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Ali Laarayedh The Guardian

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Il n'y aura pas d’ «islamisation» de la Tunisie postrévolutionnaire et le gouvernement islamiste n’a pas d'agendas ou l'intention de monopoliser le pouvoir

Il n’y aura pas d’ «islamisation» de la Tunisie postrévolutionnaire et le gouvernement islamiste n’a pas d’agendas ou l’intention de monopoliser le pouvoir, a affirmé le chef du gouvernement, Ali Laarayedh, dans une interview au journal britannique « The Guardian »

L’assassinat de Chokri Belaid était une «attaque contre la révolution et le pays », a-t-il déclaré ajoutant que « la Tunisie traverse une période de transition très sensible, et nous avons été amenés à faire des compromis pour calmer la situation qui est très tendue Nous voulons gouverner par consensus.».

Selon le chef du gouvernement, la fracture qui existe dans le pays est entre «les forces de la révolution et ceux qui s’y opposent et qui ont peur de la démocratie» en raison de la menace qui pèse sur leurs intérêts et de la perte du pouvoir, plutôt qu’elle ressortit à un conflit idéologique.

Le gouvernement dirigé par Ennahdha a été attaqué pour avoir failli à protéger la sécurité des groupes d’opposition, notamment contre les activistes islamistes, et pour les retards enregistrés dans la réforme d’une police corrompue et brutale. Les adversaires de la coalition au pouvoir ont également accusé Ennahdha de vouloir introduire la Charia dans la nouvelle constitution, mais cette disposition a été écartée.

Quatre extrémistes salafistes ont été arrêtés dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaid, mais le meurtrier présumé se serait enfui en Algérie. «L’enquête n’est pas encore terminée et nous ne disposons toujours pas d’un résultat final pour savoir qui était derrière l’assassinat et les véritables desseins de ses auteurs », a déclaré Laarayedh, qui était ministre de l’Intérieur au moment des faits. Il a promis de sévir contre les djihadistes violents.

Il a cependant précisé que le salafisme inclut des courants non violents comme des courants partisans de la violence. « Nous n’avons pas noué de partenariat avec eux, car ils ont une vision différente de la société, de la religion, de la citoyenneté, des droits des femmes et des élections. L’Etat garantit à tous la liberté d’exercer leurs croyances de manière pacifique, mais s’ils imposent leurs vues aux autres, il agira contre eux dans le cadre de la loi « , a-t-il averti.

L’intervention militaire française au Mali a enflammé la situation, intervention critiquée par le gouvernement dirigé par Ennahdha . Des sources officielles ont confirmé que le gouvernement tunisien a rejeté les demandes françaises d’ouvrir son espace aérien pours les besoins de l’intervention militaire, contrairement à l’Algérie.

«Les guerres sont faciles à commencer, mais les terminer est beaucoup plus difficile », a souligné Ali Laarayedh. « Nous n’acceptons pas d’intervenir dans les affaires des autres et nous n’acceptons pas non plus que les autres s’immiscent dans les nôtres. Les révolutions, où qu’elles aient lieu, renforcent l’indépendance nationale et la souveraineté. »

Le chef du gouvernement a rejeté les critiques de l’opposition selon lesquelles  le gouvernement n’a pas réussi à faire face à la crise du chômage et de la pauvreté qui a déclenché le soulèvement de janvier 2011. Le gouvernement dirigé par Ennahda prône un modèle socio-économique « plus proche des pays scandinaves », a déclaré Laarayedh, faisant valoir que, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, il y avait «la liberté et la croissance, mais des problèmes d’égalité sociale», tandis que les économies socialistes avaient « la croissance et la justice sociale, mais des problèmes avec la liberté.’’

Il a également insisté sur le fait que ‘ »aucune condition n’a été imposée » à la Tunisie dans ses négociations avec le FMI pour un prêt stand by, dont la conclusion est proche. Il a dit que son gouvernement s’efforce de diversifier les relations économiques concentrées sur la France et les pays de l’UE, pour les étendre à d’autres régions du monde, notamment la Chine, la Turquie, l’Amérique latine et le Japon.

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Il n'y aura pas d’ «islamisation» de la Tunisie postrévolutionnaire et le gouvernement islamiste n’a pas d'agendas ou l'intention de monopoliser le pouvoir

Il n’y aura pas d’ «islamisation» de la Tunisie postrévolutionnaire et le gouvernement islamiste n’a pas d’agendas ou l’intention de monopoliser le pouvoir, a affirmé le chef du gouvernement, Ali Laarayedh, dans une interview au journal britannique « The Guardian »

L’assassinat de Chokri Belaid était une «attaque contre la révolution et le pays », a-t-il déclaré ajoutant que « la Tunisie traverse une période de transition très sensible, et nous avons été amenés à faire des compromis pour calmer la situation qui est très tendue Nous voulons gouverner par consensus.».

Selon le chef du gouvernement, la fracture qui existe dans le pays est entre «les forces de la révolution et ceux qui s’y opposent et qui ont peur de la démocratie» en raison de la menace qui pèse sur leurs intérêts et de la perte du pouvoir, plutôt qu’elle ressortit à un conflit idéologique.

Le gouvernement dirigé par Ennahdha a été attaqué pour avoir failli à protéger la sécurité des groupes d’opposition, notamment contre les activistes islamistes, et pour les retards enregistrés dans la réforme d’une police corrompue et brutale. Les adversaires de la coalition au pouvoir ont également accusé Ennahdha de vouloir introduire la Charia dans la nouvelle constitution, mais cette disposition a été écartée.

Quatre extrémistes salafistes ont été arrêtés dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaid, mais le meurtrier présumé se serait enfui en Algérie. «L’enquête n’est pas encore terminée et nous ne disposons toujours pas d’un résultat final pour savoir qui était derrière l’assassinat et les véritables desseins de ses auteurs », a déclaré Laarayedh, qui était ministre de l’Intérieur au moment des faits. Il a promis de sévir contre les djihadistes violents.

Il a cependant précisé que le salafisme inclut des courants non violents comme des courants partisans de la violence. « Nous n’avons pas noué de partenariat avec eux, car ils ont une vision différente de la société, de la religion, de la citoyenneté, des droits des femmes et des élections. L’Etat garantit à tous la liberté d’exercer leurs croyances de manière pacifique, mais s’ils imposent leurs vues aux autres, il agira contre eux dans le cadre de la loi « , a-t-il averti.

L’intervention militaire française au Mali a enflammé la situation, intervention critiquée par le gouvernement dirigé par Ennahdha . Des sources officielles ont confirmé que le gouvernement tunisien a rejeté les demandes françaises d’ouvrir son espace aérien pours les besoins de l’intervention militaire, contrairement à l’Algérie.

«Les guerres sont faciles à commencer, mais les terminer est beaucoup plus difficile », a souligné Ali Laarayedh. « Nous n’acceptons pas d’intervenir dans les affaires des autres et nous n’acceptons pas non plus que les autres s’immiscent dans les nôtres. Les révolutions, où qu’elles aient lieu, renforcent l’indépendance nationale et la souveraineté. »

Le chef du gouvernement a rejeté les critiques de l’opposition selon lesquelles  le gouvernement n’a pas réussi à faire face à la crise du chômage et de la pauvreté qui a déclenché le soulèvement de janvier 2011. Le gouvernement dirigé par Ennahda prône un modèle socio-économique « plus proche des pays scandinaves », a déclaré Laarayedh, faisant valoir que, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, il y avait «la liberté et la croissance, mais des problèmes d’égalité sociale», tandis que les économies socialistes avaient « la croissance et la justice sociale, mais des problèmes avec la liberté.’’

Il a également insisté sur le fait que ‘ »aucune condition n’a été imposée » à la Tunisie dans ses négociations avec le FMI pour un prêt stand by, dont la conclusion est proche. Il a dit que son gouvernement s’efforce de diversifier les relations économiques concentrées sur la France et les pays de l’UE, pour les étendre à d’autres régions du monde, notamment la Chine, la Turquie, l’Amérique latine et le Japon.

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