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Les relations entre Washington et Tel-Aviv, on le sait, ne sont pas au beau fixe, le président américain, Barack Obama, reprochant au Premier ministre israrélien, Benjamin Netanyahu, d’avoir systématiquement torpillé tous ses efforts pour la paix au Moyen-Orient, notamment en s’entêtant à coloniser les terres palestiniennes. Mais cela n’enlève en rien le fait que les Américains restent des soutiens solides de l’Etat hébreu. La preuve : Les USA vont accorder à Israël une aide militaire à hauteur de 38 milliards de dollars, sur dix ans.

Ce protocole d’accord, dont les éléments ont été communiqués hier mardi 13 septembre, « constitue le plus important engagement d’assistance militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis », a précisé le département d’État. L’accord sera formalisé ce mercredi au ministère américain des Affaires étrangères.

A souligner que Washington n’a pas souhaité dévoiler le montant de l’assistance pour les années 2019-2028, mais c’est un responsable israélien qui a vendu la mèche. L’accord actuel prend fin en 2018.

Le gouvernement de Netanyahu s’est activé dernièrement pour obtenir une hausse substantielle du pactole américain, la presse israélienne a avancé le chiffre de cinq milliards de dollars d’aide chaque année pendant dix ans, contre près de trois milliards présentement. A l’arrivée ce sera une enveloppe un peu moins épaisse, mais tout de même 38 milliards c’est pas mal ! Même si Netanyahu, en échange de son silence suite à l’accord international sur le nucléaire iranien, paraphé le 14 juillet 2015 à Vienne, avait exigé des Américains beaucoup plus de sous. Pour Netanyahu, la levée des sanctions internationales contre la République islamique est synonyme de dizaines de milliards de dollars d’investissements pour l’économie iranienne, et donc forcément un gros danger pour Israël.

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Le Premier ministre libyen, Fayez al-Sarraj, attend des Américains une aide militaire « renforcée » pour en finir avec Daech, a fait savoir hier jeudi 25 août le Commandement militaire américain pour l’Afrique. Pour rappel, les États-Unis ont déjà dépêché à Syrte des hélicoptères pour soutenir les forces libyennes qui ferraillent actuellement contre l’État islamique.

Fayez al-Sarraj a formulé cette requête lors de sa visite, le mercredi 24 août, au quartier général de l’Africom à Stuttgart, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Il a demandé aux États-Unis de participer « au renforcement des capacités militaires » libyennes, notamment à travers la formation des soldats et le « partage d’informations », selon l’Africom.

L’envoyé américain en Libye, Jonathan Winer, et le commandant des forces américaines en Afrique, le général Thomas Waldhauser, ont pour leur part « réitéré leur soutien aux efforts du GNA » pour débarrasser Syrte des djihadistes de Daech.

Il a également été question lors de la rencontre d’«options stratégiques pour l’avenir de la Libye une fois Syrte libérée », précise le communiqué.

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Les attentats successifs qui ont frappé la Tunisie en 2015 ont amené les États-Unis à lui ouvrir les  vannes de l’aide militaire, selon le magazine bimensuel américain « Foreign Policy ».

Trois semaines après l’attaque du Bardo, Washington a annoncé le triplement des dépenses tout en assurant la formation des forces armées tunisiennes. L’annonce est venue dans la foulée d’une coopération  militaro-sécuritaire croissante. Au nom de sa lutte contre le terrorisme, la Tunisie a reçu ou recevra en 2016 des équipements militaires et  sécuritaires d’une valeur d’au moins  81,9 millions de dollars,  dont 12 hélicoptères Black Hawk, dont huit doivent être livrés cette année, ainsi que des missiles Hellfire , des mitrailleuses , des lunettes de vision nocturne, et bien plus encore.

La Maison Blanche a demandé un budget de quelque 100 millions $  au titre de l’ aide militaire à la Tunisie en 2016, soit une augmentation de 200 pour cent par rapport à 2014, année au cours de laquelle  les États-Unis ont fourni une aide de 32,9 millions $, selon l’Observatoire de l’Assistance Sécuritaire , un programme du Centre de politique internationale  (CIP) chargé du suivi des programmes d’aide des États – Unis en matière de défense dans le monde entier. Et cela représenterait une augmentation de 350 pour cent par rapport aux chiffres d’avant la révolution.

L’octogénaire Caid Essebsi, cependant, ne peut pas simplement être intéressé par la lutte contre le terrorisme; il formerait également le projet de faire reculer les acquis démocratiques réalisés par la Révolution de jasmin en Tunisie. L’accent mis par  États-Unis sur le renforcement de ses  relations militaires avec Tunis ne fera qu’augmenter les capacités répressives du gouvernement, estime le magazine.

Caid Essebsi, qui a servi sous le premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, à la tête du répressif du  ministère de l’Intérieur du pays, et en tant que président du parlement sous Zine el-Abidine Ben Ali,  est arrivé au pouvoir suite aux élections présidentielles tenues fin 2014. Il a capitalisé sur une vague de frustration populaire due aux échecs des islamistes qui gouvernaient alors le pays et  aux crises  économiques et sécuritaires en cours. Mais « son gouvernement a été critiqué par les militants et les défenseurs des droits de l’homme qui l’accusent de sévir contre tout le monde, de perpétuer les violences policières , et d’absoudre les anciens responsables du régime ».

Une loi anti-terroriste adoptée sous la houlette de Caïd Essebsi accorde aux  forces de sécurité de vastes pouvoirs de surveillance, étend la détention sans procès pour les suspects de terrorisme, et permet aux tribunaux de tenir des audiences à huis clos. En outre, il a présenté au Parlement un projet loi sur la  réconciliation blanchissant les fonctionnaires et les hommes d’affaires qui  ont commis des crimes financiers sous le régime Ben Ali.

Malgré les signaux d’avertissement, les Etats-Unis ont salué la Tunisie, la désignant  pays allié majeur non membre de l’OTAN,  ce qui se traduit par une plus grande aide en matière de  défense et  par l’examen  et l’approbation plus rapides du financement militaire.

Lorsqu’on lui a demandé si le flux croissant de matériel militaire vendu ou offert à la Tunisie pourrait être utilisé à des fins de répression interne, un responsable du département d’Etat américain a répondu  dans un courriel que  «lorsque l’Administration américaine a eu connaissance de  rapports sur des abus; nous avons exhorté le gouvernement à s’en saisir. Nous croyons également que les Tunisiens réalisent que la réponse aux préoccupations soulevées, le respect des droits de l’Homme, et l’adhésion à la primauté du droit sont essentielles pour le  maintien des acquis démocratiques durement réalisés. L’amélioration de la reddition de comptes chez les services de sécurité et la promotion de l’État de droit sont importantes à cet égard « .

Interrogé pourquoi le Département d’Etat continuerait à accorder de l’aide militaire à la Tunisie en dépit des allégations de mauvais traitements, le haut fonctionnaire a écrit: «Bien que je tienne à éviter de m’engager sur des  conjectures et hypothèses, je note, en général, que nous considérons une grande variété de facteurs chaque fois que nous évaluons notre aide étrangère à d’autres pays « .

La sécurité avant la démocratie

Le gouvernement tunisien, cependant, peut  accorder  la priorité à la sécurité au détriment de la  démocratie. Le budget du ministère de la Défense a été renforcé  plus rapidement que tout autre entre 2011 et 2016, enregistrant  une croissance de 21 pour cent par an en moyenne. Une loi de finances complémentaire adoptée en juillet ici à 2015, suite à l’attentat de Sousse, a augmenté le budget de la défense de plus de 153 millions $. Bien qu’il puisse s’agir d’un montant dérisoire au regard des dépenses budgétaires aux États – Unis, le chiffre représente environ 7,3 pour cent de l’ensemble du budget du ministère de la Défense pour 2016.

Y a-t-il un bureau de Lockheed en Tunisie ?

Avec l’augmentation des dépenses de défense, les achats militaires et la dépendance vis-à-vis des  armes américaines semblent en passe de devenir une tendance. Il semble que les industriels de la défense soient déjà en lice.  Lockheed Martin a ouvert un bureau, « Lockheed Martin Global, Inc. – Succursale de Tunisie, » selon le Registre de Commerce de  l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle, un organisme public dont la mission est «d’entreprendre toute action relative à la normalisation, la qualité des produits et services, ainsi qu’à la protection de la propriété industrielle. »

Selon une annonce sur le registre d’affaires tunisien en date du 25 août 2015, l’objectif de la succursale Lockheed Martin sera « le soutien,  la recherche, la conception, le développement, la fabrication,  les produits d’intégration, les services et les systèmes de technologie de pointe. »

Lockheed Martin a nié l’ouverture d’un bureau à Tunis. John Neilson, directeur des communications de Lockheed pour l’Europe, le Moyen-Orient, et en Afrique, a écrit dans un courriel à « Foreign Policy »: « Lockheed Martin n’a pas un bureau à Tunis, et il n’y a pas de plans pour en ouvrir un. »

Neilson a ajouté que le matériel de défense vendu à la Tunisie n’a pas été directement fourni par Lockheed , mais par le biais du programme Foreign Military Sales ( Programme des ventes militaires étrangères des États-Unis), ce qui signifie que c’est  Lockheed Martin qui fabrique  le matériel, mais c’est  le gouvernement des États-Unis qui fournit l’aide. Les activités de Lockheed en Tunisie, a-t-il écrit,  « concernent essentiellement la fourniture d’une capacité de soutien à la clientèle» pour des produits tels que les avions de transport aérien tactique C-130J Hercules, qui sont utilisés par l’Armée de l’air tunisienne.

Des rapports récents, cependant, affirment que Lockheed Martin faisait partie d’une délégation commerciale à Tunis  organisée, le 14 avril,  par la Chambre nationale arabo-américaine du Commerce et de la Chambre de commerce américaine, comprenant de très nombreuses entreprises américaines opérant dans le secteur de la défense.

Une aide sous conditions !

L’aide militaire américaine à laquelle Neilson fait référence est en effet censée être assortie de conditions. La porte-parole du ministère américain de la Défense, Michelle Baldanza, a affirmé à Foreign Policy que le Pentagone mettra fin à l’ aide militaire en cas de coup d’ Etat , mais s’est abstenue d’évoquer la possibilité de répression interne. Baldanza ajoute que dès lors qu’un coup d’État a lieu, les États-Unis seront  légalement tenus de mettre fin à l’aide en matière de sécurité.

Réagissant aux informations selon lesquelles Lockheed Martin a ouvert un bureau en Tunisie, William Hartung, expert en politique étrangère et en sécurité nationale étrangère au Centre de politique internationale a déclaré que « le  fait que [les industriels de la défense] aient  ouvert un bureau à Tunis signifie qu’ils ne restent pas les bras croisés. Ils vont essayer de nouer des relations avec l’armée tunisienne. « 

Alors que les deux intervenants dans les ventes d’armes – l’industrie privée de la défense et le gouvernement des États-Unis – ont des motifs différents, ils permettront la réalisation des objectifs des uns des autres dans la région, a-t-il souligné.

« Le Pentagone va aider les industriels à vendre leurs produits  en disant aux gouvernements étrangers : « Vous devriez acheter américain. … Vous n’achetez pas uniquement une  arme, mais une relation avec les Etats-Unis « 

Et tandis que les ventes d’armes par les fabricants  américains à des gouvernements étrangers doivent faire l’objet d’un examen rigoureux par le Congrès pour s’assurer que le matériel ne sera pas utilisé à des fins de violation des droits, l’attribution à la Tunisie du statut d’allié majeur non membre de l’OTAN devrait changer la donne. Cette désignation induit un financement additionnel  pour des projets communs de recherche et de développement et de lutte contre le terrorisme, en accordant à  la Tunisie la priorité sur d’autres pays en termes de livraison de matériel militaire vendu à un coût réduit. Plus important encore, sous ce statut, les restrictions sur l’affectation des équipements militaires américains seront également réduites.

«La conséquence la plus remarquable du nouveau statut attribué à la Tunisie est que [les Etats-Unis] autoriseront l’accélération des livraisons d’armes et le Congrès aura moins de temps pour les examiner», a déclaré Hartung. En cas de répression interne,  même si les responsables du Département d’Etat disent regretter les violations commises,  ils vont continuer leur relation [militaire]. »

Le Congrès aura désormais à examiner plus de ventes d’armes la Tunisie qu’il ne l’avait jamais fait  auparavant. Au-delà des 99 millions $  demandés par la Maison Blanche en 2016, les ventes d’armes directes à la Tunisie ont augmenté de 63 pour cent entre 2010 et 2014, étant noté que les données ne sont pas disponibles sur les ventes effectuées depuis.

«L’enveloppe de 100 millions $ demandée ne représente pas le montant total alloué à la Tunisie », a déclaré, pour sa part,  Seth Binder, analyste à l’Observatoire de l’aide sécuritaire. « Il y a d’autres lignes de fonds en circulation utilisés pour financer les forces armées à l’étranger», comme l’occulte  Fonds des partenariats antiterroristes (CTPF), un programme de financement du Pentagone destiné à la formation des  forces armées étrangères dans le cadre de la lutte antiterroriste.

La Maison Blanche a demandé 1 milliard $ pour le CTPF en 2017. Alors qu’une partie de cet argent va à la Tunisie,  on n’en connaît pas le montant exact, souligne Seth Binder. Au mieux, il est établi que le  compte régional de l’Afrique du Nord et de l’Ouest a reçu plus de 225 millions $ et un montant supplémentaire de 125 millions $. Mais le Congrès n’enjoint pas au ministère de la Défense d’expliquer la répartition des financements par pays.

« En tant qu’allié puissant, il est fort probable que la Tunisie soit un important bénéficiaire de ces fonds. Chaque année, le Pentagone fournit une justification du budget, se limitant cependant à évoquer les répartitions  régionales  sans préciser à  quel pays va l’argent, a ajouté Binder qui estime que « l’essentiel des fonds alloués à la Tunisie vont à l’institution militaire plutôt qu’au ministère de l’Intérieur, tristement célèbre pour sa corruption et la répression des opposants politiques sous le régime de Ben Ali ». Il n’en demeure pas moins, souligne-t-il, que «  des fonds vont à d’autres secteurs, ce qui constitue un motif de préoccupation ».

Binder doute que la petite armée tunisienne  « historiquement marginalisée et sous-équipée par la volonté des  dirigeants tunisiens qui craignaient un coup d’Etat militaire – ait la capacité d’absorber toute l’aide fournie. Si les fonds sont distribués inefficacement, ils pourraient devenir matière à corruption dans un Etat où la corruption et la fraude ont été les principaux facteurs à l’origine de la révolution de la Tunisie.

« La plus grande préoccupation, tient, cependant, à l’effet que [l’aide militaire des États-Unis] aura sur l’armée tunisienne », a déclaré Binder.  » Conduira-t-elle à la politisation de l’armée?, s’est-il demandé, cité par Foreign Policy.

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