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La Tunisie accèdera

La Tunisie accèdera, à partir de ce lundi 19 novembre, au statut privilégié de l’Union Européenne et bénéficiera par la même occasion d’un don de 68 millions d’euros, a-t-il été annoncé à l’issue de la 9ème session du Conseil d’association tuniso-européenne tenue, ce lundi à Bruxelles.

Le commissaire chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Štefan Füle a relevé, que le partenariat privilégié et un nouveau plan d’action sont l’un des quatre mécanismes politiques de l’UE pour aider la Tunisie à l’instar de la négociation d’accords commerciaux, un nouvel accord dans le domaine de l’aviation pour stimuler le tourisme et un partenariat pour la mobilité.

De son côté, Rafik Ben Abdessalem, ministre tunisien des Affaires étrangères, a déclaré que l’Europe restera une priorité pour la Tunisie, ajoutant que son pays est sérieux s’agissant de ses engagements envers l’UE, et ira de l’avant dans les transformations politiques nécessaires fondées sur des principes démocratiques et des droits de l’homme.

Alors, qu’est ce que cela représente concrètement pour un pays en phase de transition, particulièrement dans les domaines politiques, économiques et socioculturels ?

Salah Dhibi, expert en Economie, souligne que le statut avancé » à la Tunisie s’inscrit en fait dans le cadre de la politique de voisinage ou du voisin immédiat. Cette politique qui date des 2008, date à laquelle l’UE avait engagé la procédure d’octroyer à la Tunisie le « statut avancé » dans ses relations avec l’UE, a été, dans une certaine mesure, sabotée vu le manque de démocratie, de liberté et des droits de l’homme. Faut-il rappeler aussi que les relations de la Tunisie avec ses partenaires européens sont régies par l’accord de libre échange signé depuis 1995 et entré en vigueur en 1998.

Quid des avantages ?

Sur cette question, Salah Dhibi indique, dans une déclaration à Africanmanager, que l’octroi pour la Tunisie du « statut avancé » présente non seulement des opportunités mais aussi des menaces. « Concrètement, la Tunisie aura l’avantage de bénéficier du libre accès aux marchés de ses partenaires européens et de la simplification des procédures administratives de transfert des services et de la technologie, ce qui ne manquera pas de renforcer sa position sur le marché Européen », explique-t-il précisant que, après la révolution, divers pays de la communauté Européenne ont soutenu l’obtention d’un « statut avancé » par la Tunisie vu les avancées démocratiques et de libertés constatées dans le pays.

Sur le plan social et culturel, force est de constater que ce statut permettrait aux Tunisiens un accès plus facile au marché européen vu la facilitation d’accès aux visas et la simplification des démarches administratives.

Dans le même ordre d’idées, Moez Joudi, expert en économie, a estimé que le statut avancé sera une opportunité pour la Tunisie de booster son économie, affirmant que « l’accès plus facile permettra également de dynamiser les échanges, et plus précisément de consolider les exportations, considérées comme un moteur de croissance ».

Au niveau géostratégique, ce nouvel accord donnera un nouvel élan pour le partenariat tuniso-européen tout en assurant un meilleur positionnement pour la Tunisie.

L’économiste soulève la question de savoir quelles sont les réactions des acteurs et des différentes composantes de la société civile à l’instar de UTICA, Connect et même l’ANC qui semblent absents concernant cet enjeu.

De plus, l’économie tunisienne est-elle suffisamment préparée pour cette ouverture ? A-t-elle vraiment les moyens nécessaires pour mieux concurrencer les grandes entreprises dans les différents secteurs, alors que les PME et l’économie tunisiennes connaissent une détérioration sans précédent ?

Des questions qui attendent encore une réponse claire de la part du gouvernement qui a gardé le silence concernant ce défi qui n’a pas été relevé pendant l’ère de Ben Ali malgré une succession de négociations qui s’éternisaient depuis bien des années.

Selon Fethi Nouri, économiste, le non respect de droit de l’homme a été l’obstacle qui a entravé la mise en œuvre du « statut avancé », et ce malgré l’existence d’une économie stable. « L’ancien régime est connu pour sa dictature, mais la révolution nous a permis d’être considérés comme un pays qui est en train d’appliquer les normes internationales en matière de droits de l’homme », constate-t-il.

Cependant, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment peut-on profiter de cet accord dans un climat marqué par la détérioration des équilibres macroéconomiques de la Tunisie.

Quid des inconvénients ?

« Je ne crois pas que le « statut avancé » puisse avoir des effets dévastateurs, car, nous avons une économie qui est compétitive , et nos compétences dans les secteurs et domaines d’activité ont montré leur forces; cela ne doit pas nous empêcher de revoir nos faiblesses , d’étudier les menaces qui nous guettent et d’élaborer et corriger », conclut , pour sa part, l’économiste Salah Dhibi.

Wiem Thebti

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La Tunisie accèdera

La Tunisie accèdera, à partir de ce lundi 19 novembre, au statut privilégié de l’Union Européenne et bénéficiera par la même occasion d’un don de 68 millions d’euros, a-t-il été annoncé à l’issue de la 9ème session du Conseil d’association tuniso-européenne tenue, ce lundi à Bruxelles.

Le commissaire chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Štefan Füle a relevé, que le partenariat privilégié et un nouveau plan d’action sont l’un des quatre mécanismes politiques de l’UE pour aider la Tunisie à l’instar de la négociation d’accords commerciaux, un nouvel accord dans le domaine de l’aviation pour stimuler le tourisme et un partenariat pour la mobilité.

De son côté, Rafik Ben Abdessalem, ministre tunisien des Affaires étrangères, a déclaré que l’Europe restera une priorité pour la Tunisie, ajoutant que son pays est sérieux s’agissant de ses engagements envers l’UE, et ira de l’avant dans les transformations politiques nécessaires fondées sur des principes démocratiques et des droits de l’homme.

Alors, qu’est ce que cela représente concrètement pour un pays en phase de transition, particulièrement dans les domaines politiques, économiques et socioculturels ?

Salah Dhibi, expert en Economie, souligne que le statut avancé » à la Tunisie s’inscrit en fait dans le cadre de la politique de voisinage ou du voisin immédiat. Cette politique qui date des 2008, date à laquelle l’UE avait engagé la procédure d’octroyer à la Tunisie le « statut avancé » dans ses relations avec l’UE, a été, dans une certaine mesure, sabotée vu le manque de démocratie, de liberté et des droits de l’homme. Faut-il rappeler aussi que les relations de la Tunisie avec ses partenaires européens sont régies par l’accord de libre échange signé depuis 1995 et entré en vigueur en 1998.

Quid des avantages ?

Sur cette question, Salah Dhibi indique, dans une déclaration à Africanmanager, que l’octroi pour la Tunisie du « statut avancé » présente non seulement des opportunités mais aussi des menaces. « Concrètement, la Tunisie aura l’avantage de bénéficier du libre accès aux marchés de ses partenaires européens et de la simplification des procédures administratives de transfert des services et de la technologie, ce qui ne manquera pas de renforcer sa position sur le marché Européen », explique-t-il précisant que, après la révolution, divers pays de la communauté Européenne ont soutenu l’obtention d’un « statut avancé » par la Tunisie vu les avancées démocratiques et de libertés constatées dans le pays.

Sur le plan social et culturel, force est de constater que ce statut permettrait aux Tunisiens un accès plus facile au marché européen vu la facilitation d’accès aux visas et la simplification des démarches administratives.

Dans le même ordre d’idées, Moez Joudi, expert en économie, a estimé que le statut avancé sera une opportunité pour la Tunisie de booster son économie, affirmant que « l’accès plus facile permettra également de dynamiser les échanges, et plus précisément de consolider les exportations, considérées comme un moteur de croissance ».

Au niveau géostratégique, ce nouvel accord donnera un nouvel élan pour le partenariat tuniso-européen tout en assurant un meilleur positionnement pour la Tunisie.

L’économiste soulève la question de savoir quelles sont les réactions des acteurs et des différentes composantes de la société civile à l’instar de UTICA, Connect et même l’ANC qui semblent absents concernant cet enjeu.

De plus, l’économie tunisienne est-elle suffisamment préparée pour cette ouverture ? A-t-elle vraiment les moyens nécessaires pour mieux concurrencer les grandes entreprises dans les différents secteurs, alors que les PME et l’économie tunisiennes connaissent une détérioration sans précédent ?

Des questions qui attendent encore une réponse claire de la part du gouvernement qui a gardé le silence concernant ce défi qui n’a pas été relevé pendant l’ère de Ben Ali malgré une succession de négociations qui s’éternisaient depuis bien des années.

Selon Fethi Nouri, économiste, le non respect de droit de l’homme a été l’obstacle qui a entravé la mise en œuvre du « statut avancé », et ce malgré l’existence d’une économie stable. « L’ancien régime est connu pour sa dictature, mais la révolution nous a permis d’être considérés comme un pays qui est en train d’appliquer les normes internationales en matière de droits de l’homme », constate-t-il.

Cependant, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment peut-on profiter de cet accord dans un climat marqué par la détérioration des équilibres macroéconomiques de la Tunisie.

Quid des inconvénients ?

« Je ne crois pas que le « statut avancé » puisse avoir des effets dévastateurs, car, nous avons une économie qui est compétitive , et nos compétences dans les secteurs et domaines d’activité ont montré leur forces; cela ne doit pas nous empêcher de revoir nos faiblesses , d’étudier les menaces qui nous guettent et d’élaborer et corriger », conclut , pour sa part, l’économiste Salah Dhibi.

Wiem Thebti

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