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Le gouvernement Essid, entré en fonction en février 2015, a poursuivi la politique de relance mise en œuvre depuis 2011, avec une hausse notable de 21,6 % des dépenses d’investissement par rapport à 2014, pourtant les résultats restent insatisfaisants, d’après le rapport sur « les perspectives économiques en Afrique » réalisé par la Banque Africaine de Développement (BAD) en 2016.
Il en ressort que « les politiques de relance mises en œuvre depuis 2011 se sont soldées par une détérioration sensible des finances publiques et des comptes extérieurs. Depuis 2010, le taux d’endettement de la Tunisie a augmenté d’environ 32 %, soit un rythme annuel moyen de 5,3 % très supérieur à la croissance moyenne de l’économie (2 %). L’encours de la dette devrait s’établir à 52,7 % du PIB en 2015 contre 49,4 % en 2014 et 39,7 % en 2010.
Selon la BAD, le modèle économique de la Tunisie souffre de nombreux handicaps structurels. La réglementation du travail et la lourdeur administrative sont des freins importants à l’investissement et un motif de découragement pour les chefs d’entreprises. Une enquête publiée par la Banque mondiale en février 2014 a montré que les chefs d’entreprises consacrent le quart de leur temps en moyenne et 13 % du chiffre d’affaires annuel à se conformer à la réglementation et à répondre aux contraintes bureaucratiques. Par ailleurs, le pays souffre d’une faible culture entrepreneuriale et de manque de capacité managériale dans les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) auxquels s’ajoutent d’importants problèmes de financement. Les femmes entrepreneurs sont particulièrement affectées.
La Tunisie au 105e rang mondial en matière de protection des investisseurs
Dans le classement Doing Business 2016 de la Banque mondiale, la Tunisie a gagné une place en matière de facilité de faire des affaires (74e rang sur 189 pays). Le nombre de procédures (10) et de jours nécessaire à la création d’une entreprise (11) restent cependant supérieurs à la moyenne de l’OCDE, avec 4,7 procédures et 8,3 jours de délais.
Toutefois, les scores de la Tunisie en matière de coûts et de délais pour la fermeture d’une entreprise s’alignent sur la moyenne de l’OCDE, avec un délai de 1,3 année (contre 1,7 année pour l’OCDE) et 7 % de la valeur du patrimoine (contre 9 %). La Tunisie se classe au 105e rang mondial et au 15e rang africain en matière de protection des investisseurs. Des efforts doivent être déployés pour rassurer ces derniers, notamment en matière de facilité des poursuites judiciaires (score de 5 sur 10), de transparence en matière de divulgation des informations (score de 4 sur 10) et de mécanismes de gouvernance permettant de limiter les risques de contrôle abusif et de retranchement du conseil d’administration (score de 4 sur 10).
Toutefois, le rapport a souligné que les réformes attendues pourraient permettre une réelle transformation économique. La nouvelle loi régissant la concurrence et les prix, adoptée en septembre 2015, permet d’améliorer les mécanismes de la concurrence, de la maîtrise des prix et renforcera les prérogatives du Conseil de la concurrence.
Par ailleurs, le nouveau Code de l’investissement devant être adopté avant la mi-juin 2016, visant à instituer des objectifs transversaux, n’exclure aucun secteur, réduire les autorisations, réviser les cahiers des charges, rendre possible l’embauche d’étrangers jusqu’à 30 % des effectifs d’encadrement, stimuler l’investissement dans l’agriculture (possession des terres agricoles) et mettre en place une instance nationale dédiée à l’investissement.
Le secteur financier, fragmenté et dominé par l’Etat
La faible performance du secteur financier représente un défi majeur, a fait valoir le rapport. Pendant la période de transition, les autorités ont engagé des réformes du secteur bancaire, qui reste cependant fragile. Le think tank américain néoconservateur Heritage Foundation (HF) attribue à la Tunisie une note de 30 sur 100 en 2015 en matière d’indépendance financière et la classe au 131e rang mondial (sur un total de 188 pays). Selon la HF, le secteur financier tunisien est fragmenté et dominé par l’Etat. Le ratio de solvabilité s’élève à 9,5 % en 2015 (12,5 % pour les banques privés et 3,5 % pour les banques publiques), inférieur au taux réglementaire de 10 %.
Par ailleurs, dans le cadre de l’accord de programme avec le Fonds monétaire international (FMI) signé en 2013, la Tunisie a recapitalisé ses trois banques publiques en 2015 : la BH en septembre, la STB et la BNA en octobre. En y ajoutant la régularisation d’une banque privée, la Banque franco-tunisienne (BFT), le ratio de solvabilité devrait s’améliorer et être en conformité avec les ratios prudentiels exigés par la BCT, a souligné la BAD.
« Le secteur bancaire souffre également, de mauvaise gouvernance. Les principales faiblesses concernent le suivi des risques, avec pour conséquence une faible diversification des portefeuilles de crédits et un taux anormalement élevé de créances douteuses (16 % en 2015 contre un pic de 24,2 % en 2011), par rapport aux pays de la région. Toutefois, le taux de provisionnement a beaucoup progressé, à 56,6 % en 2015 contre 47,5 % en 2012 ».
L’Agence de notation Standar & Poors a relégué en Avril 2015, le secteur bancaire tunisien dans le groupe 9 des pays à trés hauts risques ( sur une échelle de notation de 1 à 10). Par ailleurs, le secteur non bancaire reste peu développé . Les marchés de capitaux et des titres à revenu fixe sont encore relativement modestes et la capitalisation boursière ne dépasse pas 24% du PIB contre 76% au Maroc.
Dans le domaine de l’emploi, l’embauche a presque triplé entre 2010 et 2012, passant de 18 115 à 52 448 nouvelles recrues. Le secteur public emploie 585 000 fonctionnaires dans les administrations centrales et régionales, 33 000 agents à l’échelle locale, ainsi que 180 000 personnes dans les entreprises publiques. Selon le rapport Global Integrity 2015, la Tunisie a progressé dans la nomination des fonctionnaires depuis 2013 – année marquée par des attributions de postes sur des critères autres que la compétence. La société civile a contesté en 2014 la nomination de plus de 6 000 fonctionnaires entre 2011 et 2013.
La réglementation du travail en Tunisie demeure cependant une des plus rigides dans la région MENA, ainsi qu’à l’échelle du continent. Selon le rapport sur la compétitivité globale 2015-16 du Forum économique mondial (FEM), la Tunisie est classée au 133éme rang sur un total de 140 pays, en termes d’efficacité du marché du travail. En l’absence de réformes, le travail informel persiste dans de nombreux secteurs. Au lendemain de la Révolution, le taux de travailleurs informels a fortement augmenté, s’élevant à 33,9 % du total de l’emploi non agricole en 2013.
S’agissant du travail formel en Tunisie , l’extension de la sécurité sociale vers les différentes catégories socioprofessionnelles a été considérable, par rapport aux progrès des autres pays d’Afrique du Nord. Le taux de couverture légale se situe aujourd’hui aux alentours de 95 % de la population active occupée en 2013 dans le secteur formel.
Le rapport de la BAD a encore pointé du doigt le taux de pauvreté qui reste élevé en Tunisie ( 15,5% en 2010). Les régions du Centre-Est et Ouest sont les plus touchées, et leur écart s’est creusé par rapport au reste du pays

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 La Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, mercredi, un accord de prêt d’une valeur de 95 millions d’euros, l’équivalent de 183 millions de dinars, pour le financement d’une partie du programme d’alimentation en eau potable en milieu rural (AEPR).

Le montant du prêt, qui sera remboursé sur 20 ans dont 5 années de grâce, représente 94% du coût total du programme, estimé à 101 millions d’euros (192 millions de dinars). Les 6 millions d’euros (11,4 millions de dinars) restants seront à la charge du gouvernement tunisien.

Ce programme qui s’étale sur la période (2012-2016), a pour objectifs de faire bénéficier une population d’environ 350 000 habitants des zones rurales les plus déshéritées dans 20 gouvernorats, de l’accès à l’eau potable en quantité suffisantes et de bonne qualité en vue de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 98% à l’horizon 2016.

Il s’agit des localités les plus dispersées et les plus démunies des gouvernorats de l’Ariana, Béja, Ben Arous, Bizerte, Gabès, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, le Kef, Mahdia, Manouba, Médenine, Nabeul, Sfax, Sidi Bouzid, Siliana, Sousse, Tataouine et Zaghouan. Le taux d’accès à l’eau potable dans le milieu rural du reste des gouvernorats (Tunis, Monastir, Tozeur et Kébili) étant de 100%.

L’AEPR qui sera réalisé par la direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux (DGGREE) et les commissariats régionaux au développement agricole (CRDA), s’articule autour de la réhabilitation des anciens systèmes d’alimentation en eau potable (AEP) pour l’amélioration de la qualité de l’eau, la réalisation de nouveaux systèmes et le renforcement des capacités de gestion des réseaux et des infrastructures.

La finalité est d’intégrer le monde rural dans le processus de développement économique et social de la Tunisie, de réduire les disparités régionales et de relever les défis liés à la raréfaction des ressources hydrauliques.

 

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