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Banque Mondiale

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Pour sa première sortie médiatique cette année, la Banque mondiale est optimiste pour la croissance au Maroc. Elle prévoit un taux de 4% en 2017 dans ses perspectives économiques publiées le 10 janvier dernier.

Toujours, selon les prévisions de la BM, la reprise au Maroc devrait être soutenue par la hausse de la production agricole. Le taux devra légèrement baisser en 2018 et 2019 de respectivement 3,5% et 3,6%.

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La Banque Mondiale (BM) vient de prédire un taux de croissance de 3% en 2017 pour la Tunisie. Prévision qui intervient juste après l’annonce de 1,5% de croissance pour 2016. Prévision aussi qui ravira certainement Youssef Chahed et son GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Et s’il le croit, il aura à notre sens tiré trop vite et ferait mieux de rengainer et comparer les prévisions d’une institution dont les chiffres annoncés en début d’année en matière de croissance n’ont presque jamais été conformes à la dure réalité de la Tunisie qu’il dirige.

Il devrait d’abord, ainsi que ses conseillers économiques et financiers, savoir quels seront les moteurs de la croissance capables de la tirer, s’il y en a, vers le haut. Ces «Growth Drivers» pour la Tunisie, comme diraient ces experts dont nous ne sommes pas, c’est d’abord l’exportation. Or, la balance commerciale a terminé l’exercice 2015 avec un déficit inquiétant dépassant toutes les limites. Cela fragilise le secteur extérieur qui était jusque-là l’apanage de la Tunisie, surtout si l’importation n’est pas productive, mais de consommation.
A tout cela il faudra ajouter que pour 2017, l’exportation, dont grande partie est agricole, dépendra de facteurs exogènes comme la météorologie et souffre de quantité, de compétitivité et des conditions de livraison. Il y a aussi la productivité qui participe à 1,5 – 2 % dans la croissance, laquelle productivité est en sérieuse panne depuis 2011, pour ne pas dire qu’elle a disparu.

L’autre «Diver» de croissance est le tourisme, qui participe à 6 ou 7 % dans la croissance. Cela sans oublier le reste des secteurs et leurs 400 mille personnes qu’ils font vivre autour d’eux. Le tourisme et dérivés peinent cependant toujours à se relever pour carburer à une vitesse capable de contribuer aux 3% de croissance que prévoit la BM. A cela il faut ajouter la panne du secteur minier et des énergies et le secteur de l’économie numérique, qui n’a pas encore répondu aux investissements faits.
Certes les IME et le textile résistent à la crise et font de bons taux de croissance. Or, pour réaliser de la croissance, au taux annoncé par la BM, il faudra que tous ces moteurs fonctionnent, tous et en même temps, ce qui n’a jusqu’ici pas été le cas. On peut certes faire de la croissance artificielle, notamment par la consommation, de 3% ou même plus. Elle sera cependant une croissance amorphe et artificielle non créatrice d’emplois.

Sollicité par Africanmanager pour un commentaire sur le chiffre des 3% de la BM, le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, affirme que «il est techniquement impossible, maintenant, de prédire ce que sera 2017, même pour la Banque Mondiale avec tout son appareil de statisticiens, d’analystes et de prévisionnistes. Il faut au moins attendre que le 1er trimestre, qui est très indicatif en matière de croissance, se termine. On n’aura donc les chiffres de ce premier trimestre que vers la mi-mai 2017. Tout le reste, c’est de la spéculation et des extrapolations qui sont, certes scientifiquement menées, mais gratuites».
Et le gouverneur de la BCT de nous indiquer que «en admettant que tous ces moteurs de croissance se remettent à fonctionner tous ensemble, sans rupture, ni sociale ni économique, le saut de croissance qu’on pourrait faire, en tout cas en 2017 car en 2018 il pourrait y avoir des reprises intéressantes, ne sera pas énorme et moi je doute des 3%. En tout cas je n’ai rien qui me permette de parler de 3% de croissance pour 2017 et je crois que la BM ne pourra pas me fournir des preuves pour cela».

Dans son «rapport de suivi de la situation économique» fait à l’automne 2016, la Banque Mondiale affirmais que «l’économie [Ndlr : tunisienne] devrait connaître une croissance modeste de 2,0 % en 2016 grâce à une hausse de la consommation publique (de 10,1 %) suite à la négociation d’augmentations de salaires et à l’investissement (en hausse de 4,5 %). A moyen terme, la croissance économique devrait progresser, respectivement, à 3,0 et 3,7 % en 2017 et 2018 dans un scénario qui associerait une accélération des réformes structurelles, une amélioration de la sécurité au niveau national et régional (dont un début de normalisation en Libye notamment), une plus grande stabilité sociale et une augmentation modérée de la demande extérieure». Rien de tout cela ne s’est réalisé, à commencer par la croissance de 2%, qui n’a été qu’à peine de 1,5 % et sans création d’emplois.

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Dans un effort de coordonner l’appui aux réformes et au développement en Tunisie, la Banque Mondiale, la Suisse, le Royaume-Uni, l’UE et la Tunisie ont lancé, aujourd’hui, jeudi 12 janvier 2017, à Tunis, la deuxième phase du Fonds « Moussanada ». Le projet vise à appuyer le gouvernement tunisien dans ses réformes, notamment la modernisation du secteur financier, le renforcement de la gouvernance et l’appui aux collectivités locales pour une mise en place réussie de la décentralisation. Le lancement a eu lieu en présence du ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi.

Lors de cette rencontre, Abdelkefi a indiqué que cette initiative va cibler les grandes réformes engagées dans le secteur des finances publiques et principalement les institutions bancaires publiques.

De son côté, Armelle Lidou, chef de la Coopération de la délégation de l’UE à Tunis, a indiqué que la contribution de l’UE à hauteur de 3 millions d’euros au fonds Moussanada permettra d’accélérer et d’accroître significativement l’appui aux communes tunisiennes, notamment les plus vulnérables, dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation en Tunisie. L’entrée de l’UE dans ce fonds marque également la volonté commune de l’UE, de la Banque Mondiale et de leurs associés de mieux coordonner les actions des partenaires de la Tunisie dans ce secteur clé pour le développement des finances publiques locales.

Il s’agit d’un fonds d’une valeur de près de 23 millions de dinars, soit 10 millions de dollars, lancé en 2014 sous l’impulsion de la coopération entre la Suisse et la Banque Mondiale. Lors de la deuxième phase de « Moussanada », le Royaume-Uni et l’UE ont rejoint les autres bailleurs pour coordonner l’appui au développement en Tunisie.  « Moussanada » est une initiative qui fait intervenir de nombreux acteurs et qui, à la demande du gouvernement tunisien, met à disposition leur savoir-faire et leur appui financier au service des réformes décidées et planifiées. Cette initiative est conçue pour répondre de manière dynamique et flexible aux besoins des autorités tunisiennes dans les domaines concernés. Les projets sont ainsi gérés de manière plus coordonnée pour éviter les redondances, tout en mobilisant les meilleurs experts nationaux et internationaux, avec pour objectif d’augmenter l’efficacité, l’impact social et d’assurer ainsi la réussite des projets déjà financés.

La première phase du Fonds, 2014-2016, a financé plusieurs projets d’assistance technique pour un total de près de 6 millions de dinars, soit près de 3 millions de dollars, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration et de la gouvernance avec des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et l’évaluation de la gestion des finances publiques locales. Cette phase avait permis de financer pour un total de près de 3 millions de dollars des projets d’assistance technique en Tunisie, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration, tout en mettant en place des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et de l’évaluation de la gestion des finances publiques.

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Dans un effort de coordonner l’appui aux réformes et au développement en Tunisie, la Banque Mondiale, la Suisse, le Royaume-Uni, l’UE et la Tunisie ont lancé, aujourd’hui, jeudi 12 janvier 2017, à Tunis, la deuxième phase du Fonds « Moussanada » visant à appuyer le gouvernement tunisien dans ses réformes, notamment la modernisation du secteur financier, le renforcement de la gouvernance et l’appui aux collectivités locales pour une mise en place réussie de la décentralisation. Le lancement a eu lieu ce jeudi, 12 janvier 2017 à Tunis, en la présence du ministre de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Fadhel Abdelkefi.

Il s’agit d’un fonds d’une valeur actuelle de près de 23 millions de dinars, soit 10 millions de dollars lancé en 2014 sous l’impulsion de la coopération Suisse et la Banque Mondiale. Lors de la deuxième phase de « Moussanada », le Royaume-Uni et l’UE ont rejoint les autres bailleurs pour coordonner l’appui au développement en Tunisie.

La première phase du Fonds, 2014-2016, a financé plusieurs projets d’assistance technique pour un total de près de 6 millions de dinars, soit près de 3 millions de dollars, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration et de la gouvernance avec des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et l’évaluation de la gestion des finances publiques locales.

Cette phase avait permis de financer pour un total de près de 3 millions de dollars de projets d’assistance technique en Tunisie, notamment dans le secteur des banques publiques avec la réforme des conseils d’administration tout en mettant en placed des projets de renforcement des capacités d’audit interne de l’administration et de l’évaluation de la gestion des finances publiques.

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Le livre blanc visant l’amélioration du secteur de transport sera présenté mardi prochain.
La présentation sera assurée par le ministre du Transport, Anis Ghedira, en présence de représentants de la Banque Mondiale, lit-on dans le quotidien « Achourouk ».
Pour rappel, le livre blanc, préparé par la Tunisie en collaboration avec la Banque mondiale, propose un plan d’action pour la prochaine décennie (horizon 2030) dans le secteur du transport.
Elaboré sur la base de 50 études, ce livre met le cap sur la nécessité de garantir le désenclavement des régions défavorisées tout en identifiant à travers un diagnostic six déficiences majeures.

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Selon des résultats publiés dans un  rapport élaboré conjointement par la Banque Mondiale et l’UNICEF sur « l’extrême pauvreté des enfants dans le monde », 25% des enfants tunisiens âgés entre 0 et 18 ans vivent dans un milieu familial pauvre.

Il s’agit d’un chiffre inquiétant en comparaison avec le taux de pauvreté nationale qui était de l’ordre de 15,5% en 2010.

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Le vice-président de la Banque Mondiale, Hafedh Ghanem, a annoncé, lors de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement au palais des congrès à Tunis, que des financements estimés à 1 milliard de dollars seront débloqués chaque année pour la Tunisie, et ce sur une période de 5 ans.

Quant à elle, la Société financière internationale (SFI) relevant de la Banque Mondiale décaissera 300 millions de dollars pour soutenir le secteur privé, ajoute le vice-président de la BM.

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Selon une étude récemment rendue publique par la Banque Mondiale et citée par le site L’usine nouvelle, le Maroc a réduit de 20% le coût de la dégradation de son environnement par habitant entre 2000 et 2014.

En dépit de cette bonne nouvelle, la dégradation de l’environnement coûte encore au Maroc 3 à 4% de son PIB par an, soit 33 milliards de dirhams, a ajouté la BM.

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré ce jeudi 10 novembre 2016 à Africanmanager que si le FMI cesse de soutenir financièrement la Tunisie, les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale, la BERD, la BID, la BAD, tous les fonds arabes et même les États, le feront aussi.

Il a à ce propos expliqué que le FMI est non seulement un bailleur de fonds mais aussi un organisme qui certifie la solvabilité des pays et donne aux autres organismes et bailleurs un signal quant à la crédibilité au niveau de la capacité financière des pays.

Besbes a, en outre, ajouté que si le FMI cesse d’appuyer la Tunisie, les agences d’accréditation seront vigilantes sur l’attitude du FMI vis-à-vis du gouvernement tunisien.

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Le 20 décembre dernier

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, et Amen Bank ont conclu, ce mercredi 9 novembre 2016, un accord de partenariat visant à appuyer davantage la banque dans le renforcement de son positionnement comme un acteur principal du système bancaire tunisien, indique un communiqué de la Banque Mondiale (BM).

Les équipes de conseils d’IFC appuieront Amen Bank dans l’élaboration et la mise en place d’un dispositif de communication financière afin de renforcer sa visibilité et son attractivité auprès des opérateurs nationaux et internationaux. Cette initiative permettra également à Amen Bank de mieux valoriser ses activités et poursuivre sa croissance. « Notre partenariat avec IFC va encore se renforcer et nous permettre d’accélérer notre développement pour mieux servir les entreprises et les ménages tunisiens, » a déclaré Ahmed El Karm, président du directoire d’Amen Bank.

Disposant d’un réseau de plus de 162 agences, Amen Bank se situe parmi les plus grandes banques privées de Tunisie. S’appuyant sur l’un des principaux groupes du pays, elle nourrit également des ambitions de développement à l’international, notamment en Afrique subsaharienne.

« Le secteur financier joue un rôle central dans le développement de l’activité économique, » a rappelé Joumana Cobein, Directrice d’IFC en charge des activités au Maghreb. « Améliorer la visibilité des banques est un élément essentiel pour leur assurer l’accès aux ressources nécessaires pour favoriser la croissance et l’emploi. »

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un partenariat financier et technique entamé depuis plusieurs années. Actionnaire à hauteur de 10% du capital, IFC avait déjà contribué à l’amélioration du dispositif de gestion des risques d’Amen Bank.

Depuis 2011, IFC a investi 145 millions de dollars en Tunisie dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de la santé, des fonds d’investissement et de la microfinance pour favoriser la croissance et la création d’emplois en Tunisie. Ces investissements sont le reflet de la stratégie plus large d’IFC qui vise à améliorer le climat des affaires et à renforcer la confiance des investisseurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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C’est la question qu’on peut légitimement se poser à la vue des chiffres de la dernière mouture publiés par la Banque Mondiale hier jeudi 29 septembre 2016. D’après l’institution financière internationale, les pays de l’Afrique subsaharienne réaliseront, au mieux, une croissance de +1,6% cette année, très loin des +2,5% annoncés début juin 2016, qui eux-mêmes sont en-dessous des chiffres avancés précédemment. Bref, même l’honorable institution de Bretton Woods a perdu sa boussole, dans un exercice – la prévision – de plus en plus périlleux tant l’économie mondiale est mouvante…

Avec cette prévision, la Banque Mondiale rejoint exactement la position du Fonds monétaire international (FMI), qui avait réduit très fortement sa prévision à la mi-juillet, et l’avait même carrément divisée par deux, soit 1.6%. Mais de ce point de vue la BM n’est pas mal non plus, puisqu’elle est passée d’une prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne de +4.2%, en janvier 2016, à +3.3% trois mois après, puis +2.5% en juin 2016, et enfin 1.6% ce mois de septembre. On se demande quelle autre tuile va tomber sur la tête des économies africaines dans quelques mois !

Le Nigeria et l’Afrique du Sud pointés du doigt

Pour la Banque Mondiale, les responsables de la morosité continentale, la plus grave depuis 20 ans, sont tout trouvés : Le Nigeria et l’Afrique du Sud. « La dégradation de la conjoncture au Nigeria et en Afrique du Sud, les deux plus importantes économies de la région, qui représentent la moitié de la richesse produite en Afrique » et le net tassement des revenus des pays dont l’économie est fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures ont causé le reflux de la croissance du continent.

Les trains à l’heure

Mais la Banque Mondiale n’est pas seulement une mère fouettarde, elle a également distribué des bons points. Dans cette conjoncture difficile, il y a quand même des pays qui servent de locomotive pour le continent, ce qui leur vaut des brevets de satisfecit. « Un quart des pays sont parvenus à résister aux chocs. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus dynamiques de la région, suivis par l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie qui continuent d’afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % », dit l’institution dans son communiqué…

La BM a tout de même terminé sur une note positive en prédisant que la reprise sera au rendez-vous en 2017, avec +2,9%, trustée par une remontée des cours du baril de pétrole.

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La Grande-Bretagne, l’Union européenne et la Banque mondiale ont annoncé mercredi un plan visant la création de 100 000 emplois en Ethiopie pour aider à lutter contre la crise des migrants, rapporte la chaîne BBC.

 Deux parcs industriels seront construits dans le pays pour un coût estimé à 500 millions de dollars. L’Ethiopie, initiatrice du projet, devra accorder des permis de travail à 30 000 réfugiés. Un certain nombre de nouveaux postes sera réservé aux jeunes Ethiopiens demandeurs d’emploi.

D’après la même source, la Première ministre britannique, Theresa May, a déclaré qu’il s’agit d’un projet-pilote pour voir comment aider les pays pauvres qui abritent un grand nombre de migrants.

L’Ethiopie accueille plus de 700 000 demandeurs d’asile, principalement du Soudan du Sud, d’Erythrée et de Somalie. Beaucoup d’entre eux tentent de faire le voyage de l’Afrique du Nord vers l’Europe en traversant la Méditerranée.

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Le président de la république, m. Béji Caid Essebsi, a rencontré aujourd’hui au siège de l’ONU, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani et le président de la Banque Mondiale, m. Jim Yong Kim.
Le chef de la diplomatie tunisienne, m. Khémaes Jhinaoui a déclaré que l’entretien du président de la république avec l’émir du Qatar a porté sur la conférence internationale sur l’investissement prévue en Tunisie les 29 et 30 septembre courant, précisant que le Qatar compte parmi les parties qui parrainent ce grand rendez-vous économique.
M. Jhinaoui a indique que cheikh Tamim Ben Hamad a confirmé sa participation à cette conférence et renouvelé l’attachement de son pays à soutenir la transition démocratique de la Tunisie et à lui apporter toute l’aide lui permettant de dépasser la conjoncture économique difficile à travers l’incitation des hommes d’affaires qataris à investir dans notre pays.
De son coté, le président de la Banque Mondiale a assuré au président Caid Essebsi que la Tunisie se trouve au centre de l’intérêt de cette institution financière qui travaille de concert avec le Fonds Monétaire international pour apporter le soutien nécessaire à la Tunisie et répondre à son attente.
A rappeler que ces entretiens ont eu lieu en marge de la participation du chef de l’Etat à la 71ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU qui se tient actuellement à New York.

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La Chine et la Banque mondiale ont monté un nouvel organisme pour financer les projets d’infrastructure en Afrique. L’annonce a été faite très récemment, à travers un communiqué, par le gouvernement chinois. La nouvelle structure a été dénommée China Overseas Infrastructure Development and Investment Corporation Ltd (COIDIC), un nom kilométrique ; son capital est proportionnel : 500 millions de dollars.

D’après le texte du communiqué, la nouvelle structure va appuyer les projets d’infrastructure dans toutes les étapes de leur développement, de leur élaboration à leur entrée en activité, en passant par les études de faisabilité et la collecte des financements.

On a appris également que les actionnaires de la COIDIC sont des banques et entreprises chinoises, dont la China Development Bank (CDB), le Fonds de développement Chine-Afrique (CADFund) et le China Gezhouba Group Overseas Investment.

«A travers cette nouvelle structure, nous cherchons à montrer que les Chinois et des institutions occidentales peuvent faire équipe pour soutenir des projets d’infrastructures dans les pays en développement», a indiqué le directeur général adjoint de la COIDIC, Nicholas Mitsos.
«Une fois ces projets achevés, les investisseurs et les prêteurs peuvent obtenir des rendements élevés en cédant leurs participations à des fonds de pension, des compagnies d’assurances et d’autres investisseurs institutionnels à la recherche d’actifs plus rentables que les obligations souveraines», a-t-il ajouté. Toujours selon lui, la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) et la New Development Bank (NDB), la structure de développement mise en place par les pays membres du groupe des BRICS, seront sollicitées pour soutenir des programmes.

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Dans le cadre du suivi de l’état de la coopération financière et technique avec les institutions financières internationales et régionales, Mohamed Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, a eu ce matin une réunion avec Eileen MURRAY, représentante résidente de la Banque Mondiale en Tunisie, indique un communiqué.

L’entretien a permis de passer en revue le programme de coopération pour les cinq ans à venir, ainsi que celui pour l’année 2017 qui consiste en particulier, en l’appui à la modernisation du secteur financier, l’appui à l’emploi des populations vulnérables, le soutien au secteur agrico-forestier et aux chaînes de valeurs et autres domaines.

Concernant l’avancement des préparatifs de la Conférence Internationale sur l’Investissement, le ministre a souligné que les efforts doivent se concentrer sur l’image de la Tunisie comme site d’opportunités économiques et sur la mobilisation des grandes firmes à forts potentiels d’investissement, outre la présence politique de haut niveau.

Le Ministre du Développement a, par la même occasion, passé en revue l’état d’avancement des réformes économiques notamment celle du code d’investissement qui passera dans les jours qui viennent devant l’ARP, insistant sur l’importance d’alléger son contenu dans les décrets d’application afin qu’il soit attractif et encourageant.

MURRAY, a réaffirmé la disposition et la volonté de la Banque Mondiale de continuer son appui aux réformes et aux projets d’investissements  publiques permettant le maximum d’impacts sur la relance économique et la croissance.

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La Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont fait savoir, dans un communiqué commun publié récemment, qu’ils vont décaisser 24 milliards de dollars (21 milliards d’euros), sur les trois à cinq ans à venir, pour financer la réforme des systèmes de soins de santé sur le continent africain.

L’annonce a été faite en marge de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), qui a eu lieu les samedi 27 et dimanche 28 août 2016 à Nairobi, au Kenya. D’ailleurs l’amélioration des soins de santé en Afrique était un des principaux thèmes de cette rencontre, en plus de l’industrialisation et la stabilisation de ce continent.

« Les pays africains peuvent devenir plus compétitifs sur le marché mondial en réalisant des investissements stratégiques, et notamment en investissant dans leur ressource la plus précieuse : sa population », a affirmé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.
Sa structure s’est engagée à injecter 15 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pour accompagner la mise sur pied d’une couverture santé universelle.

Quant au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, il investira 9 milliards de dollars de 2017 à 2019 dans des programmes de lutte contre ces maladies qui frappent des millions d’Africains ; il est aussi question d’améliorer le fonctionnement des soins de santé, surtout les chaînes d’approvisionnement des médicaments et la gestion des données.

La directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, selon le communiqué, a déclaré qu’en 2014, les nations africaines avaient injecté 126 milliards de dollars dans la santé. Elle est d’avis que les pays sont capables de « mobiliser » entre 65 et 115 milliards de dollars de plus par an sur les dix prochaines années.

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Un rapport conjoint de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), de la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi que du Groupe de la Banque mondiale a fait ressortir que la croissance et le développement des entreprises du secteur privé dans la région MENA dont la Tunisie,  sont freinés par quatre sujets de préoccupation particuliers  dont l’instabilité politique, la corruption,  le  manque  de  fiabilité  de  l’approvisionnement  en  électricité et l’accès insatisfaisant aux financements. Ce constat est le résultat d’une enquête menée sur plus de 6000 entreprises privées du secteur des technologies et services localisée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

Selon cette enquête récemment rendu publique, l’instabilité  politique  induite  par  les  printemps  arabes,  les  tensions  sociales  non  résolues  et  les  conflits  dans  la  région  au  sens  large,  ressortent  comme  la  principale  préoccupation  des  cadres  et  dirigeants  des  entreprises  en en Tunisie mais aussi en Égypte, au Liban, , en Cisjordanie et à Gaza ainsi qu’en République du Yémen. « Dans la plupart de ces économies,  l’instabilité  politique  semble  avoir  des  répercussions négatives sur la croissance des entreprises et de la productivité ».

S’agissant de la corruption, l’enquête montre que les niveaux jugés élevés sont associés à une croissance plus faible des ventes et de l’emploi ainsi qu’ à une baisse de la productivité de la main d ’œuvre :  « La  corruption  constitue  une  préoccupation  majeure  pour  les  cadres  et  dirigeants  des  entreprises.  Il s’avère également que la corruption fait obstacle  aux  interactions  des  entreprises  avec  les  pouvoirs publics et les empêche ainsi d’exploiter pleinement les  possibilités  qui  se  présentent.  En  outre,  l’inquiétude  entourant  la  corruption  semble  aller  au-delà  des  affaires  de  petite  corruption,  ce  qui  suggère   l’existence  de  problèmes  plus  graves  dans  les  économies  concernées  (captation  de  l’État  par  des  groupes  d’intérêt  ou  des  élites,  corruption  dans  les  hautes  sphères,  ou  même  sous-dénonciation par peur de représailles, par exemple) ».

Le manque de fiabilité dans l’approvisionnement électrique est aussi une entrave importante pour les entreprises de plusieurs économies. Selon ce document,  le  manque  de  fiabilité  de  l’approvisionnement  en  électricité reste un problème important en Égypte, au Liban, en Cisjordanie et à Gaza et en République du Yémen, malgré les efforts déployés par certains États pour régler ce problème.  « Un  approvisionnement  irrégulier  en  électricité  représente une perte importante de chiffre d’affaires pour de  nombreuses  entreprises  et  est  associé  à  une  baisse  des niveaux de productivité ».

« De nombreux pays ont choisi, comme solution de secours, de subventionner l’énergie  lorsque  leurs  régimes  de  protection  sociale  s’avèrent  inappropriés  ou  inefficaces.  Mais  cela  est  coûteux,  et  l’altération  des  prix  qui  en  résulte  a  induit  des  incitations systématiques à évoluer vers des technologies à  plus  forte  intensité  capitalistique,  parallèlement  à  un  manque  d’incitations  à  investir dans  des  infrastructures  essentielles, tout en ouvrant la voie à des intérêts particuliers. Dans le cadre du programme de réforme engagé ces dernières années,  plusieurs  institutions  internationales,  dont  le  FMI  et  la  Banque  mondiale,  ont  appelé  à  une  refonte  complète  des  subventions  pour  évoluer  vers  un  secteur de l’énergie plus efficace », note le rapport.

Toujours selon l’enquête, le secteur   financier   des   économies   couvertes   par   l’étude MENA est dominé par un secteur bancaire relativement étendu, avec des ratios prêts/PIB supérieurs aux économies  comparables.  Cependant,  les  prêts  bancaires  sont  fortement  concentrés,  puisqu’ils  ne  vont  qu’à  un  nombre limité de grandes entreprises, et la majeure partie des  entreprises  n’a  donc  que  peu,  voire  pas  d’accès  au  crédit.

L’utilisation  des  fonds  internes  pour  le  financement  des  opérations et des investissements varie fortement d’une économie  à  l’autre  de  la  région.  Le recours  au  crédit  bancaire  ainsi  qu’au  crédit-fournisseur  et  au  crédit  à  la  consommation est conforme à la pratique dans les économies comparables. Le capital-investissement joue un rôle négligeable dans la région, alors que d’autres sources de financement, dont la micro-finance, ne sont significatives
qu’en Tunisie et en Cisjordanie et à Gaza.

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Les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI, qui viennent de boucler leur conclave à Cotonou, au Bénin, n’y sont pas allés par quatre chemins. Dans un texte commun, qu’ils ont intitulé la « Déclaration de Cotonou », ils disent que le continent a besoin d’un soutien financier massif et à des taux préférentiels pour soutenir les efforts de développement. Et c’est ce qu’ils ont demandé à leurs institutions.

Les ministres en charge du Développement et/ou des Finances des 54 nations africaines ainsi que les gouverneurs des banques centrales du continent étaient réunis depuis le 04 août au Palais des congrès de la capitale béninoise pour le « Caucus africain Banque mondiale-FMI 2016 ». La rencontre s’est terminée hier vendredi par l’adoption de ce document

Ce que l’Afrique attend de ses dirigeants et des institutions

« Nous ne pouvons plus rester en marge du développement. L’époque où l’Afrique était le continent où on faisait juste le strict minimum pour le développement est révolu. Nous nous sommes entendus pour prendre des engagements clairs de bonne gouvernance et de transparence. Aux institutions de Bretton Woods de nous accompagner par des financements massifs et des taux préférentiels », a dit en marge de la clôture des séances de travail Romuald Wadagni, le ministre des Finances du Bénin. C’est la teneur du texte adopté, par acclamation, par les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI.

Les participants ont mis le doigt sur les tares du continent, qu’on peut résumer à des défaillances relatives à la bonne gouvernance et au principe transparence dans la gestion des ressources. Ce sont les obstacles majeurs aux investissement en Afrique, a souligné l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes. Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique a piloté un panel sur le « renforcement des politiques des institutions et de la coopération internationale pour répondre au défi de la mobilisation des ressources internes ».

D’après le Rwandais Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), qui a conduit un panel sur les changements structurels, le soutien des institutions de Bretton Woods dans les domaines prioritaires de croissance est la voie indiquée pour accompagner le continent.

Dans la « Déclaration de Cotonou », les gouverneurs africains attendant de la Banque mondiale et du FMI « un appui technique adapté pour rendre les économies africaines plus résilientes aux chocs notamment exogènes ».

Les leaders africains ont profité de l’occasion pour rappeler à ces institutions leurs promesses en matière de diversité et de représentativité du continent africain dans les organes de décision. Ils ont demandé à la Banque mondiale et au FMI de « rendre effectifs » leurs engagements dans ce sens.

Le prochain Caucus africain est programmé au Bostwana en juillet 2017.

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Sur le plan économique, l’année 2015 était réellement une année ratée, les attentats du Bardo et de Sousse ainsi que d’autres facteurs sur lesquels il n’y a pas lieu de revenir ont frappé de plein fouet les fondamentaux de notre économie, qui malheureusement n’a pu profiter ni de la baisse des cours des matières premières et du pétrole, ni de la récolte exceptionnelle et record de l’huile d’olive. Une croissance désespérément faible, des investissements en chute libre, tout comme l’épargne et le cours du dinar, un déficit de la balance commerciale…

Tout l’espoir a été porté sur l’année 2016, censée mettre fin à cette spirale de la « médiocrité des performances économiques », un espoir confirmé par le FMI et la Banque Mondiale déclarant un raffermissement de la croissance. Celle-ci enregistrera un rebond significatif grâce à un regain des exportations et des investissements, ce qui laisse entendre, selon les données budgétaires, que l’année 2016 sera une année de décollage. Le sera-t-elle réellement au vu des résultats enregistrées à mi parcours, c’est-à-dire au titre des six premiers mois de l’année 2016 ?

L’analyse des résultats de l’exécution du budget au 30 juin 2016, ci-après présentée, nous permettra de répondre à cette question.

  • RESSOURCES PROPRES ET DEPENSES DE FONCTIONNEMENT

La variation de ces indicateurs peut s’analyser comme suit :

30 Juin%
20162015
Ressources Propres 10.92310.1597,5%
Recettes fiscales9.3059.2750,3%
Recettes non fiscales1.61888483%
Dépenses de Fonctionnement10.2148.64918%
Rémunérations publiques6.8055.75418,3%
Biens et services541548-1,4%
Interventions et transferts1.8301.46525%
Intérêts des dettes1.03888217,6%

De ce tableau, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

  • L’excédent des ressources propres sur les dépenses courantes n’est que de 709 MD (contre 1.510 MDT en 2015), cet excédent est censé couvrir les dépenses d’investissement et le remboursement du principal de la dette s’élevant respectivement à 2.304 MDT et 1.424 MDT.
  • Les recettes non fiscales incluent des recettes provenant des biens confisqués (70 MDT), des recettes de privatisation (397 MDT) et des produits de la concession 4G (431 MDT).

N’eussent été ces ressources exceptionnelles, l’excédent des ressources propres sur les dépenses courantes aurait été négatif. Cela est expliqué principalement par la modicité de l’augmentation des ressources fiscales, qui n’a été que de 0,3%, confirmant mes dires dans un précédent article : « les recettes fiscales rentrent mal ».

  • Les recettes fiscales au 30 juin 2016 représentent 45% des celles budgétisées au titre de toute l’année 2016, contre 50% en 2015. Cela est d’autant plus inquiétant que les recettes fiscales au titre de la TVA ont enregistré une baisse de 0,8% par rapport à 2015. Cet indicateur nous fournit déjà une idée sur ce que sera le taux de croissance du premier semestre 2016.
  • La palme d’or dans l’envolée des dépenses de fonctionnement de l’administration, revient comme à l’accoutumée, aux rémunérations publiques avec un montant de 6.804 MDT et une augmentation de 18,3% par rapport à 2015. Ce montant représente :
  • 52% du montant budgétisé au titre de 2016
  • 62% des ressources propres, contre 57% en 2015.
  • Le montant des rémunérations servies durant les 12 mois de toute l’année 2010 (6.825 MDT).
  • DEFICIT BUDGETAIRE

L’excédent des ressources propres sur les dépenses courantes, ci-avant déterminé, ne couvre pas les dépenses d’investissements et le remboursement du principal des emprunts. De ce fait, il a été fait recours à des ressources d’emprunt et de trésorerie pour un montant de 3.148 MDT.

L’endettement additionnel (déblocage moins remboursement) s’élève à 1.724 MDT. Sachant que les recettes de cession des biens confisqués et de privatisation s’élèvent respectivement à 70 MDT et 397 MDT.

Le déficit budgétaire s’établit à 2.191 MDT, selon le document publié par le ministère des Finances. Ce déficit appelle les remarques suivantes :

  • La recette provenant de la concession 4 G s’élevant à 431 MDT a été considérée comme recette ordinaire et n’a pas été incluse, par conséquent, dans le montant du déficit budgétaire.

Or, si l’on considère cette ressource comme exceptionnelle à l’instar des recettes de privatisation, le déficit budgétaire aurait été de 2.622 MDT.

  • Le déficit budgétaire du premier semestre 2016 s’élevant à 2.191 MDT, représente 60% du montant du déficit de l’année 2016 (12 mois) prévu pour un montant de 3.664 MDT.
  • Le déficit budgétaire du premier semestre 2016 s’élevant à 2.191 MDT a enregistré une augmentation 2.005 MDT, par rapport à la même période de l’année 2015 s’élevant à 186 MDT.
  • LES RESSOURCES D’EMPRUNT

Les ressources d’emprunt (déblocages de la période) s’élevant à la clôture du premier semestre 2016 à 2.745 MDT, contre 1.390 MDT à la même période de l’année passée.

Les dettes publiques s’analysent comme suit :

20162015
fin juinfin décembre (selon budget)fin juinfin décembre
Encours Total de la Dette52.14350.35441.53946.107
Dette intérieure18.48517.02015.06816.209
Dette extérieure33.65933.33426.47029.898

De ce tableau, nous pouvons relever les constatations suivantes :

  • L’encours total de la dette au 30 juin 2016 (52.143 MDT) dépasse de 1.789 MDT le montant total budgétisé au titre de toute l’année 2016.
  • L’encours total de la dette au 30 juin 2016 a enregistré une augmentation de 25,6% par rapport à celui de la même période de l’année 2015, alors que l’augmentation prévue par le budget de l’année 2016, n’est que de 9,2%.

CONCLUSION

Les chiffres sont là, avérés et indubitables, ils parlent d’eux-mêmes et démontrent clairement et sans ambages que l’économie manque d’oxygène, et risque d’être totalement asphyxiée.

L’objectif de cette note n’est ni de dramatiser ni de semer la panique et l’angoisse parmi le peuple, déjà tétanisé et apeuré. Je n’ajouterai rien en répétant pour la énième fois que notre pays vit un marasme sans précédent et qu’il affronte un problème monstrueux d’un ETAT QUI FONCTIONNE TRES MAL.

Mon but étant de lancer un « massage de détresse » et d’appeler haut et fort les premiers responsables à la tête du pouvoir à agir vite, TRES VITE même. Ce n’est plus le temps des « spéculations » sur les noms, des tractations, des compromis, d’interminables concertations… On est sur un flacon de neige, faute de mesures prises dans les jours qui suivent, il fondera.

Faut-il rappeler l’adage disant « celui qui perd son temps se perd lui-même », en précisant que le temps de réaction ne se compte ni en mois, ni en semaines, mais plutôt en jours ! Cette crise qui atteint déjà son paroxysme nous enfoncera encore plus dans un gouffre sans issue si l’on ne réagit pas immédiatement et au plus vite.

Nos responsables pourront encore reprendre la main, mais ils ne le pourront pas très longtemps, lorsque la seule consolation sera de se rappeler la réaction du leader Bourguiba aux accords d’Oslo, qui avait dit : « Trop peu, trop tard ».

Fayçal DERBEL

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Rien n’a changé sous le soleil tunisien. Le pays continue de s’endetter plus que de raison, et de la mauvaise dette en plus qui ne sert qu’à faire fonctionner la lourde machine publique, au lieu de faire tourner la machine productrice de richesses – l’entrepreneuriat privé – et d’emplois, au mépris de tous les principes de base d’une économie saine. La chose a été dite, redite jusqu’à l’usure par toute la palette d’experts avisés que compte ce pays, sans que ça ne trouble le moins du monde la quiétude des gouvernants. Ce gouvernement, comme toux ceux qui l’ont précédé depuis la révolution (de ce point de vue au moins l’actuel chef du gouvernement, Habib Essid, n’est pas une rareté, contrairement à ce que veulent nous faire gober ses ennemis d’aujourd’hui, qui étaient ses amis hier), se contente d’une gestion économique à minima en ouvrant les vannes de l’endettement. Point barre. Hier jeudi 14 juillet, il a reçu l’aval de la Banque africaine de développement (BAD) pour un prêt de 268 millions d’euros, dédié à la modernisation du secteur financier, nous dit-on. Par ailleurs le gouvernement s’apprête à tenter l’aventure des marchés financiers internationaux pour un emprunt obligataire de 500 millions de dollars (environ 450 millions d’euros) garanti par les USA. C’est la grande forme sur le front de l’endettement !

Le ministre des Finances, Slim Chaker, avait déclaré fin juin que ce montant sera affecté au financement du budget de l’État et au soutien à la relance de l’économie, mais ça c’est l’affichage. Quand on sait que près de 40% du budget est avalé par les dépenses de fonctionnement et les salaires de la fonction publique, il ne faut pas être un expert pour deviner le sort qui sera réservé à ce pactole. Le budget de l’État a littéralement explosé en cinq ans, passant de 18 à 29 milliards de dinars, dont 13 milliards sont absorbés par la masse salariale de la fonction publique contre 6,5 milliards en 2010.

La ligne rouge allègrement franchie

La dette publique tunisienne on n’en parlait pas beaucoup avant la révolution, ou très peu. Mais les choses ont bien changé depuis, on a franchi allègrement la cote d’alerte. Elle affiche maintenant le chiffre effarant de 50 milliards de dinars (environ 20 milliards d’euros), un comble pour une économie dont quasiment tous les moteurs sont en panne et un Etat qui a le plus grand mal à engranger des recettes lesquelles, de l’aveu même de Slim Chaker devant la représentation nationale, ont fortement baissé. Et que dire des 6 milliards de dinars que le trésor public doit décaisser cette année au titre du service de cette dette, et 7 milliards en 2017. Comment tenir le coup face à des dépenses sociales qui s’envolent alors que les recettes fiscales fondent comme neige au soleil, avec un tourisme en berne et une industrie du phosphate qui n’est plus que l’ombre d’elle-même ?

Pourtant il y a des économistes qui rament à contrecourant et affirment que le problème est ailleurs. C’est le cas de Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances et initiateur du think tank Ifriqiya pour le dialogue économique (IDE). D’après lui le danger ne vient pas du «taux de la dette [estimé à 52,7 % du PIB en 2015 par la BAD] mais » de « sa nature. Il ajoute que jusqu’en 2010, la Tunisie fonctionnait sur le modèle de financement d’une nation émergente, avec une dette composée à 60% par l’emprunt local et 30% par les prêts étrangers, ventilés entre marché international, liens bilatéraux et institutions multilatérales. Mais ce schéma s’est brisé et la tendance est maintenant à 50% de crédits contractés auprès de ces institutions, notamment le FMI, ce qui change complètement la donne car ces prêts sont remboursés en devises, une catastrophe quand on voit la plongée du dinar.

Des réformes douloureuses sans cesse repoussées

« Certes, ce sont là les conséquences de décisions prises il y a cinq ans. Mais, aujourd’hui, on a le choix entre subir ou discuter avec les partenaires sociaux pour mettre le holà aux surenchères et aborder des questions taboues comme les privatisations. Le tout est une question de volonté politique », a déclaré Fadhel Abdelkefi, directeur général de Tunisie Valeurs, à Jeune Afrique.

Pour Mehdi Sethom, cofondateur de la société de conseil Mediterranean Corporate Finance, la solution est sous nos yeux : Il faut que l’économie sorte du joug de l’État et qu’on lui injecte du tonus à coup de capital-investissement. Pour lui il faut mobiliser l’épargne en faisant sauter les verrous pour les organismes de microcrédit et leur permettre de la collecter. Encore faut-il que cette épargne soit conséquente quand on sait que beaucoup de salariés (des études disent même 1/3), pris dans le cercle infernal de la consommation, sont à découvert à la banque presque en permanence.

Pour les chefs d’entreprise et les experts économistes la messe est dite : l’État doit se séparer de ses actifs, une opération qui ouvre sur une garantie de 1 milliard de dinars sur la dette des entreprises publiques. Ils illustrent leur propos par la privatisation de Tunisie Télécom, en 2010, qui avait permis de rogner la dette publique, qui était alors montée à 65% du PIB. D’après les chantres de la privatisation, l’Etat n’a pas d’autre choix que de céder des bijoux de famille, des décisions sans doute douloureuses, impopulaires mais salutaires pour la guérison du malade qu’est la Tunisie, selon eux.

Et pourtant les entrepreneurs y croient encore!

Les entrepreneurs sont fertiles en idées. Certains verraient d’un bon oeil la mise en place d’une agence de gestion de la dette et un virage volontaire des autorités, notamment dans l’adoption des lois. Ils se rappellent au bon souvenir du gouvernement et du Parlement en disant que la loi partenariat public-privé (PPP) n’a toujours pas de décret d’application et que le code des investissements traine toujours.

La corruption et l’économie parallèle sont également pointées du doigt, elles pèseraient plus de 50% du PIB. «Arrêter des barons de l’informel mettrait un frein à ces pratiques», lancent des chefs d’entreprise déboussolés et dépités.

Bref, la tâche est colossale, et il faut du courage et un sens aigu du sacrifice pour l’attaquer frontalement. La Tunisie cherche toujours ce spécimen très rare – un vrai chef de gouvernement – pour amorcer le tournant de la réforme… et de la rigueur, que personne ne veut nommer.

Reseaux Sociaux

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