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À l’heure où les ordures tapissent honteusement nos rues, à l’heure où les municipalités cèdent au laxisme et à l’indulgence, à l’heure où les autorités sont en perte d’autorité et de détermination, la société civile de la ville de Mégrine, banlieue-sud de Tunis, a eu l’ingénieuse idée de se lancer dans la chasse aux jeteurs d’ordures.

Pour éliminer ces mauvais comportements, trois citoyens ont installé des caméras de surveillance dans plusieurs artères de la ville pour filmer ces inciviques pollueurs de l’environnement, pour dissuader ces mauvaises consciences à façonner leur comportement en l’absence des mesures disciplinaires légales.

Selon la municipalité, ces caméras visent des endroits bien précis où les jeteurs d’ordures font fi des panneaux d’interdiction placés à ces endroits.

Considéré comme une violation aux données personnelles, la vidéo braquée sur ces contrevenants a perdu ses mérites.

En tout cas, en Tunisie la protection des données personnelles fait l’objet d’une législation particulière incriminant les utilisateurs de ce système de surveillance.

À cet égard, le président de l’Instance nationale de protection des données personnelles, Chawki Gaddes, a souligné, lors d’une intervention sur les ondes de Mosaïque Fm, vendredi 2 octobre 2015, que cette initiative, lancée par quelques habitants de la région, n’est pas conforme à la loi.

« L’installation des vidéos de surveillance en Tunisie est régie par la Loi 2004 sur la protection des données personnelles et met en place des conditions pour pouvoir recourir à ce genre de système. Toute personne qui a l’intention de mettre en place des caméras de surveillance peut le faire qu’à trois endroits bien précis : les endroits qui sont ouverts aux publics, tous les endroits de transport et enfin dans les endroits de travail collectif. En dehors de ces emplacements, il est interdit en Tunisie de placer des caméras de surveillance. »

Toute mise en place de systèmes similaires, a-t-il averti, doit faire l’objet d’une demande d’autorisation préalable auprès de l’Instance nationale de protection des données personnelles, et toute personne qui contrevient à ces dispositions est passible, en vertu de la Loi 90 de 2004, à une peine d’emprisonnement d’une année assortie d’une amande de 5 000 dinars.

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