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Afrique

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Cette année, l’Allemagne accueillera le premier événement privé exclusivement dédié au renforcement des liens commerciaux et des investissements entre l’Allemagne et le continent africain. Le forum économique Allemagne-Afrique (www.GermanyAfrica.com), qui se tiendra le 23 mars 2017 à Francfort, repose sur la vague d’intérêt du gouvernement allemand et des entreprises allemandes pour accroître leur engagement auprès des pays africains. En octobre dernier, la chancelière allemande a effectué une visite de 3 jours au Mali, au Niger et en Éthiopie, en assurant que l’Afrique serait un interlocuteur majeur de sa présidence du G20, qui a débuté en décembre 2016.

Malgré ses transactions commerciales annuelles d’un montant de 60 milliards de dollars avec l’Afrique, l’Allemagne traîne derrière d’autres pays qui ont déployé davantage d’efforts pour saisir des opportunités commerciales. Le forum Allemagne-Afrique cherchera à familiariser les entreprises allemandes avec le continent et à diversifier leurs placements. Sur les 10 milliards de dollars d’investissements allemands sur le continent chaque année, 90 pour cent se concentrent sur seulement trois pays : l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie.

« Il existe un consensus sur le fait que l’Afrique reste mûre pour le Mittelstand allemand. Les entreprises montrent déjà un grand intérêt dans des endroits où leurs compétences et leurs technologies peuvent apporter de la valeur », a indiqué Charles Huber, député et membre du Comité de coopération économique et de développement de la République d’Allemagne, et orateur dans le cadre du forum. « Le besoin de l’Allemagne de toucher de nouveaux marchés coïncide avec les indicateurs économiques de plus en plus sains de nombreux pays africains, notamment la croissance de la classe moyenne, la meilleure stabilité politique et l’envie de développer la fabrication au niveau national. L’Afrique apprécie particulièrement l’éthique du travail, la précision et la fiabilité allemandes. »

Il est largement convenu que l’Afrique reste mûre pour les investissements allemands, depuis les petites entreprises naissantes jusqu’aux géants industriels couvrant l’ensemble du spectre économique. Les entreprises du Mittelstand allemand montrent déjà un intérêt dans des endroits où leurs compétences et leurs technologies peuvent apporter de la valeur. L’Allemagne a fortement besoin de toucher de nouveaux marchés, tandis que leurs entreprises ne réalisent que 2 pour cent de leurs activités en Afrique.

La nécessité de resserrer les liens commerciaux et d’investissement entre l’Allemagne et l’Afrique n’a jamais été aussi grande. Six des 10 économies bénéficiant de la croissance la plus rapide au monde se trouvent en Afrique et le continent devrait devenir la région à la croissance la plus rapide au monde jusqu’en 2040. Le forum Allemagne-Afrique cherche à « combler le fossé » en facilitant le dialogue, les relations d’affaires et les échanges commerciaux et politiques dynamiques.

« Il existe déjà une base solide de relations commerciales entre le Nigeria et l’Allemagne et il est donc logique de les développer », a déclaré l’honorable Okechukwu E. Enelamah, ministre de l’industrie, du commerce et des investissements du Nigeria, qui participera à l’événement. « Le Nigeria est la plus grande économie d’Afrique, l’une de ses démocraties les plus stables et dispose d’un climat favorable aux entreprises. « Et que ce soit dans la construction, la fabrication ou la technologie, les entreprises allemandes portent un héritage d’innovation et de savoir-faire qui peut fournir une valeur inestimable aux deux parties ».

Sont déjà confirmés comme orateurs dans le cadre du forum économique Allemagne-Afrique : Charles Huber, député et membre du Comité allemand de coopération économique et de développement ; Okechukwu E. Enelamah, honorable ministre de l’industrie, du commerce et des investissements du Nigeria ; S. E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des mines et des hydrocarbures de la Guinée équatoriale ; et Carole Kariuki, PDG de l’Alliance du secteur privé du Kenya.

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Le gouvernement d’union nationale multiplie les efforts afin d’élaborer une nouvelle stratégie pour l’exportation en Afrique. C’est ce qu’a déclaré le ministre du Commerce, Zied Laadhari.
Lors de son passage sur Jawhra fm, il a annoncé l’ouverture prochaine de cinq représentations commerciales dans des pays africains.
De même, la participation tunisienne aux évènements du continent sera renforcée, selon ses dires.

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Du 24 au 27 janvier, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, accompagné par une centaine d’hommes d’affaires et d’organisations patronales (l’UTICA, CONECT et la TABC), effectuera une visite dans 3
pays africains, à savoir le Soudan, le Niger et le Burkina Faso, chacun dans une seule journée, pour essayer de faire des affaires. « La visite aura un caractère purement économique », ont annoncé les services de la primature tunisienne à l’agence de presse Reuters. Dans chacun des pays, il est prévu de tenir des forums économiques et de partenariat.

Alors qu’on connait les particularités du domaine des affaires en Afrique, les services de la Primature n’ont pas précisé à Reuters si ces visites économiques éclair ont été précédées par une préparation sur le terrain ou entre les officiels des quatre pays.

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Futur retraité de la politique peut-être (le président français, François Hollande, ne briguera pas un second mandat en 2017), mais généreux, sans aucun doute ! En effet Hollande a surpris son monde en déclarant que la France va quasiment tripler son aide publique au développement (APD) en direction des pays africains sur les cinq prochaines années. C’était à l’ouverture du sommet Afrique-France, qui a été organisé à Bamako le week-end dernier (13 et 14 janvier 2017).

«Je veux dire aujourd’hui que l’aide au développement de la France passera à 23 milliards d’euros pour les 5 prochaines années», a affirmé Hollande, cité par Alerte Info.

Il est vrai que la France, avec ses 8,1 milliards d’euros d’aide publique, fait pâle figure et n’occupe que la 5ème position mondiale dans ce segment, après les USA, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon. Pour une ancienne grande puissance coloniale, et dont le niveau de développement doit beaucoup aux ressources prélevées en Afrique notamment, ce classement fait tache. Paris aurait donc décidé de rectifier le tir… ou plutôt une anomalie. On dit « aurait » parce que cela dépend aussi du successeur de Hollande à l’Elysée. Si c’est un candidat de la droite ou de l’extrême droite, comme tous les sondages le président, cela va sans dire que ce sera une toute autre histoire en matière d’aide au développement…

Dans le détail, c’est l’Afrique, notamment la partie subsaharienne, qui capte 45% de l’aide française. D’après les données de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), publiées par Le Monde, la Côte d’Ivoire, avec ses 2,29 milliards d’euros, est la première bénéficiaire du continent de l’APD française. Vient ensuite le Sénégal, mais très loin derrière avec 970 millions d’euros, puis, étrangement, un pays anglophone : l’Afrique du Sud, 827,5 millions d’euros.

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Jackpot pour le Maroc en 2016 grâce à la manne touristique : 59,4 milliards de dirhams (environ 5,8 milliards de dollars) de recettes à la fin du mois de novembre 2016. Le royaume chérifien se paie le luxe de damer le pion à tous ses concurrents et de prendre la tête du classement sur le continent africain dans ce secteur, rapporte l’Agence Ecofin.

Abderrafie Zouitene, directeur général de l’Office national marocain du tourisme, a déclaré dans un entretien avec le site d’informations Les Eco : « Avant, le Maroc recevait en moyenne par mois 800 à 1000 touristes, aujourd’hui ils atteignent plus de 6000 par mois »

D’après la chaine américaine CNN, Marrakech figure dans le gratin des destinations touristiques mondiales. La ville a même été désignée 7ème destination à visiter cette année par la célèbre chaine britannique National Geographic et 3ème destination mondiale à valoir le coup d’oeil selon Trip Advisor. Pas de doute, Marrakech a la cote, et pas que pour les stars !

A signaler que le Maroc est déjà en train d’exploiter davantage le filon du tourisme avec 52 projets hôteliers déjà lancés, là aussi un record sur le continent.

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2016 a été pour la Chine une année florissante en matière d’investissements sur le continent africain. Le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Sun Jiwen, a fait savoir que les investissements directs non financiers en Afrique ont affiché une hausse de 31% durant les 10 premiers mois de 2016 en comparaison avec la même période en 2015.

Plus de 2,5 milliards de dollars, c’est la somme qui a injectée – investissements directs non financiers – par les opérateurs chinois sur le continent africain au cours des 10 premiers mois de 2016, a indiqué le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Sun Jiwen, cité par l’agence de presse officielle chinoise, Xinhua.

Pour Pékin, l’heure est à la diversification des échanges avec l’Afrique. Il s’agit maintenant d’aller au-delà des secteurs traditionnels tels que la construction d’infrastructures, le développement industriel et l’exploitation d’énergies. Le Chine voit grand et loin. Le porte-parole du ministère chinois du Commerce a déclaré que le domaine manufacturier (notamment l’industrie du textile, l’automobile et les équipements) est monté en flèche dans le volume global des investissements des entreprises chinoises en Afrique en 2016, jusqu’à 10%. Les Chinois vont disputer ces niches aux Japonnais, qui montrent les crocs sur le continent.

300 milliards $ d’échanges commerciaux en 2015!

D’après les évaluations du Forum sino-africain industriel livrées fin 2015, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont été « multipliés par dix environ » en 10 ans pour s’établir à 300 milliards de dollars en 2015.
La Chine ne s’est pas arrêtée là, en décembre 2015, elle avait fait sensation au sommet sino-africain à Johannesburg (Afrique du Sud) en promettant 60 milliards de dollars de soutien au continent. Ce pactole sera affecté au financement de 10 programmes de coopération, sur trois ans, dans les secteurs notamment de l’agriculture, de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté, de la santé, de la culture, de la sécurité, de la protection de la nature ou encore du développement vert, rapporte Jeune Afrique…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a donné des gages lors du Sommet des partenaires sociaux sur le développement et l’emploi en Afrique, hier jeudi 15 décembre 2016. En effet il a déclaré que la Tunisie est consciente du fait qu’il est temps de se tourner résolument vers l’Afrique. Chahed a ajouté qu’il a programmé, pour 2017, une tournée africaine pour consolider les liens entre la Tunisie et les pays du continent. Il y voit la possibilité de cerner les opportunités d’investissement pour les businessmen tunisiens et des débouchés pour les compétences et la main d’œuvre tunisiennes.

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Ooredoo Tunisie a remporté le Prix du Meilleur opérateur télécoms en Afrique (Best African Operator) pour l’année 2016. Décerné par le jury international de Telecom Review Awards, il vient récompenser outre sa position leader sur le marché tunisien (41% de part de marché), son réseau de plus de 1200 points de vente, offrant proximité et constituant l’un des réseaux les plus étendus en Afrique, sa forte capacité d’innovation et la qualité de sa relation-client, indique un communiqué.

En déployant des technologies avancées, proposant des offres innovantes et attractives, et assurant à temps un service attentionné, Ooredoo s’est nettement distingué pour mériter ce prestigieux prix. La remise du prix a eu lieu, mardi 13 décembre 2016 à Dubaï, lors d’une grande cérémonie tenue en présence d’officiels de nombreux pays et de dirigeants de grandes compagnies internationales de télécoms.

Recevant le Trophée du Meilleur opérateur en Afrique, Youssef Al Masri, directeur général d’Ooredoo Tunisie, s’est déclaré « heureux et fier d’être à la tête d’une entreprise aussi performante. Il a ajouté : « Je partage cette distinction avec tout le personnel de Ooredoo… C’est en effet le fruit de leur travail, de leur professionnalisme et de leur engagement total pour l’innovation et au service des clients », a-t-il ajouté.

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Les documents des archives Snowden, fournies par l’ancien consultant de la NSA à Glenn Greenwald et Laura Poitras et consultés par le journal « Le Monde », en collaboration avec « The Intercept », montrent notamment que, loin de se consacrer exclusivement à la traque des organisations terroristes, les services de renseignement britanniques et américains consacrent une large part de leurs ressources à l’espionnage économique et diplomatique. Et bénéficient pour ce faire d’un gigantesque réseau de surveillance électronique, qui s’appuie aussi, en Afrique, sur d’importants moyens de surveillance des communications par satellite.

Le vaste système de collectes d’informations des services américains et britanniques est très loin de se limiter aux groupes armés et terroristes : dans une vingtaine de pays, ce sont les élites politiques, militaires et économiques africaines qui sont ciblées. Sans oublier, bien sûr, leurs représentations diplomatiques, et celles d’autres pays sur place dont des ambassadeurs français.

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Une intrusion de grande ampleur a eu lieu dans les bases de données de l'opérateur téléphonique Orange en France . Il s'agit d'un piratage de grande ampleur

Le groupe français Orange vient de densifier sa présence en Afrique en inaugurant, le 24 novembre 2016, deux centres de gestion des services clients et ce, à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire et Dakar, capitale du Sénégal. 70 millions d’euros – 35 millions d’euros par site – ont été décaissés pour financer ces infrastructures. Bruno Mettling, directeur général adjoint d’Orange en charge de la zone Afrique et Moyen-Orient, s’est rendu à Abidjan, où ces projets ont été officiellement lancés.

« Le GNOC [pour Global Network Opération Center] permettra de superviser à terme le réseau 2G, 3G et 4G de 53 millions de clients dans neuf pays africains où nous possédons des filiales. Nous voulons offrir à nos clients une nouvelle expérience dans l’usage d’applications. Cette supervision se fera 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 », a déclaré M. Mettling.

Ces nouvelles unités vont au départ gérer six pays, mais très vite, dès 2017, elles vont monter en régime pour s’étendre à trois autres pays. A peu près 200 ingénieurs et techniciens vont travailler dans ces centres.

Orange a choisi Abidjan et Dakar parce que c’est là où le groupe compte le plus d’abonnés en Afrique subsaharienne.

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L’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique. Toutefois, ce secteur ne représente qu’un quart du PIB des pays africains car son potentiel n’est pas encore pleinement exploité, ce qui a provoqué une détérioration de la sécurité alimentaire sur le continent.

Cela pourrait se traduire par une augmentation prévue du nombre des personnes touchées par la malnutrition sur le continent, qui passera de 240 millions d’habitants en 2014 à 320 millions à l’horizon 2025.

Une pareille situation ne peut qu’obliger les pays africains à diversifier leurs exportations et à réduire le déficit de leurs comptes des opérations courantes.

Cette démarche est stratégique dans la mesure où les pays africains font actuellement face aux défis de la baisse des prix de produits de base, conjuguée à la dépréciation des monnaies et la pression macroéconomique et budgétaires des importations de produits alimentaires. Chiffre à l’appui, cette augmentation des importations de produits alimentaires dont la valeur devrait passer de 35 milliards USD en 2015 à 110 milliards USD en 2025.

24 milliards USD pour la transformation agricole

Partant de ce constat et au regard de ces défis, la Banque africaine de développement (BAD) a adopté une nouvelle politique avec comme slogan « Nourrir l’Afrique 2016-2025 ».

Cette nouvelle initiative repose essentiellement sur quatre grands axes, à commencer par la contribution à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique à l’horizon 2025, l’élimination de la famine et la malnutrition à l’horizon 2025 tout en faisant           de l’Afrique un continent exportateur net de produits alimentaires de manière à la remonter au sommet des chaînes de valeur mondiales.

« Le développement d’une stratégie pour l’alimentation de l’Afrique est le résultat d’un processus itératif qui a engagé les principaux intervenants et groupes d’intérêt dans l’ensemble du spectre de l’agriculture », a déclaré la représentante de la BAD, lors d’un atelier régional organisé à cette occasion et qui a réuni des participants des secteurs public et privé, notamment les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes, le monde universitaire, les partenaires au développement.

Mais comment ? A travers la transformation de l’agriculture africaine de manière à aider les économies africaines pour diversifier leurs sources de recettes en devises, a répondu de son côté le directeur du département agriculture au sein de la BAD, Chiji Ojuki.

Le défi est à la portée de la BAD, qui dans l’élaboration de cette stratégie s’est appuyée sur plusieurs expériences étrangères dont notamment celle de l’Asie de l’Est. Cette région a réussi déjà à sortir 400 millions de personnes de la faim en investissant massivement dans l’agriculture, tandis que le Brésil a pu passer du statut de petit producteur agricole à celui de deuxième producteur mondial de soja et de bœuf, et à celui du premier producteur de grains de café et ce, grâce à des investissements dans la recherche-développement.

De toute façon, la transformation de l’agriculture contribuera à revitaliser les zones rurales, en transformant les zones de misère économique en zone de prospérité économique. Un projet qui nécessite des investissements énormes en matière de productivité agricole, de développement des infrastructures rurales, sans oublier les incitations afin d’établir des entreprises de transformation de produits agricoles et d’autres activités agro-industrielles.

C’est pour cette raison que 24 milliards USD seront mobilisés par la BAD au cours des dix prochaines années pour l’appui de la transformation agricole.

Ce niveau de ressources pour assurer le succès de cette opération est déterminant dans la mesure où la transformation d’un groupe choisi de chaines de valeur coutera entre 350 et 400 milliards USD sur la période 2015-2025.

Vers une agriculture commerciale !!

Dans ce processus, l’idée est de considérer l’agriculture comme une activité économique tout en exploitant de manière efficace les ressources humaines et naturelles dont disposent les pays africains et en saisissant les opportunités de l’environnement international, a estimé pour sa part Abdallah Rabhi, secrétaire d’Etat aux Ressources hydrauliques et à la Pêche

A ce niveau, l’utilisation des TIC demeure utile afin de changer radicalement les couts et les modèles de livraison de produits et services aux agriculteurs et autres acteurs intervenants tout au long des chaines de valeur agricoles.

Au delà de l’importance de cette démarche, les participants à cet atelier régional ont aussi mis l’accent sur le rôle important du secteur public dans la facilitation de la transformation en accélérant le lancement du processus à travers des investissements choisis et des activités contrôlés.

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Orange a annoncé hier les lauréats du Prix Orange de l’Entrepreneur Social 2016 en Afrique et au Moyen-Orient lors de la cérémonie des AfricaCom Awards au Cap en Afrique du Sud. Ce Prix, dont la vocation est d’encourager les start-up mettant l’innovation au service du développement du continent africain, s’est étendu cette année au Moyen-Orient et s’est enrichi d’un Prix spécial Contenu Culturel.

L’opérateur a récompensé, pour la 6ème année consécutive, quatre projets innovants favorisant le développement. L’objectif est de stimuler les initiatives des entrepreneurs plaçant les technologies au service des besoins des populations d’Afrique & du Moyen-Orient.

Ouvert de mai à septembre, l’appel à candidatures a récolté 750 projets innovants. Ces propositions illustrent le potentiel des télécommunications dans le développement du continent africain & du Moyen-Orient, dans les domaines aussi variés que la santé, l’agriculture, l’éducation ou encore l’énergie. Onze projets ont été présélectionnés et présentés sur le nouveau portail d’Orange dédié aux entrepreneurs d’Afrique et du Moyen-Orient, Entrepreneur Club, puis les gagnants ont été élus par un jury composé de médias, investisseurs, institutions et experts d’Orange. Les trois lauréats recevront des bourses de 25 000, 15 000 et 10 000 euros et le lauréat du Prix spécial Contenu Culturel recevra 5 000 euros. Par ailleurs, les finalistes du Prix et celui du Prix spécial Contenu Culturel bénéficieront d’un accompagnement privilégié par l’ONG Grow Movement ainsi que par des experts d’Orange pour une durée de 6 mois. Orange finance aussi le dépôt d’un brevet pour le premier Prix.

Bruno Mettling, PDG d’Orange MEA considère « qu’avec près de 3 500 projets déposés depuis 2011, le POESAM connait un succès croissant, comme en témoignent les 750 dossiers en compétition en 2016.  L’écosystème des startups reconnait chaque jour davantage Orange comme un partenaire de référence capable d’accompagner leur développement : 95% des startups lauréates depuis l’origine poursuivent encore  leur croissance aujourd’hui. Je les remercie de leur confiance.»

Les projets récompensés cette année sont les suivants :

Le 1er prix a été attribué à MedTrucks, Maroc

MedTrucks a été créé pour accompagner les acteurs de la santé dans le déploiement d’unités mobiles de soins au Maroc et dans les pays émergents. L’objectif est de lutter contre les déserts médicaux en apportant les soins au bon moment et au bon endroit, ceci à travers le développement d’une gamme complète de services comprenant le cartographie en temps réel et des outils de tracés d’itinéraires pour optimiser l’offre de santé aux patients mais également un catalogue en ligne d’unités mobiles et une plateforme de formation pour les professionnels.

Le 2ème prix a été attribué à Nanoé, Madagascar

Nanoé a pour ambition de concevoir, expérimenter et diffuser un modèle d’électrification latérale pour l’Afrique afin de répondre aux besoins à court-terme des populations éloignées du réseau. Nanoé propose un accès à l’électricité rapide, flexible et abordable, tout en participant à la construction d’une infrastructure électrique du XXIème siècle: décarbonée, décentralisée, collaborative et intelligente. Nanoé embarque dans son projet une forte montée en compétences de ses futurs opérateurs locaux.

Le 3ème prix a été attribué à Ma Tontine, Sénégal

MaTontine apporte une solution à la problématique de l’accès aux services financiers tels que les micro-crédits pour les plus démunis à travers l’automatisation d’un système d’épargne traditionnel entre pairs (collègues, voisins, amis) qui existe en Afrique depuis au moins un siècle : la Tontine. L’innovation réside ainsi dans l’automatisation de cette méthode et l’incorporation d’un système d’évaluation des risques-clients pour faciliter l’octroi de micro-crédits et d’autres services financiers tels que la micro-assurance à aux membres de ces Tontines.

Le 4ème prix, le Prix spécial Contenu Culturel, a été attribué à Bulles Magazine, Côte d’Ivoire

Bulles Magazine est un magazine mensuel dédié au 6-10 ans promouvant la culture africaine. Bulles Magazine est disponible sous 2 formats, l’un papier et l’autre en ligne, accessible à tous les pays francophones à travers le monde. L’originalité de ce magazine consiste à raconter aux enfants l’histoire de rois et reines qui ont régné sur le continent africain il y a longtemps. Chaque mois, les enfants découvriront des histoires passées et actuelles de héros africains ou encore d’inventeurs du continent. Ce magazine très coloré et recourant à de nombreuses illustrations sera donc accessible en papier mais aussi via tablettes et pc…

Les internautes ont également été invités à voter massivement pour choisir leur projet  « Coup de Cœur » :

Le projet égyptien FoodoGraphy a été plébiscité avec 80 457 votes sur plus de 390 000 votes en ligne. Foodography est une plateforme en ligne qui vise à mettre en lien des restaurants, hôtels et centres de conférences avec des organismes œuvrant en faveur des plus démunis afin de permettre à ces derniers de récupérer les surplus de nourriture. Un tel système constitue une réponse au gaspillage alimentaire en apportant la possibilité de manger à leur faim pour des segments pauvres de la population.

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A l’occasion de la COP22, 22e conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le ministère du Tourisme marocain a organisé, jeudi 10 novembre 2016, le Forum Ministériel sur les enjeux Tourisme et Climat en Afrique.

Ce Forum a rassemblé près de 200 invités nationaux et internationaux parmi lesquels plusieurs membres de gouvernement, des délégations ministérielles africaines, des organismes internationaux, des professionnels du secteur ainsi que des membres de la société civile.

Avec la participation de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), ce Forum a réuni une trentaine de pays africains dont treize ministres du Tourisme africains (Angola, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gabon, Gambie, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Seychelles, Zimbabwe), dans l’objectif de réaffirmer l’importance du tourisme durable et de l’inscrire comme levier de développement pour le continent.

Les ministres présents ont pu ainsi partager leurs visions stratégiques, les « best practice » ainsi que les avancées en termes de tourisme durable.

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Pour ceux qui en doutaient, mais ils ne sont pas nombreux, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, va aller en France demain mercredi 09 novembre 2016 pour parler gros sous. Chahed qualifie lui-même son voyage de « stratégique » et lui confère volontiers, dans un entretien avec l’AFP, « une vocation économique ». A quelques semaines de la Conférence internationale de l’investissement – les 29 et 30 novembre 2016 à Tunis -, il était grand temps d’aller secouer l’ami historique et premier partenaire économique de la Tunisie, mais qui se fait discret depuis quelque temps, empêtré lui aussi dans ses difficultés économiques et un chômage qui s’obstine à rester dans la zone des 10%, alors que ses voisins d’Europe du Nord, mais surtout l’Allemagne, font nettement mieux.

Chahed attend de la France qu’elle prenne en charge, aux côtés de la Tunisie, une partie des coûts de la transition démocratique et de l’instabilité en Libye. Cette incantation, tout au mieux, en tout cas au regards des faits, a des allures de voeu pieux. Le Premier ministre tunisien perd de vue les signaux, ou plutôt l’absence de signaux, qui ont suivi le déplacement en septembre 2016 d’une délégation tunisienne pour « vendre » le Plan Marshall, qui coûterait à l’Union Européenne la bagatelle de 20 milliards d’euros, en financements. Certes il y a eu un vote du Parlement européen plein de ferveur, d’emphase et d’empathie pour la Tunisie, pour ses souffrances, sa bravoure, sa ténacité, ce phare du monde arabe… Bref, les déclarations passionnées de circonstance. Sauf que depuis rien ne se passe, ou pas grand chose. Les Européens sont toujours aussi tièdes quand il s’agit de voler au secours de la Tunisie, je veux dire de manière consistante et pas des actions de saupoudrage ou de plâtrage sur une jambe en bois. Par ailleurs la résolution adoptée par le Parlement européen en faveur du plan Marshall n’est pas coercitive. Pire, les députés européens se sont démenés pour coller à leur vote un épais document de 70 points sur des réformes que la Tunisie doit entreprendre et réussir si elle veut voir la couleur des billets.

Autant vous le dire tout de suite : Les choses sont très mal engagées. Chahed n’arrive pas à avancer dans son projet de la loi de finances 2017, dont d’ailleurs il a demandé le report de l’examen à l’ARP, de quelques jours (il était prévu de débuter les plénières ce 15 novembre, ce sera ce 18 novembre finalement), pour tenter de dégrossir la vague des détracteurs, avec à leur tête l’UGTT. Mais la centrale syndicale tient toujours mordicus aux majorations salariales dans le secteur public, et menace de décréter des grèves générales un peu partout dans le pays et de paralyser l’économie si les engagements ne sont pas tenus. Je ne vous apprends rien en vous disant que tout ça est du plus mauvais effet sur les investisseurs et que si tous ces problèmes ne sont pas solutionnés très rapidement, ils vont venir fin novembre, faire un peu de tourisme, et repartir comme ils sont venus. Sans lâcher un sou.

Alors on a regardé autour de nous pour voir s’il y a un pays qui réussissait économiquement, sans tout ce battage médiatique ou ces grands-messes des investisseurs, coûteux en temps et en deniers publics. Et on a vu le Maroc…

Le Maroc aime l’Afrique, et elle le lui rend bien

Le Maroc… Voilà un pays qui a tout compris, depuis des décennies, et qui prospère dans son contient, pendant que la Tunisie regardait avec des yeux de Chimène une Union euro-méditerranéenne qui n’est jamais venue, et qui est de plus en plus improbable depuis que le terrorisme a fait irruption dans la vie paisible des Maghrébins. Le pays doit en partie sa santé économique et son taux de chômage relativement bas (9,6%, selon les chiffres dévoilés par le Haut-commissariat au Plan, alors que la Tunisie, au mieux, affiche plus de plus 15%) à son extraordinaire dynamisme sur les marchés africains. Le roi du Maroc, Mohammed VI, le meilleur VRP (voyageur, représentant, placier) du pays, est un pèlerin infatigable et qui ne rechigne jamais à aller chercher l’argent là où il se trouve : Justement dans le continent africain. L’Afrique regorge de matières premières, vendues à prix d’or sur les marchés internationaux, un pactole qui est rapatrié sur le continent mais dont les Africains, très souvent, ne savent que faire faute d’avoir le savoir-faire et les installations pour le transformer en infrastructures. Et c’est là où le Maroc intervient, avec sa formidable armada diplomatique en Afrique – plus de 30 ambassades et représentations, alors que la Tunisie n’en a qu’une quinzaine – qui fait feu de tout bois. Après avoir mâché le travail, le roi et sa cohorte d’hommes n’ont qu’à passer pour cueillir les fruits mûrs.

Le dimanche 06 novembre 2016, Mohammed VI, était au Sénégal, d’où il a prononcé le discours sur la marche verte en direction des Marocains, une première dans l’histoire du pays, un insigne honneur que le président sénégalais, Macky Sall, a apprécié à sa juste valeur. C’est aussi cela la diplomatie économique : Des symboles. Les Subsahariens aiment ces marques d’attention, et les Marocains savent y faire. Par ailleurs le roi a fait cela dans un pays qui, d’après le FMI, affichera plus de 6% de croissance en 2017, une envolée dopée par le très ambitieux Plan Sénégal Emergent (PSE), sans parler des énormes quantités de pétrole et de gaz découvertes récemment. Nul doute que le Sénégal saura se souvenir du geste du roi du Maroc…

Avant le Sénégal, il y a à peine trois semaines – le 18 octobre 2016 -, Mohammed VI a fait une virée au Rwanda où la délégation marocaine a signé 19 contrats dans des secteurs très divers, puis cap sur la Tanzanie où les hommes d’affaires qui l’accompagnaient ont conclu 20 accords. Et encore il allait affoler de nouveau les compteurs en Ethiopie, mais il a dû rappliquer au pays. Mais ce n’est que partie remise, après la COP22, organisée à Marrakech, il retourne en Ehiopie. Le roi aime arpenter le continent africain, et l’Afrique le lui rend bien. C’est ainsi que le Maroc est montée jusqu’à plus de 500 entreprises exportatrices sur le continent…

Les promoteurs tunisiens aussi ont un appétit pour l’Afrique, surtout depuis que les horizons se sont bouchés en Europe, le souci c’est que les hommes d’affaires ne sont pas soutenus par une réelle volonté politique, quoi qu’en dise la PDG du Cepex (Centre de Promotion des Exportations). Le Premier ministre tunisien n’a jamais évoqué l’Afrique subsaharienne dans ses discours, du moins pas assez fort pour qu’on l’entende. Et encore moins programmer une visite dans cette partie du continent que la Tunisie connait si peu. Ce n’est pas vraiment cela qu’on appelle volonté politique. Il est temps que ça change, si la Tunisie veut se donner une chance de changer son destin…

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Le roi Mohammed VI a déclaré dans son discours sur la Marche verte que le Maroc est « une puissance politique influente » en Afrique. Le souverain a appelé les Etats qui s’opposent à son adhésion à l’Union africaine à agir avec « sagesse », a rapporté, dimanche 6 novembre, le site d’information « Yabiladi ».

C’est depuis Dakar que le roi a prononcé un discours à l’occasion de la commémoration du 41e anniversaire de la Marche verte. D’emblée le décor, une carte de l’Afrique sans les frontières politiques héritées de la colonisation entourée de deux drapeaux marocains, était révélateur de la teneur du message de Mohammed VI.

Le souverain est revenu sur la demande marocaine d’adhérer à l’Union africaine, affirmant que le royaume est dans son « droit légitime » et qu’il n’attend pas la « permission » de tierce pour reprendre sa place au sein de sa famille institutionnelle.

 La réintégration par le Maroc de l’Union africaine n’est pas une décision tactique, pas plus qu’elle n’a obéi à des calculs conjoncturels. Elle est plutôt l’aboutissement logique d’une réflexion approfondie », a-t-il expliqué.

Toujours selon la même source, c’est depuis Casablanca, en janvier 1961, que les bases juridiques de l’Organisation de l’unité africaine (l’ancêtre de l’UA) ont été lancées.

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Aziza Htira, PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex), a déclaré que 2017 sera une année décisive car la Tunisie aura les moyens pour attaquer réellement le marché africain, lequel nécessite une grosse enveloppe.

Pour y parvenir, un don sera octroyé dans le cadre d’un partenariat tuniso-allemand. Par ailleurs les efforts se conjuguent actuellement avec les partenaires français pour l’organisation de la plus importante manifestation économique en Tunisie sur l’Afrique : Africa 2017.

Mme Htira considère que l’avenir de la Tunisie est dans le continent africain, un marché très promoteur, surtout dans cette conjoncture morose. Interview :

L’Afrique est l’avenir de l’exportation, mais nous sommes en retard par rapport à d’autres pays, comme la Turquie ou le Maroc. Qu’en-pensez-vous ?

Tout le monde convient que l’Afrique constitue pour la Tunisie un relais de croissance incontournable permettant de développer et diversifier ses exportations, surtout dans le secteur des services. Mais le handicap majeur pour le développement des affaires dans ce continent demeure le manque de moyens du aux carences de l’État.

Vous pouvez être plus précise ?

On ne peut pas assurer l’incursion en Afrique sans avoir les moyens nécessaires. En effet, le Cepex ne dispose ni des moyens, ni du budget qui nous permettraient de réaliser cet objectif.

On a en fait des problèmes pour financer les déplacements de nos représentants. A titre d’exemple, un cadre en mission en Afrique ne dispose que de 70 dollars. Or, cela ne lui permet pas de répondre à ses besoins alimentaires. Pis, les rencontres B2B coutent énormément cher pour nos consultants, sans oublier la location d’un espace d’exposition.

Mais comment faire ?

Pour pouvoir travailler aisément, il faut qu’il y ait les moyens.

Dans ce cadre, on peut annoncer que nous avons l’accord pour l’octroi d’un don de la part du gouvernement allemand pour conquérir ce marché. Un bon montant qui permettra au Cepex de réaliser cet objectif, surtout avec l’implantation des chambres de commerce allemandes dans plusieurs régions africaines.

Quels sont vos principales cibles ?

Nous n’avons pas encore identifié les marchés, mais on est en train de le faire. A ce titre, on peut souligner qu’on est en train de classer les marchés selon les priorités.

Une chose est sûre : on va démarrer en 2017, surtout que nous allons avoir l’appui nécessaire et ce fonds en question, tout en organisant les rencontres de manière à promouvoir les échanges commerciaux entre les pays arabes et africains.

La volonté existe-t-elle ?

Certainement oui. On a la volonté, qui devient à mon avis une nécessité pour s’attaquer à ce marché. C’est pour cette raison que nous devrons trouver les moyens nécessaires, surtout qu’on n’a plus le choix, d’autant plus qu’un nombre important d’hommes d’affaires ont exprimé la volonté de prospecter ce marché.

Outre les moyens, quelles sont les actions à entreprendre pour booster la présence tunisienne en Afrique ?

Au départ, on rappelle que la Tunisie se tourne de plus en plus vers l’Afrique et ce, suite à la nécessité de changement stratégique. Au cours des dernières années, on a vu plusieurs missions d’hommes d’affaires vers l’Afrique, des visites de membres du gouvernement et des rencontres africaines.

Cela vient à un moment opportun où le gouvernement en place a décidé d’ouvrir deux représentations commerciales du CEPEX. Cette décision prise lors d’un récent Conseil des ministres est motivée par le souci de la Tunisie de dynamiser la diplomatie économique avec les pays africains.

Dans le même contexte, on travaille actuellement en étroite collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et celui du Commerce pour trouver cinq autres destinations où nous devons être implantés. L’objectif étant de faciliter la tâche aux hommes d’affaires et opérateurs voulant se lancer dans la conquête du marché africain.

A mon avis, 7 antennes vont certainement faciliter la tâche en Afrique, surtout que la volonté politique existe et qu’elle pourrait même accompagner la délégation tunisienne en donnant plus de visibilité à la mission.

Donc, si on a les moyens et la volonté nécessaires, 2017 sera l’année où on pourra réaliser des acquis et surmonter le blocage rencontré depuis des années au niveau de l’incursion du marché africain.

Y aura-t-il d’autres initiatives dans ce sens ?

Certainement oui, surtout qu’on a reçu plusieurs offres. A ce titre, on peut mettre la lumière sur une autre action qu’on est en train de creuser avec le partenaire français pour organiser les rencontres Africa 2017 en Tunisie, considérée comme la plus importante manifestation économique sur l’Afrique qui ait eu lieu cette année en France.

C’est une occasion propice pour renforcer le partenariat entre les opérateurs tunisiens, africains et français, tout en facilitant et diversifiant les échanges et pour faire naître des coopérations industrielles, économiques et technologiques à travers le transfert de savoir-faire et le développement des formations.

Choisir de pénétrer l’Afrique avec d’autres pays partenaires européens est une démarche importante pour tisser des réseaux solides entre les hommes d’affaires africains et européens.

La Tunisie dispose-t-elle des atouts pour faire face à la concurrence, sachant que le dragon chinois est très offensif sur le continent africain, dans les secteurs de l’énergie et des matières premières pour son appareil productif et pour commercialiser ses produits?

De par sa position géostratégique, la Tunisie est bien placée pour s’attaquer aux marchés d’Afrique, sans oublier les atouts et les produits dont elle dispose.

C’est important, mais à condition de coordonner nos efforts pour pénétrer le marché africain en assurant une meilleure synchronisation entre les différents intervenants, les chambres de commerce, les diplomates et les structures intervenantes.

Pour ce faire, une stratégie nationale doit être mise en place pour pouvoir faire un travail en commun.

Un tout autre sujet, la Tunisie multiplie les efforts pour organiser la Conférence internationale sur l’investissement, prévue fin novembre. Comment peut-on en tirer profit ?

Cet événement incontournable sera une bonne opportunité pour la Tunisie afin de restaurer son image à l’étranger en présentant aux bailleurs de fonds les nouvelles lois ainsi que les nouveaux points forts de la Tunisie, à savoir la stabilité politique, le rajeunissement de la classe politique, les avancées sécuritaires, l’adoption du Code d’investissement.

Cette conférence sera aussi l’occasion pour montrer notre capacité à booster l’économie, surtout qu’un plan quinquennal de développement « Tunisia 2020 » sera présenté à la communauté internationale afin d’aider les investisseurs privés à identifier les secteurs et les filières à fort potentiel dans chacune des régions du pays.

C’est une excellente occasion, surtout que de grandes personnalités ont confirmé leur participation à cette conférence, ce qui permettra de donner confiance non seulement aux produits tunisiens, mais aussi à nos opérateurs économiques.

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La représentante du Centre de promotion des exportations (Cepex), Najoua Riffi, a déclaré lors d’une journée tuniso-ivoirienne de partenariat organisée le mois dernier, en Côte d’Ivoire, que la Tunisie est le premier pays méditerranéen du sud en termes d’exportation des composants automobiles vers l’Union européenne et le deuxième producteur en Afrique, rapporte le site d’information « Al Wihda.info ».

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Alors que la COP22, qui se tiendra à Marrakech du 7 au 18 Novembre, se veut résolument africaine, HQE™ (certification Haute Qualité Environnementale) est un outil permettant à l’Afrique de mener sa transition vers la ville durable.

En marge du Sommet de la Francophonie, le 20e Colloque international en évaluation environnementale se tient du 26 au 28 octobre à Antananarivo et rassemble toute la chaîne de décision environnementale.

L’Association HQE-France GBC participe à cet évènement dont le thème est « Croissance partagée et développement responsable : le rôle des processus d’évaluation environnementale ».Reconnue explicitement par le principe 17 de la Déclaration de Rio, l’évaluation environnementale est aujourd’hui mise en œuvre par plus de 250 pays et Organisations à travers le monde.

À l’échelle africaine, la population urbaine ne va cesser d’augmenter, doublant même au cours des 25 prochaines années : elle représentera 1,3 Md de personnes en 2040 .

L’émergence d’une dizaine de mégalopoles africaines relance naturellement le débat sur laville durable. La solution réside donc avant tout dans l’anticipation d’un tel développement.

Face aux enjeux d’urbanisation, les acteurs de l’évaluation environnementale tels que Cerway, l’opérateur de la certification HQE™ missionné par l’Association HQE-France GBC pour son déploiement international, se doivent de jouer un rôle majeur. Dans le sillage des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et de la Charte de Nice , l’Afrique peut s’appuyer sur HQE pour engager les acteurs du bâtiment d’aujourd’hui et de demain, sur la voie du développement durable et de la révolution verte.

Patrick Nossent, Président de Cerwaydéclare : «La réponse aux enjeux climatiques dans une vision globale et responsable ne s’obtient pas par hasard. Elle résulte de l’implication des parties prenantes et de la mobilisation de l’intelligence collective des professionnels qui est une des spécificités de HQE ».

L’espace africain francophone est un champ d’intervention privilégié pour Cerway déjà présent dans plusieurs pays de la zone (Algérie, Maroc, Tunisie, Congo Brazzaville, Gabon, République Démocratique du Congo). Un projet d’aménagement durable situé au Maroc et certifié HQE a d’ailleurs fait l’objet d’une fiche technique de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) et l’ADEME soutient l’approche HQE dans le cadre des nombreux partenariats avec ses homologues francophones.

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Le chômage touche de plein fouet la jeunesse africaine. Les raisons sont multiples, à commencer par la crise financière mondiale, l’explosion démographique, mais aussi l’absence d’une vision stratégique capable de s’attaquer aux défis rencontrés, tout en établissant un meilleur lien entre les jeunes et les opportunités d’emploi.

La réalité est de plus en plus préoccupante, notamment dans certains pays à l’instar de la Tunisie où la récession économique pourrait exacerber cette situation avec un taux de croissance plus faible et des revenus moindres.

Les chiffres confirment déjà cette problématique. La population jeune d’Afrique est en progression rapide et devrait doubler pour passer à plus de 830 millions à l’horizon 2050. L’Afrique sera alors le continent avec le plus grand nombre de jeunes au monde, avec plus de 250 millions de jeunes Africains qui se retrouveront au chômage, si les taux de jeunes chômeurs restent inchangés sur le continent.

25 millions d’emplois à l’horizon 2025!

Consciente de l’importance de ce défi, la Banque Africaine de Développement (BAD) a jugé nécessaire de promouvoir la transformation économique inclusive et la création d’emplois pour mieux améliorer la qualité de vie de tous les Africains.

Pour ce faire, une stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique a été mise en place dans le cadre d’un processus des consultations approfondies avec des représentants des secteurs public, privé, de la société civile et des groupes de jeunes de plusieurs pays africains.

« La mise en œuvre de la SEJA a démarré avec la création de 25 millions d’emplois directs pour les jeunes avec un impact positif sur 50 millions d’Africains au cours de la prochaine décennie », a relevé la BAD par la voix de sa directrice du département du développement lors d’une conférence ministérielle organisée aujourd’hui à Tunis.

Et d’ajouter : «La stratégie table sur la promotion de l’entrepreneuriat dans une perspective d’inclusion tout en créant des liens durables sur le marché du travail ».

C’est important dans la mesure où cet investissement dans la jeunesse fournira le capital humain nécessaire pour assurer la transformation de l’Afrique dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, l’industrie ainsi que les efforts d’intégration régionale.

C’est pour cette raison que la nouvelle stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique a ciblé trois domaines d’intervention : l’intégration, l’innovation et l’investissement.

Pour le premier pilier, la banque a choisi d’amplifier l’impact de la création d’emplois pour les jeunes dans toutes ses opérations. A travers le pilier innovation, la banque œuvrera de concert avec les partenaires à l’incubation, la mise en œuvre, l’évaluation et à la mise à l’échelle des solutions prometteuses. Trois secteurs ont été identifiés pour ces interventions, à savoir l’agriculture, l’industrie et les TIC.

S’agissant du dernier pilier, celui de l’investissement,  la banque catalysera les investissements du secteur privé dans le but de stimuler la création d’emplois en émettant des garanties et en apportant son concours aux programmes de financement de prêts. A ce titre, une structure pour l’emploi et une facilité africaine pour l’emploi des jeunes seront mis en place. Ajoutons à cela un fonds spécial qui mettra en commun les ressources de la banque et d’autres donateurs similaires. De même, d’autres ressources financières seront mobilisées dont notamment la création d’un fonds d’investissement « Boost Africa »

La croissance inclusive passe par l’emploi

Pour les acteurs et observateurs de l’économie africaine qui ont pris la parole à cette conférence, l’emploi conduit également à une croissance inclusive. Car, la réduction du taux de chômage des jeunes pour le ramener au niveau des adultes se traduit par une augmentation de 10 à 20% du PIB de l’Afrique.

C’est très logique, surtout que les avantages potentiels de la population jeune du continent ne se matérialisent pas pleinement. Deux tiers des jeunes Africains sont en chômage et trois millions d’emplois seulement dans le secteur formel sont créés annuellement alors qu’entre 10 et 12 millions entrent sur le marché du travail chaque année.

C’est la promotion de l’investissement qui conduira à la relance de la chaine économique, a déclaré de son côté le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, mettant l’accent sur la Conférence internationale sur l’investissement qui aura lieu à Tunis fin novembre prochain.

D’après le ministre, elle demeure la seule possibilité pour le cas de la Tunisie pour redémarrer la machine économique et créer de l’emploi pour les jeunes en remettant la Tunisie sur les rails de l’investissement. « C’est une démarche cruciale pour un pays qui a enregistré une croissance molle », a dit le ministre, faisant savoir que la relance économique ne peut se faire qu’à travers l’investissement.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes
La Banque Africaine du Développement (BAD) a présenté ce lundi 31 octobre 2016 sa nouvelle stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique (SEJA), pour la période 2016-2025.
La présentation a eu lieu lors d’une conférence ministérielle organisée aujourd’hui à Gammareth.
La BAD, par la voix de sa directrice du développement, Sunita Ptamber, a assuré que cette stratégie visant la création de 25 millions d’emplois est basée sur trois piliers, à savoir l’intégration, l’innovation et la conception d’un mécanisme d’investissement visant les initiatives d’emploi pour les jeunes.
Cette stratégie revêt une importance particulière pour la BAD, surtout que le chômage des jeunes ne cesse d’augmenter. D’après les estimations, environ 70% des Africains ayant moins de 30 ans et 50% de la population des jeunes dans le monde sera en Afrique au cours des trois prochaines décennies.
Nous y reviendrons.

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