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Ahmed Mestiri,

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Lors de sa dernière interview (mardi 5 août 2014) au journal arabophone « le Maghreb »

Lors de sa dernière interview (mardi 5 août 2014) au journal arabophone « le Maghreb » , Ahmed Mestiri affirme qu’il est en train de perdre son optimisme face à la situation qui prévaut en Tunisie et dans la région. Il voit que ces développements constituent non seulement une menace pour la révolution mais sont porteurs du risque de rayer la Tunisie en tant que République et Etat indépendant de la carte de la région. A l’opposé, il ne voit qu’une classe politique insouciante qui ne s’intéresse qu’aux élections, alors que l’essentiel aujourd’hui, à son avis, est de préserver la Tunisie comme Etat indépendant qui a ses spécificités, son histoire et une identité propre aux racines lointaines qui a donné, à travers les siècles, naissance à d’illustres dirigeants et diffusé ses valeurs, des siècles durant.

Evidemment, Ahmed Mestiri a démenti, comme l’avait fait Mohamed Bennour, le porte-parole d’Ettakattol auparavant, tout lien de sa part avec sa candidature annoncée par le MDS aux présidentielles, laissant la porte ouverte à une candidature qui émanerait d’une formation politique plus importante. D’ailleurs, le diagnostic proposé (dangers sur le pays et insouciance de la classe politique) laisse entendre qu’il se réserve un créneau pour une éventuelle candidature, tout comme les réponses évasives au journaliste du « Maghreb » sur son éventuelle candidature aux présidentielles.

Cependant, à le voir de près, ce diagnostic n’est pas nouveau. On avait entendu Mestiri relever que la situation est critique. La première fois, c’était au lendemain de l’attaque de l’ambassade américaine en septembre 2012. Il a lancé un cri de détresse, le 16 octobre 2012, aux assises du Dialogue national, initié, à l’époque, par l’UGTT: »je suffoque mais ma langue reste bloquée « . Quelques jours plus tard , il a exprimé sur la chaîne Russya Al Yaoum , le 28 octobre 2012, ses craintes de la recrudescence du salafisme dans le pays , accusant de manière à peine voilée Rached Ghannouchi de duplicité et de machiavélisme, en assurant : « quand Rached Ghannouchi m’a rendu visite, je lui ai dit des choses essentielles: le double langage, l’ambiguïté et les tergiversations , lorsqu’il s’agit de prendre une bonne décision et au bon moment, pourraient porter préjudice à tout le monde, à la Tunisie dans son ensemble, à la pérennité de la révolution, et même au parti majoritaire « , ajoutant à l’adresse de son hôte (Ghannouchi ) que l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis Tunis (septembre 2012) pouvait être évitée. Il conclut en mettant en garde son interlocuteur contre le danger du maintien de rapports équivoques avec les salafistes.

Une année plus tard, pourtant, Ennahdha s’acharne à l’imposer comme chef du gouvernement, lors du Dialogue national, ce qui laisse penser que les avertissements d’Ahmed Mestiri des dangers qui guettent la Tunisie ne sont pas suivis d’un changement d’alliance de sa part pour s’éloigner de ceux qui sont derrière cette situation. Et lui, qui paraissait surpris par l’évolution de la situation vers le pire, n’a jamais remis en question les éléments de sa pensée et le cadre de son analyse qui l’ont poussé vers ces alliances, ni jamais exprimé la volonté de les revoir.

Ce rapprochement a sa plateforme. Les deux parties (Ahmed Mestiri et les islamistes) rejettent les acquis de la Tunisie. Ahmed Mestiri n’a été associé à aucun d’entre eux réalisé depuis 1971, et il était témoin d’un pays qui ne cessait d’avancer et d’aligner les performances même si elles sont incomplètes et imparfaites du fait du climat antidémocratique ambiant. Ces avancées étaient notoires au regard des moyens limités du pays. Cette vérité première a échappé à Mestiri et il a l’air de regretter de ne pas l’avoir découverte auparavant, et d’en vouloir, en même temps, à ceux qui étaient associés à la vie publique depuis son départ du gouvernement, même s’ils n’ont pas trempé dans la corruption et la répression. De l’autre côté, le parti islamiste puise sa vision négative des acquis de la Tunisie dans un tout autre registre, partant du fait que tout ce qui a été réalisé en Tunisie depuis l’Indépendance était bâti sur des choix qui ont occidentalisé le pays et perverti la société .

Lorsqu’il a instauré la troïka, bien avant les élections du 23 octobre 2011, Ahmed Mestiri avait pour objectif de barrer la route à un retour à l’ordre établi. Il a été de tous les combats qui ont abouti à mettre en marche le processus de la Constituante, avec Ennahdha, le CPR et l’extrême gauche. Et même lorsqu’il a donné l’impression qu’il s’est éloigné des islamistes, fin 2012, il n’en gardait pas moins des liens à tout le moins solides. Ce positionnement s’inscrit dans la logique qui a mené cet ancien destourien, bâtisseur de l’Etat moderne et plusieurs fois ministre sous Bourguiba à quitter son giron originel.

Cette rupture s’est faite en deux temps. D‘abord, après le 1er Congrès de Monastir en 1971 où il était majoritaire mais il a été rejeté lui, son équipe et son programme politique qui prônait une ouverture démocratique au sein du parti unique, le PSD, pouvant conduire un jour à un pluralisme irréversible. Ensuite, lors des élections législatives de 19981, au cours desquelles il a fait une percée dans plusieurs circonscriptions, mais la fraude était tellement évidente qu’il a lancé à l’époque son « j’accuse » pour se détourner définitivement de toute illusion de changer le système de l’intérieur. Il s’oriente vers les islamistes qui voient en lui un leader à avoir de leur côté.

En fait, Ahmed Mestiri qui a été exclu du PSD en janvier 1972, a constitué d’abord un courant puis en 1978 un parti, le Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS). Durant presque 10 ans, il fait valoir sa thèse que le pays ne plus être gouverné comme aux premières années de l’Indépendance. Et sa stratégie était de convaincre Bourguiba qu’un autre mode de gestion du pays était à l’ordre du jour, et qu’il en est le mentor.

A cette date, il avait devant lui deux possibilités : créer un parti de masse ou un simple groupe de pression ; il optera pour la seconde alternative en utilisant tour à tour les mouvements de contestation de la jeunesse, le mouvement étudiant de février 1972 et la radicalisation de la gauche marxiste ( surtout Perspectives Al Amel Tounsi ) dans les années 1973-1975, et à partir de 1976, il change son fusil d’épaule en misant sur le courant indépendantiste au sein de l’UGTT. En 1980, lors des évènements de Gafsa, il les exploite en esquissant un rapprochement avec l’establishment en s’alignant cette fois sur son ennemi juré Hédi Nouira.

Mais sa déception après la falsification des élections de 1981 l’éloigne de la stratégie de faire changer le système de l’intérieur en convainquant Bourguiba ou en utilisant les élections. Et à partir de cette date, il s’éloigne de l’establishment et se rapproche des islamistes, pour ne plus s’en dissocier.

Ahmed Mestiri, véritable libéral et patriote sincère, a fait des choix stratégiques controversés aux yeux des observateurs. Il s‘est, d’abord, dissocié assez tôt de son parti le PSD, avant d’épuiser toutes les possibilités de changement qui s’y présentaient. Ensuite, il a choisi de ne pas créer un parti de masse pour contrebalancer l’ordre établi, préférant se prêter de l’extérieur au jeu des clans au sein du pouvoir qu’il a quitté sans vraiment le faire. Enfin, il a misé sur la mouvance islamiste avec laquelle il ne partage rien qui puisse être fondamental, nourrissant l’illusion de s’en servir pour consommer la rupture la plus radicale avec l’ancien régime. Mais il s’est trouvé enfermé dans la logique de dénoncer les excès des islamistes sans pouvoir rompre avec eux.

Aboussaoud Hmidi

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Ahmed Mestiri a quitté

Ahmed Mestiri a quitté, samedi matin, un séminaire auquel il a été invité sur la réconciliation nationale et a qualifié d’absurdités quelques interventions qui y ont été faites . Il a en fait profité d’un petit désordre dans la séance provoqué par une altercation qui a opposé Ahmed Mansour, président du Parti néo-destourien qui a évoqué, lors de son intervention , les acquis économiques et sociaux de l’avant 14 janvier 2011, à deux individus de l’auditoire qui ont voulu qu’il cesse de parler de ces thèmes . Ahmed Mestiri s’est levé pour sortir, avant de déclarer à la presse qu’il était venu au séminaire parce qu’on lui a dit que le débat portera sur la place des Destouriens dans le nouveau paysage politique, mais il a entendu des absurdités , faisant allusion à l’intervention d’Ahmed Mansour .

D’autres personnalités politiques ont participé au séminaire tels que Ahmed Ben Salah , Mansour Mâala , Mohammed Sayah , Bachir Tekkari lesquels n’ont pas quitté la salle .

Le séminaire a été organisé, au Palais des Congrès , par trois ONG : le Forum Al-Jahiz , l’Association Nour pour une nouvelle République et le Forum Ibn Rochd . L’économiste Ahmed Mansour , qui est en même temps président du parti Néo-Destour, créé après le 14 janvier 2011 a été chargé de la préparation du séminaire .

Les interventions de Maher Kallal , Hassen Zargouni , Haykal Mahfoudh , Mahrez Drissi et Ahmed Mansour ont porté sur le coût économique et sécuritaire de la non-réconciliation et les conditions nécessaires pour l’aboutissement des processus du Dialogue National et de la Justice Transitionnelle à une véritable réconciliation nationale . Les expériences de pays européens ont été citées en exemple, lors des interventions et des débats .

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Suite au refus de Mustapha Filali du poste du prochain chef de gouvernement

Suite au refus de Mustapha Filali du poste du prochain chef de gouvernement , vendredi 13 décembre, le membre du Conseil de la Choura d’Ennahdha, Fethi Ayadi a déclaré que le parti Ennahdha tient toujours à la candidature de Ahmed Mestiri.

Dans une déclaration à Shems FM, Fethi Ayadi a assuré qu’ils sont en contact avec Mustapha Filali pour le convaincre d’accepter le poste de prochain chef de gouvernement et que dans le cas contraire, Ennahdha trouve que Mestiri est le meilleur candidat pour gérer la prochaine période. Et d’ajouter qu’Ennahdha est d’accord pour la candidature de Jalloul Ayed s’il y a un consensus entre les autres partis.

Quant à Ahmed Nejib Chebbi, président de la Haute instance politique du parti Al-Joumhouri , il a indiqué que son parti est attaché à son candidat, Ahmed Mestiri , ajoutant que tout se décidera, aujourd’hui, au cours d’une réunion des 22 partis. Il a par ailleurs rappelé que le consensus sur Mustapha Filali, ancien syndicaliste et homme politique, a été dégagé au cours d’une réunion qui a groupé seulement 7 partis

De son côté, le porte-parole d’Ettakatol, Mouldi Riahi a affirmé, dans une déclaration à Express Fm, que son parti reste attaché à son candidat, Ahmed Mestiri. Il a en outre relevé que la décision définitive sera prise lors de la réunion qui se tiendra aujourd’hui.

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Contrairement à ce qu’ont rapporté maints sites électroniques au sujet d’un consensus des acteurs politiques concernant un retrait d’Ahmed Mestiri 

Contrairement à ce qu’ont rapporté maints sites électroniques au sujet d’un consensus des acteurs politiques concernant un retrait d’Ahmed Mestiri et de Mohamed Ennaceur de la course à la présidence du gouvernement, ainsi qu’aux déclarations du président de la LTDH, Abdessattar Ben Moussa, des sources proches d’Ahmed Mestiri, citées par Babnet, ont démenti que ce dernier ait exprimé son intention d’abandonner la course , ajoutant que Ahmed Mestiri jouit de la confiance de la majorité des partis politiques et des organisations parrainant le Dialogue national, et qu’il est crédité des « meilleures chances » pour devenir le prochain chef du gouvernement.

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Le secrétaire général adjoint de l’UGTT

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Mouldi Mbarki, a fait état d’indices de détente de la crise politique en Tunisie et n’a pas exclu que le Dialogue national reprenne, dès le début de la semaine prochaine.

Dans une déclaration à Assabah News, il a indiqué que le mouvement Ennahdha semble renoncer en privé à la candidature d’Ahmed Mestri tout en s’y attachant dans le même temps, dans ses déclarations publiques.

S’agissant des autres noms en lice, il a cité Abdelkrim Zbidi, Mustapha Kamel Nabli, Jalloul Ayed et Chawki Tabib dont les chances de faire l’objet d’un consensus en parfaite égalité.

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Selon les résultats d’un sondage réalisé par Best Marketing Consulting

Selon les résultats d’un sondage réalisé par Best Marketing Consulting, 40% des répondants soutiennent la candidature d’Ahmed Mestiri au poste de chef du gouvernement suivi par Mustapha Kamel Nabli avec 26%

Jalloul Ayed est crédité de 11% suivi en 4ème position avec 10% par Mohamed Ennaceur et en 5ème et dernière position par Abdelkarim Zbidi.

Les 40% des sondés accordant leurs suffrages à Ahmed Mestiri expliquent leur choix par l’engagement de ce dernier à mener à bon port le processus démocratique, par le fait qu’il jouit du respect du peuple, par son image internationale et par son respect des objectifs de la révolution.

Ce sondage a par ailleurs dévoilé que 34% sont indécis quant au parti pour lequel ils voteront lors des prochaines élections.

Le sondage révèle aussi que l’Islam politique est crédité de 20,3% des intentions de votes lors des futures élections législatives (Ennahdha 17,7%+Ettahrir 2,6% contre 20,3% pour « les forces dérivés » de l’ancien régime (Nidaa Tounes 10,9%+ Afek 4,9%+ Moubadra 2,6 et Doustouri Jadid avec 1,5%°)

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En deux semaines (du 22 octobre au 6 novembre 2013)

En deux semaines (du 22 octobre au 6 novembre 2013), Ahmed Mestiri a accordé deux interviews à la même chaîne, Al-Watanya 1 . S’inscrivant, en apparence, dans le même plan, les deux initiatives avaient deux objectifs distincts : la première (sur Choukran Ala Alhoudhour ) voulait montrer qu’Ahmed Mestiri était disponible , c’est à dire toujours réactif , éveillé et au fait de ce qui se passe dans le pays , et des exigences qui s’imposent en cette conjoncture, affirmant , toutefois , qu’il était hors compétition,et que personne ne l’a sollicité pour se porter candidat à la Primature . La seconde interview répond à une autre exigence, et le message envoyé est beaucoup plus concret : je suis candidat, je corresponds au casting et mon programme est fin prêt.

Dans la seconde interview d’hier , mercredi , il commence par aborder le sujet de son état santé, obstacle soulevé vivement par ceux qui se sont opposés à sa candidature .Il déclare qu’il n’a pas de problème de santé et qu’il se sent en mesure d’exercer le pouvoir à la tête du gouvernement, refusant , toutefois ,de se soumettre à un examen médical , et laissant le soin à ceux qui doivent prendre cette décision historique de porter , à eux seuls , la lourde responsabilité de sa désignation .

Après cette ébauche percutante, il entre dans le vif du sujet. Les conditions qu’il pose pour dire oui à l’offre sont claires. Les moyens humains d’abord : il lui revient ,à lui seul de choisir son équipe ministérielle qui doit répondre aux normes de compétence , de probité et de responsabilité , regrettant que Mohamed Ennaceur , qui répond merveilleusement à ces normes , ait décliné la proposition de faire partie de son équipe . Il exige, également, les moyens techniques qui facilitent la réalisation du cahier des charges avec le peuple et ses élus .

Mettant en valeur la légitimité , il considère que l’ANC est incontournable, et le vote de confiance du gouvernement doit nécessairement être cherché auprès de la seule institution dépositaire de cette légitimité , assurant que la feuille de route ne doit pas la contourner parce qu’elle est acquise haut la main grâce à des élections libres et démocratiques que personne n’a contestées .

Le programme proprement dit comporte, en tête de page, la lutte contre le terrorisme. Il estime que ce thème fédérateur doit entraîner la mobilisation de tous les Tunisiens derrière les institutions sécuritaire et militaire pour faire face au danger, préconisant une coopération étroite, et sans limite, avec les pays voisins qui sont exposés au même danger.

La remise en marche de la machine économique est tributaire, à ses yeux, du retour à la stabilité, qui est le corollaire de la sécurité et de la paix sociale. Evoquant le lien entre ces éléments , Ahmed Mestiri ne parvient pas à donner aux téléspectateurs l’idée de quelqu’un qui saisit la dynamique de cette liaison , surtout qu’il n’est pas , jusqu’à présent , porté par un large consensus auquel adhèreraient les jeunes des régions défavorisées et les partenaires sociaux , particulièrement le Quartet .

Au sujet de ses relations avec Ennahdha, il s’est gardé d’émettre à son endroit la moindre critique, et a évité de donner un avis concret sur la nécessaire révision des nominations partisanes , allant même jusqu’à dire aux journalistes qui le questionnaient de ne pas le pousser à critiquer le parti islamiste .

C’est vrai qu’il a invoqué son souci de garder la même distance vis-à-vis de tous les partis , mais il semble déterminé à contrecarrer , à la fois ,les thèses de l’extrême gauche qui prônent , selon son expression , la révolution permanente , et peut-être le comportement qui en découle , et a laissé entendre, à ce sujet ,que les temps sont venus pour que la révolution prenne fin et l’ère de la stabilité soit entamée .

D’un autre côté, il ne s’est pas empêché d’afficher ses réserves quant à la démarche hégémonique d’Ennahdha, jugée contraire à l’esprit démocratique, et ne pouvant que mener au despotisme et au parti unique, honnis par les Tunisiens.

Ces réserves sont restées au niveau du principe, et elles ne semblent pas gêner outre mesure un parti islamiste qui situe sa priorité dans la mainmise sur les rouages de l’Etat, et s’accroche à la légitimité électorale. Mais cette légitimité qui était malmenée par un exercice calamiteux du pouvoir, est toujours reconnue et même mise en valeur par cet allié indéfectible de l’islamisme qu’est Ahmed Mestiri.

L’interview de mercredi, qui tenait lieu d’ un grand oral destiné à éclairer l’opinion publique sur la vision d’avenir du candidat à la présidence du gouvernement , était restée en grande partie tournée vers le passé . Et Ahmed Mestiri a évoqué, avec une humeur aigre, les scrutins faussés de 1981 et de 1989, sous Bourguiba et sous Ben Ali, soulignant que les manœuvres de falsification le visaient, dans les deux cas, lui, personnellement, expliquant par là son attachement aux résultats du seul scrutin valable depuis des décennies, celui du 23 octobre 2011. Mestiri laisse entendre ce faisant qu’il n’a pas oublié, et que le moment de sa revanche est venu , comme s’il était le seul , en Tunisie , à être trahi par ces pratiques frauduleuses , ou tous ceux qui l’étaient doivent nécessairement se reconnaître en lui .

Aboussaoud Hmidi

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Le président de Nida Tounès

Le président de Nida Tounès, Béji Caïd Essebsi, a affirmé, dans une interview publiée, jeudi, par le journal qatari Al Watan, qu’il n’a pas de réserves au sujet du choix au poste de chef du gouvernement d’Ahmed Mestiri dont il a salué « l’histoire de militantisme » pour diriger le gouvernement au cours de la prochaine étape.

« Personnellement, je n’ai aucune réserve. Il est mon ami et un proche parent, et j’estime qu’il est une figure éminente ayant laissé des empreintes tout au long de l’Histoire de la Tunisie. Nous sommes des amis et des compagnons de lutte, mais il existe une majorité qui se prononce pour sa candidature et, étant donné que le dialogue se fonde sur le consensus, il est nécessaire que nous nous approchions les uns des autres en vue de trouver un compromis. Personnellement, je n’ai aucune réserve au sujet de mon frère Mestiri. J’estime que si le choix se portait sur lui, ce serait le bon choix », a dit Béji Caïd Essebsi, dans cette interview.

Il a ajouté que « du point de vue du principe, Ahmed Mestiri mérite d’occuper ce poste, comme c’est le cas d’ailleurs pour les autres noms proposés », signalant que « le mouvement Ennahdha rame à contre-courant et n’est pas désireux d’arriver à des solutions pour faire réussir le dialogue et veut avoir exclusivement le dernier mot dans le processus du choix du chef du gouvernement ».

Dés lors, souligne le président de Nida Tounès, il serait inutile d’aller de l’avant dans le processus du dialogue consensuel, car, a-t-il ajouté, « le gouvernement veut se maintenir au pouvoir faisant fi de la volonté populaire. »

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L'opinion publique a pensé un moment que la candidature d'Ahmed Mestiri au poste de chef du gouvernement a été définitivement abandonnée

L’opinion publique a pensé un moment que la candidature d’Ahmed Mestiri au poste de chef du gouvernement a été définitivement abandonnée, lorsque l’ex-ministre de Bourguiba a déclaré à l’Agence TAP, jeudi 31octobre, qu’il n’était plus candidat et qu’il soutenait l’initiative de l’UGTT et répondait positivement à l’invitation du Quartet pour participer au Dialogue national à titre personnel.

Le parti Ennahdha qui a appuyé en sous-main cette malheureuse candidature et a tenu à la coller au parti Attakattol , a annoncé , le même jour , par la voix de responsables de premier plan , que le candidat à la Primature peut être recherché au-delà de la liste proposée et qui était en train de se rétrécir après le retrait d’Ahmed Mestiri .Tout le monde avait cru que le consensus était proche pour le choix du chef du gouvernement .Mais vendredi , deux évènements simultanés ont renversé la donne en quelques heures : Ahmed Mestiri revient sur sa décision et Ennahdha annonce qu’elle mise désormais sur lui , et uniquement sur lui .

Le parti islamiste a-t-il été surpris par l’évolution du dialogue national, et compris que la désignation d’un chef de gouvernement parmi les 3 restants en lice (Mohamed Ennaceur , Jalloul Ayed et Mustapha Kamel Nabli ) , sera de mauvais augure ? Ou bien les luttes internes au sein du parti islamiste se sont de nouveau exacerbées pour bloquer toute évolution consensuelle?

Le dialogue qui a mal démarré, et dont quelques volets piétinent encore (la composition de l’ISIE et l’amendement du règlement intérieur de l’ANC) , donne , cette fois ,l’image d’une machine grippée . Et des gens de bonne foi comme Boussairi Bouabdelli se sont hâtés pour se porter volontaires dans le but de persuader l’ancien président du Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS) de quitter la compétition , sans résultat .

Tout portait à croire , ces derniers temps ,qu’Ennahdha ne portait plus Ahmed Mestiri dans son cœur . Car l’ancien ministre de Bourguiba , qui était l’inspirateur de la troïka , et celui qui a scellé le lien entre le parti islamiste et ses deux alliés (Attakattol et le CPR) bien avant les élections d’octobre 2011, s’en est éloigné, depuis fin 2012 . Les observateurs n’ont pas été surpris par le cri de détresse lancé par Ahmed Mestiri, le 16 octobre 2012, aux assises du Dialogue national, initié par l’UGTT, à cette époque : »je suffoque mais ma langue reste bloquée  » ou lorsqu’il a exprimé à la chaîne Russya Alyaoum , le 28 octobre 2012 ses craintes de la recrudescence du salafisme dans le pays . Il ira , dans la même déclaration , jusqu’à accuser à demi-mot , Rached Ghannouchi de duplicité et de machiavélisme , en assurant : « quand Rached Ghannouchi m’a rendu visite, je lui ai dit des choses essentielles: le double langage, l’ambiguïté et les tergiversations , lorsqu’il s’agit de prendre une bonne décision et au bon moment, pourraient porter préjudice à tout le monde ,à la Tunisie dans son ensemble , à la pérennité de la révolution, et même au parti majoritaire  » , ajoutant à son hôte (Ghannouchi ) que l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis Tunis (septembre 2012) pouvait être évitée . Il finit par avertir son interlocuteur du danger du maintien de rapports équivoques avec les salafistes .

Ahmed Mestiri donnant l’image de quelqu’un qui a réalisé l’échec de son projet politique post – révolution (la troïka), s’est éloigné ,à petits pas ,il est vrai , mais de manière irréversible , de cette entreprise hasardeuse qui consiste à miser sur le respect par l’islamisme politique des normes de la démocratie , et à croire à la sincérité de ce que disent ses dirigeants . Mais on découvre que les liens entre Ennahdha et le vieux routier de la politique sont toujours solides.

Où devrait-on chercher, au juste, la plateforme qui rapproche Ahmed Mestiri et Ennahdha ?

Cette plateforme, on la retrouve dans le rejet partagé des deux parties des acquis de la Tunisie . Ahmed Mestiri n’a été associé à aucun acquis réalisé depuis 1971, et il était témoin d’un pays qui ne cesse d’avancer et d’enregistrer des acquis réels même s’ils sont incomplets et imparfaits du fait du climat antidémocratique qui régnait, et que lui-même n’avait de cesse de dénoncer . Mais les avancées enregistrées étaient notoires au regard des moyens limités dont dispose le pays , et des acquis peuvent être réalisés , même dans un climat de contrainte et de répression .Cette vérité première a échappé à Mestiri et il a l’air de regretter de ne pas l’avoir découverte auparavant . Et il a l’air d’en vouloir à ceux qui étaient associés à la vie publique depuis son départ du gouvernement, même s’ils n’ont pas trempé dans la corruption et la répression. De l’autre côté , la vision négative du parti islamiste relevait d’un tout autre registre , car elle partait du fait que tout ce qui a été réalisé en Tunisie était bâti sur la base de choix qui ont occidentalisé le pays et perverti la société .

A sa sortie du pouvoir, Ahmed Mestiri avait misé sur un bouleversement de la vie politique et surtout de la règle du jeu qui régit la sphère publique, mais cela a mis du temps pour arriver. Et même après la révolution et l’accès d’Ennahdha au pouvoir, en décembre 2011 , la vielle règle du jeu semble ressuscitée et le plus souvent goujatement , ce qui nous étonne quant à la motivation réelle de l’alignement de Ahmed Mestiri sur les positions d’Ennahdha .

Lorsqu’il a été proposé à la Primature , des observateurs y avaient vu une manœuvre de la part d’Ennahdha pour utiliser la notoriété du vieux routier de la politique en vue de faire monter les enchères et soutirer quelques acquis politiques ,pour enfin le laisser tomber .Mais lorsque les dirigeants nahdhaouis se sont accrochés à cette candidature , les desseins du parti islamiste seraient passés de l’opportunisme compréhensible , au cynisme intolérable .

Théoriquement , il est du droit d’Ennahdha d’utiliser tous les moyens pour maximiser ses atouts et faire valoir ses intérêts , en proposant n’importe qui à n’importe quel poste , mais l’image d’Ahmed Mestiri est déjà sortie entachée du jeu politique postrévolutionnaire . Il n’est pas étonnant de le voir embourbé dans ces méandres marécageux : n’a-t-il pas annoncé, le 16 février 2011, que le militantisme du MDS est désormais incarné par Ettakattol .Or, tout le monde sait où en est ce parti aujourd’hui. Le même Mestiri a œuvré à la mise en place de la troïka qui s’est révélée un fiasco politique , et a stigmatisé, à partir de fin 2012, les menées d’Ennahdha en rapport avec le terrorisme pour finir en un de ses alliés indéfectibles au moment fort de la recrudescence des attentats djihadistes contre l’armée et les forces de l’ordre , et il admet qu’il soit le candidat du parti islamiste à la Primature dans ce lourd climat de poudre et de soufre .Ce n’est toujours pas étonnant , car on a déjà vu l’illustre opposant qui a osé dire non à Bourguiba , et refuser d’envoyer des policiers pour encadrer le congrès de l’UGET de Korba en août 1971 , siéger , les 12 et 13 janvier 2013, au Palais des congrès de Tunis, aux côtés de Raouf Ayadi, des responsables du Hizb ut-Tahrir, et de Iman Triqi, présidente de l’association Liberté et Equité , dans le cadre du congrès national pour la reddition des comptes et la poursuite en justice des corrompus et des personnes compromises avec l’ancien régime (Mouhassaba ) .

Aboussaoud Hmidi

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Le journal Al-Maghreb dans son édition de ce jeudi 31 octobre

Le journal Al-Maghreb dans son édition de ce jeudi 31 octobre ,vient de rapporter que l’ancien ministre et fondateur du Mouvement des Démocrates Socialistes, Ahmed Mestiri, s’est retiré de la course des postulants au poste de chef de Gouvernement .

Le retrait de Mestiri est intervenu , selon la même source ,après une rencontre entre les présidents d’Ennahdha Rached Ghannouchi et de Nidaa Tounes Béji Caïd Essebsi.

Selon Al Maghreb, Ahmed Mestiri s’était dit auparavant prêt à assumer la responsabilité incombant au chef du gouvernement si la mission lui était confiée, et son retrait est une surprise.

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L’ex-ministre et fondateur du MDS

L’ex-ministre et fondateur du MDS, Ahmed Mestiri, a affirmé qu’il s’en tient à sa position exprimée, dès les premiers mois de la révolution aux termes de laquelle il ne postulera à aucun poste politique.

Dans une déclaration à l’hebdomadaire Al Mousawar, il a indiqué qu’il a appris comme tout le monde, dans les médias, qu’il est candidat à la présidence du gouvernement, sans avoir été consulté par quiconque à ce sujet.

Ahmed Mestiri a refusé de répondre à une question sur l’éventualité d’une acceptation au cas où une proposition lui serait faite officiellement dans ce sens, comme il a refusé de dire ce qu’il pense du Dialogue national.

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Ahmed Mestiri

Ahmed Mestiri, ancien ministre et fondateur du Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS ) serait pressenti pour présider le prochain gouvernement de technocrates .Il aurait reçu l’aval d’Ennahdha et de l’UGTT , selon Assarih , dans son édition de mardi 03 septembre . Nidaa Tounès serait opposé à cette désignation argumentant son refus par l’âge avancé d’Ahmed Mestiri , et son état de santé .

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L’homme politique tunisien Ahmed Mestiri

L’homme politique tunisien Ahmed Mestiri, a condamné les actes terroristes à Djebel Chaambi et appelé les Tunisiens à s’unir contre les différentes formes de menaces contre les citoyens et la sécurité du territoire tunisien.

Dans une déclaration à Assabah el Ousbouii, il a exhorté toutes les composantes du spectre politique et idéologique de la Tunisie d’être le bouclier soutenant l’armée et la sécurité nationales , car, a-t-il affirmé, le danger qui menace aujourd’hui les régions frontalières, représentera à l’avenir un danger réel pour la sécurité des citoyens où qu’ils puissent se trouver , ce qui dicte à tous l’impératif de vigilance et à la classe politique de dépasser ses désaccords et tiraillements pour faire de ce danger le dossier majeur auquel il faut s’attaquer avec efficacité et efficience.

« La Tunisie qui a fait face, durant un demi-siècle à des crises plus graves que le danger terroriste de Djebel Chaambi, vaincra le terrorisme », a-t-il affirmé exprimant sa totale confiance dans la capacité d’union de la Tunisie et dans celle des Tunisiens de vaincre le terrorisme.

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