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Anis Fekih, Opticiens, Tunisie

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Un cahier des charges archaïque

Un cahier des charges archaïque, un malaise remarquable et intense du fait de la concurrence déloyale ainsi que des intrus qui menacent le développement d’un secteur assez promoteur jouissant pourtant d’un potentiel énorme et d’une main d’œuvre qualifiée et compétente. C’est le diagnostic posé par  président de la Chambre syndicale nationale des opticiens-optométristes, Anis Fekih,  dans une interview à African Manager.

Comment jugez-vous la situation des opticiens à la lumière des récents événements en Tunisie ?

Au début, je rends hommage à la révolution tunisienne…aux familles des martyrs…aux patriotes tunisiens…pour leurs sacrifices et leur courage afin de retrouver le chemin de la liberté et de la dignité. C’est une révolution d’esprit, de démocratie et de liberté. Vraiment, c’est une aubaine sans précédent pour les Tunisiens. Malgré les dégâts humains et matériels causés  lors de cette révolution, il est important de voir le bon côté de la révolution que le pays est en train de vivre: Elle ouvre des perspectives extraordinaires à notre pays. Une occasion propice pour séduire les investisseurs étrangers qui seront désormais convaincus de s’implanter sur notre site.

Toutefois, le secteur optique-optométrie souffre depuis des années, et ce ne sont pas les derniers événements qui sont la seule cause de ses difficultés. C’est un secteur qui perd beaucoup en raison de l’absence d’un cahier de charges régissant le métier. On ne peut rien faire sans avoir ce cahier qui pourrait vraiment booster positivement ce domaine et qui pourrait notifier la légalité de toute action s’inscrivant dans ce contexte. Notre objectif fondamental est d’organiser davantage cette profession sachant que notre pays dispose d’une assise compétitive qui peut assurer le meilleur positionnement à l’échelle internationale.

A cause de cette Révolution, comment estimez-vous les dégâts subis par les opticiens?

Le secteur a subi la mise à sac ou le vol de plusieurs magasins dont les plus graves ont touché 7 établissements  implantés à Tunis et à Sousse. Bref, la note est très salée: 1.5 milliard de dinars.

En tant que président de la chambre, avez-vous envisagé de mettre en place des mesures urgentes pour soutenir vos collègues lors de cette crise?

Certainement, les collègues ont tout fait pour se soutenir et pour dépasser les effets néfastes des incidents vécus lors de cette révolution. En fait, la Chambre syndicale nationale et ses sections régionales s’emploient à dresser l’état des lieux et essayer de soutenir nos collègues. Les professionnels de ce secteur on tenté de trouver des solutions surtout pour les opticiens, et ce en contactant les fournisseurs qui ont pris les mesures nécessaires pour faciliter l’approvisionnement des opticiens, ainsi que tous les collègues qui  se  sont soutenus en échangeant le matériel professionnel.

Vos perspectives pour la période à venir ?

Le ministère de la Santé devrait accorder plus d’attention au secteur de l’optique-optométrie. On devrait passer à l’action, puisque l’on a proposé des solutions aux autorités en ce qui concerne les contraintes et les obstacles confrontés durant cette période. C’est le temps à mon avis, d’élaborer le cahier des charges qui servira à garantir le développement du secteur surtout que le cahier actuel ne répond pas aux attentes des professionnels. Il faut ouvrer dans ce sens pour mettre les opticiens dans le même contexte que celui des pharmaciens.

A ce propos, Quelles sont vos recommandations ?

Une grande reconnaissance de l’optométrie puisque l’on a constaté une ignorance totale de l’importance de cette profession. Je profite  de cette occasion pour dire que l’optométrie désigne l’ensemble des techniques et des procédés permettant de déterminer les différentes formes d’amétropie. Elle vient approfondir la connaissance du processus visuel, en établissant les techniques et les moyens nécessaires pour prévenir et corriger les problèmes de vision. Il importe d’essayer de protéger ce domaine en multipliant les efforts de façon à mieux combattre le marché parallèle qui a touché fortement notre secteur.
La concurrence entre les opticiens eux-mêmes est aussi un obstacle. Pour cela, le respect d’une distance de 150 mètres entre les magasins est obligatoire avec un minimum des moyens qui devraient exister, et ce pour garder une meilleure image de marque vis-à-vis des consommateurs qui deviennent de plus en plus exigeants.

La Cnam devrait jouer un rôle primordial dans cette démarche en ce  sens qu’elle devrait élever le tarif du bon de remboursement, plafonné à 50 dinars pour avoir un produit de qualité.

Wiem Thebti

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