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Banque mondiale, BAD, Tunisie

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La nouvelle a été dévoilée depuis quelques jours ! La Banque africaine de développement (BAD) vient d’annuler son prêt promis à la Tunisie.  Mohsen Hassan

La nouvelle a été dévoilée depuis quelques jours ! La Banque africaine de développement (BAD) vient d’annuler son prêt promis à la Tunisie. Mohsen Hassan, expert économique et financier nous a expliqué que la BAD a cessé d’apporter des concours financiers à la Tunisie et à l’Egypte, d’ailleurs, parce qu’elle risque de voir sa note dégradée dans la foulée de la dégradation des notes souveraines de ces deux pays, soulignant que la BAD est une institution financière qui gère des fonds et elle a été obligée de prendre cette décision, sinon elle serait accablée par l’endettement : « la dégradation des notes rating de la Tunisie ont pesé lourdement sur l’activité de la BAD et le risque de la dégradation de sa note devient une réalité. », a-t-il dit.

S’agissant de la décision de la Banque mondiale de réduire de moitié le prêt d’un milliard de dollars qu’elle avait décidé d’accorder à la Tunisie, Mohsen Hassan nous a précisé que les raisons de cette décision n’est plus la dégradation des notes de la Tunisie, mais plutôt l’incapacité du gouvernement et des décideurs politiques d’honorer leur engagement. La Tunisie a été sommée d’engager un certain nombre de réformes structurelles négociées et convenues notamment avec le FMI (réforme du secteur bancaire et fiscal), ce qui n’a pas été respecté à cause des incertitudes politiques qui règnent dans le pays. Toutes les réformes sont en phase préliminaire et n’ont pas avancé sauf celles entamées au niveau de la fiscalité qui viennent de démarrer, a indiqué Mohsen Hassan, estimant qu’on aurait dû lancer les réformes, dès l’année 2011.

Il a affirmé, en outre, que le recours de la Tunisie au marché financier international est très difficile et que le pays a été très dévalué sur les marchés financiers internationaux, ce ne le, fonde plus à y lancer des emprunts obligataires, comme la possibilité lui en était donnée avant janvier 2011. Les deux seuls emprunts réalisés en 2012 n’ont été possibles qu’avec la garantie officielle des trésors américain et japonais. Et d’ajouter que « notre économie est une économie d’endettement et non de participation et le besoin en financement est énorme vu l’insuffisance de l’épargne nationale qui n’est que de l’ordre de 16% contre un taux d’investissement de 21%, d’où un décalage de 5% à financer à travers l’endettement».

Tous responsables !

L’expert économique a imputé la responsabilité de la décision prise par la BAD et la Banque Mondiale à tous les Tunisiens, principalement aux différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir, depuis la Révolution à aujourd’hui, aux organisations syndicales, et à la société civile. « On est tous responsables. On a fait de mauvais choix économiques et politiques non justifiés », a affirmé Mohsen Hassan, ajoutant que la société civile assume une part essentielle de cette responsabilité puisqu’elle a soutenu pleinement les grèves, les revendications sociales et les augmentations salariales.

Il a fait remarquer, en outre, que l’opposition n’est pas sur le bon chemin et elle n’est pas constructive, soulignant que l’opposition n’a pour souci que de combattre les acteurs et les partis politiques qui gouvernent tout en ignorant l’intérêt général du pays : « On a oublié que l’opposition doit intervenir en termes d’ajustement et de développement économique », a-t-il expliqué.

Quelles solutions ?

Au sujet des solutions qui s’offrent actuellement à la Tunisie pour sortir de sa crise, l’économiste nous a précisé que la Tunisie dispose d’une grande liquidité qu’il faut lever sur le marché parallèle. Selon lui, cette liquidité peut répondre partiellement aux besoins financiers de l’Etat, soulignant que le recours au marché national est essentiel, aujourd’hui, pour financer l’économie.

Il a appelé, dans ce cadre, à procéder aux ajustements structurels exigés par les bailleurs de fonds internationaux et assainir les finances publiques en utilisant les moyens qui sont à la disposition de l’Etat pour renforcer les investissements et créer de la richesse. Il faut également, selon lui, apporter des réponses claires et des solutions urgentes au système financier et assurer une redistribution équitable des richesses, mais sans miser sur la classe moyenne.

Par ailleurs, dans son dernier rapport sur les perspectives économique en Tunisie, la BAD a noté que l’amélioration de la situation économique dans son ensemble se fait attendre. Le chômage reste élevé et les déficits courants et budgétaires importants, faute de réformes structurelles et d’une solide reprise économique en Europe, principal partenaire économique de la Tunisie. Les plus grands risques concernent les tensions idéologiques, les mouvements sociaux ainsi que les éventuelles politiques populistes qui pourraient être menées en vue des élections, menant à de possibles dérapages budgétaires. Et d’ajouter, dans ce rapport, que les incertitudes politiques ralentissent les décisions économiques et fragilisent la reprise amorcée. La situation sécuritaire s’est dégradée, écornant l’image d’un pays réputé tranquille. Les réformes engagées par les autorités de transition, afin d’améliorer la croissance et la gouvernance et de réduire les disparités régionales, doivent se poursuivre.

Khadija Taboubi

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La nouvelle a été dévoilée depuis quelques jours ! La Banque africaine de développement (BAD) vient d’annuler son prêt promis à la Tunisie.  Mohsen Hassan

La nouvelle a été dévoilée depuis quelques jours ! La Banque africaine de développement (BAD) vient d’annuler son prêt promis à la Tunisie. Mohsen Hassan, expert économique et financier nous a expliqué que la BAD a cessé d’apporter des concours financiers à la Tunisie et à l’Egypte, d’ailleurs, parce qu’elle risque de voir sa note dégradée dans la foulée de la dégradation des notes souveraines de ces deux pays, soulignant que la BAD est une institution financière qui gère des fonds et elle a été obligée de prendre cette décision, sinon elle serait accablée par l’endettement : « la dégradation des notes rating de la Tunisie ont pesé lourdement sur l’activité de la BAD et le risque de la dégradation de sa note devient une réalité. », a-t-il dit.

S’agissant de la décision de la Banque mondiale de réduire de moitié le prêt d’un milliard de dollars qu’elle avait décidé d’accorder à la Tunisie, Mohsen Hassan nous a précisé que les raisons de cette décision n’est plus la dégradation des notes de la Tunisie, mais plutôt l’incapacité du gouvernement et des décideurs politiques d’honorer leur engagement. La Tunisie a été sommée d’engager un certain nombre de réformes structurelles négociées et convenues notamment avec le FMI (réforme du secteur bancaire et fiscal), ce qui n’a pas été respecté à cause des incertitudes politiques qui règnent dans le pays. Toutes les réformes sont en phase préliminaire et n’ont pas avancé sauf celles entamées au niveau de la fiscalité qui viennent de démarrer, a indiqué Mohsen Hassan, estimant qu’on aurait dû lancer les réformes, dès l’année 2011.

Il a affirmé, en outre, que le recours de la Tunisie au marché financier international est très difficile et que le pays a été très dévalué sur les marchés financiers internationaux, ce ne le, fonde plus à y lancer des emprunts obligataires, comme la possibilité lui en était donnée avant janvier 2011. Les deux seuls emprunts réalisés en 2012 n’ont été possibles qu’avec la garantie officielle des trésors américain et japonais. Et d’ajouter que « notre économie est une économie d’endettement et non de participation et le besoin en financement est énorme vu l’insuffisance de l’épargne nationale qui n’est que de l’ordre de 16% contre un taux d’investissement de 21%, d’où un décalage de 5% à financer à travers l’endettement».

Tous responsables !

L’expert économique a imputé la responsabilité de la décision prise par la BAD et la Banque Mondiale à tous les Tunisiens, principalement aux différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir, depuis la Révolution à aujourd’hui, aux organisations syndicales, et à la société civile. « On est tous responsables. On a fait de mauvais choix économiques et politiques non justifiés », a affirmé Mohsen Hassan, ajoutant que la société civile assume une part essentielle de cette responsabilité puisqu’elle a soutenu pleinement les grèves, les revendications sociales et les augmentations salariales.

Il a fait remarquer, en outre, que l’opposition n’est pas sur le bon chemin et elle n’est pas constructive, soulignant que l’opposition n’a pour souci que de combattre les acteurs et les partis politiques qui gouvernent tout en ignorant l’intérêt général du pays : « On a oublié que l’opposition doit intervenir en termes d’ajustement et de développement économique », a-t-il expliqué.

Quelles solutions ?

Au sujet des solutions qui s’offrent actuellement à la Tunisie pour sortir de sa crise, l’économiste nous a précisé que la Tunisie dispose d’une grande liquidité qu’il faut lever sur le marché parallèle. Selon lui, cette liquidité peut répondre partiellement aux besoins financiers de l’Etat, soulignant que le recours au marché national est essentiel, aujourd’hui, pour financer l’économie.

Il a appelé, dans ce cadre, à procéder aux ajustements structurels exigés par les bailleurs de fonds internationaux et assainir les finances publiques en utilisant les moyens qui sont à la disposition de l’Etat pour renforcer les investissements et créer de la richesse. Il faut également, selon lui, apporter des réponses claires et des solutions urgentes au système financier et assurer une redistribution équitable des richesses, mais sans miser sur la classe moyenne.

Par ailleurs, dans son dernier rapport sur les perspectives économique en Tunisie, la BAD a noté que l’amélioration de la situation économique dans son ensemble se fait attendre. Le chômage reste élevé et les déficits courants et budgétaires importants, faute de réformes structurelles et d’une solide reprise économique en Europe, principal partenaire économique de la Tunisie. Les plus grands risques concernent les tensions idéologiques, les mouvements sociaux ainsi que les éventuelles politiques populistes qui pourraient être menées en vue des élections, menant à de possibles dérapages budgétaires. Et d’ajouter, dans ce rapport, que les incertitudes politiques ralentissent les décisions économiques et fragilisent la reprise amorcée. La situation sécuritaire s’est dégradée, écornant l’image d’un pays réputé tranquille. Les réformes engagées par les autorités de transition, afin d’améliorer la croissance et la gouvernance et de réduire les disparités régionales, doivent se poursuivre.

Khadija Taboubi

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