Tags Posts tagged with "arabie, saoudite, qatar"

arabie, saoudite, qatar

par -
0
 En suivant les développements de la région

En suivant les développements de la région, on a l’impression qu’un système fraîchement installé est en train de laisser la place à un autre. C’est vrai que nous évoluons dans une conjoncture marquée par de grands bouleversements, mais ces changements tiennent plutôt à des hésitations qu’à des efforts d’accommodement.

En haut de la pyramide, les anglo-saxons qui ont inspiré puis parrainé ces grands changements du printemps arabe, paraissent désorientés. Les Britanniques ont toujours été favorables à une équation où l’islamisme politique a sa place. Ils ont toujours investi dans ce courant politique qui n’avait pourtant jamais été prédestiné à gouverner, ni à jouer le rôle d’une opposition loyale .Et malgré cela, ils ont pesé de tout leur poids pour qu’il soit mis en première ligne, après l’avènement du printemps arabe.

Les Américains, eux, beaucoup plus pragmatiques, et investis de responsabilités globales plus importantes, se sont laissé aller à un choix que ne s’explique pas uniquement par le solde des pertes et profits de l’option. Les américains sont sortis du cauchemar du 11 septembre 2001, et de la gestion calamiteuse du dossier de l’islamisme politique y afférent .Après l’approche idéologique des premières années , qui a fait dire George Bush qu’il était en pleine croisade , se met en place une politique beaucoup plus terre à terre ,qui fait éclater au grand jour l’utilité de l’islam politique. Et l’idée d’associer ce courant à l’élaboration du destin de la région prend l’allure d’une révision déchirante des premiers choix. Cette entreprise a été pilotée de bout en bout par la droite américaine. D’ailleurs, l’accolade entre John Mc Cain et Hamadi Jebali, le 24 février 2012, à laquelle l’opinion publique tunisienne a assisté abasourdie, résume non seulement le cheminement des uns et des autres, mais le point d’arrivée de la double chevauchée.

Hillary Clinton, théoriquement en charge du dossier, laissait faire , et il faudra attendre des mois après son départ pour que le nouveau patron du département d’Etat John Kerry , dégage le pays de cette camisole de force .

Au niveau intermédiaire, il y a les acteurs régionaux, essentiellement l’Arabie Saoudite (et les Emirats Arabes Unis derrière ) , le Qatar et l’Iran . L’Iran n’est intervenu, et de manière efficace qu’en Syrie .Et il avait en face les deux protagonistes, lL’Arabie Saoudite et le Qatar relativement unis. Ils sont unis partiellement en Egypte avec la coalition des deux partis Ennour (salafiste d’obédience saoudienne) et Liberté et Justice émanation politique des frères musulmans pro-qatari .En Tunisie et en Libye, L’Arabie Saoudite et les EAU sont complètement marginalisés.

Mais, depuis le départ du Cheikh Hamad Al-Thani, et son activiste premier ministre Hamad Ben Jabr Al-Thani ,les choses se sont accélérées :Adly Mansour ,ancien coopérant en Arabie Saoudite ,prend ses fonctions de Président de la cour constitutionnelle égyptienne ,le lundi 1er juillet , pour être investi de la magistrature suprême, 3 jours après . L’Arabie saoudite félicite l’armée égyptienne , et l’assure de sa disposition à lui fournir une aide sans limite.Idem pour les Emirats .Le parti salafiste Ennour, proche des Saoudiens appuie l’entreprise de l’Armée bien qu’il ait fait partie de la coalition de Mohamed Morsi .

L’opposition Syrienne élit, samedi 6 juillet, en plein Istanbul un nouveau chef, du nom de Ahmed Assi Jarba, issu de la puissante tribu « Chommar  » proche des Saoudiens, renversant la donne qui a placé la coalition de l’opposition syrienne, depuis 2011 sous la houlette qatarie .

Pour les acteurs locaux, les démocrates égyptiens et tunisiens semblent en bonne posture pour remporter la manche. Mais, deux conditions sont nécessaires pour la gagner: la 1ère est de ne pas chercher à exclure les islamistes de l’échiquier. Les chefs de l’opposition égyptienne l’ont dit tout haut. Pour les Tunisiens, l’opposition au gouvernement est toujours systématique, ce qui laisse entendre que les choses peuvent ne pas s’arranger de sitôt. La 2ème condition dicte un accommodement avec la nouvelle donne régionale. Les Egyptiens sont plus outillés à le faire, car, l’opposition démocratique est déjà un interlocuteur des Saoudiens et des Emiratis, depuis un moment. Pour les Tunisiens les choses ne sont pas claires ,mais, on voit déjà Ali Laarayedh sauter en Arabie Saoudite ,comme pour devancer l’opposition qui hésite à faire son markéting à une très grande échelle .

Aboussaoud Hmidi

par -
0
 En suivant les développements de la région

En suivant les développements de la région, on a l’impression qu’un système fraîchement installé est en train de laisser la place à un autre. C’est vrai que nous évoluons dans une conjoncture marquée par de grands bouleversements, mais ces changements tiennent plutôt à des hésitations qu’à des efforts d’accommodement.

En haut de la pyramide, les anglo-saxons qui ont inspiré puis parrainé ces grands changements du printemps arabe, paraissent désorientés. Les Britanniques ont toujours été favorables à une équation où l’islamisme politique a sa place. Ils ont toujours investi dans ce courant politique qui n’avait pourtant jamais été prédestiné à gouverner, ni à jouer le rôle d’une opposition loyale .Et malgré cela, ils ont pesé de tout leur poids pour qu’il soit mis en première ligne, après l’avènement du printemps arabe.

Les Américains, eux, beaucoup plus pragmatiques, et investis de responsabilités globales plus importantes, se sont laissé aller à un choix que ne s’explique pas uniquement par le solde des pertes et profits de l’option. Les américains sont sortis du cauchemar du 11 septembre 2001, et de la gestion calamiteuse du dossier de l’islamisme politique y afférent .Après l’approche idéologique des premières années , qui a fait dire George Bush qu’il était en pleine croisade , se met en place une politique beaucoup plus terre à terre ,qui fait éclater au grand jour l’utilité de l’islam politique. Et l’idée d’associer ce courant à l’élaboration du destin de la région prend l’allure d’une révision déchirante des premiers choix. Cette entreprise a été pilotée de bout en bout par la droite américaine. D’ailleurs, l’accolade entre John Mc Cain et Hamadi Jebali, le 24 février 2012, à laquelle l’opinion publique tunisienne a assisté abasourdie, résume non seulement le cheminement des uns et des autres, mais le point d’arrivée de la double chevauchée.

Hillary Clinton, théoriquement en charge du dossier, laissait faire , et il faudra attendre des mois après son départ pour que le nouveau patron du département d’Etat John Kerry , dégage le pays de cette camisole de force .

Au niveau intermédiaire, il y a les acteurs régionaux, essentiellement l’Arabie Saoudite (et les Emirats Arabes Unis derrière ) , le Qatar et l’Iran . L’Iran n’est intervenu, et de manière efficace qu’en Syrie .Et il avait en face les deux protagonistes, lL’Arabie Saoudite et le Qatar relativement unis. Ils sont unis partiellement en Egypte avec la coalition des deux partis Ennour (salafiste d’obédience saoudienne) et Liberté et Justice émanation politique des frères musulmans pro-qatari .En Tunisie et en Libye, L’Arabie Saoudite et les EAU sont complètement marginalisés.

Mais, depuis le départ du Cheikh Hamad Al-Thani, et son activiste premier ministre Hamad Ben Jabr Al-Thani ,les choses se sont accélérées :Adly Mansour ,ancien coopérant en Arabie Saoudite ,prend ses fonctions de Président de la cour constitutionnelle égyptienne ,le lundi 1er juillet , pour être investi de la magistrature suprême, 3 jours après . L’Arabie saoudite félicite l’armée égyptienne , et l’assure de sa disposition à lui fournir une aide sans limite.Idem pour les Emirats .Le parti salafiste Ennour, proche des Saoudiens appuie l’entreprise de l’Armée bien qu’il ait fait partie de la coalition de Mohamed Morsi .

L’opposition Syrienne élit, samedi 6 juillet, en plein Istanbul un nouveau chef, du nom de Ahmed Assi Jarba, issu de la puissante tribu « Chommar  » proche des Saoudiens, renversant la donne qui a placé la coalition de l’opposition syrienne, depuis 2011 sous la houlette qatarie .

Pour les acteurs locaux, les démocrates égyptiens et tunisiens semblent en bonne posture pour remporter la manche. Mais, deux conditions sont nécessaires pour la gagner: la 1ère est de ne pas chercher à exclure les islamistes de l’échiquier. Les chefs de l’opposition égyptienne l’ont dit tout haut. Pour les Tunisiens, l’opposition au gouvernement est toujours systématique, ce qui laisse entendre que les choses peuvent ne pas s’arranger de sitôt. La 2ème condition dicte un accommodement avec la nouvelle donne régionale. Les Egyptiens sont plus outillés à le faire, car, l’opposition démocratique est déjà un interlocuteur des Saoudiens et des Emiratis, depuis un moment. Pour les Tunisiens les choses ne sont pas claires ,mais, on voit déjà Ali Laarayedh sauter en Arabie Saoudite ,comme pour devancer l’opposition qui hésite à faire son markéting à une très grande échelle .

Aboussaoud Hmidi

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Le député du bloc parlementaire Ennahdha Houcine Jaziri est d'avis que le gouvernement d’union nationale est appelé à prendre en compte les intérêts de...

AFRIQUE

SPORT