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Alliance démocratique, Attakattol

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Deux partis politiques tunisiens ont tenu leurs congrès

Deux partis politiques tunisiens ont tenu leurs congrès, ces derniers jours, l’Alliance démocratique et Attakattol .

Depuis la révolution, tous les partis avaient tenu leurs congrès ou s’apprêtent à le faire dans les mois qui viennent. Il est, donc, légitime de se poser la question : qu’est-ce que ces congrès ont changé dans la vie politique de partis en question ?

Le 1er parti du pays , au pouvoir depuis octobre 2011, a tenu son 9ème congrès en juillet 2012 ,mais les questions cruciales (le bilan de ses activités ,l’usage de la violence , ses finances ,et ses rapports avec le pouvoir et surtout les confrontations de 1991 ) ont été reportées à 2014 ,pour préserver une certaine unité du parti . Le congrès de son inconditionnel allié , le congrès pour la république (CPR) en août 2012, a été un non-évènement : les scissions dans ses rangs se sont poursuivies , et son secrétaire général, Mohammed Abbou , a dû retarder son départ annoncé ,pour former son propre parti ,en pleines consultations gouvernementales entre février et mars 2013 , uniquement pour ne pas perturber la formation du gouvernement Ali Laarayedh .

Le dernier congrès de l’autre allié Attakattol, allait être ajourné à cause d’une action en justice intentée par des dissidents, et les résultats déjà connus à l’avance de ses assises accréditent la thèse qu’un congrès, même minutieusement préparé, ne peut redonner vie à un parti qui s’effiloche.

Deux autres partis d’extrême-gauche ont raté leurs congrès respectifs (le 25 juillet 2011 pour le POCT et le 23 mars 2011 pour le Parti Socialiste de Gauche) pour adopter une appellation plus accommodante pour leurs partis respectifs. Et on a vu le Parti Socialiste de Gauche attendre la tenue de son deuxième congrès, en août 2012 , pour devenir un simple parti socialiste et le POCT réunir un conseil national entre deux congrès pour se débaptiser en abandonnant l’appellation communiste le 11juillet 2012 .

Hamma Hammami avait justifié le retard enregistré pour changer l’appellation par les longues consultations au sein des structures du parti et auprès des sympathisants et amis ,avant d’ajouter que cette décision a été prise dans le but de s’approcher davantage des couches populaires lesquelles nourrissent des préjugés négatifs sur le communisme le confondant avec l’athéisme.

Le 5ème congrès du Parti démocrate progressiste (PDP), réuni, en avril 2012, pour fédérer des partis et des mouvements du centre, s’est soldé par une scission fracassante d’un groupe super médiatisé et qui a fini par former son propre parti : l’Alliance démocratique.

Le même parti Al Joumhouri voit ses rangs se réduire par une nouvelle scission des anciens d’Afek Tounès qui comptent ressusciter leur ancienne formation, prouvant que ni ces congrès ni ces initiatives unitaires ne parviennent à cimenter l’énergie des militants.

D’autres congrès de formations proches idéologiquement et politiquement, se sont tenus parallèlement, consacrant l’état de division du même courant , comme cela a été le cas pour le courant Watad ,le parti des patriotes démocrates unifiés (PPDU) qui a vu son Congrès constitutif se tenir du 31 août au 2 septembre 2012,sous la houlette du très emblématique leader feu Chokri Belaid , alors que le congrès constitutif du Parti du Travail Patriotique et Démocratique (PTPD) de Abderrazak Hammami a démarré le 22 décembre 2012 . Et la dynamique du congrès du PPDU qui s’est inscrite dans la logique beaucoup plus élargie de la constitution du Front Populaire, n’a pu se réaliser qu’en expurgeant le PTPD d’une partie de ses militants et dirigeants (le groupe Mohammed Jmour ) .

Toutes ces données montrent que les congrès des partis en Tunisie postrévolutionnaire ne jouent plus le rôle qui leur est dévolu dans les traditions politiques. Généralement, un congrès se tient pour arrêter les orientations stratégiques, définir les alliances politiques et choisir en conséquence l’élite qui doit les mettre en œuvre. Les grands moments du 20ème siècle étaient jalonnés par la tenue de telles assises, qu’elles soient au grand jour, en clandestinité ou en semi-clandestinité. De nos jours, et juste après la clôture d’un congrès, on ne manque pas de se poser la question : qu’est-ce qui a réellement changé depuis ?

Aboussaoud Hmidi

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