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ANME, TUNISAIR, économie, carburant

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«Toutes les compagnies aériennes peuvent unir leurs stratégies en matière d’économie du carburant, et ce malgré les grands problèmes auxquels on est en train de faire face. Il s’agit d’une pénurie d’expertise et de compétence pour traiter ce volet. D’autant qu’on ne sait pas comment faire et comment aborder ce sujet ». Tel est l’observation dont a fait état Souhaiel Dallel, Directeur Environnement et Carburant à TUNISAIR lors d’un déjeuner débat organisé par l’Agence Nationale de la Maitrise de l’Energie (ANME). Un constat  qui semble inquiétant pour un secteur considéré comme  important pour l’économie tunisienne et un  gisement important d’atténuation des GES.

Le débat qui a rassemblé les principaux acteurs du secteur aérien et des partenaires européens, a porté sur le thème «Efficacité énergétique et quotas d’émissions du transport aérien : Enjeux et solutions».

En effet, les compagnies aériennes nationales se trouvent confrontées à un défi beaucoup plus important, celui de l’amélioration de l’efficacité énergétique de leurs flottes. Le poste carburant, qui représente le principal élément du coût des opérations aériennes, dispose d’un gisement important d’économie. D’après l’IATA, le potentiel d’économie d’énergie dans le transport aérien peut atteindre jusqu’au 5%, selon la nature de l’organisation technique et opérationnelle de l’entreprise.

A ce propos, on peut indiquer que la part de consommation d’énergie du transport aérien tunisien est de l’ordre de 300Ktep dont environ 46% achetée sur le territoire national. Son potentiel d’économie d’énergie varie entre 15 et 30 Ktep, soit des économies financières de 20 à 40 de dinars. D’où une forte contribution au phénomène de réchauffement climatique en produisant divers types d’émissions polluantes.

Ces éléments de contexte, selon Noura Laaroussi Ben Lazreg, directrice générale de l’Agence Nationale de Maîtrise de l’Energie (ANME), conjugués à l’entrée en vigueur dès 2012, de l’intégration du transport aérien dans le système européen d’échange de quotas, « nous oblige à mettre en œuvre un programme de partenariat entre les différents intervenants, à savoir l’administration, les opérateurs aériens et énergétiques et les organismes internationaux, et ce pour plafonner les émissions de CO2 pour tous les avions ».

Cette proposition a été bien accueillie par la majorité des compagnies à savoir Nouvelair, Tunisair qui ont exprimé leurs besoins des compétences adéquats pour atteindre cet objectif. « Nous avons tous ntérêt à collaborer ensemble en matière de carbone et faire face à la concurrence à condition qu’on ait  les experts nécessaires pour cette action », a précisé le responsable de TUNISAIR qui a mis en relief les résultats intéressants enregistrés en matière de réduction de la consommation d’énergie. Moyennant des actions techniques et organisationnelles, elle a pu récupérer les investissements effectués des la première année du plan d’action.

En fait, Tunisair  qui a choisi d’adhérer au programme national de maîtrise de l’énergie et de consolider les efforts déployés dans ce domaine, a pu réaliser une économie de 15.175 tonnes soit une économie totale de 45800 tonnes équivalent à 53.2 millions de dinars par rapport à 2005.

Le logiciel de planification LIDO permet l’optimisation des vols en tenant compte de plusieurs paramètres dont la taxe de survol. Malgré une augmentation des taxes de survol de 2.72% entre 2008 et 2010, le montant des redevances payées par Tunisair a baissé de 4.38%, soit une baisse moyenne de 37 €  par vol. L’économie sur les redevances de survol sur une année s’élève à 1,123 M €, soit  2,155 Md.

L’aboutissement à ce genre partenariat entre les différentes compagnies reste un projet souhaitable par la majorité des acteurs qui ont affirmé que le système d’échange de quotas d’émissions serait le moyen le plus efficace de réduire l’impact du secteur sur le réchauffement climatique. Toutefois, plusieurs questions ne manquent pas de se poser : Quelle devra être la stratégie de ces acteurs pour s’acquitter de leurs obligations ?  Et quelle sera la composition optimale du portefeuille de transaction pour gagner ce pari ?            

 Wiem Thebti

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