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L'escalade  contre le régime de Bachar Al-Assad s'annonce  de manière claire. Le ministre américain de la Défense Chuck Hagel parle de plusieurs options à l'étude en riposte à l'utilisation de l'arme chimique par le régime syrien à Al-Ghouta orientale

L’escalade contre le régime de Bachar Al-Assad s’annonce de manière claire. Le ministre américain de la Défense Chuck Hagel parle de plusieurs options à l’étude en riposte à l’utilisation de l’arme chimique par le régime syrien à Al-Ghouta orientale, banlieue de la capitale Damas , et la Marine américaine déploie déjà, en Méditerranée, les moyens militaires capables de mettre en œuvre ces options , au cas où Barack Obama , toujours hésitant , déciderait une intervention en Syrie. Quatre destroyers — le Gravely, le Barry, le Mahan et le Ramage– équipés tous de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk, contre trois habituellement ont déjà pris position dans la zone.

Le président Barack Obama , au début de la crise , a mis en garde contre toute nouvelle aventure militaire au Moyen-Orient, et le ministre Chuck Hagel rappelle , une fois les préparatifs de la riposte engagés , que les renforts déployés ne signifient pas qu’une intervention était décidée contre le régime syrien.

Dans les premières heures, Obama a écarté la possibilité d’une décision américaine unilatérale, mais les Etats-Unis sont en train de se rattraper .Dans ce cadre caractérisé par une fébrilité élevée, la réunion, lundi, en Jordanie des chefs d’état-major de plusieurs pays, pour examiner la situation en Syrie , bien que programmée de longue date , étant la troisième d’une série d’autres réunions pour l’année courante , met déjà à l’horizon l’option d’une riposte militaire imminente .

La Russie, qui reste avec la Chine , un allié indéfectible , affichant un veto à tout recours à la force, paraît plutôt sur la défensive . Elle , qui a toujours clamé que l’arsenal de l’armement chimique syrien est entre de bonnes mains , a parlé de provocation de la part de l’opposition et appelé le régime Al Assad à coopérer avec les experts de l’ONU , exigeant des rebelles qu’ils garantissent   leur accès aux lieux des attaques et laissant entendre que Bachar Al-Assad n’a rien à voir avec ces attaques . En clair, les fusées chargées d’ogives chimiques étaient parties des zones contrôlées par l’opposition, ce qui constitue, de la part de la Russie , un alignement sur la position officielle syrienne.

Pour sa part , la coalition de l’opposition syrienne qui s’est engagée à assurer la sécurité  des inspecteurs de l’ONU, souligne qu’elle a réussi à recueillir des échantillons de cheveux, de sang et d’urine et aussi des débris de missiles , expliquant que l’armée de Bachar a tiré, mercredi , au moins trois salves de missiles équipés de têtes chimiques sur des civils .

L’usage de l’arme chimique par Bachar Al- Assad , passerait , aux yeux des observateurs , pour un suicide pur et simple s’il est commis par son armée , et contrasterait avec l’amélioration de sa situation sur le terrain ,ces dernières semaines , après l’appui qualitatif fourni par le Hizbullah libanais et le retournement de la situation dans la région contre les frères musulmans , en Egypte , Tunisie et Turquie , instigateurs de la rébellion.

Que s’est-il donc passé pour que l’impardonnable soit commis, en pleine mission de l’ONU, avalisée par le régime syrien, et diligentée justement pour enquêter sur un usage éventuel d’armes chimiques qui serait commis quelques mois auparavant.

La journaliste du Figaro , Isabelle Lasserre , a avancé, jeudi 22 août , des informations indiquant que des contingents syriens formés à la guérilla par les Américains en Jordanie et encadrés par des commandos jordaniens, israéliens et américains, progressaient , à partir de Deraa ,au sud la Syrie, vers Damas, depuis la mi-août, mettant en danger la capitale et la survie du régime . Cette offensive pourrait expliquer le possible recours du président syrien à des armes chimiques.

En fait, un premier groupe de 300 hommes, appuyés par des commandos israéliens et jordaniens, ainsi que par des hommes de la CIA, auraient franchi la frontière, le 17 août, rejoints, deux jours plus tard (le 19 août ), par un second groupe doté du même encadrement ,selon la même source . Cette option , choisie par les Américains pour dégager l’opposition de l’enlisement , leur évite , primo ,d’engager leurs soldats directement, et secundo, de militariser tous azimuts la rébellion syrienne , solution défendue par les Saoudiens, les Qataries et les Turcs , mais jugée par la Maison Blanche dangereuse car elle risque de faire profiter les adeptes d’Al-Qaida de cet armement à flots .

Ces groupes triés sur le volet parmi les combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) , étaient formés discrètement depuis des mois, à la frontière jordano-syrienne, et leur avancée a mis à mal une armée syrienne qui semblait , ces derniers temps , renverser la vapeur . En s’approchant de la capitale , cette poussée imparable aurait , de l’avis de la journaliste française , dicté à l’équipe dirigeante à Damas, en désespoir de cause , la décision fatale qui a été mise en œuvre en pleine mission d’inspection de l’ONU , sur le dossier chimique .

David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS) a mis, dans une déclaration au Figaro, cette opération dans le cadre d’un plan américain visant la création d’une zone tampon à partir au sud de la Syrie qui pourrait se transformer en une zone d’exclusion aérienne dans laquelle les opposants pourraient être entraînés en toute sécurité, en attendant que le rapport de forces change. Les batteries Patriot et des F16, déployés fin juin, en Jordanie seraient des éléments de ce plan échafaudé par les États-Unis , depuis .

Le pouvoir syrien aurait perçu l’intrusion d’agents étrangers à partir du sud comme une agression extérieure , vis -à -vis de laquelle il se serait considéré en légitime défense , puisque ses promesses de ne pas utiliser les armes chimiques , notamment celle exprimée par le porte-parole en juillet dernier , ne s’appliquent pas au « cas d’agression extérieure « .

Le pouvoir Al-Assad veut , ainsi , s’en tenir à sa propre exégèse de la législation internationale , et des menaces américaines et européennes formulées à partir des lignes rouges se rapportant aux armes chimiques . Depuis août 2012 , date à laquelle Barack Obama a prévenu que l’utilisation d’armes chimiques constituait une « ligne rouge » et que son dépassement donnerait lieu à une intervention militaire, l’ONU a recensé 13 attaques chimiques de moindre envergure , sans que ces actes ne provoquent de réaction américaine.

Les observateurs s’interrogent pourquoi Al-Assad n’a pas fait valoir sa souveraineté nationale face à cette opération commanditée de l’extérieur , et en révéler le soubassement pour situer le débat à son niveau politique où il pourrait trouver encore des alliés ? Au lieu de cela, il a avancé les explications en biais généralement utilisées dans les domaines politique, diplomatique et du renseignement, laissant le débat à son niveau technique où le dernier mot reviendra aux inspecteurs de l’ONU , déjà sur place .

La boucle paraît bouclée pour le régime syrien , et les déclarations réservées des premières heures au sujet de la partie responsable laissent la place à des accusations claires à l’adresse de Bachar Al-Assad . Les déclarations de Laurent Fabius à Ramallah , samedi , illustrent ce revirement en assurant que toutes les informations dont la diplomatie française dispose indiquent que c’est le régime de Bachar Al-Assad qui est à l’origine des attaques chimiques .De ce fait , l’option déjà déclenchée qui fait changer humeurs et rapports de force sur le terrain , va être revigorée par les effets de ces attaques chimiques qui sont en train de donner l’occasion aux américains d’asséner des frappes aériennes chirurgicales , et de préparer avec les autres alliés occidentaux l’engagement de forces spéciales pour sécuriser et neutraliser les sites d’armes chimiques , théoriquement pour qu’elles ne se retrouvent pas aux mains des groupes djihadistes , mais réellement pour mettre fin à un régime que les occidentaux et les pays du Golfe ne portent plus dans leur cœur .

A. Hmidi

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L'escalade  contre le régime de Bachar Al-Assad s'annonce  de manière claire. Le ministre américain de la Défense Chuck Hagel parle de plusieurs options à l'étude en riposte à l'utilisation de l'arme chimique par le régime syrien à Al-Ghouta orientale

L’escalade contre le régime de Bachar Al-Assad s’annonce de manière claire. Le ministre américain de la Défense Chuck Hagel parle de plusieurs options à l’étude en riposte à l’utilisation de l’arme chimique par le régime syrien à Al-Ghouta orientale, banlieue de la capitale Damas , et la Marine américaine déploie déjà, en Méditerranée, les moyens militaires capables de mettre en œuvre ces options , au cas où Barack Obama , toujours hésitant , déciderait une intervention en Syrie. Quatre destroyers — le Gravely, le Barry, le Mahan et le Ramage– équipés tous de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk, contre trois habituellement ont déjà pris position dans la zone.

Le président Barack Obama , au début de la crise , a mis en garde contre toute nouvelle aventure militaire au Moyen-Orient, et le ministre Chuck Hagel rappelle , une fois les préparatifs de la riposte engagés , que les renforts déployés ne signifient pas qu’une intervention était décidée contre le régime syrien.

Dans les premières heures, Obama a écarté la possibilité d’une décision américaine unilatérale, mais les Etats-Unis sont en train de se rattraper .Dans ce cadre caractérisé par une fébrilité élevée, la réunion, lundi, en Jordanie des chefs d’état-major de plusieurs pays, pour examiner la situation en Syrie , bien que programmée de longue date , étant la troisième d’une série d’autres réunions pour l’année courante , met déjà à l’horizon l’option d’une riposte militaire imminente .

La Russie, qui reste avec la Chine , un allié indéfectible , affichant un veto à tout recours à la force, paraît plutôt sur la défensive . Elle , qui a toujours clamé que l’arsenal de l’armement chimique syrien est entre de bonnes mains , a parlé de provocation de la part de l’opposition et appelé le régime Al Assad à coopérer avec les experts de l’ONU , exigeant des rebelles qu’ils garantissent   leur accès aux lieux des attaques et laissant entendre que Bachar Al-Assad n’a rien à voir avec ces attaques . En clair, les fusées chargées d’ogives chimiques étaient parties des zones contrôlées par l’opposition, ce qui constitue, de la part de la Russie , un alignement sur la position officielle syrienne.

Pour sa part , la coalition de l’opposition syrienne qui s’est engagée à assurer la sécurité  des inspecteurs de l’ONU, souligne qu’elle a réussi à recueillir des échantillons de cheveux, de sang et d’urine et aussi des débris de missiles , expliquant que l’armée de Bachar a tiré, mercredi , au moins trois salves de missiles équipés de têtes chimiques sur des civils .

L’usage de l’arme chimique par Bachar Al- Assad , passerait , aux yeux des observateurs , pour un suicide pur et simple s’il est commis par son armée , et contrasterait avec l’amélioration de sa situation sur le terrain ,ces dernières semaines , après l’appui qualitatif fourni par le Hizbullah libanais et le retournement de la situation dans la région contre les frères musulmans , en Egypte , Tunisie et Turquie , instigateurs de la rébellion.

Que s’est-il donc passé pour que l’impardonnable soit commis, en pleine mission de l’ONU, avalisée par le régime syrien, et diligentée justement pour enquêter sur un usage éventuel d’armes chimiques qui serait commis quelques mois auparavant.

La journaliste du Figaro , Isabelle Lasserre , a avancé, jeudi 22 août , des informations indiquant que des contingents syriens formés à la guérilla par les Américains en Jordanie et encadrés par des commandos jordaniens, israéliens et américains, progressaient , à partir de Deraa ,au sud la Syrie, vers Damas, depuis la mi-août, mettant en danger la capitale et la survie du régime . Cette offensive pourrait expliquer le possible recours du président syrien à des armes chimiques.

En fait, un premier groupe de 300 hommes, appuyés par des commandos israéliens et jordaniens, ainsi que par des hommes de la CIA, auraient franchi la frontière, le 17 août, rejoints, deux jours plus tard (le 19 août ), par un second groupe doté du même encadrement ,selon la même source . Cette option , choisie par les Américains pour dégager l’opposition de l’enlisement , leur évite , primo ,d’engager leurs soldats directement, et secundo, de militariser tous azimuts la rébellion syrienne , solution défendue par les Saoudiens, les Qataries et les Turcs , mais jugée par la Maison Blanche dangereuse car elle risque de faire profiter les adeptes d’Al-Qaida de cet armement à flots .

Ces groupes triés sur le volet parmi les combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) , étaient formés discrètement depuis des mois, à la frontière jordano-syrienne, et leur avancée a mis à mal une armée syrienne qui semblait , ces derniers temps , renverser la vapeur . En s’approchant de la capitale , cette poussée imparable aurait , de l’avis de la journaliste française , dicté à l’équipe dirigeante à Damas, en désespoir de cause , la décision fatale qui a été mise en œuvre en pleine mission d’inspection de l’ONU , sur le dossier chimique .

David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS) a mis, dans une déclaration au Figaro, cette opération dans le cadre d’un plan américain visant la création d’une zone tampon à partir au sud de la Syrie qui pourrait se transformer en une zone d’exclusion aérienne dans laquelle les opposants pourraient être entraînés en toute sécurité, en attendant que le rapport de forces change. Les batteries Patriot et des F16, déployés fin juin, en Jordanie seraient des éléments de ce plan échafaudé par les États-Unis , depuis .

Le pouvoir syrien aurait perçu l’intrusion d’agents étrangers à partir du sud comme une agression extérieure , vis -à -vis de laquelle il se serait considéré en légitime défense , puisque ses promesses de ne pas utiliser les armes chimiques , notamment celle exprimée par le porte-parole en juillet dernier , ne s’appliquent pas au « cas d’agression extérieure « .

Le pouvoir Al-Assad veut , ainsi , s’en tenir à sa propre exégèse de la législation internationale , et des menaces américaines et européennes formulées à partir des lignes rouges se rapportant aux armes chimiques . Depuis août 2012 , date à laquelle Barack Obama a prévenu que l’utilisation d’armes chimiques constituait une « ligne rouge » et que son dépassement donnerait lieu à une intervention militaire, l’ONU a recensé 13 attaques chimiques de moindre envergure , sans que ces actes ne provoquent de réaction américaine.

Les observateurs s’interrogent pourquoi Al-Assad n’a pas fait valoir sa souveraineté nationale face à cette opération commanditée de l’extérieur , et en révéler le soubassement pour situer le débat à son niveau politique où il pourrait trouver encore des alliés ? Au lieu de cela, il a avancé les explications en biais généralement utilisées dans les domaines politique, diplomatique et du renseignement, laissant le débat à son niveau technique où le dernier mot reviendra aux inspecteurs de l’ONU , déjà sur place .

La boucle paraît bouclée pour le régime syrien , et les déclarations réservées des premières heures au sujet de la partie responsable laissent la place à des accusations claires à l’adresse de Bachar Al-Assad . Les déclarations de Laurent Fabius à Ramallah , samedi , illustrent ce revirement en assurant que toutes les informations dont la diplomatie française dispose indiquent que c’est le régime de Bachar Al-Assad qui est à l’origine des attaques chimiques .De ce fait , l’option déjà déclenchée qui fait changer humeurs et rapports de force sur le terrain , va être revigorée par les effets de ces attaques chimiques qui sont en train de donner l’occasion aux américains d’asséner des frappes aériennes chirurgicales , et de préparer avec les autres alliés occidentaux l’engagement de forces spéciales pour sécuriser et neutraliser les sites d’armes chimiques , théoriquement pour qu’elles ne se retrouvent pas aux mains des groupes djihadistes , mais réellement pour mettre fin à un régime que les occidentaux et les pays du Golfe ne portent plus dans leur cœur .

A. Hmidi

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