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ALECA

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Les propositions européennes formulées dans le cadre des négociations sur le futur Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), sont loin de satisfaire la centrale syndicale, a affirmé Kacem Afaya, secrétaire général adjoint de l’Ugtt chargé des relations internationales, arabes et migation, lors d’un atelier de travail, organisé mercredi à Tunis, sur les résultats préliminaires de l’étude sur  » l’Impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca « .
Invité à prendre part au débat sur l’étude élaborée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), Afaya, a souligné que  » L’UGTT considère que les propositions européennes ne sont pas adaptées à la réalité des difficultés de l’économie tunisienne et ne prennent pas en compte l’asymétrie de développement entre les deux économies, ce qui engendrera inéluctablement la fragilisation des micro et petites entreprises et la destruction des emplois en sus de l’impact sur le déficit de la balance de paiement  » a-il-précisé.
Et d’expliquer  » à titre d’exemple et concernant le volet investissement, l’offre actuelle stipule que la Tunisie ne peut pas pratiquer de limitations concernant le nombre d’entreprises européennes qui désirent s’implanter sur son territoire, ni même procéder à la limitation de la valeur totale des transactions ou des avoirs. La Tunisie ne pourra pas non plus limiter la participation maximale des capitaux étrangers dans une entreprise. De surcroit, vu le système des échanges, des pressions seront exercées pour que le rapatriement des capitaux soit facilité. De plus, la Tunisie se trouvera dans l’impossibilité d’exiger un transfert technologique ce qui représenterait une véritable menace pour l’emploi en cas de retrait des investissements étrangers.  »
Il a, par ailleurs, critiqué et la démarche et le contenu de l’étude présentée affirmant que « si certains pays utilisent le modèle d’équilibre général pour le calcul des impacts de la libéralisation sur l’activité économique, ces modèles demeurent fortement critiqués par plusieurs économistes en raison de leur aspect statique. Secundo, les données utilisées sont celles de l’année 2010, or la situation de l’économie tunisienne notamment certains services comme le tourisme, a fortement changé, ce qui pourrait à notre avis biaiser les résultats  » a-t-il noté.
A cet effet, le responsable syndicale estime  » nécessaire d’emprunter des voies complémentaires à travers l’utilisation d’autres instruments d’analyse afin de parfaire l’étude d’évaluation de l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’ALECA « . Il a recommandé à ce titre de  » réaliser des études sur certains secteurs comme par exemple les grandes surfaces, les banques, les assurances, le télécom et l’informatique qui sont déjà engagés dans un processus de libéralisation « .
Dans cet ordre d’idées, l’approche proposée par l’UGTT consiste, selon Afaya,  » à commencer par une évaluation nationale et indépendante de l’accord d’association déjà en vigueur depuis 20 ans, sans oublier l’évaluation du Programme de mise à niveau (PNM) et du programme de modernisation industrielle afin de dégager les points forts et les points faibles de cet accord. L’UGTT estime que cette évaluation est une condition préalable à remplir avant d’engager toute négociation avec l’Union Européenne « , a-t-il encore souligné.
Les résultats préliminaires de l’étude sur  » l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca  » ont été présentés mercredi, dans le cadre des préparatifs de la poursuite des négociations sur le futur accord avec l’Union européenne lancées officiellement en ocotobre 2015. L’étude donne un aperçu de la compétitivité externe des services en Tunisie via une description de l’évolution des échanges et des parts de marché de la Tunisie dans les différents secteurs des services et une analyse de la compétitivité en termes de demande adressée.
Elle fournit également, une évaluation de l’impact macroéconomique et sectoriel d’une libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca via un modèle d’équilibre général calculable qui permet de déduire les conséquences ex-ante de cet accord sur la valeur ajoutée, l’emploi, les échanges internationaux et le pouvoir d’achat.

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Les résultats préliminaires de l’étude sur  » l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca  » (Accord de libre-échange complet et approfondi) montre un impact globalement positif (de l’accord) au niveau de la croissance économique, la consommation, l’emploi -des qualifiés surtout- et le pouvoir d’achat mais également, une vulnérabilité au niveau de la balance courante, selon le directeur général Habib Zitouna, DG de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), auteur de cette étude.

« Au niveau sectoriel, la libéralisation des services aurait un effet positif sur la valeur ajoutée et l’emploi dans les services marchands, l’industrie et l’agriculture. En revanche, elle aurait un effet négatif sur la balance des biens, a-t-il dit lors d’un atelier de travail organisé mercredi à Tunis, par (ITCEQ), ajoutant qu’un accompagnement est ainsi nécessaire pour renforcer la compétitivité externe de l’économie tunisienne.
Il ressort également, de l’étude  » qu’au niveau des différents secteurs des services, l’effet positif sur la valeur ajoutée serait relativement, plus important pour les transports maritimes, les assurances, le transport aérien, les services aux entreprises, le commerce et l’entretien et les télécommunications. L’effet sur l’emploi est quant à lui clairement négatif dans le secteur commerce et activités d’entretien et à un degré moindre les activités de poste et de courrier « .

Pour atténuer les effets négatifs de cette éventuelle ouverture, Habib Zitouna a souligné l’importance de mettre en place des programmes d’accompagnement, de mise à niveau et de modernisation pour les  » perdants  » éventuels de cette libéralisation.
Réagissant aux craintes et appréhensions formulées par la société civile au sujet du futur accord avec l’union européenne, le DG de l’ITCEQ pense que  » ces craintes sont justifiées, mais elles sont focalisées sur le volet risques de cet accord, occultant parfois les opportunités qui pourraient en résulter. Parmi les craintes exprimées, il y en a celles qui sont déjà vécues actuellement, telle que l’implantation étrangère dans les services et la concurrence déloyale qui en découle. Et c’est une question que le futur accord permettra de recadrer  » a-t-il expliqué.

Pour le conseiller économique auprès du Chef du gouvernement Ridha Ben Mosbah, et  » les conclusions préliminaires de cette étude soulignent les éventuels impacts positifs de l’Aleca en termes de Produit intérieur brut et en termes d’emploi sur le long terme, mais aussi les risques éventuels et les besoins en matière d’accompagnement et de restructuration des secteurs vulnérables en vue d’un repositionnement stratégique face à l’ouverture et au surcroit éventuel de concurrence « .

 » Tout dépendra du mode d’ouverture qui sera retenu. Il y a aujourd’hui, une très forte recommandation pour bien négocier la question de la fourniture des services tunisiens sur le marché européen et la question de mobilité des compétences et des professionnels sur le marché européen qui y est rattachée. Ces deux questions devraient être négociées d’une manière synchrone  » a fait savoir cet ancien ministre sous Ben Ali .
Il a ajouté à l’agence TAP, que  » l’offre tunisienne en matière de services, dans le cadre des négociations, va être basée sur les résultats de cette étude qui devraient être consolidés et revus après la consultation de la société civile. Cette offre va être conçue compte tenu des risques, des opportunités, des besoins d’accompagnement financier et technique de certains secteurs mais aussi des questions épineuses de mobilité et de reconnaissance des diplômes. C’est une offre à la fois offensive et défensive. Nous essayerons de marquer des points par rapport aux opportunités qui s’ouvrent dans les secteurs sur lesquels nous sommes réellement compétitifs « .

L’étude réalisée par l’ITCEQ, dans le cadre des préparatifs de la poursuite des négociations sur le futur accord avec l’Union européenne, donne un aperçu de la compétitivité externe des services en Tunisie via une description de l’évolution des échanges et des parts de marché de la Tunisie dans les différents secteurs des services et une analyse de la compétitivité en termes de demande adressée.
Elle fournit également, une évaluation de l’impact macroéconomique et sectoriel d’une libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca via un modèle d’équilibre général calculable qui permet de déduire les conséquences ex-ante de cet accord sur la valeur ajoutée, l’emploi, les échanges internationaux et le pouvoir d’achat.

Le lancement officiel des négociations sur l’ALECA entre la Tunisie et l’UE a eu lieu le 13 octobre 2015. Cet accord, qui  » sera une partie intégrante de l’accord d’association « , conclu entre les deux parties depuis 1995, couvrira 11 domaines à savoir :la défense commerciale (sauvegarde, antidumping), la transparence, la concurrence, la douane et la facilitation des échanges.
Il portera, également, sur « des questions liées à l’énergie », les obstacles non tarifaires au commerce, le
commerce et le développement durable, les droits de propriété intellectuelle, les mesures sanitaires et
phytosanitaires, les services et le droit d’établissement, les marchés publics.

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Les effets pervers de l'Accord de Libre- Echange Complet et Approfondi (ALECA) inquiète l’UTAP.

L’Union tunisienne de l’Agriculture et de la pêche (UTAP) a fait part, samedi, lors d’un débat, de son inquiétude concernant les effets pervers de l’Accord de Libre- Echange Complet et Approfondi (ALECA) avec l’Union Européenne sur le secteur agricole tunisien. La partie européenne aspire, à travers cet accord, à un démantèlement des tarifs douaniers sur tous les produits échangés y compris ceux de l’agriculture, ont rappelé les intervenants. La Tunisie veut, de son côté, fixer une liste de produits qui ne feront pas l’objet de la libéralisation totale afin de protéger l’agriculture tunisienne, pas encore prête à la concurrence européenne.

D’après des statistiques de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), 75% des exploitations agricoles sont de petite taille (10ha par exploitant) et 80% des éleveurs tunisiens sont des petits éleveurs (3 vaches par éleveur), alors qu’en France, la taille moyenne de l’exploitation est de 50 ha et 50 vaches pour chaque agriculteur. Autre disparité, celle des subventions. La Tunisie consacre 350 MD (près de 160 millions d’euros) à plus de 517 mille agriculteurs, alors que la France mobilise 8 millions d’euros pour un nombre similaire d’agriculteurs.

« Il ya, d’un côté, une agriculture efficace et de l’autre une agriculture non-modernisée caractérisée par une moyenne d’âge élevé et un niveau de compétitivité d’agriculteurs faible », a commenté Amor Béhi, vice-président de l’UTAP. La libéralisation des échanges des produits agricoles sera dans ce cas « catastrophique » pour les agriculteurs tunisiens et du coup sur le tissu rural dans les zones rurales, ont jugé des intervenants à ce débat.

Encore, selon les résultats d’une récente étude réalisée par l’IACE, le secteur agricole tunisien doit, pour supporter les effets de cette ouverture, augmenter ses exportations de 8% par an, et ce, à travers l’augmentation du total de la superficie des terres arables de 19%à 25% (soit l’équivalent de 0,26 ha par habitant à 0,28 ha par habitant). Sa productivité doit s’accroitre de 5% annuellement, le taux de la valeur ajoutée du secteur doit atteindre 13% contre 10,8% avec une réduction des taxes douanières de 12% contre 14,22%.

Pour Leith Ben Bechr, président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie (SYNAGRI), le développement du secteur agricole en Tunisie nécessite l’adoption de réformes visant l’amélioration de la compétitivité des agriculteurs tunisiens. Il s’agit en outre d’accorder des avantages à cette catégorie afin de permettre aux agriculteurs de résister à la concurrence de leurs homologues européens.

Le syndicat préconise en outre de lutter contre le morcellement des terres agricoles, de résoudre les problèmes de certaines filières (lait et céréales) et de regrouper les agriculteurs au sein de coopératives, ce qui permettra de mobiliser un appui financier et de résister à la concurrence internationale.

Pour Aboubaker Karray, directeur général des études de planification au ministère de l’Agriculture, l’ALECA n’est pas un objectif en lui-même, il devait plutôt être un moyen de renforcer les performances de secteur agricole.

Pour ce faire, il a recommandé de faire participer les organisations professionnelles et la société civile aux négociations officielles sur l’ALECA afin d’aboutir à des recommandations pratiques susceptibles d’éviter les risques inattendus de la libéralisation totale du secteur agricole.

Karry a souligné encore la nécessité de mettre en œuvre un dispositif performant pour conformer les produits agricoles aux exigences phytosanitaires et assurer par conséquent le devenir des filières agricoles.

Evoquant le cas de l’huile d’olive, Abdellatif Ghédira, directeur exécutif du conseil oléicole international à Madrid, a affirmé que le produit tunisien est très compétitif, mais les exploitations sont les moins rentables dans le monde, parce que la filière oléicole n’a pas la capacité de stabiliser le rendement en raison de la rareté de l’eau (8% seulement des oliveraies se situent dans des périmètres irriguées). Pour cela, il a recommandé d’intégrer les volets de l’investissement, de la qualité et du contrôle sanitaire dans les négociations officielles sur l’ALECA.TAP

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L’Union tunisienne de l’Agriculture et de la pêche (UTAP) a fait part, samedi, lors d’un débat, de son inquiétude concernant les effets pervers de l’Accord de Libre- Echange Complet et Approfondi (ALECA) avec l’Union Européenne sur le secteur agricole tunisien. La partie européenne aspire, à travers cet accord, à un démantèlement des tarifs douaniers sur tous les produits échangés y compris ceux de l’agriculture, ont rappelé les intervenants. La Tunisie veut, de son côté, fixer une liste de produits qui ne feront pas l’objet de la libéralisation totale afin de protéger l’agriculture tunisienne, pas encore prête à la concurrence européenne.

D’après des statistiques de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), 75% des exploitations agricoles sont de petite taille (10ha par exploitant) et 80% des éleveurs tunisiens sont des petits éleveurs (3 vaches par éleveur), alors qu’en France, la taille moyenne de l’exploitation est de 50 ha et 50 vaches pour chaque agriculteur. Autre disparité, celle des subventions. La Tunisie consacre 350 MD (près de 160 millions d’euros) à plus de 517 mille agriculteurs, alors que la France mobilise 8 millions d’euros pour un nombre similaire d’agriculteurs.

 » Il ya, d’un côté, une agriculture efficace et de l’autre une agriculture non-modernisée caractérisée par une moyenne d’âge élevé et un niveau de compétitivité d’agriculteurs faible « , a commenté Amor Béhi, vice-président de l’UTAP. La libéralisation des échanges des produits agricoles sera dans ce cas  » catastrophique  » pour les agriculteurs tunisiens et du coup sur le tissu rural dans les zones rurales, ont jugé des intervenants à ce débat.

Encore, selon les résultats d’une récente étude réalisée par l’IACE, le secteur agricole tunisien doit, pour supporter les effets de cette ouverture, augmenter ses exportations de 8% par an, et ce, à travers l’augmentation du total de la superficie des terres arables de 19%à 25% (soit l’équivalent de 0,26 ha par habitant à 0,28 ha par habitant). Sa productivité doit s’accroitre de 5% annuellement, le taux de la valeur ajoutée du secteur doit atteindre 13% contre 10,8% avec une réduction des taxes douanières de 12% contre 14,22%.

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Dans une déclaration accordée ce vendredi 20 mai 2016 à Africanmanager, l’économiste et universitaire Faycel Derbal a annoncé que l’entrée en vigueur de l’ALECA est actuellement impossible. « La Tunisie n’est pas encore prête ni au niveau des services ni au niveau de l’agriculture », a déclaré Derbal, avant de s’interroger : « Est-ce qu’on a établi un vrai bilan comptable sur l’accord d’association signé en 1995 touchant le secteur industriel? ».

Pour lui, la signature de tel accord est une question fondamentale qui nécessite des négociations de plusieurs années.  » Il faut savoir négocier ce genre d’accord et trouver les solutions adéquates pour les problèmes confrontés », a t-il dit.
Pour se faire, Faycel Derbal a affirmé que cet accord ne peut être signé que si on assure la mise à place des législations et on améliore la compétitivité de nos entreprises agricoles ainsi que celles actives dans le secteur des services.
Il a par ailleurs fait remarquer que le forum qui se tiendra les 27 et 28 mai au siège de l’IACE courant sera une occasion pour débattre cette question.

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La 4ème édition de Tunis Forum est programmée les  27 et 28 mai 2016 au siège de l’IACE. Cette édition portera sur le thème : «Tunisie et Aleca : Gouvernance des négociations et résultats de la libéralisation».C’est une rencontre annuelle internationale qui planche sur les moyens de propulser des stratégies de partenariat international.

La première journée sera consacrée à trois problématiques : les pré-requis des négociations, leur gouvernance, et la séquentialité de la libéralisation. Une étude élaborée par l’IACE sera présentée, qui dressera une liste des filières économiques selon le gap de compétitivité mesuré par rapport à l’Europe. La démarche consiste à travers divers indicateurs qualitatifs et quantitatifs d’attribuer des scores, pour ensuite dresser des listes des filières, selon qu’elles peuvent supporter une libéralisation immédiate, qu’elles requièrent des mesures d’encouragement ou qu’elles se retirent des négociations parce que jugées trop fragiles ou trop stratégiques. Ces deux sessions réuniront d’éminents protagonistes internationaux.

Cette année, l’IACE organise exclusivement, lors de la première journée du Tunis Forum, une après-midi «tribune libre», pour donner la voix aux acteurs du terrain, tels que des leaders d’opinions, des chefs d’entreprise, des représentants de la société civile, afin d’exprimer sur la place publique leurs opinions et leurs attentes face aux enjeux que présente l’Aleca.

La deuxième journée sera consacrée aux débats pratiques liés à la libéralisation des deux secteurs concernés par les négociations : l’agriculture et les services, qui aborderont les particularités des filières. Du côté des services, seront traités le cas des professions libérales et du secteur de la santé. Cette journée réunira une mixité d’expériences internationales, notamment moldaves, roumaine, géorgienne, ukrainienne, marocaine et espagnole.

Plus de 500 participants sont attendus, des représentants de la Commission européenne, d’éminents invités du Maroc, de la Géorgie, les membres de l’IACE, ainsi que les représentants du comité de pilotage tunisien pour nous illustrer le déroulement des négociations.

La tenue de cette édition revêt une importance particulière surtout dans cette phase où la Tunisie a entamé les négociations sur cet accord dont  le 1er round a démarré le 18 avril dernier à l’effet de mettre en place avec la partie européenne les principes et les objectifs assignés à cet accord. D’ailleurs, les négociations seront principalement basées sur le principe de progressivité et sur une approche asymétrique qui sera en faveur de la Tunisie. Il s’agit, en outre, d’associer les acteurs économiques et la société civile, a-t-il indiqué, ajoutant que l’objectif recherché est de garantir la transparence des négociations quant à leur objectif et leur calendrier.

L’ALECA critiqué par de nombreux experts économiques !

Beaucoup des représentants de la société civile et d’experts en économie demandent  que la Tunisie parvienne à sensibiliser la partie européenne aux besoins  de développement du pays . Car, l’écart de standing nettement favorable à l’UE fera que l’agriculture et les services se retrouvent menacés. Une hypothèse  confirmée par l’expert en risques financiers, Mourad Hattab qui estime  que l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre l’UE et la Tunisie et dont les négociations sont bloquées au niveau du Maroc représente un véritable coup fatal pour l’économie tunisienne pour ne pas dire le coup de grâce.

Toujours selon lui, cet accord va engager tout un processus de déstabilisation des secteurs des services et de l’agriculture. « C’est qu’il va permettre à des sociétés étrangères de s’installer dans le  pays, d’accéder à la propriété et de créer un climat de concurrence inéquitable sur tous les plans notamment avec les petites et moyennes entreprises, les exploitants agricoles et les sociétés tunisiennes opérant aussi bien dans le secteur public que privé d’une manière générale », a-t-il ajouté.

Faut-il rappeler que cet accord « destructeur et portant nuisance à la souveraineté économique nationale » touchera la gestion des marchés publics en Tunisie vu que les entreprises locales vont soumissionner au niveau des projets nationaux parallèlement avec des sociétés internationales de grande puissance, a encore affirmé l’expert soulignant  que cet accord vient compléter le schéma de la mise de la Tunisie sous le diktat des instances financières internationales et portera préjudice à la sécurité économique et particulièrement alimentaire et à l’avenir des générations futures.

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Plus de 500 participants sont attendus à la 4e édition du Tunis Forum, des représentants de la Commission européenne, d’éminents invités au Maroc, de la Géorgie, les membres de l’IACE, ainsi que les représentants du comité de pilotage tunisien pour illustrer le déroulement des négociations et résultats de la libération, selon les données fournies, ce mercredi 18 mai 2106, par l’IACE à Africanmanager.

On rappelle que l’IACE  a annoncé la tenue de sa 4e édition du Tunis Forum,  les 27  et 28 mai à Tunis.

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La 4ème édition de Tunis Forum est programmée le vendredi 27 mai 2016 à partir de 8h30 et le samedi 28 mai à partir de 9h00, au siège de l’IACE (Institut arabe des chefs d’entreprise), la Maison de l’Entreprise. C’est une rencontre annuelle internationale qui planche sur les moyens de propulser des stratégies de partenariat international. Il a été convenu en octobre 2015 d’axer l’édition 2016 sur le thème suivant :  » Gouvernance des négociations et résultats de la libéralisation ».

Le chef du gouvernement, Habib Essid, présidera la cérémonie d’ouverture.

Le densité des sujets abordés cette année a amené les organisateurs à concocter un programme qui va s’étaler sur deux journées, comprenant deux matinées et une après-midi tribune. Le but est de réfléchir sur les voies pour faire de l’ALECA (Accords de Libres Echanges avec l’Union Européenne) un dispositif efficace à même de répondre aux besoins actuels de la Tunisie.

La Tunisie est-elle prête pour mener ces négociations ? Dispose-t-elle de tous les atouts en main pour s’engager dans la voie du libre-échange ? Autant de sujets qui seront débattus par un panel de participants de haut niveau (plus de 500, nous dit-on). Trois problématiques seront abordées dans la première journée : Les prérequis des négociations, leur gouvernance, et la séquentialité de la libéralisation.
L’IACE dévoilera à cette occasion une étude qu’elle a menée sur les filières économiques locales qui présentent un écart de compétitivité en comparaison avec les secteurs équivalents en Europe. La méthode qui a été adoptée est la mise en place d’indicateurs qualitatifs et quantitatifs permettant de définir des scores, pour par la suite établir des listes des filières en fonction de leurs capacités à tenir le choc d’une libéralisation immédiate. Au final des mesures d’encouragement sont préconisées, ou bien à contrario des recommandations de retrait des pourparlers pour cause de faiblesses structurelles les rendant trop vulnérables ou parce que trop stratégiques pour la Tunisie.

Ces deux sessions seront animées par des invités internationaux de haut rang : Le négociateur en chef de l’ALECA pour la partie européenne au sein de la commission, M. Ignacio Garcia Bercero ; l’ancien Premier ministre de Géorgie, M. Nika Gilauri ; le vice-président du Conseil de l’Assemblée parlementaire européenne, M. Nedelciuc Vasile ; le directeur de European Centre for International Political Economy, en Belgique, M. Hosuk Lee-Makiyama ; l’ancienne négociatrice en Chef de l’ALECA pour la Géorgie, Mme Tamara Kovziridze ; le Conseiller auprès du chef du gouvernement tunisien chargé des Affaires économiques, M. Ridha Ben Mosbah.

Les opérateurs et les acteurs auront cette année une après-midi « tribune libre » lors de la première journée de Tunis Forum. On y verra des leaders d’opinions, des chefs d’entreprises, des représentants de la société civile. Leurs idées, leurs opinions et leurs attentes sur l’ALECA sont très sollicitées.

A la deuxième journée, place aux débats pratiques, d’ordre plus technique sur la libéralisation des deux secteurs ciblés par les discussions : Le secteur agricole et celui des services. Il sera question des spécificités de chaque filière. Pour les services, les projecteurs seront braqués sur les professions libérales et celles du secteur de la santé. Seront mises sur la table les expériences internationales, notamment moldaves, roumaine, géorgienne, ukrainienne, marocaine et espagnole. On nous signale la présence de hauts responsable à ces débats : Le ministre tunisien du Commerce et de l’Artisanat, M. Mohsen Hassen ; le ministre tunisien de la Santé, M. Said Aïdi ; Mme Victoria Campeanu, ancienne négociatrice économique de Roumanie pour les Accords de Libres Echanges avec l’Union Européenne ; M. Miguel Gallego, PDG de Migasa, en Espagne ; le fondateur d’Isida Clinic, en Ukraine, M. Kozin Victor ; le PDG de Matysha au Maroc, M. Taquiedine Cherradi El Fadili.

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L’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) ne trouve pas grâce aux yeux de l’ancien ambassadeur Mahmoud Besrour. Un détracteur de plus donc, qui l’a fait savoir ouvertement hier mercredi 27 avril sur Express Fm.

M. Besrour a dénoncé le lancement des pourparlers autour de l’ALECA, lequel porte de mauvais germes pour l’économie tunisienne, selon lui. Pour illustrer son propos, il a affirmé que la convention entre la Tunisie et l’Union européenne, ratifiée en 1995 et qui avait pour but de réduire les barrières douanières entre les deux parties, a fait perdre à la Tunisie 19 milliards de dinars de recettes, entre 1996 et 2008. “C’est le peuple tunisien qui a payé la facture de ces pertes à travers la hausse de la TVA,” a-t-il ajouté.

L’ancien ambassadeur a déclaré que les seuls qui vont tirer profit de l’ALECA ce sont les entreprises étrangères ; d’après lui elles vont batailler férocement avec les entreprises nationales et leur arracher des parts de marché dans différents secteurs tels que le transport, les communications, la finance et l’énergie.

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Les négociations entre l’Union Européenne (UE) et la Tunisie sur l’Accord de Libre échange complet et approfondi (ALECA) prendront le temps nécessaire et pourraient durer 2 ans ou 2 ans et demi, avant la signature d’un accord définitif, selon le négociateur en chef de l’UE pour cet accord Ignacio Garcia Bercero.
Cet accord devra être adopté, ensuite, par les parlements européen et tunisien, a ajouté mardi, M.Bercero qui occupe également, la fonction de directeur pour le commerce avec le voisinage, les Etats Unis et le Canada.
Lors du premier round des négociations tenu à Tunis du 18 au 21 avril, l’UE et la Tunisie ont convenu d’intégrer dans le prochain accord, la création d’une zone approfondie d’échanges contenant des éléments de
réductions tarifaires, l’élimination d’obstacles dans le secteur des services et plus tard la discussion des mesures non tarifaires pour un rapprochement réglementaire.
Des aides « technique et financière » au profit de la Tunisie
La Tunisie pourrait bénéficier, pour la mise en application de cet accord, une fois signé, des aides de la coopération technique et aussi des aides de mise à niveau financières, a encore dit Bercero à des journalistes tunisiens, précisant que les négociations seront menées « domaine par domaine, secteur par secteur et dans la
transparence totale ». « Avec l’ALECA, on veut étendre l’échange entre les deux parties à des domaines autres que ceux du précédent accord (1995) et permettre à la Tunisie de se conformer à la réglementation européenne, parce qu’en réalisant ce rapprochement on facilite les échanges et on encourage l’investissement », a-t-il noté. D’après ses propos, la décision d’entamer ces négociations et de passer à un stade avancé dans les échanges Tunisie- UE, a été longuement réfléchie par les deux parties. Interrogé sur les appréhensions des Tunisiens quant aux éventuels impacts négatifs de l’ALECA sur l’économie nationale et sur certains secteurs peu compétitifs comparés à l’Europe.
M. Bercero s’est voulu rassurant expliquant que rien ne sera imposé à la partie tunisienne et que la partie européenne sera à l’écoute de toutes les propositions, non seulement des négociateurs mais aussi de la société civile.
Il est revenu, sur les deux principes sur lesquels seront basées les négociations, soit l’asymétrie et la progressivité. L’objectif est de parvenir à un accord qui sera en faveur des deux parties, a-t-il encore indiqué. Le deuxième round des négociations entre les deux parties est prévu avant la fin de cette année et « tout sera dans la transparence totale et avec la participation de la société civile des deux parties, a affirmé le négociateur en chef.
En général, l’accord a pour objectif d’après l’UE d’élargir et approfondir la zone de libre échange actuelle et d’assurer une meilleure intégration de la Tunisie dans l’espace européen, premier partenaire économique du pays. Une priorité particulière sera accordée aux mesures qui permettront de favoriser les investissements, d’améliorer la gouvernance économique et de favoriser l’intégration régionale économique entre la Tunisie et ses voisins de la rive sud de la Méditerranée.
Dans le contexte actuel, certainement, très différent de celui de l’année 1995, date de la signature du premier accord d’association avec la Tunisie, l’ALECA a suscité des inquiétudes auprès des Tunisiens. Les résultats d’une étude, réalisée par un cabinet européen d’experts ECORYS, (consultable sur le site www.trade- sia.com/Tunisia), pour  mesurer l’impact de l’entrée en application de l’ALECA, sur le long terme, sur l’économie tunisienne, ne font que confirmer ces craintes.
Ainsi, d’après cette étude, l’économie tunisienne repose sur 37 secteurs regroupés en deux ensembles dont le premier comporte 10 secteurs les plus importants réalisant 75% du PIB. Un tableau prévisionnel des effets à long terme de cet accord fait ressortir un emballement des importations tunisiennes pour l’ensemble des secteurs à l’exception de celui des produits forestiers résiduels.
L’étude montre également, que 18 secteurs sur 37 verront leurs exportations baisser à l’exception de l’huile d’olive, dont les exportations vont exploser. Le même document montre que l’accord aura des retombées sur la balance commerciale, dont le déficit global se creusera. Le bilan de l’accord ne sera pas très favorable à la Tunisie, affirment de leur coté, certains économistes mais tout dépendra de la vigilance des négociateurs tunisiens.

TAP

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UE TN

Le 1er round des négociations sur le projet d’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre la tunisie et l’UE ont démarré, lundi matin, à Tunis.
Au cours d’un point de presse, tenu à l’issue d’une première séance de travail, le conseiller chargé des dossiers économiques auprès du chef du gouvernement Ridha Ben Mosbah a souligné que ce 1er round vise à mettre en place avec la partie européenne les principes et les objectifs assignés à cet accord.
Il a affirmé que les négociations seront principalement basées sur le principe de progressivité et sur une approche asymétrique qui sera en faveur de la Tunisie. Il s’agit, en outre, d’associer les acteurs économiques et
la société civile, a-t-il indiqué, ajoutant que l’objectif recherché est de garantir la transparence des négociations, quant à leur objectif et leur calendrier.

TAP

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Dans une déclaration ce lundi 18 avril à Africanmanager, Mourad Hattab, expert en risques financiers a indiqué que l’adoption de l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre l’UE et la Tunisie et dont les négociations sont bloquées au niveau du Maroc représente un véritable coup fatal pour l’économie tunisienne pour ne pas dire le coup de grâce.

Il a dans ce cadre précisé que cet accord va engager tout un processus de déstabilisation des secteurs des services et de l’agriculture. « C’est pour la raison simple qu’il va permettre à des sociétés étrangères de s’installer au pays, d’accéder à la propriété et de créer un climat de concurrence inéquitable sur tous les plans notamment avec les petites et moyennes entreprises, les exploitants agricoles et  les sociétés tunisiennes opérant aussi bien dans le secteur public que privé d’une manière générale », a-t-il ajouté.

Faut-il rappeler que cet accord destructeur et portant nuisance à la souveraineté économique nationale touchera certainement la gestion des marchés publics en Tunisie vu que les entreprises locales vont soumissionner au niveau des projets nationaux parallèlement avec des sociétés internationales de grande puissance, a encore martelé l’expert affirmant que  cet accord vient compléter le schéma de la mise de la Tunisie sous le diktat des instances financières internationales et portera préjudice certain à la sécurité économique et particulièrement alimentaire et à l’avenir des générations futures.

La précision de Mourad Hattab vient à l’occasion de l’ouverture ce lundi, de négociations en vue de la conclusion de l’ALECA. Il est à noter qu’après le lancement formel des négociations qui a eu lieu le 13 octobre dernier à Tunis, en présence de Cecilia Malmström, Commissaire européenne au commerce et Ridha Lahouel, ex-ministre du Commerce, des réunions préparatoires ont été tenues du 19 au 23 octobre permettant aux négociateurs tunisiens et européens de se connaitre et d’échanger sur les priorités respectives dans le cadre de l’ALECA.

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Le programme SWITCH-Med (Vers des modes de consommation et de production plus durables en Méditerranée) financé par l'UE

La première réunion consultative et participative du gouvernement avec la société civile sur le démarrage des négociations du 1er round sur l’ALECA (Accord de Libre Echange Complet et Approfondi) s’est tenue mercredi, à Tunis.
Les négociations, dont le premier round aura lieu de 18 au 21 Avril, sont fondées sur une nouvelle approche en matière de gouvernance et de participation particulièrement, en ce qui concerne le suivi des négociations, a affirmé le conseiller économique du Chef du gouvernement Ridha Ben Mosbah.
A cet égard, une réunion participative sera organisée avant et après chaque round de négociations, outre la présence des représentants de la société civile dans les commissions consultatives chargées du suivi de l’ALECA, a-t-il indiqué, précisant, qu’une série de rencontres avec la société civile dans les régions de l’intérieur est également programmée. Une nouvelle stratégie de communication a été en outre adoptée par le gouvernement selon la directrice générale de l’Unité de gestion par objectifs Fatma Oueslati. Elle porte notamment, sur l’élaboration d’un site web portant sur les nouvelles des négociations de l’ALECA. Ce site qui sera lancé, le premier jour des négociations (18 avril), constitue une plate-forme d’échanges avec la société
civile et comporte des réponses sur les principales questions posées par la société civile.
Selon le ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles Kamel Jendoubi, le gouvernement prendra en considération les avis des experts et universitaires qui déposent des études et des propositions.
Des représentants de la société civile (universitaires, experts, structures…) ont appelé à élargir davantage, la participation de la société civile aux négociations de l’ALECA.
Pour l’universitaire Sami Aoudi, il faut organiser une véritable consultation avec la société civile et ne pas se contenter de séances d’audition afin de permettre à la société civile d’être une force de proposition.
Il a également, recommandé d’examiner les conditions d’insertion de la Tunisie dans l’économie mondiale appelant, à inscrire le dossier de l’immigration et du recyclage des dettes à l’ordre du jour des négociations sur l’ALECA.

TAP

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Les négociations portant sur l’accord de libre échange complet et approfondie (Aleca) démarreront dans quelques jours, apprend Africanmanager

Un atelier de travail avec la participation de la société civile est prévu pour ce mercredi 13 avril 2016 à Tunis, en présence de Kamel Jendoubi, ministre auprès du chef du gouvernement chargé des relations avec les institutions constitutionnelles et la société civile et Ridha Ben Mosbah, conseiller économique d’Habib Essid.

La réunion portera sur les grands choix stratégiques de la Tunisieà la lumière de cet accord.

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