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Al-Qaïda, Ennahdha, Tunisie

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L’Algérie est-elle une partie impliquée dans l’attentat de Jebel Chaâmbi en Tunisie

L’Algérie est-elle une partie impliquée dans l’attentat de Jebel Chaâmbi en Tunisie, en appuyant avec son expertise les membres d’Al-Qaïda. Telle est l’interrogation soulevée sous forme d’accusation par le spécialiste des mouvements terroristes, le Français Mathieu Guidère qui prévoit que la Tunisie risque de devenir un nouveau front pour Al-Qaïda, soulignant la difficulté et le mal du parti d’Ennahdha à surmonter la crise et récupérer le terrain.

Des armes fournies en Algérie !

Dans une interview à l’hebdomadaire « Le Nouvel Observateur », Mathieu Guidère, de retour de Tunisie où il s’est intéressé de près aux salafistes tunisiens et aux autres groupes terroristes qui ont émergé, récemment, dans le pays, a précisé que l’essentiel des armes sont fournies par les membres d’Al-Qaïda présents en Algérie, alors que ceux qui sont remontés du Mali ont emporté leurs armes.

Il a affirmé, en outre, qu’il s’agit d’individus déjà aguerris aux combats en milieu désertique sous la direction d’Abou Zeïd, un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), tué dans l’intervention française au Mali. Ces derniers, selon lui, ont reçu l’appui des Algériens qui leur ont apporté leur expertise, en particulier sur les IED (engin explosif improvisé) dont ils ont une longue expérience. « Ce sont des engins artisanaux enfouis sous terre et qu’on fait exploser à distance au passage d’un individu ou d’une patrouille », a déclaré Mathieu Guidère, expliquant qu’il s’agit exactement du même système qu’utilisent les talibans en Afghanistan. « Cette brigade embryonnaire est en train de faire dans le Mont Chaâmbi exactement ce que fait Aqmi contre les forces de sécurité algériennes, depuis près 20 ans et qui fait des dizaines de morts chaque semaine», a-t-il dit.

Tunisie,; nouveau front pour Al-Qaïda!

Le chercheur a affirmé, en outre, que la Tunisie est devenue un nouveau front pour Al Qaida.

Sur la façon de lutter contre ces groupes de terroristes, il a indiqué que le dossier sécuritaire en Tunisie a été mal géré à cause des hésitations de l’actuel chef du gouvernement, Ali Laârayedh, qui a, en 2012, plus ou moins voulu intégrer les salafistes radicaux qui commençaient à se rassembler dans le Mont Chaâmbi pour éviter leur radicalisation. Cette hésitation a profité, selon lui, à ces radicaux qui se sont renforcés, ce qui a paralysé les services de sécurité et l’armée contre toute action sérieuse de nettoyage de cette zone. Toutefois, il a affirmé qu’aujourd’hui, ce n’est plus le cas : « Le chef du gouvernement a changé d’avis et pense qu’il n’a plus aucun espoir de les récupérer. Il a décidé de faire le ménage, et a déclaré la guerre aux salafistes en tenant des discours très fermes », a-t-il martelé

Les unités spécialisées n’ont pas d’expérience

S’agissant de la capacité de la Tunisie à confronter ces groupes, le spécialiste des mouvements terroristes a fait savoir que les unités spécialisées dans la lutte contre le terrorisme de l’armée tunisienne ont été formées sous le régime de Ben Ali à la lutte sécuritaire et policière, soulignant qu’elles n’ont pas l’expérience de la contre-insurrection, car, elles n’y ont jamais été confrontées. « Il y a un saut qualitatif à faire dans ce domaine-là. », a-t-il noté.

En revanche, il a souligné que la Tunisie possède ce qu’il faut pour le renseignement classique, l’écoute, les interceptions, les filatures, les surveillances, mais n’est pas équipée pour la lutte sur le terrain, tels que des caméras de vision technique pour aller au contact de ces unités de djihadistes.

Les salafistes ne vont pas accepter le jeu démocratique !

Mathieu Guidère a indiqué, dans le même cadre, que les islamistes d’Ennahda ont enfin compris que les salafistes ne vont pas accepter le jeu démocratique, d’où une interdiction des invitations et des séjours des prédicateurs venus des pays du Golfe, faisant remarquer qu’Ennahdha a lancé, également, ses troupes à la reconquête des mosquées pour éviter que les salafistes ne prennent trop de place surtout en cette période de ramadan.

Sur l’avenir de la Tunisie, il a précisé que si le gouvernement tunisien ne met pas en place une stratégie sérieuse, réelle et globale pour cette région, s’il n’envoie pas des troupes de l’armée, et des policiers qui ne sont pas issus de cette région, la Tunisie deviendra dans les prochains mois la zone ne devienne un foyer à l’algérienne. « Non pas qu’une guerre civile est à craindre mais un terrorisme résiduel est imaginable. C’est un potentiel foyer d’instabilité et de déstabilisation pour le pays », a-t-il ajouté.

Khadija Taboubi

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