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Ali Abdallah, Economie, Tunisie

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Dans un entretien avec le site en langue arabe « Al Yaoum »

Dans un entretien avec le site en langue arabe « Al Yaoum », l’expert économique, Ali Abdallah a évoqué les solutions possibles pour gérer le retard intervenu dans le budget de l’Etat pour 2012, alors que le temps presse.
Il a rappelé que depuis l’Indépendance,  il n’était jamais arrivé à la Tunisie d’entamer une nouvelle année sans budget, précisant, cependant, que le budget de 2012 arrêté au montant de 23 milliards de dinars, par le gouvernement démissionnaire  était fin prêt depuis des mois. Le budget est entaché de deux problématiques : la  première  est qu’il a été élaboré sur la base d’hypothèses positives au regard des  derniers mois de l’année 2011, et pour toute l’année 2012 (taux de croissance et conjoncture économique). La seconde est que le budget a été élaboré suivant d’anciens mécanismes. Ces deux problématiques rendent toute révision d’autant plus difficile que la marge de temps est insuffisante, ne permettant pas son examen, encore moins son ajustement.
L’expert a estimé que cette situation a des effets négatifs et directs sur les acteurs économiques et accroît le manque de visibilité qui s’y attache et faisant de l’attentisme une attitude logique parmi les investisseurs.
Concernant les solutions qu’il propose pour sortir de l’impasse, il évoque la solution débattue consistant en la libération du budget suivant des tranches trimestrielles conformément à une décision républicaine qui est cependant inopérante  au motif que des contraintes enjoignent à la Banque centrale de ne pas dépasser de 5% les avances qu’elle consent au Trésor public , payable impérativement à partir des recettes et ressources au titre de l’année précédente, en l’occurrence 2011. Cette solution n’est applicable qu’en cas de déficit.
En conclusion, Ali Abdallah  a indiqué que cette solution est une forme d’endettement et présente le risque de voir le pays « consommer » les ressources dont dispose la BCT.
Les deux autres solutions sont :
1-      L’assemblée constituante adopte le budget tel qu’il est  et édicte une loi complémentaire aux fins de son ajustement. A ce propos, l’économiste affirme que l’ajustement sera difficile s’il s’avère  que les besoins sont supérieurs aux ressources, ce qui est actuellement le cas ;
2-      L’autre solution, selon lui, consiste en l’adoption d’une loi aux termes de laquelle le Trésor public et la BCT allouent au gouvernement des crédits pour des dépenses urgentes en attendant l’adoption de la loi des finances. A ce propos, il a averti que les discussions au sein de la Constituante pourraient rendre cette solution pareillement inapplicable et difficile.  
 

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Dans un entretien avec le site en langue arabe « Al Yaoum »

Dans un entretien avec le site en langue arabe « Al Yaoum », l’expert économique, Ali Abdallah a évoqué les solutions possibles pour gérer le retard intervenu dans le budget de l’Etat pour 2012, alors que le temps presse.
Il a rappelé que depuis l’Indépendance,  il n’était jamais arrivé à la Tunisie d’entamer une nouvelle année sans budget, précisant, cependant, que le budget de 2012 arrêté au montant de 23 milliards de dinars, par le gouvernement démissionnaire  était fin prêt depuis des mois. Le budget est entaché de deux problématiques : la  première  est qu’il a été élaboré sur la base d’hypothèses positives au regard des  derniers mois de l’année 2011, et pour toute l’année 2012 (taux de croissance et conjoncture économique). La seconde est que le budget a été élaboré suivant d’anciens mécanismes. Ces deux problématiques rendent toute révision d’autant plus difficile que la marge de temps est insuffisante, ne permettant pas son examen, encore moins son ajustement.
L’expert a estimé que cette situation a des effets négatifs et directs sur les acteurs économiques et accroît le manque de visibilité qui s’y attache et faisant de l’attentisme une attitude logique parmi les investisseurs.
Concernant les solutions qu’il propose pour sortir de l’impasse, il évoque la solution débattue consistant en la libération du budget suivant des tranches trimestrielles conformément à une décision républicaine qui est cependant inopérante  au motif que des contraintes enjoignent à la Banque centrale de ne pas dépasser de 5% les avances qu’elle consent au Trésor public , payable impérativement à partir des recettes et ressources au titre de l’année précédente, en l’occurrence 2011. Cette solution n’est applicable qu’en cas de déficit.
En conclusion, Ali Abdallah  a indiqué que cette solution est une forme d’endettement et présente le risque de voir le pays « consommer » les ressources dont dispose la BCT.
Les deux autres solutions sont :
1-      L’assemblée constituante adopte le budget tel qu’il est  et édicte une loi complémentaire aux fins de son ajustement. A ce propos, l’économiste affirme que l’ajustement sera difficile s’il s’avère  que les besoins sont supérieurs aux ressources, ce qui est actuellement le cas ;
2-      L’autre solution, selon lui, consiste en l’adoption d’une loi aux termes de laquelle le Trésor public et la BCT allouent au gouvernement des crédits pour des dépenses urgentes en attendant l’adoption de la loi des finances. A ce propos, il a averti que les discussions au sein de la Constituante pourraient rendre cette solution pareillement inapplicable et difficile.  
 

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