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Plus de 30 élèves de l’école primaire de Zaouit Chafai, dans le gouvernorat de Kasserine, ont bénéficié d’une aide en matière de livres, cartables, cahiers, trousses, matériel scolaire, ainsi que des ballons de football, handball et des cordes à sauter pour tout l’établissement.

Les fonds ont été levés grâce aux entreprises participant au tournoi de football caritatif, qui se déroule le samedi 22 Octobre 2016, à Gammarth. Il y aura lieu à l’occasion une collecte de vêtements pour l’hiver pour cette même école.

L’organisateur du projet, Samari Consulting, est un cabinet de chasse de têtes, recrutement et de coaching, basé à Tunis.

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Il est nécessaire d’agir rapidement pour apporter un soutien agricole et pour renforcer les moyens d’existence de 385 000 personnes dans le nord-est du Nigéria, où l’insécurité alimentaire est un phénomène généralisé, a indiqué aujourd’hui la FAO.
La reprise des activités agricoles dans ces zones est primordiale pour que les populations soient en mesure de produire suffisamment pour se nourrir. Cela inclue notamment les déplacés internes dus aux conflits ainsi que les communautés qui les accueillent.

Ces populations ont besoin d’une aide urgente pour rétablir leurs moyens d’existence, qui dépendent principalement de la production agricole, de la pêche artisanale, de l’aquaculture et de la production animale. Ces trois à quatre dernières années, cela n’était pas possible à cause des conflits » a déclaré M. Bukar Tijani, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

Plus de 3 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans les Etats de Borno, de Yobe et d’Adamawa.

La FAO a mis en place un plan d’intervention à grande échelle pour faire face à la crise en cours et a besoin de toute urgence de 10 millions de dollars pour fournir des semences, des engrais et de l’équipement d’irrigation à l’approche de la saison sèche. Parallèlement, la FAO prépare également une intervention pour la principale campagne agricole qui requiert beaucoup plus de ressources.

« Cette année, l’aide humanitaire a pu de nouveau accéder à certains territoires auparavant entre les mains de Boko Haram, il s’agit donc d’une occasion unique de lutter contre les niveaux alarmants d’insécurité alimentaire qui sévissent dans le nord-est du Nigeria » a déclaré Tim Vaessen, Coordinateur des opérations d’urgence de la FAO au Nigéria.

« Avec les financements reçus jusqu’à présent, la FAO a réussi à améliorer la sécurité alimentaire de plus de 123 000 personnes en leur permettant de cultiver pendant la saison des pluies. Si cette aide est bel et bien essentielle, elle n’atteint qu’une infime partie des populations qui sont dans le besoin et la FAO cherche maintenant des financements afin de soutenir la production de cultures irriguées, la reconstitution des cheptels et les mesures visant à améliorer la santé des animaux en luttant notamment contre les maladies et en fournissant des aliments complémentaires dans les zones fraichement libérées » a-t-il ajouté.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements

Les communautés rurales sous pression en accueillant les populations déplacées

Les combats dans le nord-est du Nigeria ont réduit à néant trois campagnes de semis consécutives. De plus, les afflux massifs de populations ayant échappé aux attaques répétées de Boko Haram ont mis une pression extrême sur les communautés d’accueil, déjà pauvres et vulnérables. Leurs moyens d’existences agricoles et pastorales se sont davantage fragilisés, aggravant la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, déjà caractérisée par une certaine précarité.

Ne pas relancer l’économie rurale risquerait de leur porter grandement préjudice avec un manque d’opportunités professionnelles et surtout le risque de radicalisation de la jeunesse puis d’enrôlement dans des groupes armés, conduisant ainsi à des troubles civils, a averti la FAO. A l’inverse, relancer la production agricole dans les zones fraichement accessibles encouragera les populations de déplacés à rentrer chez eux tout en contribuant à améliorer leur santé et leur nutrition.

Le travail de la FAO

Dans le nord-est du Nigéria, la FAO a fourni des kits agricoles aux communautés d’accueil, aux populations vulnérables et aux déplacés internes qui bénéficient d’un accès à la terre. Les kits incluent des variétés améliorées de millet, sorgho et niébés, une légumineuse hautement nutritive et adaptée localement, et des engrais permettant aux bénéficiaires de cultiver pendant la saison des pluies. La récolte devrait commencer d’ici la fin du mois de septembre et leur permettre de satisfaire leurs besoins alimentaires pendant au moins 10 mois.

La FAO travaille actuellement sur des formules horticoles pour près de 85 000 personnes supplémentaires, à l’approche de la saison des pluies.

« Cultiver leur nourriture, saine et nutritive, contribue à réduire le besoin d’une aide alimentaire extérieure à l’avenir. Les familles qui ont accès à la terre et sont en mesure de cultiver peuvent ensuite récolter pendant six à huit semaines » a précisé M. Vaessen.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements. Jusqu’à présent, la FAO a seulement reçu 4,9 millions de dollars, dont 20 pour cent proviennent du Fonds spécial pour les activités d’urgence et de relèvement (SFERA) de la FAO.

Le programme de la FAO dans le nord-est du Nigéria est également financé par le Japon, la Belgique, la Commission européenne (ECHO) et le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF).

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Le secrétaire général de l’union tunisienne des jeunes travailleurs (UTJT), Chadli Hamas a appelé le gouvernement, les gouverneurs et l’ensemble des partis politiques à trouver des solutions urgentes et efficaces aux problèmes auxquels font face les jeunes investisseurs.
S’exprimant lors d’un point de presse tenu à Tunis, Hamas a indiqué que la bureaucratie constitue le principal obstacle bridant les projets des jeunes investisseurs.
Il a, à cet égard, pressé le gouvernement à placer ce dossier parmi les priorités absolues, soulignant que le nombre des sans-emploi a atteint actuellement plus de 800 mille personnes.
Hamas a, par ailleurs, estimé que parmi les solutions urgentes envisagées figurent notamment la mise en œuvre du pluralisme syndical, l’encadrement des jeunes investisseurs et l’octroi de petits crédits.
Le directeur central de la Banque tunisienne de solidarité (BTS) a estimé, quant à lui, que les principales difficultés rencontrées par les jeunes sont plutôt liées aux entreprises de financement, appelant à cet égard les jeunes chômeurs à trouver des nouvelles idées de projets.

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Les couloirs du ministère des finances et de la Banque centrale de Tunisie (BCT) résonnent depuis le début de la semaine du nom de la… Guinée-Bissau, selon le site Africa Intelligence. Citant des sources qui lui sont propres, il affirme que les bailleurs de fonds de Tunis (Union européenne, FMI, Banque mondiale…) ont averti leurs interlocuteurs tunisiens que le pays pourrait connaître le même sort que ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest. Le 2 juillet, le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont suspendu leur aide financière au gouvernement bissau-guinéen après que celui-ci a décaissé 63 millions € pour racheter les dettes du secteur privé. Or Tunis cherche depuis des mois à liquider la Banque franco-tunisienne (BFT), essentiellement pour effacer les 700 millions de dinars d’emprunts distribués durant l’ère Ben Ali à des hommes d’affaires, dont certains sont restés très en vue. L’opération risque de déséquilibrer sa maison-mère, la banque publique STB (Société tunisienne de banque), pilier du secteur financier.

Les bailleurs sont d’autant plus remontés que l’audit de la STB, qu’ils ont financé, n’a pas pris en compte la situation de la BFT, malgré leurs demandes répétées, souligne Africa Intelligence.

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Hier mardi 07 juin 2016, l’économie tunisienne était au menu, du côté des USA, dans une conférence organisée par l’Atlantic Council Rafik Hariri Center for the Middle-East, basé à Washington. Cette rencontre a réuni des décideurs politiques et des experts européens et américains ; ils ont planché sur le thème « Une stratégie transatlantique pour une Tunisie démocratique », rapporte Huffington Post. Les contours d’un éventuel accord entre les États-Unis et l’Union Européenne (UE) sur le soutien à apporter à la transition tunisienne ont été dessinés, sur les plans économique, sécuritaire et démocratique. L’ambassadeur de la Tunisie aux États-Unis, Faycal Gouiaa, a saisi l’occasion pour plaider, en marge de la conférence, la cause d’un accord de libre-échange entre la Tunisie et les USA.

Cette rencontre fait suite à la publication d’un rapport qui a le même intitulé. Il est dit dans ce document : « Les États-Unis et l’Union Européenne devront aussi se mettre d’accord pour cibler des projets et d’autres aides dans les différentes régions avec une attention spéciale à accorder aux lieux où la radicalisation et les autres troubles sociaux existent »

La Tunisie, entre opportunités et dangers

Amy Hawthorne, un des rédacteurs de ce document, a déclaré : « Ce n’est pas en donnant plus d’argent qu’on va aider la Tunisie, c’est bien plus complexe que cela ». Elle est d’avis que « la Tunisie doit être d’une plus grande priorité et pour les États-Unis et pour l’Europe ».

Karim Mezran, spécialiste de l’Afrique du nord à l’Atlantic Council et un des auteurs du rapport, a déclaré  que « l’économie représente certes un grand problème », mais qu’il y a plus inquiétant encore : « l’affaiblissement de Nidaa Tounes et de tous les partis excepté Ennahdha crée une dangereuse fragilité politique en Tunisie ». Il a ajouté : il faut que « les États-Unis et l’Union Européenne aident les parties pro-démocratiques car il y a beaucoup d’ennemies à la démocratie » en Tunisie.

Le FMI et l’UE n’ont pas les mêmes centres d’intérêt

Andrea Gamba, responsable au Fonds monétaire international (FMI) , a dit pour sa part que « le défi (pour la Tunisie) après la révolution était de changer le modèle économique qui existait avant la révolution ». D’après lui, le soutien du FMI est plus à mettre dans la case « réformes structurelles » que dans celle des « aides macroéconomiques », le contraire de ce que fait l’UE.
Nick Westcott, directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord au sein de la diplomatie européenne, a corroboré ces propos en déclarant que « l’Union Européenne peut aider encore plus la Tunisie dans l’amélioration du climat des affaires mais surtout en matière d’assistance macroéconomique ».

Fran Burwell, vice-présidente de l’Atlantic Council, soutient que l’UE devrait donner à la Tunisie les clés de son marché car « sur le long terme, le marché de la Tunisie c’est l’Europe et non les États-Unis ».

Les USA ont choisi : ce sera l’économie, avant tout

La conférence, qui était axée prioritairement sur le concours économique des États-Unis, a mobilisé une large palette d’intervenants. L’émissaire de l’USAID, Paige Alexander, a affirmé que « d’ici l’année prochaine, l’USAID compte créer 6.500 emplois en Tunisie. Depuis 2012, 14.000 ont été créés. »
L’USAID a deux objectifs, selon elle : « continuer de prioriser la croissance économique et la gouvernance démocratique en Tunisie ».

L’UE a choisi : ce sera la sécurité, avant tout

Nick Westcott, directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord au sein de la diplomatie européenne, n’écarte pas l’urgence d’aider la Tunisie à relancer sa croissance économique, mais « l’Union Européenne va surtout aider la Tunisie à faire face à ses défis sécuritaires ». Il a ajouté que « l’Union Européenne peut en faire plus avec les États-Unis afin d’aider le gouvernement tunisien en matière de contreterrorisme » et « qu’il y a beaucoup à faire entre l’U.E. et les États-Unis pour aider la Tunisie dans sa lutte antiterroriste ».

L’autre volet de la coopération avec la Tunisie doit être, d’après lui, l’immigration. « Parmi les domaines où l’Union Européenne et la Tunisie doivent s’entraider, c’est en matière de réfugiés, qui est un grand défi pour l’Union Européenne », a-t-il déclaré.
En échange, l' »Union Européenne va coopérer avec la Tunisie en vue de parvenir à un accord permettant l’immigration légale (des Tunisiens) vers les pays européens ».

Pour M. Westcott, « l’Union Européenne est redevable vis à vis de la Tunisie, et la Tunisie est redevable vis à vis de la Tunisie ». C’est pourquoi l’Union Européenne a accordé depuis 2011 « près de 3 milliards d’euros, dont près d’un milliard en subvention ».

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« Nous avons un budget de 60 millions de dinars pour aider à la création et au démarrage des start-up », a souligné samedi, Slim Chaker, ministre des Finances.

Dans une déclaration à l’agence TAP, en marge de sa visite à l’espace //coworking// (travail partagé) où se tient le « Start-up Camp », créé à Tunis à l’initiative de l’ONG allemande Enpact (empowering entrepreneurs), Slim Chaker a indiqué que  » les jeunes entrepreneurs pourront également, bénéficier d’une assistance technique à travers le coaching et le mentoring, afin de les aider à démarrer leurs projets. La Tunisie a aujourd’hui, besoin, d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et nous sommes là pour leur offrir l’assistance financière et technique ainsi que l’énergie positive ».

Le ministre s’est, en outre, félicité pour l’organisation pour la première fois en Tunisie, du Start-up Camp Enpact qui réunit des jeunes entrepreneurs et des formateurs de différents pays du monde.

Pour sa part, Amel Ben Ali, coordinatrice de programme chez Enpact a signalé que plus de 60 entrepreneurs de la région MENA (Moyen Orient Afrique du Nord) et de l’Europe dont 9 jeunes Tunisiens participent à ce start-up camp. Des formateurs de plusieurs pays du monde dont les USA, l’Irak et l’Egypte animent les ateliers du start-up camp organisés du 26 au 28 mai en cours au StartupHaus Tunis (l’espace coworking). Ces ateliers traitent du pitch (comment présenter son idée de projet), de l’analyse des ventes et du design thinking (comment stimuler sa créativité).

L’intervenante a précisé que dans le cadre son programme de mentorat pour les entrepreneurs de la région MENA et de l’Europe, Enpact sélectionne chaque année des entrepreneurs de Tunisie, Jordanie, Egypte, Maroc, Allemagne, Autriche et Suisse pour participer à une formation de huit mois.

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Du matériel et des équipements militaires américains ont été livrés, jeudi, à la Tunisie lors d’une cérémonie organisée à la base militaire d’El Aounia.

Selon les déclarations faites jeudi par le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani,  les États-Unis d’Amérique ont doté la Tunisie Tunis d’équipements militaires qui consiste en des avions de contrôle et de reconnaissance de type « Maules » ainsi que des véhicules tout terrain de type « Jeep » qui communiquent entre eux afin d’échanger des informations.

De son côté, la sous-secrétaire adjointe à la défense US, Amanda Dory, a indiqué  que cette action traduit la détermination des États-Unis à consolider le partenariat avec la Tunisie et « à l’aider à faire face aux différentes menaces qui pèsent sur elle ».

Pour Farhat Horchani, ce matériel est de nature à renforcer les capacités de l’armée en matière de protection des frontières terrestres et maritimes et de lutte contre le terrorisme et les crimes organisés.

Selon la responsable américaine, les avions livrés à la Tunisie aideront le pays à identifier les positions des terroristes qui tentent de franchir les frontières » a-t-elle soutenu.

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La Tunisie est le plus grand bénéficiaire  des concours de l’Agence coopération et de coordination de  Turquie (TIKA) et de projets d’une valeur de 44,7 millions de dollars l’année dernière, soit plus du double de l’aide accordée à tout autre pays,  a indiqué l’agence dans son rapport annuel.

L’agence, un département relevant du bureau du Premier ministre, a dépensé 22,3 millions $ en Somalie, 17,1 millions de dollars en Afghanistan, 14,5 millions $ au Tchad, 12,7 millions $ en Macédoine et $ 11,6 in Kirghizistan.

En Afrique, TIKA a dépensé 102,7 millions $ dans  des projets, 47,1 millions $ en Asie du Sud et centrale et 45,5 millions $ en Europe du Sud. La plupart des projets sont axés sur l’infrastructure sociale et le secteur des services, pour un montant de 140,9 millions $.

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Peu de gens dans le monde, et même au Pakistan, évoquent encore le sort de Shakeel Afridi, le médecin d’une cinquantaine d’années qui a aidé la CIA à repérer et liquider Oussama Ben Laden. Ce Pakistanais croupit depuis 5 ans en prison, broyé par la machine diplomatique entre Washington et Islamabad. Son frère ainé, Jamil Afridi, qui dit craindre pour la vie du docteur, a rencontré secrètement des journalistes de l’AFP. « Je n’ai aucun espoir de le voir, je n’attends plus rien de la justice », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le Dr Afridi avait lancé une campagne de vaccination factice contre l’hépatite C pour débusquer l’ancien chef d’Al-Qaïda. Il était censé récupérer un échantillon ADN dans l’endroit où logeait Ben Laden pour s’assurer qu’il s’agissait bien de la bonne cible. Dès que la présence de l’instigateur des attentats du 11 septembre 2001 avait été confirmée, les USA avaient dépêché des forces spéciales pour le neutraliser. Les faits se sont passés le 2 mai 2011 dans la maison qu’occupait Ben Laden à Abbottabad, une petite localité où se trouve l’académie militaire du pays. Ainsi prenait fin la cavale de l’homme le plus recherché du monde.

Joie des Américains, rancoeur des Pakistanais

Mais la joie des Américains tranchait avec la rancoeur des autorités pakistanaises, qui n’ont jamais digéré cette excursion militaire sur leur terriotoire, et à leur insu. Les rapports entre les deux pays sont restés tendus pendant un bon moment. La colère d’Islamabad ne pouvant pas s’en prendre frontalement au puissant allié américain, dont on a tant besoin par ailleurs, s’est abattue sur le docteur par qui, juge le pouvoir pakistanais, le mal est arrivé. S’en suit une descente aux enfers pour le médecin maudit…

On ne sait pas grand chose des dessous de l’étrange relation entre la CIA le Dr Afridi, mais la presse pakistanaise s’est fait l’écho de la collaboration entre des responsables de l’ONG du médecin, « Save the Children », et l’agence de renseignement américain. Au début l’ONG a nié toute coopération avec la CIA mais le Dr Afridi a lui-même avoué dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News en 2012 sa participation à l’opération ayant conduit au meurtre de Ben Laden. L’ancien secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a également confirmé les faits.

Lâché par les USA, il est martyrisé par son pays

Peu de temps après l’expédition américaine, les autorités pakistanaises mettent la main sur le médecin. Pour sa défense il dit qu’il ne savait pas l’usage que les Américains allaient faire de ce prélèvement ADN et qu’il n’ pas voulu suivre le conseil de quitter le Pakistan. Cela n’a pas empêché aux autorités de monter contre lui un lourd dossier à charge, notamment pour des liens avec des extrémistes, une accusation complètement tirée par les cheveux mais qui a fini par valoir au Dr Afridi une condamnation à une peine de 33 ans de prison, ramenée ensuite à 23 ans.
Commence un long calvaire pour le docteur. Son jugement en appel, entamé en 2014, est différé des dizaines de fois. Des organismes de défense des droits de l’Homme se sont saisis de l’affaire et ont alerté l’opinion publique sur le traitement partial de ce dossier, tout en demandant un procès équitable. « Shakeel est devenu un bouc émissaire », a déclaré Zar Ali Khan Afridi, un activiste des droits de l’Homme qui n’a aucun lien de sang avec le docteur. « Il a été impliqué dans un cas qui n’a rien à voir » avec son dossier, ajoute-t-il.

L’avocat du Dr Afridi, Qamar Nadeem, a déclaré qu’il est maintenu à l’isolement dans une chambre exigüe, mais que malgré tout sa sécurité est encore menacée. Me Nadeem a affirmé que cela fait deux ans qu’on l’empêche de s’entretenir avec son client. A signaler qu’il est le second avocat du prévenu, le premier avait déserté le Pakistan suite à des menaces des talibans. Se croyant hors de danger, il tente une visite au pays où il est assassiné en 2015…

On permet au médecin, tous les deux mois à peu près, de recevoir les visites de son épouse et de ses enfants, d’après son avocat. Ses frères et ses soeurs n’ont pas la même chance, malgré un jugement de la Haute cour de Peshawar qui leur accorde un droit de visite. Le tribunal « ne reconnaît pas la décision. Que dire? Je suis très pessimiste… » a déclaré son frère Jamil, qui cherche à le voir depuis 4 ans mais à qui on rétorque régulièrement que ses tentatives sont vaines.

Me Nadeem, en désespoir de cause, a déclaré que seule une intervention des USA pourra arracher son client des griffes de la justice pakistanaise. « Mais jusqu’ici ils n’ont pas fait preuve de soutien », lâche-t-il.

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La Banque africaine de développement (BAD)

Pour son plan quinquennal, 2016-2020, le Gabon pourra compter sur l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). La « Stratégie de partenariat » entre Libreville et la BAD prévoit une ligne de crédit pouvant aller jusqu’à jusqu’à 811 milliards de F CFA (1,24 milliard d’euros), mais à condition – il y en a toujours une avec les institutions financières – que les autorités gabonaises montrent patte blanche au niveau de l’avancement des projets présentés.

C’est une feuille de route qui va structurer la collaboration technique et financière. « Sur les 5 prochaines années, il est prévu un apport de la BAD équivalent à 811 milliards de F CFA (1,2 milliard d’euros), à travers ses guichets publics et privés », précise la BAD dans un communiqué. Autre détail livré par la banque : Les fonds mobilisés seront surtout injectés dans « la diversification économique à travers le développement des infrastructures et l’amélioration du climat des affaires et le développement humain ».

Marlène Kanga, directrice régionale pour l’Afrique centrale au sein de la BAD, a déclaré dans le texte que « La revitalisation du secteur agricole, la valorisation de la filière forêt-bois, l’amélioration du cadre des investissements publics et privés, une meilleure formation professionnelle et une plus forte inclusion sociale, ainsi que l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement, seront au centre des interventions de la Banque dans les prochaines années ».

Le Gabon est surveillé comme du lait sur le feu

Le gouvernement gabonais et la BAD travaillent ensemble depuis un paquet d’années, c’est même le troisième plan quinquennal que les deux parties ont concoctés depuis 2006. La nouveauté c’est que la BAD a décidé d’être plus exigeante et plus regardante sur la façon dont ses sous sont utilisés. Il n’est maintenant plus question de décaisser des sommes avant de vérifier si les projets déjà budgétisés ont effectivement vu le jour, ou en phase de réalisation.

Ce sont les déconvenues du passé qui ont poussé la BAD à faire preuve de plus de plus sévérité et de rigueur dans le suivi des projets. Par exemple la BAD a déploré dans le document du plan 2011-2015 que « sur six opérations programmées [dans la stratégie 2006-2010], seules deux aient été soumises au Conseil [d’administration] pour approbation ». La banque a pointé du doigt « Des insuffisances au niveau de la préparation des opérations inscrites au programme de prêt, l’absence d’un dispositif de concertation structuré entre le gouvernement et les bailleurs de fonds ainsi que les incertitudes liées à une transition politique historique » qui ont prévalu suite à la disparition en juin 2009 du président Omar Bongo Ondimba.

La BAD n’a pas encore tiré tous les enseignements du plan 2011-2015, mais on sait déjà que fin 2014, la somme globale des crédits de la BAD à l’État et au secteur privé gabonais s’établissait à 331 millions d’unités de compte (395 millions d’euros au 31 décembre 2014). Dans le document de stratégie, il était prévu de débourser jusqu’à 542 millions d’unités de compte (plus de 600 millions d’euros) de prêts sur la période 2011-2015. On suppose donc que l’exécutif gabonais va rester dans les clous fixés par la BAD, du moins au niveau des dépenses. Reste maintenant à savoir si tous les projets présentés par les autorités gabonaises ont effectivement été réalisés, et dans les proportions avancées. On le saura assez rapidement…

A noter que parmi les subventions accordées dans le cadre de la stratégie 2011-2015 il y a notamment un prêt de 370 millions de dollars pour le deuxième volet du Programme routier du Gabon, avalisé en septembre 2011.

Enfin sachez que la BAD a versé au Gabon au total 1,4 milliard d’unités de comptes (environ 1,67 milliard d’euros) entre 1967 et 2015. Ce pactole a surtout servi à financer des projets d’infrastructures routières (près de deux tiers des sommes encaissées) et dans une moindre mesure des programmes dans l’agriculture et le social.

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Rien ne va plus entre le Mozambique et le Fonds monétaire international (FMI), qui a suspendu mardi dernier son soutien à Maputo après avoir découvert que ce dernier avait triché en cachant soigneusement une dette de plus d’un milliard de dollars. Le gouvernement mozambicain, pris en flagrant délit de mensonge, a été contraint de reconnaitre le week-end dernier la supercherie. « Les autorités (mozambicaines) ont reconnu qu’un dépassement d’un montant d’un milliard de dollars de dette externe garantie par le gouvernement n’avait pas été dévoilé au Fonds », a déclaré dans un communiqué Michel Lazare, chef de la mission du FMI au Mozambique.

Voilà qui ne va pas arranger les affaires du pays, déjà englué dans la pauvreté et le sous-développement – il est classé parmi les dix nations les plus pauvres au monde, d’après le FMI – et dont un quart du budget est alimenté par des bailleurs de fonds.

Le FMI n’a pas attendu les aveux très tardifs des autorités mozambicaines pour annuler la mission de ses experts chargés justement de diagnostiquer les comptes publics, un préalable pour le décaissement d’une nouvelle tranche de prêt.

Faute avouée, à moitié pardonnée

Toutefois les carottes ne sont pas cuites pour Maputo, en effet M. Lazare a affirmé que cet aveu était un « premier pas important vers la restauration de la confiance » entre les deux parties. Il a ajouté : « Le Fonds et le Mozambique vont continuer de travailler ensemble de façon constructive pour évaluer les implications macroéconomiques de la révélation de cette information et identifier les étapes pour consolider la stabilité financière (…) et améliorer la gouvernance et la supervision des entreprises publiques ».

Les autorités mozambicaines ont vidé leur sac après un entretien cette semaine entre le Premier ministre, Carlos Agostinho de Rosario et la directrice du FMI, Christine Lagarde. On n’exclue pas donc que la patronne du FMI ait convaincu de Rosario d’avouer publiquement la manoeuvre pour continuer à bénéficier de l’aide de l’institution financière. Une façon aussi sans doute de terroriser ceux qui auraient pu être tentés de duper le FMI en dissimulant une partie de leur ardoise pour ne pas plomber leurs chances d’avoir de nouveaux crédits.

Le FMI n’en est pas à son premier coup de pouce pour le Mozambique, en décembre 2015, il avait mis à sa disposition un prêt de 282,9 millions de dollars, versée par tranches. Des mesures de réduction des dépenses publiques avaient été exigées en retour.
Une première ligne de crédit de 117,9 millions avait été octroyée très rapidement pour permettre au pays de supporter les contrecoups de la chute des cours des matières premières qui avait impacté les recettes publiques. C’est ce dispositif qui vient d’être stoppé net par le FMI après les petites cachoteries du gouvernement mozambicain.

Pour rappel, le FMI avait appliqué le même tarif au Mali en décembre 2014. L’appui financier avait été suspendu pendant 6 mois après la découverte d' »irrégularités » budgétaires, dont l’acquisition d’un nouvel avion présidentiel avec un gros chèque de 40 millions de dollars, alors que le budget de l’Etat était dans le rouge…

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L’Union européenne a promis lundi de « redoubler d’efforts » pour aider la Tunisie dans sa transition démocratique cinq ans après sa révolution, afin de surmonter les difficultés économiques et les attaques jihadistes qui ont frappé le pays.

« On est pleinement conscient du fait que la Tunisie connaît des défis immenses et interconnectés, notamment sécuritaires et économiques », a déclaré la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, aux côtés de son homologue tunisien Khemaies Jhinaoui, à l’issue d’une réunion à Luxembourg.

« C’est pour l’Union européenne une nécessité et une évidence de mobiliser tous nos efforts pour soutenir le gouvernement et le peuple tunisien afin de permettre la réussite de la transition démocratique et la réussite du pays », a-t-elle  insisté, citée par le journal la Libre Belgique.

Notant que « la situation socio-économique de la Tunisie requiert des initiatives nouvelles et urgentes », l’UE promet de « redoubler d’efforts pour identifier toutes les opportunités d’assistance supplémentaire », selon une déclaration écrite commune.

La Tunisie doit, de son côté, prendre « des mesures pour une meilleure absorption de l’assistance internationale et un renforcement de la coordination des bailleurs internationaux », souligne le texte.

« Partenaire majeur » de la Tunisie depuis la révolution de 2011, l’UE « a doublé son assistance financière au pays » pour atteindre plus d’un milliard d’euros en cinq ans, a rappelé Mme Mogherini. Une tranche de 500 millions d’euros sous forme de prêts a notamment été débloquée en février dernier.

L’UE négocie actuellement un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) avec la Tunisie, et elle promet de faciliter les voyages, séjours d’études et de recherche de jeunes Tunisiens en Europe.

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La Délégation européenne et huit Etats devraient octroyer une enveloppe de plus d’un milliard de dollar pour des aides urgentes aux réfugiés syriens et aux communautés locales d’accueil au Liban et en Jordanie, outre le renforcement de la relance économique dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), a-t-on annoncé, vendredi après-midi, à Washington.

Ce montant se compose de dons d’une valeur de 141 millions de dollars et de crédits avantageux d’une valeur de 1 Milliard de dollars ainsi que de garanties estimées à 500 Millions de dollars, ce qui permettra de mobiliser 800 Millions de dollars de crédits avantageux au cours de l’année prochaine.

Ces financements  ont été annoncés lors d’une réunion ministérielle organisée en marge des réunions du printemps du groupe de la Banque Mondiale (BM) et du FMI ou « Spring Meetings » (15-16-17 avril 2016).

Le ministre de l’Investissement, du développement et de la coopération internationale Yassine Brahim, qui a représenté la Tunisie à cette rencontre ministérielle, a indiqué que cette initiative vise à consolider les capacités des bailleurs de fonds à répondre aux besoins accrus de ladite région.

Elle permettra ainsi de renforcer les chances des pays  relevant de cette dernière (MENA), confrontés à plusieurs dangers, d’obtenir des financements à des conditions avantageuses.

Brahim a déclaré, à l’agence TAP, que les financements qui seront accordés par la BM à la Tunisie et dont le montant s’élève à un milliard de dollars annuellement, pourraient osciller entre 1,2 milliard de dollars et 1,3  milliard de dollars grâce à cette initiative.

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Dans le cadre de l’exécution des travaux de propreté et de l’embellissement des zones touristiques dans la ville de Tozeur, avec un financement du fonds de protection des zones touristiques moyennant 90 MDT, la municipalité a entamé l’installation de bancs publics et l’éclairage public sur la route Qarhmène, le curage de l’oued et le nettoyage des palmiers . La présidente du comité de gestion provisoire de la municipalité de Tozeur Dhouha Ben Abdallah a indiqué que l’enveloppe allouée à ces travaux s’élève à 15 mille dinars et comporte le curage de l’oued et le nettoyage des circuits touristiques à l’intérieur de l’ancienne Oasis avec la coordination de plusieurs associations et du commissariat régional du tourisme.
Selon la même source, des travaux d’asphaltage et d’éclairage seront entamés dans la zone touristique, outre la construction d’un passage à l’intérieur de l’oasis qui permettra d’accéder à plusieurs espaces touristiques,en collaboration avec l’association de sauvegarde des oasis et du commissariat régional de développement agricole.

TAP

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Le ministre autrichien des Affaires étrangères a appelé jeudi l’Union européenne à couper ses aides aux pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants dont les demandes d’asile ont été rejetées.

« En Europe, nous devons commencer enfin à accentuer  la pression si nous voulons que le système de rapatriement fonctionne correctement », a déclaré Sebastian Kurz à la radio publique Oe1.

L’homme politique conservateur a spécifiquement mentionné le Maroc, la Tunisie et le Pakistan, qui, selon lui, ont obtenu la  grande partie de l’enveloppe annuelle de 11 milliards d’euros  du budget de l’aide.

« Pour le moment, l’UE accorde 480 millions d’euros au Maroc et 414 millions à la Tunisie chaque année, et pourtant ces pays refusent de reprendre les demandeurs d’asile», a déclaré Kurz.

Le vice-chancelier de l’Allemagne, Sigmar Gabriel, a déclaré le mois dernier que l’aide de l’UE devrait être retirée si le pays d’origine du migrant ne coopère pas sur le rapatriement.

Kurz a dit qu’il veut que la proposition soit discutée lors du prochain sommet de l’UE le 18 février.

L’Autriche, un pays de près de neuf millions d’habitants a reçu, l’année dernière,  90.000 demandes d’asile, l’un des taux les plus élevés par tête d’habitant dans l’UE.

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Selon les données communiquées par le  ministère des Affaires sociale

Selon les données communiquées par le ministère des Affaires sociale, une enveloppe de 45 millions de dinars a été consacrée aux aides sociales et ce à l’occasion du mois de Ramadan, des aïds d’El-fitr et d’El-Idha , ainsi que la rentrée scolaire.

Le budget global consacré aux repas d’Iftar et au couffin de Ramadan pour cette année s’élève à 1,539 mille dinars au profit de 22665 bénéficiaires. Quelques 1715 personnes profiteront cette année de près de 19 repas d’Iftar d’un budget de 282,900 mille dinars, soit 5500 millimes pour chaque repas, relève la même source.

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