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La Commission européenne n’a pas tardé à concrétiser ses promesses de soutien à la Tunisie lors de la Conférence internationale sur l’investissement et lors de la visite du président tunisien, Béji Caid Essebsi, à Bruxelles. En effet la CE a décidé de dégager une enveloppe de 213,5 millions d’euros pour financer des réformes et l’infrastructure sociale en Tunisie.

« Le programme d’action que nous adoptons pour 2016 témoigne de notre volonté de contribuer immédiatement à l’amélioration des conditions de vie du peuple tunisien. Cette année, nos efforts se concentreront principalement sur les infrastructures sociales, les normes de services de base dans les régions et les quartiers les plus défavorisés, ainsi que le soutien aux réformes dans l’administration publique et le secteur de l’éducation », a déclaré Johannes Hahn, commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, qui était à « Tunisia 2020 ».

Le pactole sera affecté à quatre programmes :

1) La modernisation de l’administration et des entreprises publiques et le Plan de développement 2016-2020 (73,5 millions d’euros)
2) L’éducation, la mobilité, la recherche et l’innovation (60 millions d’euros)
3) L’initiative pilote sur le développement local intégré (60 millions d’euros)
4) Le secteur de la santé (20 millions d’euros).

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La première visite d’un Président tunisien aux institutions de l’Union européenne intervient à l’heure où nous célébrons le 40ème anniversaire du premier accord de coopération conclu en 1976. Nos rencontres manifestent au plus haut niveau notre volonté de franchir un nouveau palier dans le cadre d’une relation stratégique, et reflètent à la fois la profondeur des liens qui nous unissent et l’exception démocratique tunisienne dans le voisinage méridional.

Depuis la révolution tunisienne de 2011, l’UE a fait de l’appui à la jeune démocratie une des priorités de sa politique extérieure. Nous avons réitéré notre détermination à appuyer et à soutenir les efforts tunisiennes visant à consolider les acquis démocratiques, poursuivre la mise en œuvre effective des dispositions de la Constitution de 2014 et à relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux.

La Communication conjointe « Renforcer le soutien de l’Union européenne à la Tunisie » du 29 septembre 2016, suivie par les conclusions du Conseil de l’Union européenne le 17 octobre 2016, confirme la place prioritaire accordée par l’UE à la Tunisie. La résolution du Parlement européen du 14 septembre 2016 confirme la volonté d’appuyer la transition tunisienne à travers des recommandations telles que l’appel lancé aux participants du partenariat de Deauville à concrétiser leurs engagements pris en faveur de la Tunisie.

Depuis 2011, l’UE a plus que doublé le montant de son assistance financière à la Tunisie. Nous avons confirmé notre volonté d’ accroître l’aide financière sous forme de dons à 300 millions d’euros en 2017, et de maintenir cette tendance pour les prochaines années. En outre, depuis 2014, l’UE a octroyé à la Tunisie une assistance macro-financière de 800 millions d’euros.

La Conférence internationale « Tunisia 2020 » les 29 et 30 novembre 2016 a été un franc succès. Elle a été l’occasion pour la Tunisie de présenter son nouveau modèle de développement économique et social inclusif et durable, le Plan de développement 2016-2020. Nous saluons les mesures positives annoncées lors de la conférence par le Gouvernement tunisien afin de favoriser les investissements locaux et étrangers et soulignons l’importance d’avancer le plus rapidement possible dans les réformes nécessaires au développement du pays. Nous sommes déterminés à soutenir la dynamique enclenchée par cette Conférence et à assurer la mise en œuvre des engagements entrepris.

Dans ce contexte, notre coopération s’attachera à stimuler la croissance économique pour réduire le chômage, notamment chez les jeunes, ainsi que les disparités régionales. A cette fin, elle devra promouvoir une amélioration durable du climat des investissements et des affaires afin de permettre au secteur privé tunisien, y compris les PME, et aux investisseurs étrangers de développer leur activité et de générer des emplois.

Nous reconnaissons la pertinence du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie « ELMED » dans le contexte de la politique énergétique de la Tunisie et de son intégration au marché euro-méditerranéen de l’électricité, ainsi que son potentiel dans la promotion des liens plus étroits entre nos deux régions.

Nous sommes convaincus que la jeunesse, qui a ouvert la voie à la transition démocratique unique, doit occuper une place prioritaire dans notre coopération future. Nous avons convenu d’intensifier notre coopération afin d’identifier toutes les opportunités possibles et mettre en place, dans le cadre d’un « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie », des initiatives et programmes en matière d’emploi, de formation professionnelle, de mobilité, de culture, d’études et de recherches en faveur de la jeunesse tunisienne. A ce titre, nous convenons d’intensifier les échanges entre universités.

Chaque année 1500 étudiants et jeunes, ainsi que le personnel des universités, pourront bénéficier de programmes européens tels qu’Erasmus+. Nous saluons la volonté de la Tunisie d’adhérer au programme ‘Europe créative’ qui offre une opportunité additionnelle pour promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés et mettra tout en œuvre pour permettre la participation des opérateurs culturels tunisiens dans les meilleurs délais possibles.

Il a été convenu qu’un évènement à haut niveau sera organisé à Tunis dans les prochains six mois pour marquer l’attachement de deux parties à la mise en place du « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie ». 

Nous sommes prêts à nous engager dans un dialogue général sur les questions liées à la migration et à la mobilité, domaines dans lequel l’Union européenne et la Tunisie doivent travailler de pair. A cet égard, nous nous sommes déjà accordés à œuvrer dans le cadre du Partenariat pour la mobilité pour une meilleure gestion commune de la migration. Le lancement des négociations sur les accords de facilitation des visas et de réadmission, le 12 octobre dernier à Tunis, représente une étape importante dans ce processus.

Œuvrer ensemble, en appui à la paix, la prospérité et à la stabilité dans la région euro-méditerranéenne, demeure une priorité partagée. La Tunisie et l’Union européenne font face ensemble à la menace terroriste. Nous avons convenu que cette menace doit être combattue en utilisant, de manière coordonnée, l’ensemble des instruments à notre disposition, dans le respect des standards internationaux, des règles démocratiques et des droits de l’Homme.

La deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme prévue à Bruxelles le 19 janvier 2017 permettra de dresser le bilan de la coopération en cours dans le domaine sécuritaire et renforcer le soutien de l’UE à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie tunisienne de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous voulons également poursuivre l’appui à la réforme du secteur de la sécurité en Tunisie. Nous saluons, par ailleurs, l’adoption de la Déclaration de Tunis contre le terrorisme et pour la tolérance et la solidarité entre les peuples, les cultures et les religions. 

Nous soulignons l’importance de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) en tant qu’étape essentielle dans l’approfondissement de l’intégration économique tunisienne avec l’UE et la nécessité que la Tunisie tire le meilleur parti possible de cet accord. A cet effet, l’UE a réaffirmé le côté asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible.

L’Union européenne soutiendra la Tunisie dans la négociation et la mise en œuvre de l’ALECA à l’aide de mesures ciblées et liées à cette négociation en vue de la modernisation et la mise à niveau de secteurs clefs de l’économie, tels que l’agriculture et les services. Il importe à cet effet de maintenir la dynamique des négociations.

Nous chercherons également à appuyer concrètement la Tunisie dans des secteurs spécifiques en vue d’une meilleure intégration de son économie au marché européen.

Convaincus du rôle essentiel joué par la société civile tunisienne dans le renforcement de sa transition, nous avons convenu d’intensifier le dialogue tripartite (UE, autorités tunisiennes, sociétés civiles) et de promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés.

Nous avons aussi dialogué au plus haut niveau politique sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye. Nous avons convenu d’intensifier les contacts et consultations afin de contribuer à une solution politique permettant de mettre fin à cette crise dans les plus brefs délais possibles.

Nous avons décidé de continuer notre dialogue de haut niveau..

Etant déterminés à faire avancer notre partenariat, nous estimons que les instances de l’Union européenne et de la Tunisie devraient faire le point sur l’état d’avancement de ces divers projets au printemps prochain.

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Le premier gouvernement Valls

Présent lors de la Conférence internationale sur l’investissement, qui se tient actuellement au palais des congrès, le Premier ministre français, Manuel Valls, a affirmé que la réussite de la Tunisie signifie la réussite de toute la région, appelant ainsi l’Europe à être pleinement à la hauteur des besoins de la Tunisie et d’en faire une priorité. « La Tunisie ne sera pas seule (…). La France va contribuer au développement de ce pays (…). Il faut investir, créer de l’emploi et développer l’investissement », a-t-il ajouté.

Il a en outre indiqué que parmi les accords déjà conclus avec la Tunisie, la France a signé un protocole d’une valeur avoisinant les 3000 millions de dinars pour soutenir le plan quinquennal de développement en Tunisie.

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La ministre de Développement canadienne a annoncé, lors de la Conférence internationale qui se tient actuellement au palais des congrès, que son pays va injecter 24 millions d’euros dans le plan de développement quinquennal de la Tunisie

Il a par ailleurs indiqué que la Tunisie a besoin d’une économie durable et inclusive, exprimant ainsi l’engagement du Canada à la soutenir dans cette phase de transition démocratique afin de garantir une justice et une croissance partagée.

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Lors de son intervention ce mardi 29 novembre 2016, à la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, a annoncé qu’une aide de 1,25 milliards de dinars sera débloquée par le Qatar pour lancer des projets de développement en Tunisie.

Il a par ailleurs exprimé l’intention de son pays à soutenir la Tunisie et faire réussir sa transition démocratique.

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L’Égypte et la Jordanie ont envoyé de l’aide à Israël pour maîtriser les feux qui ravagent le nord de l’Etat hébreux depuis trois jours, atteignant ainsi la région de  Haïfa, rapporte le site « Time Of Israël »

On rappelle que le ministre de la Sécurité intérieure a déclaré, ce vendredi, que 50 000 Israéliens ont été évacués et que la moitié des incendies sont volontaires.

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La Tunisie – mais pas que, le monde entier également – se contorsionne avec cette question lancinante : A quelle sauce le nouveau patron de l’exécutif américain va la manger ? On commence à avoir quelques éléments de réponse. Le berceau du Printemps arabe a enflammé le monde arabe, et la candidate malheureuse à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, l’a porté dans son coeur et l’a encouragé, soutenu. Mme Clinton à la Maison Blanche, la Tunisie était assurée de figurer dans les petits papiers de l’administration américaine et d’être en très bonne place dans l’aide au développement. Mais avec Donald Trump, c’est une toute autre histoire…

Le nouveau président des Etats-Unis voit d’un très mauvais oeil le Printemps arabe, et pour cause : Chaque fois qu’on a rebattu les cartes, par le biais des élections, ce sont les Frères musulmans qui ont raflé la mise. Trump penche plutôt pour les régimes forts, un brin autoritaires, ou même un peu plus, l’essentiel étant que le pouvoir ne tombe pas dans l’escarcelle des islamistes, rapporte Jeune Afrique. Alors la magie de « l’exemplarité révolutionnaire » de la Tunisie, caractérisée par une « cohabitation inédite » entre, grosso modo, les modernistes – Nidaa Tounes – et les islamistes – Ennahdha -, qui avait bien fonctionné avec Mme Clinton, ne fera aucun effet à Trump. La Tunisie, pour être sûre d’empocher les 140 millions de dollars d’aide américaine pour 2017, devra montrer patte blanche en matière de stabilité politique et de volontarisme dans le combat contre le péril terroriste, ajoute le magazine. Toutefois Walid Phares, le conseiller pour les affaires arabes de Trump, émet des signaux positifs. Il a déclaré que le locataire de la Maison Blanche, même s’il n’a jamais évoqué publiquement la Tunisie, ne devrait pas la léser dans sa stratégie de recentrage de la politique internationale des USA…

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La visite en France de Youssef Chahed, alors que son budget était passé au crible par une ARP décidée à le plumer et que le principal pourvoyeur de fonds (le FMI) auscultait une économie malade pour décider de l’opportunité de continuer à la mettre sous perfusion, avait suscité de vives critiques, notamment des puritains qui demandent toujours plus d’argent à un Etat aux caisses vides tout en voulant l’endetter ou lui demander d’aller trouver de l’aide auprès des occidentaux.

Oublié par les médias français, sa visite ayant souffert d’une mauvaise organisation dans le temps, le chef du gouvernement tunisien a fini par revenir dans leur focus. Devant la presse française, le chef du gouvernement tunisien a ainsi essayé de « vendre » l’idée de la jeune démocratie à aider. Les faiseurs d’opinion français ont cependant vite fait de le rappeler à l’ordre et lui ont donné la leçon qu’il fallait éviter, mais que mérite bien cette Tunisie de la révolution qui refuse de s’aider avant de demander l’aide des autres.

Sur les ondes d’Europe 1, compatissant d’abord, le journaliste vedette Jean-Pierre Elkabbach lui fait remarquer qu’il n’est à la tête du gouvernement que depuis 2 mois et demi. «Et avec ça, vous devez changer toute la Tunisie [ndlr : Sourire gêné de Chahed derrière ses lunettes], la transformer, la moderniser et développer son économie», lui lance Elkabbach. Et Chahed d’esquisser un sourire qui tranche avec sa mine renfermée du début, avant d’ajouter «tout à fait. Et surtout la protéger» en assurant, de sa voix grave et ferme, qu’il reste optimiste.

  • «Nous avons stabilisé la situation sécuritaire»

 «Nous avons stabilisé la situation sécuritaire depuis un an», affirme-t-il ensuite, sûr et rassurant, mettant en exergue les efforts «exceptionnels», pour ce faire, en ressources et en équipements en triplant le budget du ministère de l’Intérieur, ce qui a permis de «réaliser des succès importants durant les 3 derniers mois». Et Elkabbach de lui tendre la perche pour mettre plus l’accent sur le sens de la lutte tunisienne contre le terrorisme et bien mettre ses propos dans le contexte de cette visite en France, un des piliers de l’Europe qui promet des aides qui tardent, en l’interpellant par un «vous protégez la Tunisie, mais vous gardez aussi la frontière Sud, à la fois de la France et de l’Europe». Et le chef du gouvernement tunisien de rebondir et certainement de répondre à ceux qui l’accuseraient d’aller quémander de l’aide : «j’ai voulu transmettre un message, à la France et à la communauté internationale, que la Tunisie ce n’est pas une question économique [ndlr : Financière, voulait-il ne pas dire], d’arithmétique et de comptabilité. C’est un enjeu géopolitique (…) et avons beaucoup dépensé, en termes de temps et d’argent, pour mettre en place cette jeune démocratie et sa consolidation par la relance de l’économie». Suivez donc son regard du côté du 29 novembre où la Tunisie est en droit d’attendre une grande délégation d’investisseurs et d’industriels français, premiers partenaires économiques de cette Tunisie.

Chahed bottera en touche lorsque le journaliste d’Europe 1 lui pose la question sur les intentions du nouveau président américain de ne pas soutenir l’Islam politique et les frères musulmans, préférant rester dans les généralités des bonnes relations tuniso-américaines. Elkabbach le tacle, en lui rappelant que l’allié américain ne fait pas de cadeaux et vend les armes aux Tunisiens au prix du marché, Chahed ne pouvait que s’en désoler et confirmer les dires du journaliste. Titillant, Elkabbach fait «tourner le couteau dans la plaie» et lui rappelle que le G7 de Deauville avait promis à la Tunisie d’Essebssi 25 milliards DT et de demander «combien vous en avez reçu ? On dit que c’est un milliard». Souriant jaune, du sourire de celui qui ne se veut plus dupe, Chahed précise, avec une moue des lèvres qui en dit long sur le peu d’aides reçues : «nous avons reçu beaucoup moins. Un milliard probablement», avant de revenir à son «vade mecum». «Il y a des pays, de taille comparable à la Tunisie, qui ont reçu mille fois plus. Mais ce n’est pas uniquement une question d’argent. C’est une jeune démocratie dans la rive Sud de la méditerranée. C’est cela l’enjeu».

  • Aidez-vous vous-mêmes, les autres vous aideront !

Incrédule et manifestement bien au fait de ce qui se passe en Tunisie et des facéties du contribuable tunisien, J.-P. Elkabbach, qui en a torché plus d’un, le tance. Gêné aussi aux entournures de devoir recadrer son interlocuteur [Ndlr : Remarquez bien le geste d’Elkabbach de la main sur le cou], le journaliste français lance : «vous convaincrez d’abord les médecins et les avocats chez vous de payer plus d’impôts, il paraît qu’ils refusent». Et Vlan … ! Chahed encaisse le coup, non sans gêne.

Et Elkabbach d’enfoncer le clou en insistant sur le fait que «les gens ont envie de dire que c’est d’abord les Tunisiens qui, chez eux, doivent commencer par donner l’exemple de la justice sociale». Interloqué par ce donneur de leçon d’Elkabbach et presque bredouillant, Chahed admet que «la conduite du changement est difficile, le coût des réformes est important. Il y a une résistance au changement, mais nous nous sommes engagés et nous avons été courageux d’aller dans des réformes profondes». L’explication du chef du gouvernement tunisien ne semblait cependant pas convaincre le journaliste français, qui interrompt Chahed pour l’admonester d’un «j’ai noté, pour vous avoir lu, que vous admettez vous-même que les déficits publics ont explosé, que les salaires ont beaucoup augmenté, surtout dans la fonction publique qui est pléthorique, sans oublier le chômage».

Beaucoup d’observateurs et de professionnels tunisiens, comme le PDG de la BAT, avaient pourtant essayé de faire entendre raison à Youssef Chahed à propos de cette même problématique et d’essayer, d’abord, de racler nos propres fonds de caisses, avant d’aller demander de l’aide. Aidez-vous, Dieu vous aidera !

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré ce jeudi 10 novembre 2016 à Africanmanager que si le FMI cesse de soutenir financièrement la Tunisie, les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale, la BERD, la BID, la BAD, tous les fonds arabes et même les États, le feront aussi.

Il a à ce propos expliqué que le FMI est non seulement un bailleur de fonds mais aussi un organisme qui certifie la solvabilité des pays et donne aux autres organismes et bailleurs un signal quant à la crédibilité au niveau de la capacité financière des pays.

Besbes a, en outre, ajouté que si le FMI cesse d’appuyer la Tunisie, les agences d’accréditation seront vigilantes sur l’attitude du FMI vis-à-vis du gouvernement tunisien.

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La Commission européenne s’est penchée sur la Tunisie hier jeudi 29 septembre 2016. Il a été proposé de porter à la hausse l’aide apportée à la Tunisie et de conclure avec elle d’ici trois ans un traité commercial approfondi pour accompagner le gouvernement tunisien dans ses actions afin de consolider la démocratie.

L’Union européenne envisage de doubler son appui financier annuel à 300 millions d’euros jusqu’à 2020 et pourrait mettre à la disposition de la Tunisie, à titre de prêt, 500 millions d’euros pour la stabilisation de l’économie tunisienne.

Il a également été question d’autres crédits accordés par la Banque européenne de développement et d’autres sources de financements pour ramasser 800 millions d’euros de plus afin de moderniser les infrastructures de la Tunisie.

Toutefois « les fonds ne sont pas inconditionnels », a tenu à préciser le commissaire européen à la Politique européenne de voisinage et à l’Elargissement, Johannes Hahn, lors d’une conférence de presse conjointe avec la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini. La Tunisie devra montrer patte blanche, notamment au niveau des réformes structurelles sans cesse ajournées…

Mme Mogherini a par ailleurs proposé la tenue d’un sommet bisannuel entre dirigeants européens et tunisiens.

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Plus de 30 élèves de l’école primaire de Zaouit Chafai, dans le gouvernorat de Kasserine, ont bénéficié d’une aide en matière de livres, cartables, cahiers, trousses, matériel scolaire, ainsi que des ballons de football, handball et des cordes à sauter pour tout l’établissement.

Les fonds ont été levés grâce aux entreprises participant au tournoi de football caritatif, qui se déroule le samedi 22 Octobre 2016, à Gammarth. Il y aura lieu à l’occasion une collecte de vêtements pour l’hiver pour cette même école.

L’organisateur du projet, Samari Consulting, est un cabinet de chasse de têtes, recrutement et de coaching, basé à Tunis.

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Il est nécessaire d’agir rapidement pour apporter un soutien agricole et pour renforcer les moyens d’existence de 385 000 personnes dans le nord-est du Nigéria, où l’insécurité alimentaire est un phénomène généralisé, a indiqué aujourd’hui la FAO.
La reprise des activités agricoles dans ces zones est primordiale pour que les populations soient en mesure de produire suffisamment pour se nourrir. Cela inclue notamment les déplacés internes dus aux conflits ainsi que les communautés qui les accueillent.

Ces populations ont besoin d’une aide urgente pour rétablir leurs moyens d’existence, qui dépendent principalement de la production agricole, de la pêche artisanale, de l’aquaculture et de la production animale. Ces trois à quatre dernières années, cela n’était pas possible à cause des conflits » a déclaré M. Bukar Tijani, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

Plus de 3 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans les Etats de Borno, de Yobe et d’Adamawa.

La FAO a mis en place un plan d’intervention à grande échelle pour faire face à la crise en cours et a besoin de toute urgence de 10 millions de dollars pour fournir des semences, des engrais et de l’équipement d’irrigation à l’approche de la saison sèche. Parallèlement, la FAO prépare également une intervention pour la principale campagne agricole qui requiert beaucoup plus de ressources.

« Cette année, l’aide humanitaire a pu de nouveau accéder à certains territoires auparavant entre les mains de Boko Haram, il s’agit donc d’une occasion unique de lutter contre les niveaux alarmants d’insécurité alimentaire qui sévissent dans le nord-est du Nigeria » a déclaré Tim Vaessen, Coordinateur des opérations d’urgence de la FAO au Nigéria.

« Avec les financements reçus jusqu’à présent, la FAO a réussi à améliorer la sécurité alimentaire de plus de 123 000 personnes en leur permettant de cultiver pendant la saison des pluies. Si cette aide est bel et bien essentielle, elle n’atteint qu’une infime partie des populations qui sont dans le besoin et la FAO cherche maintenant des financements afin de soutenir la production de cultures irriguées, la reconstitution des cheptels et les mesures visant à améliorer la santé des animaux en luttant notamment contre les maladies et en fournissant des aliments complémentaires dans les zones fraichement libérées » a-t-il ajouté.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements

Les communautés rurales sous pression en accueillant les populations déplacées

Les combats dans le nord-est du Nigeria ont réduit à néant trois campagnes de semis consécutives. De plus, les afflux massifs de populations ayant échappé aux attaques répétées de Boko Haram ont mis une pression extrême sur les communautés d’accueil, déjà pauvres et vulnérables. Leurs moyens d’existences agricoles et pastorales se sont davantage fragilisés, aggravant la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, déjà caractérisée par une certaine précarité.

Ne pas relancer l’économie rurale risquerait de leur porter grandement préjudice avec un manque d’opportunités professionnelles et surtout le risque de radicalisation de la jeunesse puis d’enrôlement dans des groupes armés, conduisant ainsi à des troubles civils, a averti la FAO. A l’inverse, relancer la production agricole dans les zones fraichement accessibles encouragera les populations de déplacés à rentrer chez eux tout en contribuant à améliorer leur santé et leur nutrition.

Le travail de la FAO

Dans le nord-est du Nigéria, la FAO a fourni des kits agricoles aux communautés d’accueil, aux populations vulnérables et aux déplacés internes qui bénéficient d’un accès à la terre. Les kits incluent des variétés améliorées de millet, sorgho et niébés, une légumineuse hautement nutritive et adaptée localement, et des engrais permettant aux bénéficiaires de cultiver pendant la saison des pluies. La récolte devrait commencer d’ici la fin du mois de septembre et leur permettre de satisfaire leurs besoins alimentaires pendant au moins 10 mois.

La FAO travaille actuellement sur des formules horticoles pour près de 85 000 personnes supplémentaires, à l’approche de la saison des pluies.

« Cultiver leur nourriture, saine et nutritive, contribue à réduire le besoin d’une aide alimentaire extérieure à l’avenir. Les familles qui ont accès à la terre et sont en mesure de cultiver peuvent ensuite récolter pendant six à huit semaines » a précisé M. Vaessen.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements. Jusqu’à présent, la FAO a seulement reçu 4,9 millions de dollars, dont 20 pour cent proviennent du Fonds spécial pour les activités d’urgence et de relèvement (SFERA) de la FAO.

Le programme de la FAO dans le nord-est du Nigéria est également financé par le Japon, la Belgique, la Commission européenne (ECHO) et le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF).

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Le secrétaire général de l’union tunisienne des jeunes travailleurs (UTJT), Chadli Hamas a appelé le gouvernement, les gouverneurs et l’ensemble des partis politiques à trouver des solutions urgentes et efficaces aux problèmes auxquels font face les jeunes investisseurs.
S’exprimant lors d’un point de presse tenu à Tunis, Hamas a indiqué que la bureaucratie constitue le principal obstacle bridant les projets des jeunes investisseurs.
Il a, à cet égard, pressé le gouvernement à placer ce dossier parmi les priorités absolues, soulignant que le nombre des sans-emploi a atteint actuellement plus de 800 mille personnes.
Hamas a, par ailleurs, estimé que parmi les solutions urgentes envisagées figurent notamment la mise en œuvre du pluralisme syndical, l’encadrement des jeunes investisseurs et l’octroi de petits crédits.
Le directeur central de la Banque tunisienne de solidarité (BTS) a estimé, quant à lui, que les principales difficultés rencontrées par les jeunes sont plutôt liées aux entreprises de financement, appelant à cet égard les jeunes chômeurs à trouver des nouvelles idées de projets.

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Les couloirs du ministère des finances et de la Banque centrale de Tunisie (BCT) résonnent depuis le début de la semaine du nom de la… Guinée-Bissau, selon le site Africa Intelligence. Citant des sources qui lui sont propres, il affirme que les bailleurs de fonds de Tunis (Union européenne, FMI, Banque mondiale…) ont averti leurs interlocuteurs tunisiens que le pays pourrait connaître le même sort que ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest. Le 2 juillet, le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont suspendu leur aide financière au gouvernement bissau-guinéen après que celui-ci a décaissé 63 millions € pour racheter les dettes du secteur privé. Or Tunis cherche depuis des mois à liquider la Banque franco-tunisienne (BFT), essentiellement pour effacer les 700 millions de dinars d’emprunts distribués durant l’ère Ben Ali à des hommes d’affaires, dont certains sont restés très en vue. L’opération risque de déséquilibrer sa maison-mère, la banque publique STB (Société tunisienne de banque), pilier du secteur financier.

Les bailleurs sont d’autant plus remontés que l’audit de la STB, qu’ils ont financé, n’a pas pris en compte la situation de la BFT, malgré leurs demandes répétées, souligne Africa Intelligence.

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Hier mardi 07 juin 2016, l’économie tunisienne était au menu, du côté des USA, dans une conférence organisée par l’Atlantic Council Rafik Hariri Center for the Middle-East, basé à Washington. Cette rencontre a réuni des décideurs politiques et des experts européens et américains ; ils ont planché sur le thème « Une stratégie transatlantique pour une Tunisie démocratique », rapporte Huffington Post. Les contours d’un éventuel accord entre les États-Unis et l’Union Européenne (UE) sur le soutien à apporter à la transition tunisienne ont été dessinés, sur les plans économique, sécuritaire et démocratique. L’ambassadeur de la Tunisie aux États-Unis, Faycal Gouiaa, a saisi l’occasion pour plaider, en marge de la conférence, la cause d’un accord de libre-échange entre la Tunisie et les USA.

Cette rencontre fait suite à la publication d’un rapport qui a le même intitulé. Il est dit dans ce document : « Les États-Unis et l’Union Européenne devront aussi se mettre d’accord pour cibler des projets et d’autres aides dans les différentes régions avec une attention spéciale à accorder aux lieux où la radicalisation et les autres troubles sociaux existent »

La Tunisie, entre opportunités et dangers

Amy Hawthorne, un des rédacteurs de ce document, a déclaré : « Ce n’est pas en donnant plus d’argent qu’on va aider la Tunisie, c’est bien plus complexe que cela ». Elle est d’avis que « la Tunisie doit être d’une plus grande priorité et pour les États-Unis et pour l’Europe ».

Karim Mezran, spécialiste de l’Afrique du nord à l’Atlantic Council et un des auteurs du rapport, a déclaré  que « l’économie représente certes un grand problème », mais qu’il y a plus inquiétant encore : « l’affaiblissement de Nidaa Tounes et de tous les partis excepté Ennahdha crée une dangereuse fragilité politique en Tunisie ». Il a ajouté : il faut que « les États-Unis et l’Union Européenne aident les parties pro-démocratiques car il y a beaucoup d’ennemies à la démocratie » en Tunisie.

Le FMI et l’UE n’ont pas les mêmes centres d’intérêt

Andrea Gamba, responsable au Fonds monétaire international (FMI) , a dit pour sa part que « le défi (pour la Tunisie) après la révolution était de changer le modèle économique qui existait avant la révolution ». D’après lui, le soutien du FMI est plus à mettre dans la case « réformes structurelles » que dans celle des « aides macroéconomiques », le contraire de ce que fait l’UE.
Nick Westcott, directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord au sein de la diplomatie européenne, a corroboré ces propos en déclarant que « l’Union Européenne peut aider encore plus la Tunisie dans l’amélioration du climat des affaires mais surtout en matière d’assistance macroéconomique ».

Fran Burwell, vice-présidente de l’Atlantic Council, soutient que l’UE devrait donner à la Tunisie les clés de son marché car « sur le long terme, le marché de la Tunisie c’est l’Europe et non les États-Unis ».

Les USA ont choisi : ce sera l’économie, avant tout

La conférence, qui était axée prioritairement sur le concours économique des États-Unis, a mobilisé une large palette d’intervenants. L’émissaire de l’USAID, Paige Alexander, a affirmé que « d’ici l’année prochaine, l’USAID compte créer 6.500 emplois en Tunisie. Depuis 2012, 14.000 ont été créés. »
L’USAID a deux objectifs, selon elle : « continuer de prioriser la croissance économique et la gouvernance démocratique en Tunisie ».

L’UE a choisi : ce sera la sécurité, avant tout

Nick Westcott, directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord au sein de la diplomatie européenne, n’écarte pas l’urgence d’aider la Tunisie à relancer sa croissance économique, mais « l’Union Européenne va surtout aider la Tunisie à faire face à ses défis sécuritaires ». Il a ajouté que « l’Union Européenne peut en faire plus avec les États-Unis afin d’aider le gouvernement tunisien en matière de contreterrorisme » et « qu’il y a beaucoup à faire entre l’U.E. et les États-Unis pour aider la Tunisie dans sa lutte antiterroriste ».

L’autre volet de la coopération avec la Tunisie doit être, d’après lui, l’immigration. « Parmi les domaines où l’Union Européenne et la Tunisie doivent s’entraider, c’est en matière de réfugiés, qui est un grand défi pour l’Union Européenne », a-t-il déclaré.
En échange, l' »Union Européenne va coopérer avec la Tunisie en vue de parvenir à un accord permettant l’immigration légale (des Tunisiens) vers les pays européens ».

Pour M. Westcott, « l’Union Européenne est redevable vis à vis de la Tunisie, et la Tunisie est redevable vis à vis de la Tunisie ». C’est pourquoi l’Union Européenne a accordé depuis 2011 « près de 3 milliards d’euros, dont près d’un milliard en subvention ».

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« Nous avons un budget de 60 millions de dinars pour aider à la création et au démarrage des start-up », a souligné samedi, Slim Chaker, ministre des Finances.

Dans une déclaration à l’agence TAP, en marge de sa visite à l’espace //coworking// (travail partagé) où se tient le « Start-up Camp », créé à Tunis à l’initiative de l’ONG allemande Enpact (empowering entrepreneurs), Slim Chaker a indiqué que  » les jeunes entrepreneurs pourront également, bénéficier d’une assistance technique à travers le coaching et le mentoring, afin de les aider à démarrer leurs projets. La Tunisie a aujourd’hui, besoin, d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et nous sommes là pour leur offrir l’assistance financière et technique ainsi que l’énergie positive ».

Le ministre s’est, en outre, félicité pour l’organisation pour la première fois en Tunisie, du Start-up Camp Enpact qui réunit des jeunes entrepreneurs et des formateurs de différents pays du monde.

Pour sa part, Amel Ben Ali, coordinatrice de programme chez Enpact a signalé que plus de 60 entrepreneurs de la région MENA (Moyen Orient Afrique du Nord) et de l’Europe dont 9 jeunes Tunisiens participent à ce start-up camp. Des formateurs de plusieurs pays du monde dont les USA, l’Irak et l’Egypte animent les ateliers du start-up camp organisés du 26 au 28 mai en cours au StartupHaus Tunis (l’espace coworking). Ces ateliers traitent du pitch (comment présenter son idée de projet), de l’analyse des ventes et du design thinking (comment stimuler sa créativité).

L’intervenante a précisé que dans le cadre son programme de mentorat pour les entrepreneurs de la région MENA et de l’Europe, Enpact sélectionne chaque année des entrepreneurs de Tunisie, Jordanie, Egypte, Maroc, Allemagne, Autriche et Suisse pour participer à une formation de huit mois.

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Du matériel et des équipements militaires américains ont été livrés, jeudi, à la Tunisie lors d’une cérémonie organisée à la base militaire d’El Aounia.

Selon les déclarations faites jeudi par le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani,  les États-Unis d’Amérique ont doté la Tunisie Tunis d’équipements militaires qui consiste en des avions de contrôle et de reconnaissance de type « Maules » ainsi que des véhicules tout terrain de type « Jeep » qui communiquent entre eux afin d’échanger des informations.

De son côté, la sous-secrétaire adjointe à la défense US, Amanda Dory, a indiqué  que cette action traduit la détermination des États-Unis à consolider le partenariat avec la Tunisie et « à l’aider à faire face aux différentes menaces qui pèsent sur elle ».

Pour Farhat Horchani, ce matériel est de nature à renforcer les capacités de l’armée en matière de protection des frontières terrestres et maritimes et de lutte contre le terrorisme et les crimes organisés.

Selon la responsable américaine, les avions livrés à la Tunisie aideront le pays à identifier les positions des terroristes qui tentent de franchir les frontières » a-t-elle soutenu.

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La Tunisie est le plus grand bénéficiaire  des concours de l’Agence coopération et de coordination de  Turquie (TIKA) et de projets d’une valeur de 44,7 millions de dollars l’année dernière, soit plus du double de l’aide accordée à tout autre pays,  a indiqué l’agence dans son rapport annuel.

L’agence, un département relevant du bureau du Premier ministre, a dépensé 22,3 millions $ en Somalie, 17,1 millions de dollars en Afghanistan, 14,5 millions $ au Tchad, 12,7 millions $ en Macédoine et $ 11,6 in Kirghizistan.

En Afrique, TIKA a dépensé 102,7 millions $ dans  des projets, 47,1 millions $ en Asie du Sud et centrale et 45,5 millions $ en Europe du Sud. La plupart des projets sont axés sur l’infrastructure sociale et le secteur des services, pour un montant de 140,9 millions $.

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Peu de gens dans le monde, et même au Pakistan, évoquent encore le sort de Shakeel Afridi, le médecin d’une cinquantaine d’années qui a aidé la CIA à repérer et liquider Oussama Ben Laden. Ce Pakistanais croupit depuis 5 ans en prison, broyé par la machine diplomatique entre Washington et Islamabad. Son frère ainé, Jamil Afridi, qui dit craindre pour la vie du docteur, a rencontré secrètement des journalistes de l’AFP. « Je n’ai aucun espoir de le voir, je n’attends plus rien de la justice », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le Dr Afridi avait lancé une campagne de vaccination factice contre l’hépatite C pour débusquer l’ancien chef d’Al-Qaïda. Il était censé récupérer un échantillon ADN dans l’endroit où logeait Ben Laden pour s’assurer qu’il s’agissait bien de la bonne cible. Dès que la présence de l’instigateur des attentats du 11 septembre 2001 avait été confirmée, les USA avaient dépêché des forces spéciales pour le neutraliser. Les faits se sont passés le 2 mai 2011 dans la maison qu’occupait Ben Laden à Abbottabad, une petite localité où se trouve l’académie militaire du pays. Ainsi prenait fin la cavale de l’homme le plus recherché du monde.

Joie des Américains, rancoeur des Pakistanais

Mais la joie des Américains tranchait avec la rancoeur des autorités pakistanaises, qui n’ont jamais digéré cette excursion militaire sur leur terriotoire, et à leur insu. Les rapports entre les deux pays sont restés tendus pendant un bon moment. La colère d’Islamabad ne pouvant pas s’en prendre frontalement au puissant allié américain, dont on a tant besoin par ailleurs, s’est abattue sur le docteur par qui, juge le pouvoir pakistanais, le mal est arrivé. S’en suit une descente aux enfers pour le médecin maudit…

On ne sait pas grand chose des dessous de l’étrange relation entre la CIA le Dr Afridi, mais la presse pakistanaise s’est fait l’écho de la collaboration entre des responsables de l’ONG du médecin, « Save the Children », et l’agence de renseignement américain. Au début l’ONG a nié toute coopération avec la CIA mais le Dr Afridi a lui-même avoué dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News en 2012 sa participation à l’opération ayant conduit au meurtre de Ben Laden. L’ancien secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a également confirmé les faits.

Lâché par les USA, il est martyrisé par son pays

Peu de temps après l’expédition américaine, les autorités pakistanaises mettent la main sur le médecin. Pour sa défense il dit qu’il ne savait pas l’usage que les Américains allaient faire de ce prélèvement ADN et qu’il n’ pas voulu suivre le conseil de quitter le Pakistan. Cela n’a pas empêché aux autorités de monter contre lui un lourd dossier à charge, notamment pour des liens avec des extrémistes, une accusation complètement tirée par les cheveux mais qui a fini par valoir au Dr Afridi une condamnation à une peine de 33 ans de prison, ramenée ensuite à 23 ans.
Commence un long calvaire pour le docteur. Son jugement en appel, entamé en 2014, est différé des dizaines de fois. Des organismes de défense des droits de l’Homme se sont saisis de l’affaire et ont alerté l’opinion publique sur le traitement partial de ce dossier, tout en demandant un procès équitable. « Shakeel est devenu un bouc émissaire », a déclaré Zar Ali Khan Afridi, un activiste des droits de l’Homme qui n’a aucun lien de sang avec le docteur. « Il a été impliqué dans un cas qui n’a rien à voir » avec son dossier, ajoute-t-il.

L’avocat du Dr Afridi, Qamar Nadeem, a déclaré qu’il est maintenu à l’isolement dans une chambre exigüe, mais que malgré tout sa sécurité est encore menacée. Me Nadeem a affirmé que cela fait deux ans qu’on l’empêche de s’entretenir avec son client. A signaler qu’il est le second avocat du prévenu, le premier avait déserté le Pakistan suite à des menaces des talibans. Se croyant hors de danger, il tente une visite au pays où il est assassiné en 2015…

On permet au médecin, tous les deux mois à peu près, de recevoir les visites de son épouse et de ses enfants, d’après son avocat. Ses frères et ses soeurs n’ont pas la même chance, malgré un jugement de la Haute cour de Peshawar qui leur accorde un droit de visite. Le tribunal « ne reconnaît pas la décision. Que dire? Je suis très pessimiste… » a déclaré son frère Jamil, qui cherche à le voir depuis 4 ans mais à qui on rétorque régulièrement que ses tentatives sont vaines.

Me Nadeem, en désespoir de cause, a déclaré que seule une intervention des USA pourra arracher son client des griffes de la justice pakistanaise. « Mais jusqu’ici ils n’ont pas fait preuve de soutien », lâche-t-il.

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La Banque africaine de développement (BAD)

Pour son plan quinquennal, 2016-2020, le Gabon pourra compter sur l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). La « Stratégie de partenariat » entre Libreville et la BAD prévoit une ligne de crédit pouvant aller jusqu’à jusqu’à 811 milliards de F CFA (1,24 milliard d’euros), mais à condition – il y en a toujours une avec les institutions financières – que les autorités gabonaises montrent patte blanche au niveau de l’avancement des projets présentés.

C’est une feuille de route qui va structurer la collaboration technique et financière. « Sur les 5 prochaines années, il est prévu un apport de la BAD équivalent à 811 milliards de F CFA (1,2 milliard d’euros), à travers ses guichets publics et privés », précise la BAD dans un communiqué. Autre détail livré par la banque : Les fonds mobilisés seront surtout injectés dans « la diversification économique à travers le développement des infrastructures et l’amélioration du climat des affaires et le développement humain ».

Marlène Kanga, directrice régionale pour l’Afrique centrale au sein de la BAD, a déclaré dans le texte que « La revitalisation du secteur agricole, la valorisation de la filière forêt-bois, l’amélioration du cadre des investissements publics et privés, une meilleure formation professionnelle et une plus forte inclusion sociale, ainsi que l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement, seront au centre des interventions de la Banque dans les prochaines années ».

Le Gabon est surveillé comme du lait sur le feu

Le gouvernement gabonais et la BAD travaillent ensemble depuis un paquet d’années, c’est même le troisième plan quinquennal que les deux parties ont concoctés depuis 2006. La nouveauté c’est que la BAD a décidé d’être plus exigeante et plus regardante sur la façon dont ses sous sont utilisés. Il n’est maintenant plus question de décaisser des sommes avant de vérifier si les projets déjà budgétisés ont effectivement vu le jour, ou en phase de réalisation.

Ce sont les déconvenues du passé qui ont poussé la BAD à faire preuve de plus de plus sévérité et de rigueur dans le suivi des projets. Par exemple la BAD a déploré dans le document du plan 2011-2015 que « sur six opérations programmées [dans la stratégie 2006-2010], seules deux aient été soumises au Conseil [d’administration] pour approbation ». La banque a pointé du doigt « Des insuffisances au niveau de la préparation des opérations inscrites au programme de prêt, l’absence d’un dispositif de concertation structuré entre le gouvernement et les bailleurs de fonds ainsi que les incertitudes liées à une transition politique historique » qui ont prévalu suite à la disparition en juin 2009 du président Omar Bongo Ondimba.

La BAD n’a pas encore tiré tous les enseignements du plan 2011-2015, mais on sait déjà que fin 2014, la somme globale des crédits de la BAD à l’État et au secteur privé gabonais s’établissait à 331 millions d’unités de compte (395 millions d’euros au 31 décembre 2014). Dans le document de stratégie, il était prévu de débourser jusqu’à 542 millions d’unités de compte (plus de 600 millions d’euros) de prêts sur la période 2011-2015. On suppose donc que l’exécutif gabonais va rester dans les clous fixés par la BAD, du moins au niveau des dépenses. Reste maintenant à savoir si tous les projets présentés par les autorités gabonaises ont effectivement été réalisés, et dans les proportions avancées. On le saura assez rapidement…

A noter que parmi les subventions accordées dans le cadre de la stratégie 2011-2015 il y a notamment un prêt de 370 millions de dollars pour le deuxième volet du Programme routier du Gabon, avalisé en septembre 2011.

Enfin sachez que la BAD a versé au Gabon au total 1,4 milliard d’unités de comptes (environ 1,67 milliard d’euros) entre 1967 et 2015. Ce pactole a surtout servi à financer des projets d’infrastructures routières (près de deux tiers des sommes encaissées) et dans une moindre mesure des programmes dans l’agriculture et le social.

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