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Banque Centrale, Tunisie, Chedly Ayari

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Lors de l’analyse des tendances récentes du marché des changes

Lors de l’analyse des tendances récentes du marché des changes, le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie, «a relevé la poursuite de l’évolution haussière de la valeur du dinar, depuis le début de l’année 2014, vis-à-vis des principales devises étrangères. Ainsi, la parité du dinar a atteint, au 25 mars courant, le niveau de 1,5808 dinar par rapport au dollar américain, soit une augmentation de 4,2%, et de 2,1837 dinars contre l’euro (+3,8%)».

– Une remontée artificielle ?

Manifestement et au vu de la courbe de l’évolution du DT par rapport aux deux principales monnaies étrangères pour l’économie tunisienne, le DT semble se redresser et remonter. Il est cependant juste de se demander si cette remontée, même en décimales, est indicatrice d’un redressement économique général.

Des observateurs avertis de la conjoncture économique et financière tunisienne, estiment que «c’est une remontée artificielle qui n’est pas justifiée par les fondamentaux de l’économie tunisienne». Pour eux, la monnaie est le reflet de l’économie et celle de la Tunisie ne s’est pas du tout améliorée. Pour eux, elle est le fait de «la banque centrale qui a défendu le Dinar, par exemple en vendant de la devise pour augmenter la demande et faire augmenter son prix et donc une appréciation du Dinar, qui ne peut être qu’artificielle».

– La BCT n’a pas vendu de devises pour remonter le Dinar, affirme Chedly Ayari.

Une explication que réfute catégoriquement le gouverneur de la BCT. Joint au téléphone par Africanmanager, Chedly Ayari a démenti toute intervention directe de la BCT pour faire remonter le cours du Dinar tunisien. «Les facteurs qui ont milité pour cette appréciation sont tout autres, sans oublier bien sûr les facteurs politiques. Le gouverneur nous explique ainsi que la BCT avait demandé à tous les titulaires de comptes professionnels en devises, «au moment où le taux de change était aux abîmes, d’utiliser d’abord les devises dans leurs comptes, avant d’en demander auprès de leurs banquiers, ce qui n’était pas le cas avant. Ils l’ont fait, et cela a allégé la pression sur la demande en devises», explique Ayari. Et ce dernier d’ajouter un autre facteur dont «l’effet n’est pas énorme mais existe bel et bien, de la gestion des taux d’intérêt par la BCT elle-même». Les mesures prises ainsi par la BCT d’ajuster à la hausse les taux d’intérêt, ont envoyé un message positif qui a joué un rôle dans l’appréciation du Dinar. Le 3ème facteur cité par Chedli Ayari pour expliquer la remontée du Dinar par rapport au Dollar US et à l’Euro, est que «beaucoup de non-résidents qui détenaient des comptes en USD les ont, «dans un phénomène inattendu », selon lui, transférés en Tunisie où la rémunération était meilleure. «Ces trois facteurs, ajoutés au fort signal politique donné par la Constitution et le nouveau gouvernement, se sont tous légués dans des proportions variables, pour arrêter la tendance baissière et esquisser une remontée du Dinar», conclut le gouverneur de la BCT qui met en avant aussi le signal donné aux marchés par la reconstitution des réserves en devises.

Interrogé enfin sur son sentiment et celui de la BCT quant aux prochaines évolutions et sur les chances de maintien de cette appréciation du Dinar, Chedli Ayari se montre plutôt prudent. «Il y a aujourd’hui beaucoup de facteurs qui peuvent diminuer cette appréciation qui est plus importante par rapport au Dollar, et non la renverser. On pense qu’on est actuellement dans la zone de l’équilibre des taux. Mais l’appréciation reste fragile et on s’emploie, par une gestion quotidienne au plus près, à ne pas la laisser continuer, car elle risque aussi de devenir coûteuse».

Khaled Boumiza.

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Le gouvernement s’apprête à prendre des mesures visant à réduire l’importation des produits de luxe et à encadrer le crédit de manière

Le gouvernement s’apprête à prendre des mesures visant à réduire l’importation des produits de luxe et à encadrer le crédit de manière à dissuader l’utilisation des crédits de consommation pour l’achat de ces mêmes produits (voitures de luxe ou autres…), a annoncé, mardi,  le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari sur les ondes de Radio Express fm.

Il a affirmé à cet égard que le principal défi que le gouvernement doit relever, à court terme, consiste à réduire en urgence le déficit commercial qui a atteint, d’après lui, des niveaux intolérables fin août 2012, par l’effet de l’accroissement des importations.

Au sujet de la récente décision e la BCT d’augmenter le taux intérêt directeur, Chedly Ayari a indiqué qu’elle a pour principal objectif d’atténuer la pressions inflationnistes et de rationaliser, un tant soit peu, l’affectation improductive des liquidités mises à la disposition des banques commerciales lesquelles n’ont pas su en faire bon usage en les utilisant, essentiellement, pour octroyer des crédits dédiés à la consommation et non au financement des entreprises et des projets productifs.

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