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La troisième initiative lancée à l’ANC pour exclure les symboles de l’ancien régime a été rejetée. Après la vive polémique suscitée ces derniers temps

La troisième initiative lancée à l’ANC pour exclure les symboles de l’ancien régime a été rejetée. Après la vive polémique suscitée ces derniers temps, l’article 15 du décret-loi n°35 de l’année 2011 relatif à l’élection de l’Assemblée nationale constituante (ANC) proposé par les députés du mouvement Wafa a été repoussé et ce, malgré l’intransigeance et l’insistance de plusieurs partis de mettre au ban ceux qu’ils regardent comme corrompus.

Azed Badi député du groupe Wafa, a indiqué à Mosaïque FM que les députés ont justifié leur rejet de l’article en question par sa non constitutionnalité.

Plusieurs observateurs considèrent que le rejet de cet article permettrait d’ouvrir une nouvelle page dans la vie politique en Tunisie.

Africanmanager a sollicité quelques dirigeants politiques pour connaître leur avis par rapport à cette question, jugée marquante dans l’histoire de la Tunisie après que plusieurs voix se sont élevées réclamant l’exclusion politique.

Une étape vers la réconciliation nationale

Mohamed Kilani, secrétaire général du Parti socialiste, a affirmé qu’il s’agit d’une nouvelle étape pour la réconciliation nationale.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a considéré qu’Ennahdha a commencé à s’investir dans l’intérêt national. « Avec le rejet de cet article, Ennahdha a évité au pays plusieurs catastrophes politiques et surtout la perte de deux millions tunisiens susceptibles d’appartenance au régime déchu », a dit Kilani avant de souligner que ce rejet est de nature à contribuer à remédier à la situation actuelle du pays.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de s’atteler aujourd’hui à d’autres questions brûlantes telles que la neutralisation des mosquées et le financement des partis politiques. Car, si ces éléments se mettent en place aujourd’hui, la vie politique sera certainement plus propice à l’instauration d’une véritable démocratie.

Jomaa Guesmi, analyste politique, est du même avis, relevant que l’attention va certainement se porter sur l’instauration d’un consensus autour des questions fondamentales qui permettraient par la suite de faciliter la recherche des solutions aux grands problèmes que connaît la Tunisie tout mettant en avant l’intérêt national. « Cet article vient en contradiction avec la constitution adoptée dernièrement », a-t-il dit, relevant que le rejet de l’article en question est le début d’une détente politique. « Cette détente va permettre la formation d’un consensus concernant les divergences portant sur l’organisation dans les délais des prochaines élections ».

Un indice du retour d’ex- Rcdistes ?

« C’est l’indice pour que la redevabilité n’est pas réalisée en Tunisie », a souligné, pour sa part, Khalil Zaouia, dirigeant au parti Ettakatol à Africanmanager précisant que le rejet de l’article portant sur l’interdiction faite aux anciens responsables du régime Ben Ali est un indice négatif pour le processus de transition en Tunisie.

Zaouia a par ailleurs remarqué que l’histoire va sans aucun doute juger les partis politiques ayant soutenu le retour de ceux qui ont beaucoup servi le régime déchu.

Face à ce constat, une grande responsabilité incombe aujourd’hui au peuple tunisien, a constaté, de son côté, l’élue du Courant démocratique, Samia Abbou dans un entretien téléphonique avec Africanmanager. D’après elle, les citoyens devraient être conscients de la multiplicité des défis confrontés dans un contexte particulier marqué par l’ambiguïté du paysage politique et du financement politique « sale ».

Wiem Thebti

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