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Comme il était attendu, dans la bonne tradition sociale de chaque mois de janvier, une partie de la Tunisie est en dissidence. Comme toute la Tunisie le sait en évitant de le dire, la cause de cette rébellion a été la fermeture, par les autorités libyennes, de leurs frontières avec la Tunisie. Une fermeture dont les effets ont, directement et immédiatement, impacté les barons de la contrebande dans les régions du sud tunisien. De suite, ils se mettent à mobiliser les populations qui vivent de cette contrebande contre le gouvernement en place, lui demandant d’intervenir auprès des autorités libyennes pour qu’elle leur ré-ouvre les portes du paradis de la contrebande.

Après avoir adopté, à son habitude, la confortable position des «trois singes de la sagesse» dans ses bureaux à La Kasbah, et devant l’étendue de la mobilisation des barons de la contrebande et leur rébellion qui embrase désormais d’autres régions que Ben Guerdane, qui est le fief de la contrebande, le chef du gouvernement tunisien décide d’envoyer quelques ministres pour discuter avec les rebelles.
Il avait auparavant pris soin de donner raison aux rebelles, que leurs manifestations, avec force coupure de routes, de saccages, pillages et heurts avec les forces de l’ordre, sont «légitimes». Un acte de communication désastreuse, capable d’ouvrir la brèche à de pareilles demandes dans d’autres régions et qui portent un coup fatal à l’autorité et aux intérêts de l’Etat.
Sans oser la confrontation directe, au moins verbale et communicative, avec la rébellion commerciale qui grandit, il ordonne de convoquer le chargé d’affaire libyen pour essayer de le convaincre d’ouvrir les frontières de son pays aux contrebandiers pour qu’ils continuent à faire leurs trafics et de continuer ainsi à nourrir le terrorisme qu’il s’était engagé à combattre devant toute la Nation.

Bien avant Youssef Chahed, l’ancien chef de gouvernement tunisien Habib Essid avait fait la même chose et fait marche arrière, dès les premiers jours de son magistère, devant ceux qui piétinaient son autorité et celle de l’Etat. Bien avant eux, l’ancien chef de l’Etat tunisien Zine El Abidine Ben Ali avait fait la même chose et avait en 2010 envoyé un membre de son gouvernement, demander au Colonel Kadhafi d’ouvrir ses frontières. La conjoncture n’était pas la même, mais les effets oui. Ben Ali a pris la fuite et Habib Essid avait été «fuité» en dehors du gouvernement.

Le lien entre contrebande et terrorisme n’est plus à démontrer et ce n’est pas nous qui le disons pour la première fois. Les différentes et énormes caches d’armes découvertes dans le sud tunisien, terroir de la contrebande et zone de non-droit pour les dizaines de fortunes qui y sont nées, en sont les meilleures preuves. Gouvernement, politiciens, députés et même opinion publique le savent, mais n’en parlent que lorsque leur sécurité directe est menacée. On a même entendu un éminent membre de la vénérable UGTT demander au gouvernement de fermer l’œil sur les petits contrebandiers, en oubliant que petit contrebandier deviendra grand. Comme la corruption, outre qu’avérée, la contrebande est en voie de devenir un simple fait de société et une réalité, économique et sociale acceptée, sans plus.

Ramon Maria Narvaez disait que «gouverner, c’est résister». Youssef Chahed n’aura finalement pas su le faire au-delà de quelques mois. Ce faisant pourtant, le chef du gouvernement tunisien consacre ce fait, lui facilite la résilience et le renforce même. Mais plus grave, en pliant devant les exigences des contrebandiers, il fait de l’Etat un genre de «sponsor officiel» à cette gangrène de l’économie de tout un pays et met l’Etat, non plus cette fois au seul service de la contrebande, mais aussi et surtout du terrorisme qui s’en nourrit.

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Des témoins oculaires ont affirmé, ce lundi 9 mai 2016,  à Africanmanager que de violents mouvements de protestation ont éclaté  dans la délégation de Ben Guerdane et des pneus ont été brûlés au niveau de tous les accès de la région. Ces protestations, selon la même source,  interviennent suite au refus des autorités libyennes de  rouvrir le point de passage frontalier de Ras Jedir.

On rappelle  que le point de passage Frontalier de Ras Jédir a été fermé depuis des semaines, sur décision de la partie libyenne, en raison du sit-in observé par les commerçants de BenGuerdane, qui réclament la reprise des activités commerciales avec la Libye.

hsgsd

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La Chambre syndicale nationale des cliniques privées (CSNCP) a appelé le gouvernement de Habib Essid à intervenir auprès des autorités libyennes pour obtenir le remboursement des dettes de leurs ressortissants.
Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le président de la chambre, Khaled Nabli, a indiqué : « nous avons tenté à plusieurs reprises de négocier avec les autorités libyennes pour trouver une solution, mais toutes les tentatives ont échoué et c’est pour cette raison que nous sommes obligés de retourner vers l’Etat pour résoudre cette crise ».

Khaled Nabli a par ailleurs affirmé que les sommes impayées par les Libyens dans les cliniques tunisiennes a atteint plus de  220 millions de dinars.

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