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Chedli Ayari a exprimé sa déception par le faible taux de croissance enregistré pour le 3ème trimestre 2013

Le gouverneur de la banque Centrale de Tunisie (BCT) Chedli Ayari, a appelé, vendredi, à un nouveau découpage économique des régions devant comprendre deux ou trois gouvernorats afin de réaliser un développement économique global et durable.
Ayari a indiqué, en marge d’une conférence sur « les réformes structurelles et le développement intégré », organisée par le ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale avec le concours de l’organisation de la coopération et du développement économique (OCDE), que « les propositions sont nombreuses dans ce cadre », ajoutant que « le pays n’a besoin que de 5 ou 6 régions économiques ».
« Le nouveau découpage devrait dépasser celui administratif du ministère de l’intérieur afin de concrétiser le principe de la décentralisation stipulée dans le plan de développement » a-t-il dit, appelant à ce qu »‘il soit le fruit d’un débat régional approfondi ».

Ayari a souligné l’importance de se concentrer sur les spécificités économiques et géographiques de chaque région, ce qui permettra d’accorder à chacune d’entre elles certains avantages dans des secteurs donnés sans exclure les possibilités d’investissement dans le reste des domaines de développement, insistant sur l’impératif de faire de l’économie solidaire un principe.
Il a aussi indiqué que le développement global devrait constituer une stratégie cohérente qui adopte un ensemble de réformes et dont les grandes orientations seront inspirées de la Constitution et du plan de développement 2016/2020, s’agissant de l’application du principe de la discrimination positive dans toutes les régions.
Il a ajouté que le développement intégré est axé sur trois grands points : s’engager à appliquer le contenu du plan de développement en tant que référence fondamentale de la politique économique, élaborer un ensemble de grandes réformes et le baptiser « budget de réformes », déclarant que « ce qui manque à la Tunisie actuellement est la liaison entre toutes ces réformes pour réaliser un développement global et intégré ».

Le représentant de l’OCDE Flavio Barvira a souligné qu’il est difficile d’entreprendre des réformes profondes dans un pays qui vit une étape de transition démocratique, sans pour autant éloigner la possibilité de les réaliser. Et de poursuivre que l’organisation veille à aider la Tunisie à surmonter les obstacles afin de réaliser le développement intégral, global et durable.

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Un grand nombre de députés ont jugé mardi 16 mai 2017, lors d’une plénière consacrée à l’audition du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, chedly Ayari, que l’institut d’émission doit prendre des mesures « rigoureuses » et « courageuses » pour le recouvrement des dettes impayées auprès d’entreprises et d’hommes d’affaires.
Ils ont encore appelé à faire pression sur les banques pour assurer le remboursement des dettes carbonisées depuis 2011, obtenus par certains hommes d’affaires sans garanties et ce avant d’entamer la procédure de réconciliation.
Plusieurs députés ont demandé de mettre fin à la contrebande des devises et à l’importation excessive notamment de produits chinois et turcs qui ont inondé le pays.
Le député Moncef Sellami a proposé de relever le taux d’intérêt directeur de la BCT, pour réduire la consommation de produits non tunisiens, lesquels ont contribué à l’inflation.
Dans ce cadre, le député Haykel Belgacem, a appelé la Banque Centrale a jouer un rôle plus efficient dans la lutte contre le commerce parallèle et la corruption.
A ce propos, la député Hajer Bencheikh Ahmed s’est interrogée sur les raisons pour lesquelles les importations de Turquie et de Chine n’ont pas été stoppées alors qu’elles sont d’une qualité médiocre en comparaison avec la production locale. Elle s’est également, demandée s’il était vraiment, nécessaire d’importer de nombreux produits de France et d’Italie.

La plupart des députés ont considéré que la BCT est intervenue en retard pour calmer les citoyens pris de panique, à la suite de la déclaration de l’ex ministre des finances, Lamia Zribi, à propos de la dévaluation du dinar.
La député Rim Mahjoub, a considéré que l’institut d’émission aurait du intervenir rapidement pour expliquer le phénomène du glissement du dinar, leque va aboutir au relèvement du taux d’endettement extérieur à près de 80%.
De son côté, la député Héla Hammi a exprimé son étonnement à la suite de la déclaration faite par l’ancienne ministre des finances sur la dévaluation du dinar qui a provoqué une crise et obligé la BCT à injecter de l’argent auprès des banques.
Dans son intervention, le député Mohamed Fadhel Ben Omrane a jugé que les déclarations de l’ancienne ministre des finances ont été mal interprétées et qu’il s’agit là d’une injustice reflétant « la difficulté d’accepter une femme à la tête du ministère des finances ».
Ammar Amroussia, a avancé que la BCT est « un Etat indépendant de l’Etat » qui n’est pas soumis au contrôle de la Cour des comptes, à l’instar de la Banque de France. Il a expliqué la dépréciation du dinar par le fait que l’institut d’émission n’a pas joué son rôle, affirmant même que le flottement du dinar est un crime contre le peuple tunisien.
Le député Mohamed Ben Salem a proposé de traiter avec les pays du Maghreb Arabe en monnaie locale ou de conclure des accords bilatéraux pour dynamiser les échanges intra-maghrébins. Il s’est même déclaré étonné « de la polémique suscitée autour des importations tunisiennes de Turquie qui ne dépassent pas 4% du total des importations contre 82% de l’Europe et 8% de la Chine ».

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Intervenant ce vendredi 5 mai 2017 à l’occasion du séminaire de clôture du projet de jumelage portant sur la modernisation du cadre opérationnel de la politique monétaire de la BCT, le Gouverneur de la Banque centrale, Chedli Ayari, est revenu sur la dernière crise du Dinar tunisien.
Il a ainsi d’abord expliqué que «la période de transition par laquelle passe notre pays a fait que la Banque centrale use de tous les instruments et outils à sa disposition pour faire face à plusieurs défis qu’elle a rencontrés depuis janvier 2011», affirmant ainsi que l’institut d’émission tunisien est en train de jouer son rôle en tant qu’autorité de régulation monétaire. Il répondait ainsi, indirectement, à ceux qui l’avaient accusé du contraire à l’éclatement de la dernière crise du Dinar.

⦁ La BCT et la crise de liquidité, une histoire de va-et-vient
Il a ainsi détaillé les mesures prises par la BCT, dans une première étape, pour éviter au pays une crise de liquidité. «Au rang des mesures conventionnelles, on peut citer la baisse à 3 reprises des taux de la réserve obligataire au cours de la première moitié de 2011 ainsi que les deux baisses du taux directeur. Au regard  des mesures non conventionnelles, on peut en citer le rallongement des maturités des appels d’offres à 1 et 3 mois, et l’allocation intégrale qui consiste à accommoder la totalité des besoins des banques, le tout pour faire face aux problèmes de liquidité».
Chedli Ayari a aussi évoqué l’apparition, dès 2012, des premières pressions inflationnistes, et l’attitude de durcissement de sa politique monétaire, adoptée par la BCT. Graduellement alors, «elle a mis fin aux mesures non conventionnelles, et a réhabilité le calibrage de la liquidité sur la base d’une allocation qui neutralise les effets des facteurs autonomes de la liquidité, pour ensuite procéder au relèvement de son taux directeur à trois reprises entre août 2012 et juin 2014, chose qui n’était pas usuelle, par le passé».

Ayari explique l’accroissement continu de l’enveloppe de refinancement accordée par la BCT aux banques de la place, par «le souci de se prémunir contre le risque de défaut qui rendrait les banques commerciales incapables de faire face à la demande». Une priorité qui s’était cependant doublée par une attitude «plus regardante à propos du risque encouru». Elle a ainsi institué une «décote sur les créances privées acceptées en contrepartie des opérations de refinancement, et d’autre part, exigé des banques d’apporter une quotité minimale de collatéraux sous forme de bons du Trésor pour garantir le refinancement obtenu».
Avec la détente des prix internationaux des produits de base, de l’énergie et par conséquent de l’inflation, en 2015 et 2016, la BCT a de nouveau  desserré sa politique monétaire en baissant son taux directeur de 50 points de base en octobre 2015. «Cette décision prise dans le contexte d’une inflation portée sur une trajectoire baissière, jusqu’à fin 2016, avait pour objectif de soutenir l’activité, fortement affectée par les effets des attentats terroristes perpétrés en 2015», explique le Gouverneur Ayari.

⦁ La mini-crise du Dinar de 2017 et le patriotisme
Le Gouverneur de la BCT parle ensuite de manière académique et sans revenir sur les péripéties qui y avaient conduit aux remous sur l’économie tunisienne. Il rappelle d’abord que «les premiers mois de 2017 ont été de nouveau marqués par la résurgence des tensions inflationnistes et ont surtout affiché une détérioration inquiétante des déficits commercial et courant. Cela s’est traduit par l’amplification du déséquilibre entre l’offre et la demande de devises sur le marché des changes, et naturellement par des pressions supplémentaires sur le taux de change du dinar, en dépit de la présence permanente de la Banque centrale sur ce marché pour réguler la liquidité en devises».
Il explique ensuite que «les forces qui tirent vers le bas la valeur de la monnaie nationale se sont autoalimentées, dans le sillage de la multiplication des déclarations de toutes parts, exacerbant les anticipations à la baisse de la valeur de la monnaie nationale et accentuant les pressions sur la valeur future du Dinar». Cela n’a pas manqué de semer le doute chez l’ensemble des acteurs, y compris les banques. «Du coup, un mouvement de panique s’est emparé de la place, et dont les conséquences auraient pu être désastreuses pour l’économie tunisienne, n’eut été la volonté affirmée des autorités monétaires pour gérer calmement cette mini crise de change». La dernière phrase du Gouverneur est d’importance dans le fil conducteur de son discours, qui est d’expliquer ce qui s’est passé le 18 avril et les jours suivants.

Il ne manque pas, à la fin et comme s’il répondait à tous ceux qui avaient critiqué sa politique et joué les Cassandre, volontairement ou par réelle peur des conséquences de la baisse du prix du Dinar, de lancer «un appel à l’ensemble de la communauté financière ainsi que tous les agents économiques à faire preuve de sagesse et de retenue, en cette phase difficile que nous traversons, ne serait-ce que pour défendre la valeur du dinar». Il n’oublie pas, à l’occasion, de faire appel aussi au «patriotisme» pour rappeler que la solution réside dans la «réhabilitation de la valeur du travail, de miser sur une meilleure productivité et d’encourager la production nationale en favorisant la consommation du Made in Tunisia, produire plus, exporter plus, rétablir l’équilibre de nos comptes extérieurs et mettre fin à la spéculation sur la monnaie nationale».

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a récemment décidé d’’augmenter son taux directeur de 50 points, pour atteindre 4,75% et de relever aussi le taux minimum de rémunération de l’épargne de 50 points, à 4%. L’objectif est de réduire les risques de pressions inflationnistes, encourager l’’épargne et favoriser par conséquent le renforcement des liquidités. Des mesures qui semblent être beaucoup plus de nature à permettre d’atteindre les objectifs : Relance de l’épargne nationale, réévaluation du dinar et dynamisation du marché de change. C’est qu’ont déclaré les experts en économie et les acteurs du secteur bancaire.

Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), s’est félicité de la décision de la Banque centrale d’augmenter le taux d’intérêt directeur. « Il s’agit d’une mesure qui vient en réaction à l’aggravation du déficit de la balance commerciale, au glissement du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères et la détérioration du taux de l’épargne nationale« , a-t-il expliqué à Africanmanager.

Augmenter le taux directeur de la BCT ne peut avoir qu’un effet positif, surtout sur la relance de la consommation et l’augmentation du taux de l’épargne nationale, laquelle est actuellement estimée à seulement 11% contre 21% avant la Révolution, nous a confié l’ancien ministre.

Slim Besbes a toutefois démenti le fait que la décision de la Banque centrale aura un effet négatif sur le rééchelonnement des crédits de l’investissement, estimant que cela n’a aucun impact nocif direct. Il a par ailleurs indiqué que devant un taux d’inflation assez important, le taux d’intérêt reste nul, soulignant toutefois que cela reste toujours meilleur qu’auparavant, quand le taux était négatif.

En outre, le membre de la commission des finances à l’ARP s’est réjoui de l’injection par la Banque centrale d’une somme importante, l’équivalent de deux jours d’importation pour réguler le marché de change, renflouer le dinar et répondre à cette demande massive d’importation de devises. Signalons à ce propos que la Banque centrale avait injecté au cours de la semaine dernière 100 millions de dollars pour une seule journée.

« C’est là sans doute un pas dans la bonne direction. Mais c’est trop peu et trop tard. Le taux d’intérêt réel (taux d’intérêt nominal, taux d’inflation) demeure malgré cette augmentation négatif« . C’est ce qu’a indiqué Ezzedine Saidane, expert en économie, dans un statut posté sur sa page Facebook. « Le taux d’intérêt nominal est de 4,75% et le taux d’inflation (sous-jacente) est en moyenne de 6%. Le taux d’intérêt réel est donc de 1,25%. Le taux d’intérêt réel est le prix du capital. Un prix négatif aboutit inévitablement à un gaspillage. Cela fait plusieurs années que nous gaspillons effectivement du capital, et nous rémunérons négativement toutes les formes d’épargne bancaire, alors que le pays vit la plus grande crise de liquidité et de rareté du capital de son histoire, depuis l’indépendance« , a-t-il expliqué.

Saidane a toutefois indiqué que le taux d’intérêt réel négatif n’a pas seulement été à l’origine d’un gaspillage important du capital, il a surtout découragé et réduit gravement l’épargne nationale. Cette épargne qui permet de financer les investissements et générer de la croissance économique est passée de plus de 22% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2010 à 11% du PIB actuellement. « Au lieu de corriger le taux d’intérêt à la hausse, la BCT l’a réduit à plusieurs reprises depuis 2011. Le prétexte avancé est de promouvoir l’investissement. Ce prétexte est faux. En situation de difficultés économiques, et encore plus en situation de crise l’investissement ne dépend pas du niveau du taux d’intérêt. Il dépend de la situation sécuritaire, de l’environnement social, des perspectives de croissance économique, etc« , a-t-il assuré.

« Je comprends que ceux qui ont des crédits en cours (particuliers ou entreprises) vont devoir supporter des frais financiers plus importants. Il faut cependant noter que le redressement de l’économie et la relance de l’investissement et de la croissance sont de loin plus importants (pour les particuliers et les entreprises). La politique monétaire, dont les composantes principales sont la politique de taux d’intérêt, la politique de taux de change et la supervision du système bancaire et financier, est du ressort de la BCT. La politique monétaire est d’une importance primordiale en matière de gestion de l’économie, et surtout en temps de crise.J’espère que la BCT va user de son indépendance pour nous faire une bonne politique monétaire et contribuer ainsi au redressement de l’économie en continuant à corriger le taux d’intérêt, le taux de change et à améliorer l’état de santé de notre système bancaire« , a-t-il ajouté.

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Signe que le Maroc croit en la solidité des fondamentaux économiques du pays, un facteur très apprécié par les milieux d’affaires, le royaume va sauter le pays de la libéralisation du dirham. Le gouverneur de la Banque centrale, Bank Al-Maghrib, en a fait l’annonce mardi 18 avril 2017. Il a indiqué que le processus sera mis sur les rails en juin prochain, dans le cadre du programme de réformes économiques.

Mais le Maroc va y aller très doucement pour ne pas brusquer et déboussoler son économie, et le processus pourrait s’étaler sur 15 ans avant qu’on atteigne le stade de la flexibilité totale du dirham, a précisé le gouverneur de Bank Al-Maghrib. Ce dernier a déclaré, en marge d’une rencontre à Rabat des ministres des Finances de la région, que la première étape sera lancée au deuxième trimestre 2017, sans donner plus de détails sur la durée exacte de chaque phase.

A noter que les chiffres publiés hier font état d’une aggravation du déficit commercial du Maroc au premier trimestre de cette année, 45.47 milliards de dirhams, une montée de 20,6% sur un an.

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Le Nigeria va mieux, économiquement, et ce sont les réserves en devises étrangères qui nous le disent. En effet la Banque centrale du géant pétrolier a fait savoir que ses réserves en devises ont dépassé 30 milliards $, rapporte l’Agence Ecofin. Le pays n’avait pas connu une telle embellie depuis octobre 2015, quand la crise pétrolière était à son maximum.

La tendance enregistrée au niveau des devises en début d’année, une poussée de 15,02%, se confirme donc. La Banque centrale n’est pas allée jusqu’à exposer les raisons de cette progression, mais l’agence Reuters y voit la main de la remontée des cours des hydrocarbures, d’où le Nigeria tire 70% de ses revenus. Certes une politique de diversification des sources de recettes de l’Etat a été lancée, mais il faut du temps pour en tirer les bénéfices. En attendant le pays, qui a perdu en 2016 sa place de première économie du continent – au profit de l’Afrique du Sud -, à cause de la pire récession depuis 25 ans, sort un peu la tête de l’eau…

Toutefois les spécialistes indiquent que le matelas des réserves de devises est très loin d’être aussi épais que celui d’août 2008, qui affichait 64 milliards $. Donc il y a encore du boulot…

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Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni mercredi 1er février 2017 à Tunis, a décidé de maintenir inchangé son taux d’intérêt directeur.

Lors de cette réunion, le conseil a procédé à l’examen de l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour, qui s’articulent autour des développements récents de la conjoncture économique internationale et l’analyse des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers ainsi que des principales évolutions de la situation économique  au plan national, outre le suivi de l’évolution des indicateurs de l’activité du secteur bancaire, de la liquidité et des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes.

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IFC

Le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) réuni mercredi 28 septembre 2016 à Tunis a en particulier débattu de l’activité de la gestion des réserves en devises et de la politique de taux de change, ainsi que de la mise en place d’un système de notation des banques et des institutions financières par la Banque Centrale.

Le conseil a examiné, également, un projet de circulaire aux banques et aux institutions financières, portant sur le système de notation des contreparties.

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L’institution financière se veut rassurante face aux investisseurs, et évite ainsi d’abaisser son taux d’intérêt pour stimuler la croissance. Selon des informations rapportées par le site « africanews », le gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, a annoncé que « le comité a évalué les risques pertinents et à la fin de la journée a conclu que l‘économie continue à faire face à des risques élevés sur les deux fronts : de prix et de production‘’ .

L‘économie du Nigeria est entrée en récession au deuxième trimestre de 2016, après deux trimestres consécutifs de repli du PIB marqués par des attaques sur ses installations pétrolières, la chute des cours de l’or noir, une inflation galopante et des taux d’investissements étrangers historiquement bas.

« Toutefois, étant donné son mandat principal et compte tenu des limites de ses instruments en ce qui concerne la production, le comité a voté pour conserver l’orientation restrictive de la politique, évoquée lors de sa dernière réunion quand il a augmenté le taux d’intérêt de référence de 12 à 14% », explique -t-il.

Le pays enregistre ainsi depuis 2015 la plus sévère baisse des investissements directs, de l’ordre de 2,1 milliards de dollars.

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Le gouvernement nigérian fait ce qu’il peut pour relancer une croissance en petite forme, au point que le pays a perdu son statut de leader des économies du continent, au profit de l’Afrique du Sud. Les problèmes du Nigeria on les connait : Des exportations d’hydrocarbures qui ne rapportent plus autant du fait de la fonte des prix du brut, alors que le pays en tire l’essentiel de ses recettes, une économie pas suffisamment diversifiée, une corruption endémique, la contrebande à une échelle industrielle, etc. C’est tout cela que les autorités tentent de régler à la fois. C’est pas une mince affaire ! Le gouvernement a d’abord instauré une politique de taux de change fluctuant du naira, qui casse avec la rigidité nocive face au dollar. Dernière initiative en date : Secouer les banques commerciales du pays pour les amener à financer l’économie…

Dans une circulaire relayée par l’agence Reuters hier mardi 23 août, la Banque centrale du Nigeria demande aux établissements de crédit de porter à au moins 60% les devises étrangères à la disposition des industriels du secteur manufacturier installés dans le pays. Sans cela, le secteur demeurera paralysé vu que les opérateurs ne pourront pas s’approvisionner à l’étranger. Mais problème : Le dollar est de plus en plus difficile à trouver et il est horriblement cher. Jeudi 18 août, la monnaie nationale, le naira, avait atteint un plus bas historique de 365,25 nairas pour un dollar, contre 197-199 avant l’entrée en vigueur d’un cours flottant. Une situation qui pénalise lourdement les industriels.

Ce n’est guère mieux au niveau des réserves en dollars de la Banque centrale ; elles ont fondu comme neige au soleil, jusqu’à 25,78 milliards de dollars, alors qu’elles dépassaient les 40 milliards de dollars avant la plongée des cours du pétrole en 2014. A signaler que 90% des réserves en devises étrangères du pays viennent des exportations de pétrole.

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Le Dinar tunisien ne va certainement pas faire exception et rompre avec la baisse observée depuis la Révolution au point que l’on ne s’attend pas à une grand-chose d’une économie qui n’est pas encore prête à amorcer une reprise

Dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a indiqué que l’inflation continue à ronger tous les équilibres macro-économiques, puisque, elle aussi, elle n’a cessé d’osciller entre 3 et 6%.

Il a dans le même contexte indiqué que l’injection de l’argent dans une économie mourante, sous forme de salaires et de crédits, aggravée par la spéculation impunie, explique la persistance de cette anomalie. Le bouquet de tout ça est évidement l’effondrement sans précédent du dinar surtout lorsque la Banque Centrale joue le rôle passif d’un spectateur.

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Le Maroc semble propice à l’implantation et à l’expansion de la finance islamique, si l’on s’en tient à l’engouement des investisseurs, rapporte le site « africanews ».

La Banque centrale du Maroc fait état de l’intérêt de groupes bancaires locaux et étrangers pour ce type de finance, après que le pays a revu sa législation. La Banque centrale révèle que depuis le début de l’année, elle a reçu une dizaine de demandes d’agrément des banques et compagnies d’assurances.

Si l’identité des banques étrangères n’a pas été révélée, des banques locales comme Attijariwafa Bank ou encore le Crédit agricole ont déjà manifesté leur intérêt. D’abord réticent à la finance islamique par peur des interférences avec des groupes extrémistes, le Maroc a finalement revu sa législation bancaire. Les premières banques islamiques devraient fonctionner au Maroc avant la fin de l’année, a indiqué la même source.

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Le nouveau gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, Mohamed Loukal, installé depuis le 1er juin 2016, n’a pas perdu de temps. Il a tout de suite entrepris de donner un coup de fouet à l’économie algérienne en adoptant cette semaine une mesure forte pour faciliter le travail des exportateurs hors hydrocarbures. Une décision qui devrait servir de palliatif à la baisse des exportations de pétrole algérien à cause de l’effondrement des cours mondiaux du brut, qui ont remonté légèrement mais sont encore scotchés sous les 50 dollars le baril.

Autre mesure de taille, aux aspects même révolutionnaires au regard d’une économie corsetée, verrouillée : « Une entreprise qui importe des matières premières pour fabriquer des produits destinés à l’exportation et qui détient des avoirs suffisants en devises dans son compte bancaire d’entreprise peut régler sa facture en devises sans passer par la Banque centrale », a confié à l’APS un cadre de la Banque centrale algérienne, sous couvert de l’anonymat. La seule condition qui est posée, ajoute le responsable, c’est que l’entreprise importatrice paie sa facture avec ses propres devises.

Il faut savoir qu’en Algérie, ceux qui opèrent à l’export ont la possibilité de toucher en devises la moitié des revenus de l’exportation, le reste est converti en dinars par la Banque centrale. « Ce qui exclut les primo exportateurs qui ne sont pas encore dotés de devises étrangères. Ils ont été retirés du périmètre de la mesure dans un second temps », souligne à Jeune Afrique Mohamed Bessa, directeur de la communication et des exportations au sein de la société algérienne Général Emballage. « Il paraît logique que les entreprises achètent en devises étrangères des importations qui serviront à la transformation avec ajout de valeur ajoutée de biens qui seront ensuite revendues en devises étrangères, le tout sans que la Banque centrale n’ait à faire la conversion des devises en dinars », poursuit-il.

Diversification de l’économie oblige

Ces décisions font partie de la nouvelle stratégie des autorités algériennes pour faire baisser les importations, et diversifier les exportations, dominées principalement par les hydrocarbures. Au premier trimestre 2015, les caisses publiques ont dû faire face à la chute vertigineuse du prix du pétrole, laquelle a provoqué un net recul de la valeur des exportations d’hydrocarbures, jusqu’à 8,7 milliards de dollars entre janvier et mars 2015 (-8,9% sur un an). Une situation qui forcément impacte négativement la balance commerciale. D’où les actions tous azimuts en ce moment pour redonner du tonus et diversifier l’économie du pays, marquée par des années d’immobilisme et de politique de la rente pétrolière.

Cette sinistrose sur les cours du pétrole sera peut-être une chance pour l’Algérie, in fine, à condition que les réformes aillent à leur terme et qu’elles donnent les fruits escomptés.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Le Conseil a tenu sa première réunion, sous sa nouvelle composition, suite à l’adoption de la loi portant refonte de la loi de la BCT, en date du 27 juin 2016. La réunion a été focalisée sur le suivi par la Banque centrale des évolutions récentes de la conjoncture économique internationale et l’analyse des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers, ainsi que les principales évolutions de la situation économique au plan national. Les indicateurs relatifs à l’activité du secteur bancaire et à l’évolution des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes ont également été passés en revue.

Les discussions se sont concentrées, principalement, sur les pressions exercées sur le secteur extérieur, au cours de la période récente, engendrées par le dérapage du déficit courant et le recul des recettes au titre des investissements étrangers et des opérations de financement extérieur, et leur impact sur les réserves en devises et le taux de change du dinar, ainsi que les risques à court terme que pourrait induire la poursuite de ses pressions. A cet effet, des propositions de mesures urgentes que la Banque centrale se doit de mettre en œuvre ont été examinées.

Le Conseil a également discuté des répercussions éventuelles de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne « Brexit » sur les perspectives de l’économie nationale, notamment en ce qui concerne les échanges commerciaux, les investissements et la coopération économique et financière bilatérale. Après délibération, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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Les partisans du Front populaire ont appelé le ministère de l’Intérieur à dévoiler l’identité des parties impliquées et les autorités concernées à auditionner l’un des dirigeants d’Ennahdha

Les députés du Front populaire (FP) ont décidé, aujourd’hui, lundi 11 avril 2016 de se retirer de la réunion de la commission de consensus de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) portant sur le projet de loi régissant le statut de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

La commission de consensus est composée des représentants des différents groupes parlementaires de l’ARP et elle est chargée de rapprocher les points de vue et les questions objet de désaccord.

Rappelons à ce propos que les travaux portant sur le projet de loi régissant le statut de la BCT se poursuivent actuellement à l’ARP.

Le nouveau projet de loi régissant le statut de la Banque centrale a été approuvé le mercredi 30 mars 2016 par la commission des finances de l’ARP.

Il s’agit d’un projet de loi portant création et organisation de la Banque centrale et s’inscrivant dans le cadre de la restructuration du système financier, tout en se basant sur les meilleures pratiques internationales et le respect de la gouvernance bancaire moderne.

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L’Assemblée des représentants du peuple a confirmé

La commission des finances réunie ce lundi 4 avril 2016 à l’ARP est en train d’examiner les détails des amendements apportés au projet de loi régissant le statut de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Une fois la copie amendée, approuvée, elle fera l’objet d’une séance plénière pour approbation finale.

Il est à rappeler que le projet de loi régissant le statut de la Banque centrale a été approuvé le 31 mars dernier par la commission en question.

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La Banque centrale libyenne (BCL) et la Compagnie nationale de pétrole (NOC) ont annoncé leur soutien au gouvernement d’union nationale en Libye, un nouveau revers pour les autorités non-reconnues basées à Tripoli.

Ce ralliement de deux des principales institutions économiques intervient cinq jours après l’arrivée à Tripoli du chef du gouvernement d’union Fayez al-Sarraj, homme d’affaires et député tripolitain, et de plusieurs ministres.

Dans un communiqué publié dimanche, la BCL « salue » l’arrivée du gouvernement d’union « et les résolutions du Conseil de sécurité » de l’ONU.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait salué à l’unanimité vendredi l’installation du gouvernement d’union, dont l’ONU a été le grand artisan.

Les 15 pays membres du Conseil avaient aussi renouvelé leur appel aux Etats à « cesser de soutenir ou d’avoir des contacts officiels avec les institutions parallèles qui prétendent être l’autorité légitime mais sont en dehors de l’accord politique libyen ».

Avant la banque centrale, la NOC avait apporté son soutien au gouvernement d’union. « Nous travaillons avec le Premier ministre (Fayez) al-Sarraj et le conseil présidentiel pour dépasser nos divisions », a indiqué Mustafa Sanalla, son PDG dans un communiqué.

Nous avons maintenant un cadre légal international pour travailler », a dit M. Sanalla en référence au soutien de la communauté internationale au gouvernement Sarraj.

Ces deux ralliements assènent un nouveau coup au chef du gouvernement non reconnu, Khalifa al-Ghweil, qui refuse de céder le pouvoir et a sommé  Sarraj de repartir.

La NOC à Tripoli, entreprise publique qui gère le secteur pétrolier et gazier en Libye, a toujours bénéficié de la reconnaissance de la communauté internationale même si elle dépendait des autorités non reconnues contrôlant la capitale depuis l’été 2014.

Le gouvernement d’union a également reçu le soutien des gardes des principales installations pétrolières du pays.

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Chedly Ayari

Auditionné ce lundi 7 mars 2016 par la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), sur le projet de loi relatif à la Banque centrale de Tunisie (BCT), le gouverneur de l’institut d’émission, Chedly Ayari  a différé à une date ultérieure, sans doute jeudi prochain, ses réponses à la vague d’interrogations des députés de ladite commission. « Vos observations et critiques sont à ce point intéressantes que je préfère y apporter  mes réponses plus tard », a dit le  gouverneur de la BCT aux  députés, qui  ont réagi favorablement à cette doléance, fixant  la date du jeudi prochain pour une deuxième séance d’audition du gouverneur de la BCT. Lors de cette réunion, le gouverneur de la BCT doit répondre aux différentes interrogations des membres de la commission des finances sur le nouveau projet de loi régissant l’institut d’émission.

Le membre de la commission des finances à l’ARP, Mongi Rahoui a vivement  critiqué ce texte , soulignant que l’indépendance de la BCT telle que mentionnée dans ce projet de loi n’est que de pure forme.

Intervenant  lors de l’audition du gouverneur de la Banque centrale, il  a expliqué sa position par la composition du conseil d’administration de la Banque centrale, lequel, a-t-il dit,  est majoritairement formé de  membres du gouvernement : « L’indépendance de la BCT dans le nouveau projet de loi régissant cette institution  n’est qu’une question purement formelle », insisté.

C’est ainsi qu’il a appelé la BCT à revoir cette copie du projet de loi régissant l’institut d’émission afin de garantir le minimum d’indépendance, selon ses dires.

Mongi Rahoui a, dans le même contexte, indiqué que  la politique monétaire de la BCT doit être en harmonie avec les politiques budgétaires et les équilibres financiers du pays.

Quant à lui, le membre de la commission des finances à l’ARP, Mohamed Fadhel Ben Omrane a appelé à  auditionner le ministre des Finances, Slim Chaker  sur le projet de la  loi régissant la Banque Centrale.

Fadhel Ben Omrane a exigé la présence du ministre des Finances à cette réunion pour s’expliquer sur ce projet de loi préparé par le gouvernement, selon ses dires. « Ce projet de loi devrait être discuté avec le gouvernement et non avec le  gouverneur de la BCT », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président de la commission des finances, Iyed Dahmani a fait remarquer que seule la commission des finances décide des personnes à auditionner et que plusieurs projets de loi ont été d’ailleurs approuvés sans interroger le gouvernement.

Un autre membre de la commission des finances a indiqué que l’indépendance de la banque centrale telle que mentionnée dans le projet de loi régissant la banque et son indépendance du contrôle de la cours des comptes n’est pas rassurante, appelant ainsi à coordonner entre la politique monétaire et fiscale du projet en question.

De son côté, Mohamed Ben Salem, aussi membre de la commission s’est interrogé sur le rôle de la banque centrale et du ministère des Finances dans le contrôle des banques publiques, sachant que la corruption n’a pas permis aux banques publiques de se consolider, selon ses dires.

Khadija Taboubi

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