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              Le courant ne passe plus entre les magistrats et les avocats. Un conflit a éclaté

Le courant ne passe plus entre les magistrats et les avocats. Un conflit a éclaté, vendredi dernier, au Palais de justice, suite au mandat de dépôt émis par le d’instruction au cinquième bureau du tribunal de première Instance de Tunis à l’encontre de Me Amel Mejri, assignée dans une enquête judiciaire. Il n’en fallait pas davantage pour provoquer la colère d’un grand nombre d’avocats qui ont agressé et tenté de séquestrer le juge.

En réaction à cet acte, le syndicat et l’Association des magistrats ont décrété une grève et décidé de retarder toutes les audiences dans tous les tribunaux du pays de deux heures, pendant trois jours, à partir de ce lundi.

Une première dans l’histoire de la Tunisie

Raoudha Laâbidi, présidente du Syndicat des magistrats tunisienne (SMT) a affirmé que ce qui s’est passé au tribunal est une première dans l’histoire de la magistrature Tunisienne. « Les récents évènements font du vendredi dernier, une journée noire dans l’histoire de la justice, de la magistrature et de la primauté de la loi dont les répercussions seraient néfastes » a-t-elle dit.

Lors d’un point de presse tenu, ce lundi, la présidente du Syndicat a fait remarquer que « l’on est face à une situation catastrophique au niveau des relations entre les magistrats et les avocats ».

Elle a, dans ce contexte, dénoncé le soutien apporté par des associations et des structures, comme la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) aux attaques dont se sont rendus coupables les avocats, allant jusqu’à comparer les agissements de ces derniers qui n’ont pas utilisé les recours juridiques et préféré s’attaquer directement au juge d’instruction, de pratiques propres aux Ligues de la protection de la Révolution (LPR). «La LTDH soutient les avocats, mais en quoi exactement ? Qu’en est-il de la société civile, encore invisible dans cette affaire dangereuse, sachant que le juge d’instruction a respecté toutes les procédures contrairement à ce que prétendent les structures des avocats?, s’est interrogée Raoudha Laâbidi, indiquant que les magistrats s’en tiennent à leurs positions, et rappelant avec force que personne n’est au-dessus de la loi.

Sur un autre plan, elle a signalé que le mouvement de protestation se poursuivra jusqu’à l’ouverture d’une enquête sur les évènements de vendredi dernier, et la prise de mesures contre les avocats qui apparaissent dans les séquences vidéo lors de l’agression contre le juge d’instruction.

Un avis partagé par Walid Loukini, coordinateur général du syndicat qui a relevé que le récent incident prouve qu’il s’agit d’une attaque délibérée et certains avocats sont impliqués dans un plan pour s’attaquer à l’État dans cette étape actuelle où les juges veulent ouvrir les dossiers de corruption et dévoiler la vérité.

La résolution du problème tributaire de l’engagement d’un dialogue ouvert

Mécontent de cet incident, l’ordre des avocats n’a pas manqué, de son côté, d’exprimer son inquiétude concernant ce conflit entre ces deux corps de la justice, affirmant qu’une campagne médiatique « bien orchestrée » vise les avocats à travers cette affaire. Cela est jugé « inacceptable pour un secteur qui a beaucoup milité pour la démocratie en Tunisie depuis des décennies ».

Mohamed Fadhel Mahmoud, bâtonnier de l’ordre, a indiqué, lors d’une réunion tenue à la maison des avocats qu’« on est prêt à mettre fin à ces pratiques et à faire face à une structure de la justice encore ignorée ». Et d’ajouter : « notre lutte ne concernait pas uniquement l’avocate, objet du conflit, mais elle touchera aussi tous les citoyens, leurs droits ».

Il a, par ailleurs, signalé que l’ordre des avocats dénonce toute forme d’agression, mais il soutient les mouvements de protestation menés par les avocats qui préfèrent résoudre autrement le problème.

Mohamed Fadhel Mahmoud a estimé, en outre, que l’issue du conflit reste tributaire de l’instauration d’un dialogue ouvert tout en alertant sur le risque de tomber dans le piège et surtout de s’impliquer dans « une querelle montée par certaines parties qui veulent profiter de ces circonstances ».

La presse indûment stigmatisée

L’ambiance était tendue au siège de la maison des avocats. En effet, certains avocats n’ont pas manqué d’exprimer leur colère et agresser verbalement Africanmanager présent sur les lieux ainsi qu’une collègue du journal « Achourouk».

« Vous êtes des journalistes de Ben Ali. Pour le compte de qui vous travaillez ?», nous a accusés en ces termes l’une des avocates présentes. Une autre avocate nous a fait injonction de quitter la salle.

Wiem Thebti

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