourd’hui à Dar es Salaam, en Tanzanie. L’événement, organisé par l’Internet Society, en partenariat avec l’association des fournisseurs d’accès à Internet de Tanzanie (TISPA), sert de plate-forme visant à élargir les infrastructures et services Internet dans toute l’Afrique, en réunissant des acteurs clés capables de saisir les opportunités d’interconnexion, de peering et d’échange de trafic sur le continent.

Peering est une relation opérationnelle dans le cadre de laquelle deux fournisseurs d’accès à Internet s’engagent à fournir un accès à leurs clients mutuels sans frais supplémentaires. Les utilisateurs d’Internet dans toute l’Afrique bénéficient de peering, qui permet de bénéficier d’un accès plus rapide et plus abordable.

« L’élimination des obstacles freinant la disponibilité et la distribution du contenu aura un impact important sur l’écosystème d’Internet en Afrique. Cela permettra de rendre le contenu international existant plus accessible », a expliqué Dawit Bekele, directeur du Bureau régional de l’Internet Society pour l’Afrique. « Le forum AfPIF est le seul événement en Afrique qui s’attache à développer Internet via la création de partenariats. Il joue un rôle clé en réunissant différents intervenants, dans le but d’améliorer l’échange de trafic local à travers le continent », a-t-il ajouté.

Le forum AfPIF vise à renforcer les possibilités d’interconnexion transfrontalière en facilitant les discussions sur les défis posés par l’infrastructure Internet, notamment le renforcement des capacités, ainsi que le développement des points d’échange Internet (IXP) et du contenu local.

Les précédentes éditions du forum AfPIF ont eu lieu au Kenya, au Ghana, en Afrique du Sud, au Maroc, au Sénégal et au Mozambique. L’année passée, l’événement a réuni 232 participants venant de 57 pays, et une participation en ligne de 978 personnes issues de 77 pays différents.

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La Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont fait savoir, dans un communiqué commun publié récemment, qu’ils vont décaisser 24 milliards de dollars (21 milliards d’euros), sur les trois à cinq ans à venir, pour financer la réforme des systèmes de soins de santé sur le continent africain.

L’annonce a été faite en marge de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), qui a eu lieu les samedi 27 et dimanche 28 août 2016 à Nairobi, au Kenya. D’ailleurs l’amélioration des soins de santé en Afrique était un des principaux thèmes de cette rencontre, en plus de l’industrialisation et la stabilisation de ce continent.

« Les pays africains peuvent devenir plus compétitifs sur le marché mondial en réalisant des investissements stratégiques, et notamment en investissant dans leur ressource la plus précieuse : sa population », a affirmé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.
Sa structure s’est engagée à injecter 15 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pour accompagner la mise sur pied d’une couverture santé universelle.

Quant au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, il investira 9 milliards de dollars de 2017 à 2019 dans des programmes de lutte contre ces maladies qui frappent des millions d’Africains ; il est aussi question d’améliorer le fonctionnement des soins de santé, surtout les chaînes d’approvisionnement des médicaments et la gestion des données.

La directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, selon le communiqué, a déclaré qu’en 2014, les nations africaines avaient injecté 126 milliards de dollars dans la santé. Elle est d’avis que les pays sont capables de « mobiliser » entre 65 et 115 milliards de dollars de plus par an sur les dix prochaines années.

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Le Nigeria a payé au prix fort ses déboires économiques et sociaux du moment. Le géant du continent a perdu son statut d’économie numéro 1 du continent, au profit de l’Afrique du Sud, d’après les derniers calculs des PIB en dollars du Fonds monétaire international (FMI) publiés mercredi dernier. Fonte du prix du baril, inflation, climat sécuritaire délétère au Sud, crise humanitaire au Nord, pénurie d’électricité sont passés par là. Le pays a été laminé en quinze mois. Il n’a même pas pu conserver sa place de premier exportateur de pétrole du continent (l’Angola lui a damé le pion). Les temps sont durs…

« Le Nigeria est soudainement devenu un pays pauvre », a confessé le président nigérian, Muhammadu Buhari, jeudi dernier lors d’une conférence en présence d’émissaires des Nations unies à Abuja.
« Avant que je ne prenne mes fonctions, le pétrole se vendait à quelque 100 dollars le baril. Ensuite, il s’est effondré à 37 dollars, pour osciller maintenant entre 40 et 45 dollars le baril », a-t-il argué, pour tenter de dégager sa responsabilité dans cette sinistrose de l’économie de son pays.
Il est vrai que quand on tire de la vente du pétrole 70% de ses recettes, cette plongée des cours du brut ne peut être qu’une véritable catastrophe.

Le Nigeria est très lent à s’engager sur la voie de la croissance, je ne pense pas qu’il puisse retrouver sa première place bientôt », assène Manji Cheto, analyste financière spécialiste de l’Afrique de l’Ouest pour Teneo Holdings Intelligence. Il est vrai que le Nigeria s’est engagé dans un vaste chantier de diversification de ses sources de revenus et dans la lutte contre la corruption, deux des problèmes cruciaux du pays. Mais ces chantiers colossaux mettront du temps à donner des résultats. S’ils n’explosent pas en plein vol. Buhari devra faire preuve de courage, de persévérance et d’une volonté sans faille pour aller au bout de ses réformes, un front sur lequel tous les dirigeants précédents ont échoué.

3 problèmes endémiques qui font de sacrés dégâts

D’après les chiffres de l’OPEP publiés hier vendredi, le Nigeria produit 1,5 million de barils par jour – contre 1,78 million pour l’Angola -, c’est un recul de 21,5% en comparaison avec le mois de janvier (un manque à gagner de 41.300 barils par jour). En fait ce sont surtout les incursions de groupes rebelles dans la région pétrolifère du Delta, un problème devenu chronique, qui paralysent partiellement la production. Les Vengeurs du Delta, une nouvelle organisation armée aux relents indépendantistes, frappent fréquemment en faisant exploser des équipements pétroliers. Et c’est le cas depuis le début de cette année ; pire, ils ont brandi la menace de plomber l’économie du pays si leurs exigences ne sont pas prises en compte.

A ajouter au problème de l’approvisionnement en électricité. Les autorités n’arrivent plus à alimenter leurs 170 millions de concitoyens. Déjà qu’auparavant on était au bord de la rupture avec 6.000 mégawatts, maintenant c’est carrément le marasme avec un maigre 2.500 MW pour cet immense pays, l’équivalent de ce que produit une seule centrale nucléaire française, selon les experts.

Autre mal endémique : le commerce parallèle et la contrebande, lesquels, d’après Oxfam, captent 12% du PIB du Nigeria. Un cas unique dans un continent pourtant assailli par des difficultés et travers de toutes sortes…

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Havas Horizons, une boite montée par l’agence Havas Paris et par l’institut Choiseul, et dédiée à des services de conseil pour les pays émergents, a fait sa petite enquête sur le financement de la croissance du continent africain d’ici 2020. Les indicateurs qui ont utilisés dans cette étude font du Maroc le 3ème parmi les 5 pays africains qui présentent les meilleures perspectives économiques.

Le royaume chérifien a été plébiscité par 23% des sondés. Le champion du continent est l’Ethiopie (52% d’opinions favorables), vient ensuite le Nigéria (44%). Le Ghana arrive en quatrième position (21%). Le Sénégal (19%) fait une entrée fracassante dans le top 5, évinçant un autre poids lourd de l’Ouest de l’Afrique, la Côte d’Ivoire, même si d’autres enquêtes placent cette dernière dans une position plus avantageuse.

A signaler que les résultats de l’enquête sont basés sur un total de 10 questions qualitatives et quantitatives posées à un échantillon de 55 des plus importantes institutions financières et bancaires opérant en Afrique.

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Les investisseurs internationaux considèrent le secteur de l’énergie renouvelable comme le plus prometteur en Afrique à l’horizon 2020 et sont prêts à y renforcer leurs participations, selon une enquête diffusée mardi par Havas Horizons et rapporté par « l’express.fr ».

« Les investisseurs croient en la capacité du continent africain à devenir une référence mondiale pour les énergies renouvelables, activité d’ores et déjà privilégiée dans leurs investissements », souligne Havas Horizons, service dédié aux pays émergents lancé par l’agence Havas et l’institut Choiseul.

« Longtemps considéré comme risqué, l’investissement dans les projets énergétiques semble représenter aujourd’hui un potentiel de retour sur investissement très significatif », souligne l’enquête menée auprès de 55 institutions financières et bancaires du 14 janvier au 29 février.

Selon l’étude, l’énergie solaire est « la solution énergétique jugée la plus prometteuse d’ici 2020 », l’Afrique s’inscrivant désormais « dans une tendance globale de développement des énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles ».

Malgré la chute des cours des matières premières et du pétrole en particulier, les investisseurs interrogés restent d’ailleurs « confiants » pour le continent et confirment « leur volonté d’y maintenir voire d’y renforcer leurs investissements ».

Pour les investisseurs, cinq pays affichent des « perspectives économiques intéressantes »: l’Ethiopie, le Nigeria, le Maroc, le Ghana et le Sénégal.

Ils perçoivent toutefois des freins aux investissements, notamment dans le secteur de l’énergie, principalement « les risques juridiques et ceux liés à la gouvernance ».

 

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Le président américain Barack Obama a appris à ses dépens jeudi que resquiller la file d'attente du restaurant Franklin's à Austin

Selon un article récemment publié par le site français « RFI », un millier de jeunes leaders africains viennent de finir un stage de 6 semaines dans des universités américaines. Ils ont été sélectionnés parmi des dizaines de milliers de candidats à travers l’Afrique, dans le cadre du réseau Yali (Young african leaders initiative).

Le stage s’est, pour beaucoup, terminé mercredi 3 août, lors d’une rencontre avec le président Barack Obama à Washington. L’objectif de cette initiative américaine est d’aider les jeunes leaders à prendre des responsabilités dans leur pays et de leur donner les moyens de développer leurs entreprises, a indiqué la même source.

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D’après le classement Forbes 2016 des villes africaines les plus attractives, Tunis tient bien le coup, malgré les difficultés qui l’assaillent en ce moment (secteur touristique en berne depuis les attentats de 2015 ; chute des exportations ; une industrie du textile, une des principales niches de devises, en baisse de forme ; un secteur des phosphates, également grand pourvoyeur de devises, sinistré…). Tunis, qui figurait à la 2ème place du classement l’an dernier, se paie une quatrième position en 2016, et réalise même la prouesse d’arracher la même note que des ténors du continent comme Johannesburg et Cape Town (Afrique du Sud), 14.1 sur 20. Les voisins de la capitale tunisienne, le Caire (Egypte) et Tripoli (Libye), qui se sont également embarqués dans le printemps arabe, ne peuvent pas en dire autant.

Forbes voit d’un très bon oeil les efforts que fait la Tunisie pour diversifier les fondements de son économie, en renforçant ses positions sur les services financiers et les secteurs de l’industrie aéronautique et automobile. D’après le magazine, ces segments sont très porteurs pour l’économie du pays.

Le Top 10

RangVillePaysNote
1erPort LouisIles Maurice15,6
2emeGaboroneBotswana14,5
3emeJohannesburgAfrique du Sud14,1
4emeTunisTunisie14,1
4eme ex.Cape TownAfrique du Sud14,1
6emeCasablancaMaroc13,4
7emeKigaliRwanda13,4
8emeAccraGhana12,6
9emeDakarSénégal12,6
10emeLe CaireEgypte12,4

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Direction le département d’État américain, à Washington DC, le 26 septembre 2016 pour le 15e Forum sur le commerce et la coopération économique, dénommé Forum de l’AGOA. Cette rencontre entre les États-Unis et ses partenaires en Afrique subsaharienne va débuter avec le thème « Maximiser l’AGOA maintenant tout en préparant l’avenir au-delà de l’AGOA ».

Le Forum de l’AGOA a pour mission de renforcer les liens économiques entre les USA et les pays de l’Afrique subsaharienne. Le rendez-vous va mobiliser des responsables de gouvernements africains et américains, des membres de la société civile et des opérateurs du secteur privé pour plancher sur les échanges commerciaux et les investissement actuels. Il sera aussi question des voies pour hausser et diversifier le niveau des partenariats.

A signaler que le forum de l’AGOA sera précédé par le Forum commercial États-Unis-Afrique (USABF), programmé à New York le 21 septembre 2016.

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L’Afrique, ce n’est un secret pour personne, est un continent béni, avec son sous-sol gorgé de matières premières. La plus grosse partie de ces ressources naturelles prennent la direction de l’Occident et de l’Orient pour être transformées en produits revendus à prix d’or. Le fait est que les pays africains brassent de l’argent, des sommes colossales à l’export. Pourtant malgré ces pactoles, les populations du continent sont parmi les plus pauvres de la planète. Alors questions : Où sont passés ces milliards de dollars ? Ils sont tombés dans les poches de qui ? La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a enquêté sur cette nébuleuse et a tenté de répondre à la question à… mille milliards de dollars. Ce qu’elle a trouvé, notamment sur le destin du cacao en Côte d’Ivoire ou des hydrocarbures au Nigeria, est tout simplement effarant, stupéfiant. Et ces mots sont faibles.

Contrebande, évasion fiscale, réduction des taxes douanières, contournement des lenteurs administratives… Tout un arsenal a été mis en place par des affairistes indélicats pour faire disparaitre un maximum de recettes. La Cnuced a pu évaluer l’ampleur de la fraude en comparant les chiffres des pays exportateurs à ceux des pays importateurs. Et là elle a découvert des écarts abyssaux, littéralement. « Ce travail de recherche fournit de nouveaux détails sur la magnitude du problème, rendu encore pire par le fait que les budgets d’éducation et de santé de certains pays reposent intégralement sur leurs exportations de matières premières », a indiqué Mukhisa Kituyi, le secrétaire général de la Cnuced.

L’organisme onusien a procédé de façon très simple : elle a compilé les données de la plateforme Comtrade, qui répertorie les flux commerciaux mondiaux par nation et par produit depuis 1962 ; et là c’est le pot-aux-roses. Les chiffres présentés par les pays exportateurs sont sans commune mesure avec les sommes colossales décaissées par les pays importateurs. La Cnuced a passé à la loupe les chiffres des exportations du cacao en Côte d’Ivoire (la période 1995–2014), ceux des hydrocarbures au Nigeria (entre 1996 et 2014), des minerais en Afrique du Sud (or, argent, platine, fer, 2000–2014) ou du cuivre en Zambie (de 1995 à 2014). Alors que normalement « la valeur d’exportation devrait être équivalente à la valeur d’importation, dans les faits, les données révèlent des écarts significatifs entre les deux valeurs », dit le document de la Cnuced, élaboré par Léonce Ndikumana, enseignant d’origine burundaise à l’université américaine du Massachusetts.
M. Ndikumana a mis le doigt sur un énorme fossé entre ces valeurs, que même les très gros frais de transport et de douane ne permettent d’expliquer.

Zambie : 31,8 milliards de dollars de cuivre qui s’évaporent

Pour la Côte d’Ivoire par exemple, le chercheur a pu établir que 4,9 milliards de dollars ont été surfacturés sur la période 1995-2014 dans les ventes de cacao aux Pays-Bas. C’est tout de même à peu près 248 millions de dollars par an qui passent sous la table, soustraits aux taxes étatiques. Le rapport de la Cnuced dit qu’environ « 29 % des exportations ivoiriennes [vers les Pays-Bas] n’apparaissent pas dans les comptes hollandais », une anomalie due à des carences dans la comptabilité et à la contrebande.

Alors qu’à contrario les exportations de cacao en direction des États-Unis, de l’Allemagne, de la France ou de la Belgique, qui font partie des principaux marchés, sont largement sous-facturées.

C’est pire en Zambie. Là il y a une ardoise de 31,8 milliards de dollars d’exportations du cuivre vers la Suisse qui ne figurent nulle part sur les registres des autorités helvétiques. « Il serait important d’enquêter sur la destination effective du cuivre zambien, qui est enregistré comme exporté vers la Suisse, et qui n’arrive pas dans ce pays », souligne le rapport de la Cnuced, qui évite d’en faire des tonnes pour ne pas froisser l’exécutif zambien.

Idem pour le pétrole nigérian, l’argent et le platine sud-africains, où là encore les écarts sont astronomiques.

Pour la Cnuced, les choses sont claires : La pléthore de sous-facturations dans les données qu’elle a recensées « montre que les fausses factures sont un canal important de fuite des capitaux » vers l’étranger. Et c’est un mal endémique. « En Afrique du Sud, les données officielles font état de petites quantités d’or exportées alors que des montants très significatifs apparaissent dans les comptes des pays partenaires », indique le rapport, lequel attribue ces faits à « la contrebande pure et simple ».

Mais quand il s’agit de proposer des solutions, là la Cnuced est beaucoup moins bavarde. Elle emploie volontiers le ton feutré de la diplomatie en préconisant des enquêtes à large échelle, très médiatisées et sous le sceau de la traque de l’’évasion fiscale. En d’autres mots, on a le temps de voir venir quoi. En attendant rien ne change sous le soleil : Les fraudeurs continuent de s’en mettre plein les poches, alors que les populations se débattent dans une misère révoltante.

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