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Le vice-président de la Banque Mondiale, Hafedh Ghanem, a annoncé, lors de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement au palais des congrès à Tunis, que des financements estimés à 1 milliard de dollars seront débloqués chaque année pour la Tunisie, et ce sur une période de 5 ans.

Quant à elle, la Société financière internationale (SFI) relevant de la Banque Mondiale décaissera 300 millions de dollars pour soutenir le secteur privé, ajoute le vice-président de la BM.

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Selon une étude récemment rendue publique par la Banque Mondiale et citée par le site L’usine nouvelle, le Maroc a réduit de 20% le coût de la dégradation de son environnement par habitant entre 2000 et 2014.

En dépit de cette bonne nouvelle, la dégradation de l’environnement coûte encore au Maroc 3 à 4% de son PIB par an, soit 33 milliards de dirhams, a ajouté la BM.

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré ce jeudi 10 novembre 2016 à Africanmanager que si le FMI cesse de soutenir financièrement la Tunisie, les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale, la BERD, la BID, la BAD, tous les fonds arabes et même les États, le feront aussi.

Il a à ce propos expliqué que le FMI est non seulement un bailleur de fonds mais aussi un organisme qui certifie la solvabilité des pays et donne aux autres organismes et bailleurs un signal quant à la crédibilité au niveau de la capacité financière des pays.

Besbes a, en outre, ajouté que si le FMI cesse d’appuyer la Tunisie, les agences d’accréditation seront vigilantes sur l’attitude du FMI vis-à-vis du gouvernement tunisien.

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Le 20 décembre dernier

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, et Amen Bank ont conclu, ce mercredi 9 novembre 2016, un accord de partenariat visant à appuyer davantage la banque dans le renforcement de son positionnement comme un acteur principal du système bancaire tunisien, indique un communiqué de la Banque Mondiale (BM).

Les équipes de conseils d’IFC appuieront Amen Bank dans l’élaboration et la mise en place d’un dispositif de communication financière afin de renforcer sa visibilité et son attractivité auprès des opérateurs nationaux et internationaux. Cette initiative permettra également à Amen Bank de mieux valoriser ses activités et poursuivre sa croissance. « Notre partenariat avec IFC va encore se renforcer et nous permettre d’accélérer notre développement pour mieux servir les entreprises et les ménages tunisiens, » a déclaré Ahmed El Karm, président du directoire d’Amen Bank.

Disposant d’un réseau de plus de 162 agences, Amen Bank se situe parmi les plus grandes banques privées de Tunisie. S’appuyant sur l’un des principaux groupes du pays, elle nourrit également des ambitions de développement à l’international, notamment en Afrique subsaharienne.

« Le secteur financier joue un rôle central dans le développement de l’activité économique, » a rappelé Joumana Cobein, Directrice d’IFC en charge des activités au Maghreb. « Améliorer la visibilité des banques est un élément essentiel pour leur assurer l’accès aux ressources nécessaires pour favoriser la croissance et l’emploi. »

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un partenariat financier et technique entamé depuis plusieurs années. Actionnaire à hauteur de 10% du capital, IFC avait déjà contribué à l’amélioration du dispositif de gestion des risques d’Amen Bank.

Depuis 2011, IFC a investi 145 millions de dollars en Tunisie dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de la santé, des fonds d’investissement et de la microfinance pour favoriser la croissance et la création d’emplois en Tunisie. Ces investissements sont le reflet de la stratégie plus large d’IFC qui vise à améliorer le climat des affaires et à renforcer la confiance des investisseurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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C’est la question qu’on peut légitimement se poser à la vue des chiffres de la dernière mouture publiés par la Banque Mondiale hier jeudi 29 septembre 2016. D’après l’institution financière internationale, les pays de l’Afrique subsaharienne réaliseront, au mieux, une croissance de +1,6% cette année, très loin des +2,5% annoncés début juin 2016, qui eux-mêmes sont en-dessous des chiffres avancés précédemment. Bref, même l’honorable institution de Bretton Woods a perdu sa boussole, dans un exercice – la prévision – de plus en plus périlleux tant l’économie mondiale est mouvante…

Avec cette prévision, la Banque Mondiale rejoint exactement la position du Fonds monétaire international (FMI), qui avait réduit très fortement sa prévision à la mi-juillet, et l’avait même carrément divisée par deux, soit 1.6%. Mais de ce point de vue la BM n’est pas mal non plus, puisqu’elle est passée d’une prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne de +4.2%, en janvier 2016, à +3.3% trois mois après, puis +2.5% en juin 2016, et enfin 1.6% ce mois de septembre. On se demande quelle autre tuile va tomber sur la tête des économies africaines dans quelques mois !

Le Nigeria et l’Afrique du Sud pointés du doigt

Pour la Banque Mondiale, les responsables de la morosité continentale, la plus grave depuis 20 ans, sont tout trouvés : Le Nigeria et l’Afrique du Sud. « La dégradation de la conjoncture au Nigeria et en Afrique du Sud, les deux plus importantes économies de la région, qui représentent la moitié de la richesse produite en Afrique » et le net tassement des revenus des pays dont l’économie est fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures ont causé le reflux de la croissance du continent.

Les trains à l’heure

Mais la Banque Mondiale n’est pas seulement une mère fouettarde, elle a également distribué des bons points. Dans cette conjoncture difficile, il y a quand même des pays qui servent de locomotive pour le continent, ce qui leur vaut des brevets de satisfecit. « Un quart des pays sont parvenus à résister aux chocs. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus dynamiques de la région, suivis par l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie qui continuent d’afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % », dit l’institution dans son communiqué…

La BM a tout de même terminé sur une note positive en prédisant que la reprise sera au rendez-vous en 2017, avec +2,9%, trustée par une remontée des cours du baril de pétrole.

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La Grande-Bretagne, l’Union européenne et la Banque mondiale ont annoncé mercredi un plan visant la création de 100 000 emplois en Ethiopie pour aider à lutter contre la crise des migrants, rapporte la chaîne BBC.

 Deux parcs industriels seront construits dans le pays pour un coût estimé à 500 millions de dollars. L’Ethiopie, initiatrice du projet, devra accorder des permis de travail à 30 000 réfugiés. Un certain nombre de nouveaux postes sera réservé aux jeunes Ethiopiens demandeurs d’emploi.

D’après la même source, la Première ministre britannique, Theresa May, a déclaré qu’il s’agit d’un projet-pilote pour voir comment aider les pays pauvres qui abritent un grand nombre de migrants.

L’Ethiopie accueille plus de 700 000 demandeurs d’asile, principalement du Soudan du Sud, d’Erythrée et de Somalie. Beaucoup d’entre eux tentent de faire le voyage de l’Afrique du Nord vers l’Europe en traversant la Méditerranée.

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Le président de la république, m. Béji Caid Essebsi, a rencontré aujourd’hui au siège de l’ONU, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani et le président de la Banque Mondiale, m. Jim Yong Kim.
Le chef de la diplomatie tunisienne, m. Khémaes Jhinaoui a déclaré que l’entretien du président de la république avec l’émir du Qatar a porté sur la conférence internationale sur l’investissement prévue en Tunisie les 29 et 30 septembre courant, précisant que le Qatar compte parmi les parties qui parrainent ce grand rendez-vous économique.
M. Jhinaoui a indique que cheikh Tamim Ben Hamad a confirmé sa participation à cette conférence et renouvelé l’attachement de son pays à soutenir la transition démocratique de la Tunisie et à lui apporter toute l’aide lui permettant de dépasser la conjoncture économique difficile à travers l’incitation des hommes d’affaires qataris à investir dans notre pays.
De son coté, le président de la Banque Mondiale a assuré au président Caid Essebsi que la Tunisie se trouve au centre de l’intérêt de cette institution financière qui travaille de concert avec le Fonds Monétaire international pour apporter le soutien nécessaire à la Tunisie et répondre à son attente.
A rappeler que ces entretiens ont eu lieu en marge de la participation du chef de l’Etat à la 71ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU qui se tient actuellement à New York.

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La Chine et la Banque mondiale ont monté un nouvel organisme pour financer les projets d’infrastructure en Afrique. L’annonce a été faite très récemment, à travers un communiqué, par le gouvernement chinois. La nouvelle structure a été dénommée China Overseas Infrastructure Development and Investment Corporation Ltd (COIDIC), un nom kilométrique ; son capital est proportionnel : 500 millions de dollars.

D’après le texte du communiqué, la nouvelle structure va appuyer les projets d’infrastructure dans toutes les étapes de leur développement, de leur élaboration à leur entrée en activité, en passant par les études de faisabilité et la collecte des financements.

On a appris également que les actionnaires de la COIDIC sont des banques et entreprises chinoises, dont la China Development Bank (CDB), le Fonds de développement Chine-Afrique (CADFund) et le China Gezhouba Group Overseas Investment.

«A travers cette nouvelle structure, nous cherchons à montrer que les Chinois et des institutions occidentales peuvent faire équipe pour soutenir des projets d’infrastructures dans les pays en développement», a indiqué le directeur général adjoint de la COIDIC, Nicholas Mitsos.
«Une fois ces projets achevés, les investisseurs et les prêteurs peuvent obtenir des rendements élevés en cédant leurs participations à des fonds de pension, des compagnies d’assurances et d’autres investisseurs institutionnels à la recherche d’actifs plus rentables que les obligations souveraines», a-t-il ajouté. Toujours selon lui, la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) et la New Development Bank (NDB), la structure de développement mise en place par les pays membres du groupe des BRICS, seront sollicitées pour soutenir des programmes.

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Dans le cadre du suivi de l’état de la coopération financière et technique avec les institutions financières internationales et régionales, Mohamed Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, a eu ce matin une réunion avec Eileen MURRAY, représentante résidente de la Banque Mondiale en Tunisie, indique un communiqué.

L’entretien a permis de passer en revue le programme de coopération pour les cinq ans à venir, ainsi que celui pour l’année 2017 qui consiste en particulier, en l’appui à la modernisation du secteur financier, l’appui à l’emploi des populations vulnérables, le soutien au secteur agrico-forestier et aux chaînes de valeurs et autres domaines.

Concernant l’avancement des préparatifs de la Conférence Internationale sur l’Investissement, le ministre a souligné que les efforts doivent se concentrer sur l’image de la Tunisie comme site d’opportunités économiques et sur la mobilisation des grandes firmes à forts potentiels d’investissement, outre la présence politique de haut niveau.

Le Ministre du Développement a, par la même occasion, passé en revue l’état d’avancement des réformes économiques notamment celle du code d’investissement qui passera dans les jours qui viennent devant l’ARP, insistant sur l’importance d’alléger son contenu dans les décrets d’application afin qu’il soit attractif et encourageant.

MURRAY, a réaffirmé la disposition et la volonté de la Banque Mondiale de continuer son appui aux réformes et aux projets d’investissements  publiques permettant le maximum d’impacts sur la relance économique et la croissance.

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La Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont fait savoir, dans un communiqué commun publié récemment, qu’ils vont décaisser 24 milliards de dollars (21 milliards d’euros), sur les trois à cinq ans à venir, pour financer la réforme des systèmes de soins de santé sur le continent africain.

L’annonce a été faite en marge de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), qui a eu lieu les samedi 27 et dimanche 28 août 2016 à Nairobi, au Kenya. D’ailleurs l’amélioration des soins de santé en Afrique était un des principaux thèmes de cette rencontre, en plus de l’industrialisation et la stabilisation de ce continent.

« Les pays africains peuvent devenir plus compétitifs sur le marché mondial en réalisant des investissements stratégiques, et notamment en investissant dans leur ressource la plus précieuse : sa population », a affirmé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.
Sa structure s’est engagée à injecter 15 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pour accompagner la mise sur pied d’une couverture santé universelle.

Quant au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, il investira 9 milliards de dollars de 2017 à 2019 dans des programmes de lutte contre ces maladies qui frappent des millions d’Africains ; il est aussi question d’améliorer le fonctionnement des soins de santé, surtout les chaînes d’approvisionnement des médicaments et la gestion des données.

La directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, selon le communiqué, a déclaré qu’en 2014, les nations africaines avaient injecté 126 milliards de dollars dans la santé. Elle est d’avis que les pays sont capables de « mobiliser » entre 65 et 115 milliards de dollars de plus par an sur les dix prochaines années.

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Un rapport conjoint de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), de la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi que du Groupe de la Banque mondiale a fait ressortir que la croissance et le développement des entreprises du secteur privé dans la région MENA dont la Tunisie,  sont freinés par quatre sujets de préoccupation particuliers  dont l’instabilité politique, la corruption,  le  manque  de  fiabilité  de  l’approvisionnement  en  électricité et l’accès insatisfaisant aux financements. Ce constat est le résultat d’une enquête menée sur plus de 6000 entreprises privées du secteur des technologies et services localisée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA).

Selon cette enquête récemment rendu publique, l’instabilité  politique  induite  par  les  printemps  arabes,  les  tensions  sociales  non  résolues  et  les  conflits  dans  la  région  au  sens  large,  ressortent  comme  la  principale  préoccupation  des  cadres  et  dirigeants  des  entreprises  en en Tunisie mais aussi en Égypte, au Liban, , en Cisjordanie et à Gaza ainsi qu’en République du Yémen. « Dans la plupart de ces économies,  l’instabilité  politique  semble  avoir  des  répercussions négatives sur la croissance des entreprises et de la productivité ».

S’agissant de la corruption, l’enquête montre que les niveaux jugés élevés sont associés à une croissance plus faible des ventes et de l’emploi ainsi qu’ à une baisse de la productivité de la main d ’œuvre :  « La  corruption  constitue  une  préoccupation  majeure  pour  les  cadres  et  dirigeants  des  entreprises.  Il s’avère également que la corruption fait obstacle  aux  interactions  des  entreprises  avec  les  pouvoirs publics et les empêche ainsi d’exploiter pleinement les  possibilités  qui  se  présentent.  En  outre,  l’inquiétude  entourant  la  corruption  semble  aller  au-delà  des  affaires  de  petite  corruption,  ce  qui  suggère   l’existence  de  problèmes  plus  graves  dans  les  économies  concernées  (captation  de  l’État  par  des  groupes  d’intérêt  ou  des  élites,  corruption  dans  les  hautes  sphères,  ou  même  sous-dénonciation par peur de représailles, par exemple) ».

Le manque de fiabilité dans l’approvisionnement électrique est aussi une entrave importante pour les entreprises de plusieurs économies. Selon ce document,  le  manque  de  fiabilité  de  l’approvisionnement  en  électricité reste un problème important en Égypte, au Liban, en Cisjordanie et à Gaza et en République du Yémen, malgré les efforts déployés par certains États pour régler ce problème.  « Un  approvisionnement  irrégulier  en  électricité  représente une perte importante de chiffre d’affaires pour de  nombreuses  entreprises  et  est  associé  à  une  baisse  des niveaux de productivité ».

« De nombreux pays ont choisi, comme solution de secours, de subventionner l’énergie  lorsque  leurs  régimes  de  protection  sociale  s’avèrent  inappropriés  ou  inefficaces.  Mais  cela  est  coûteux,  et  l’altération  des  prix  qui  en  résulte  a  induit  des  incitations systématiques à évoluer vers des technologies à  plus  forte  intensité  capitalistique,  parallèlement  à  un  manque  d’incitations  à  investir dans  des  infrastructures  essentielles, tout en ouvrant la voie à des intérêts particuliers. Dans le cadre du programme de réforme engagé ces dernières années,  plusieurs  institutions  internationales,  dont  le  FMI  et  la  Banque  mondiale,  ont  appelé  à  une  refonte  complète  des  subventions  pour  évoluer  vers  un  secteur de l’énergie plus efficace », note le rapport.

Toujours selon l’enquête, le secteur   financier   des   économies   couvertes   par   l’étude MENA est dominé par un secteur bancaire relativement étendu, avec des ratios prêts/PIB supérieurs aux économies  comparables.  Cependant,  les  prêts  bancaires  sont  fortement  concentrés,  puisqu’ils  ne  vont  qu’à  un  nombre limité de grandes entreprises, et la majeure partie des  entreprises  n’a  donc  que  peu,  voire  pas  d’accès  au  crédit.

L’utilisation  des  fonds  internes  pour  le  financement  des  opérations et des investissements varie fortement d’une économie  à  l’autre  de  la  région.  Le recours  au  crédit  bancaire  ainsi  qu’au  crédit-fournisseur  et  au  crédit  à  la  consommation est conforme à la pratique dans les économies comparables. Le capital-investissement joue un rôle négligeable dans la région, alors que d’autres sources de financement, dont la micro-finance, ne sont significatives
qu’en Tunisie et en Cisjordanie et à Gaza.

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Les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI, qui viennent de boucler leur conclave à Cotonou, au Bénin, n’y sont pas allés par quatre chemins. Dans un texte commun, qu’ils ont intitulé la « Déclaration de Cotonou », ils disent que le continent a besoin d’un soutien financier massif et à des taux préférentiels pour soutenir les efforts de développement. Et c’est ce qu’ils ont demandé à leurs institutions.

Les ministres en charge du Développement et/ou des Finances des 54 nations africaines ainsi que les gouverneurs des banques centrales du continent étaient réunis depuis le 04 août au Palais des congrès de la capitale béninoise pour le « Caucus africain Banque mondiale-FMI 2016 ». La rencontre s’est terminée hier vendredi par l’adoption de ce document

Ce que l’Afrique attend de ses dirigeants et des institutions

« Nous ne pouvons plus rester en marge du développement. L’époque où l’Afrique était le continent où on faisait juste le strict minimum pour le développement est révolu. Nous nous sommes entendus pour prendre des engagements clairs de bonne gouvernance et de transparence. Aux institutions de Bretton Woods de nous accompagner par des financements massifs et des taux préférentiels », a dit en marge de la clôture des séances de travail Romuald Wadagni, le ministre des Finances du Bénin. C’est la teneur du texte adopté, par acclamation, par les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI.

Les participants ont mis le doigt sur les tares du continent, qu’on peut résumer à des défaillances relatives à la bonne gouvernance et au principe transparence dans la gestion des ressources. Ce sont les obstacles majeurs aux investissement en Afrique, a souligné l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes. Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique a piloté un panel sur le « renforcement des politiques des institutions et de la coopération internationale pour répondre au défi de la mobilisation des ressources internes ».

D’après le Rwandais Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), qui a conduit un panel sur les changements structurels, le soutien des institutions de Bretton Woods dans les domaines prioritaires de croissance est la voie indiquée pour accompagner le continent.

Dans la « Déclaration de Cotonou », les gouverneurs africains attendant de la Banque mondiale et du FMI « un appui technique adapté pour rendre les économies africaines plus résilientes aux chocs notamment exogènes ».

Les leaders africains ont profité de l’occasion pour rappeler à ces institutions leurs promesses en matière de diversité et de représentativité du continent africain dans les organes de décision. Ils ont demandé à la Banque mondiale et au FMI de « rendre effectifs » leurs engagements dans ce sens.

Le prochain Caucus africain est programmé au Bostwana en juillet 2017.

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Sur le plan économique, l’année 2015 était réellement une année ratée, les attentats du Bardo et de Sousse ainsi que d’autres facteurs sur lesquels il n’y a pas lieu de revenir ont frappé de plein fouet les fondamentaux de notre économie, qui malheureusement n’a pu profiter ni de la baisse des cours des matières premières et du pétrole, ni de la récolte exceptionnelle et record de l’huile d’olive. Une croissance désespérément faible, des investissements en chute libre, tout comme l’épargne et le cours du dinar, un déficit de la balance commerciale…

Tout l’espoir a été porté sur l’année 2016, censée mettre fin à cette spirale de la « médiocrité des performances économiques », un espoir confirmé par le FMI et la Banque Mondiale déclarant un raffermissement de la croissance. Celle-ci enregistrera un rebond significatif grâce à un regain des exportations et des investissements, ce qui laisse entendre, selon les données budgétaires, que l’année 2016 sera une année de décollage. Le sera-t-elle réellement au vu des résultats enregistrées à mi parcours, c’est-à-dire au titre des six premiers mois de l’année 2016 ?

L’analyse des résultats de l’exécution du budget au 30 juin 2016, ci-après présentée, nous permettra de répondre à cette question.

  • RESSOURCES PROPRES ET DEPENSES DE FONCTIONNEMENT

La variation de ces indicateurs peut s’analyser comme suit :

30 Juin%
20162015
Ressources Propres 10.92310.1597,5%
Recettes fiscales9.3059.2750,3%
Recettes non fiscales1.61888483%
Dépenses de Fonctionnement10.2148.64918%
Rémunérations publiques6.8055.75418,3%
Biens et services541548-1,4%
Interventions et transferts1.8301.46525%
Intérêts des dettes1.03888217,6%

De ce tableau, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

  • L’excédent des ressources propres sur les dépenses courantes n’est que de 709 MD (contre 1.510 MDT en 2015), cet excédent est censé couvrir les dépenses d’investissement et le remboursement du principal de la dette s’élevant respectivement à 2.304 MDT et 1.424 MDT.
  • Les recettes non fiscales incluent des recettes provenant des biens confisqués (70 MDT), des recettes de privatisation (397 MDT) et des produits de la concession 4G (431 MDT).

N’eussent été ces ressources exceptionnelles, l’excédent des ressources propres sur les dépenses courantes aurait été négatif. Cela est expliqué principalement par la modicité de l’augmentation des ressources fiscales, qui n’a été que de 0,3%, confirmant mes dires dans un précédent article : « les recettes fiscales rentrent mal ».

  • Les recettes fiscales au 30 juin 2016 représentent 45% des celles budgétisées au titre de toute l’année 2016, contre 50% en 2015. Cela est d’autant plus inquiétant que les recettes fiscales au titre de la TVA ont enregistré une baisse de 0,8% par rapport à 2015. Cet indicateur nous fournit déjà une idée sur ce que sera le taux de croissance du premier semestre 2016.
  • La palme d’or dans l’envolée des dépenses de fonctionnement de l’administration, revient comme à l’accoutumée, aux rémunérations publiques avec un montant de 6.804 MDT et une augmentation de 18,3% par rapport à 2015. Ce montant représente :
  • 52% du montant budgétisé au titre de 2016
  • 62% des ressources propres, contre 57% en 2015.
  • Le montant des rémunérations servies durant les 12 mois de toute l’année 2010 (6.825 MDT).
  • DEFICIT BUDGETAIRE

L’excédent des ressources propres sur les dépenses courantes, ci-avant déterminé, ne couvre pas les dépenses d’investissements et le remboursement du principal des emprunts. De ce fait, il a été fait recours à des ressources d’emprunt et de trésorerie pour un montant de 3.148 MDT.

L’endettement additionnel (déblocage moins remboursement) s’élève à 1.724 MDT. Sachant que les recettes de cession des biens confisqués et de privatisation s’élèvent respectivement à 70 MDT et 397 MDT.

Le déficit budgétaire s’établit à 2.191 MDT, selon le document publié par le ministère des Finances. Ce déficit appelle les remarques suivantes :

  • La recette provenant de la concession 4 G s’élevant à 431 MDT a été considérée comme recette ordinaire et n’a pas été incluse, par conséquent, dans le montant du déficit budgétaire.

Or, si l’on considère cette ressource comme exceptionnelle à l’instar des recettes de privatisation, le déficit budgétaire aurait été de 2.622 MDT.

  • Le déficit budgétaire du premier semestre 2016 s’élevant à 2.191 MDT, représente 60% du montant du déficit de l’année 2016 (12 mois) prévu pour un montant de 3.664 MDT.
  • Le déficit budgétaire du premier semestre 2016 s’élevant à 2.191 MDT a enregistré une augmentation 2.005 MDT, par rapport à la même période de l’année 2015 s’élevant à 186 MDT.
  • LES RESSOURCES D’EMPRUNT

Les ressources d’emprunt (déblocages de la période) s’élevant à la clôture du premier semestre 2016 à 2.745 MDT, contre 1.390 MDT à la même période de l’année passée.

Les dettes publiques s’analysent comme suit :

20162015
fin juinfin décembre (selon budget)fin juinfin décembre
Encours Total de la Dette52.14350.35441.53946.107
Dette intérieure18.48517.02015.06816.209
Dette extérieure33.65933.33426.47029.898

De ce tableau, nous pouvons relever les constatations suivantes :

  • L’encours total de la dette au 30 juin 2016 (52.143 MDT) dépasse de 1.789 MDT le montant total budgétisé au titre de toute l’année 2016.
  • L’encours total de la dette au 30 juin 2016 a enregistré une augmentation de 25,6% par rapport à celui de la même période de l’année 2015, alors que l’augmentation prévue par le budget de l’année 2016, n’est que de 9,2%.

CONCLUSION

Les chiffres sont là, avérés et indubitables, ils parlent d’eux-mêmes et démontrent clairement et sans ambages que l’économie manque d’oxygène, et risque d’être totalement asphyxiée.

L’objectif de cette note n’est ni de dramatiser ni de semer la panique et l’angoisse parmi le peuple, déjà tétanisé et apeuré. Je n’ajouterai rien en répétant pour la énième fois que notre pays vit un marasme sans précédent et qu’il affronte un problème monstrueux d’un ETAT QUI FONCTIONNE TRES MAL.

Mon but étant de lancer un « massage de détresse » et d’appeler haut et fort les premiers responsables à la tête du pouvoir à agir vite, TRES VITE même. Ce n’est plus le temps des « spéculations » sur les noms, des tractations, des compromis, d’interminables concertations… On est sur un flacon de neige, faute de mesures prises dans les jours qui suivent, il fondera.

Faut-il rappeler l’adage disant « celui qui perd son temps se perd lui-même », en précisant que le temps de réaction ne se compte ni en mois, ni en semaines, mais plutôt en jours ! Cette crise qui atteint déjà son paroxysme nous enfoncera encore plus dans un gouffre sans issue si l’on ne réagit pas immédiatement et au plus vite.

Nos responsables pourront encore reprendre la main, mais ils ne le pourront pas très longtemps, lorsque la seule consolation sera de se rappeler la réaction du leader Bourguiba aux accords d’Oslo, qui avait dit : « Trop peu, trop tard ».

Fayçal DERBEL

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Rien n’a changé sous le soleil tunisien. Le pays continue de s’endetter plus que de raison, et de la mauvaise dette en plus qui ne sert qu’à faire fonctionner la lourde machine publique, au lieu de faire tourner la machine productrice de richesses – l’entrepreneuriat privé – et d’emplois, au mépris de tous les principes de base d’une économie saine. La chose a été dite, redite jusqu’à l’usure par toute la palette d’experts avisés que compte ce pays, sans que ça ne trouble le moins du monde la quiétude des gouvernants. Ce gouvernement, comme toux ceux qui l’ont précédé depuis la révolution (de ce point de vue au moins l’actuel chef du gouvernement, Habib Essid, n’est pas une rareté, contrairement à ce que veulent nous faire gober ses ennemis d’aujourd’hui, qui étaient ses amis hier), se contente d’une gestion économique à minima en ouvrant les vannes de l’endettement. Point barre. Hier jeudi 14 juillet, il a reçu l’aval de la Banque africaine de développement (BAD) pour un prêt de 268 millions d’euros, dédié à la modernisation du secteur financier, nous dit-on. Par ailleurs le gouvernement s’apprête à tenter l’aventure des marchés financiers internationaux pour un emprunt obligataire de 500 millions de dollars (environ 450 millions d’euros) garanti par les USA. C’est la grande forme sur le front de l’endettement !

Le ministre des Finances, Slim Chaker, avait déclaré fin juin que ce montant sera affecté au financement du budget de l’État et au soutien à la relance de l’économie, mais ça c’est l’affichage. Quand on sait que près de 40% du budget est avalé par les dépenses de fonctionnement et les salaires de la fonction publique, il ne faut pas être un expert pour deviner le sort qui sera réservé à ce pactole. Le budget de l’État a littéralement explosé en cinq ans, passant de 18 à 29 milliards de dinars, dont 13 milliards sont absorbés par la masse salariale de la fonction publique contre 6,5 milliards en 2010.

La ligne rouge allègrement franchie

La dette publique tunisienne on n’en parlait pas beaucoup avant la révolution, ou très peu. Mais les choses ont bien changé depuis, on a franchi allègrement la cote d’alerte. Elle affiche maintenant le chiffre effarant de 50 milliards de dinars (environ 20 milliards d’euros), un comble pour une économie dont quasiment tous les moteurs sont en panne et un Etat qui a le plus grand mal à engranger des recettes lesquelles, de l’aveu même de Slim Chaker devant la représentation nationale, ont fortement baissé. Et que dire des 6 milliards de dinars que le trésor public doit décaisser cette année au titre du service de cette dette, et 7 milliards en 2017. Comment tenir le coup face à des dépenses sociales qui s’envolent alors que les recettes fiscales fondent comme neige au soleil, avec un tourisme en berne et une industrie du phosphate qui n’est plus que l’ombre d’elle-même ?

Pourtant il y a des économistes qui rament à contrecourant et affirment que le problème est ailleurs. C’est le cas de Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances et initiateur du think tank Ifriqiya pour le dialogue économique (IDE). D’après lui le danger ne vient pas du «taux de la dette [estimé à 52,7 % du PIB en 2015 par la BAD] mais » de « sa nature. Il ajoute que jusqu’en 2010, la Tunisie fonctionnait sur le modèle de financement d’une nation émergente, avec une dette composée à 60% par l’emprunt local et 30% par les prêts étrangers, ventilés entre marché international, liens bilatéraux et institutions multilatérales. Mais ce schéma s’est brisé et la tendance est maintenant à 50% de crédits contractés auprès de ces institutions, notamment le FMI, ce qui change complètement la donne car ces prêts sont remboursés en devises, une catastrophe quand on voit la plongée du dinar.

Des réformes douloureuses sans cesse repoussées

« Certes, ce sont là les conséquences de décisions prises il y a cinq ans. Mais, aujourd’hui, on a le choix entre subir ou discuter avec les partenaires sociaux pour mettre le holà aux surenchères et aborder des questions taboues comme les privatisations. Le tout est une question de volonté politique », a déclaré Fadhel Abdelkefi, directeur général de Tunisie Valeurs, à Jeune Afrique.

Pour Mehdi Sethom, cofondateur de la société de conseil Mediterranean Corporate Finance, la solution est sous nos yeux : Il faut que l’économie sorte du joug de l’État et qu’on lui injecte du tonus à coup de capital-investissement. Pour lui il faut mobiliser l’épargne en faisant sauter les verrous pour les organismes de microcrédit et leur permettre de la collecter. Encore faut-il que cette épargne soit conséquente quand on sait que beaucoup de salariés (des études disent même 1/3), pris dans le cercle infernal de la consommation, sont à découvert à la banque presque en permanence.

Pour les chefs d’entreprise et les experts économistes la messe est dite : l’État doit se séparer de ses actifs, une opération qui ouvre sur une garantie de 1 milliard de dinars sur la dette des entreprises publiques. Ils illustrent leur propos par la privatisation de Tunisie Télécom, en 2010, qui avait permis de rogner la dette publique, qui était alors montée à 65% du PIB. D’après les chantres de la privatisation, l’Etat n’a pas d’autre choix que de céder des bijoux de famille, des décisions sans doute douloureuses, impopulaires mais salutaires pour la guérison du malade qu’est la Tunisie, selon eux.

Et pourtant les entrepreneurs y croient encore!

Les entrepreneurs sont fertiles en idées. Certains verraient d’un bon oeil la mise en place d’une agence de gestion de la dette et un virage volontaire des autorités, notamment dans l’adoption des lois. Ils se rappellent au bon souvenir du gouvernement et du Parlement en disant que la loi partenariat public-privé (PPP) n’a toujours pas de décret d’application et que le code des investissements traine toujours.

La corruption et l’économie parallèle sont également pointées du doigt, elles pèseraient plus de 50% du PIB. «Arrêter des barons de l’informel mettrait un frein à ces pratiques», lancent des chefs d’entreprise déboussolés et dépités.

Bref, la tâche est colossale, et il faut du courage et un sens aigu du sacrifice pour l’attaquer frontalement. La Tunisie cherche toujours ce spécimen très rare – un vrai chef de gouvernement – pour amorcer le tournant de la réforme… et de la rigueur, que personne ne veut nommer.

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Le Centre de promotion des exportations (Cepex) a abrité ce vendredi 15 juillet un point de presse au cours duquel ont été présentées les avancées du programme d’appui à la compétitivité et au développement des exportations, Tasdir+, un projet élaboré en coopération avec la Banque mondiale.

Tasdir+ fait partie du dispositif global pour développer les exportations, il a été mis en route en décembre 2015. Depuis les promoteurs de Tasdir+ ont mené une vaste campagne de communication, en partenariat avec les structures professionnelles et les organismes patronaux, notamment les chambres de commerce et de l’industrie régionales. Une vingtaine d’événements ont été organisés sur l’ensemble du territoire tunisien, ce qui a permis au premier appel à candidatures, bouclé en février 2016, d’intéresser 344 opérateurs en provenance de 22 gouvernorats.

A signaler que l’un des objectifs initiaux de ce programme est d’offrir une rampe de lancement aux entreprises des régions intérieures. D’ailleurs un traitement de faveur leur a été réservé lors du choix de ce premier lot.

Au final, 101 entreprises, 13 start-ups et 19 groupements d’entreprises ont été retenus par le comité de pilotage de Tasdir+. Tous les sélectionnées reçoivent une visite et un soutien personnalisé de l’équipe de spécialistes de Tasdir+, le but étant d’avoir toutes les garanties sur la viabilité, la pertinence et l’efficacité des plans export bénéficiant de primes spécifiques.

À fin juin 2016, 70 bénéficiaires parmi les 137 entreprises présélectionnées avaient déjà été visitées, ce qui a permis d’apporter les correctifs nécessaires sur les business plans export, multipliant ainsi les chances de succès.

Jusqu’à maintenant 58 dossiers ont été avalisés pour un investissement global de 10 millions de dinars, qui seront subventionnés à hauteur de 5,17 millions de dinars. On attend de cet effort financier 10 dinars de recette à l’export pour un dinar investi.

Une analyse des dossiers passés à la loupe montre que les entreprises ont tendance à jeter leur dévolu sur l’Afrique de l’Ouest, notamment la Côte d’Ivoire.

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Une autre mauvaise nouvelle, non moins douloureuse que les précédentes, vient de tomber sur la Tunisie. Dans son nouveau rapport, la Banque Mondiale (BM) a encore dégradé la classification de la Tunisie. Intitulé « Nouvelle classification des pays en fonction de leur revenu : actualisation 2016 », ce récent rapport de ladite institution financière classe la Tunisie dans la liste des pays ayant changé de groupe, passant ainsi du groupe « intermédiaire supérieur » à « intermédiaire inférieur ». Des estimations actualisées qui devraient être prises en compte dans les lignes directrices opérationnelles de la BM pour déterminer l’éligibilité aux financements de l’institution.

Plusieurs pays s’affichent également dans la liste des pays ayant changé de groupe, tels que le Cambodge, la Guinée équatoriale, la Géorgie, la Guyana, la Mongolie, la Fédération de Russie, le Sénégal, le Togo et le Venezuela.

Trois pays font toutefois leur apparition dans le classement pour l’exercice 2017, dans le groupe des économies à revenu élevé : Nauru, membre de la BIRD depuis le 12 avril 2016 ainsi que les Îles Vierges britanniques et Gibraltar, dont la population a dépassé en 2015 la barre des 30 000 habitants. L’Argentine, qui figurait dans le groupe des pays à revenu élevé en 2016, a été temporairement retirée du classement dans l’attente de la publication de chiffres révisés pour les comptes nationaux.

En effet, tous les 1er juillet, la Banque mondiale revoit sa classification des économies du monde. Cette actualisation repose sur les estimations du revenu national brut (RNB) par habitant pour l’année précédente. Au 1er juillet 2016, les critères sont les suivants : un RNB par habitant inférieur ou égal à 1 025 dollars définit les pays à faible revenu ; un RNB par habitant compris entre 1 026 et 4 035 dollars définit les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure tandis qu’un RNB par habitant compris entre 4 036 à 12 475 dollars définit les pays à revenu intermédiaires de la tranche supérieure ; et un RNB par habitant supérieur ou égal à 12 476 dollars définit les pays à revenu élevé. Ces estimations actualisées sont prises en compte dans les lignes directrices opérationnelles de la Banque mondiale pour déterminer l’éligibilité aux financements de l’institution.

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Décidément la croissance en Afrique subsaharienne donne du fil à retordre aux institutions financières internationales. Après la Banque africaine de développement (BAD) qui a dit dernièrement dans son rapport que la croissance en Afrique subsaharienne sera plus forte que les prévisions initiales du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), cette dernière est revenue à la charge en revoyant à la baisse, et de façon drastique, la croissance dans cette partie du continent. A croire que les institutions financières se livrent une vraie bataille à coups de prévisions !

La Banque mondiale a refait ses calculs et parle désormais d’une croissance moyenne de +2,5 % en Afrique subsaharienne en 2016, contre +4,2 % prédits en janvier dernier et +3,3 % en avril 2016. Entre janvier et juin 2016, le chiffre est presque divisé par deux. L’institution de Bretton Woods explique son revirement par « trois facteurs : la faiblesse persistante des prix des produits de base, une activité économique mondiale qui sera sans doute anémique et le durcissement de la conjoncture financière ».  L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient devraient également en pâtir, avec une croissance qui devrait chuter fortement, jusqu’à +2,9 %, prédit la BM, alors qu’on évoquait le chiffre de 5,1% en janvier dernier.

Ces correctifs ont été apportés à l’occasion de la mise à jour du rapport sur les Perspectives économiques mondiales, ce mois de juin. Si la tendance se confirme, c’est assurément une mauvaise nouvelle pour l’Afrique subsaharienne, qui a surfé sur une croissance de +3 % en 2015.

La croissance mondiale va également ramer et affichera un maigre +2,4% en 2016, alors que les dernières prévisions faisaient état de +2,9 %

Ce sont les pays exportateurs de pétrole qui trinquent le plus

« Le ralentissement est particulièrement prononcé dans les pays exportateurs de pétrole », dit la BM dans son rapport. Ainsi le Nigeria, qui est pourtant la 1e économie du continent africain, doit s’attendre, au mieux, à une croissance de +0,8 % en 2016, là où la BM le gratifiait d’un +4,6 % au début de cette année. L’Angola, qui a piqué au Nigeria la place de leader des producteurs de pétrole du continent, est logée à la même enseigne : de +3,3 % prédits en janvier la croissance devrait s’établir à +0,9 % ; idem pour le Gabon (de +5,1 % à +3,9 %).

Les hydrocarbures n’expliquent pas à eux seuls ces mauvais chiffres, il y a également de la casse chez les pays exportateurs de minerais non énergétiques, l’Afrique du Sud en premier, dont la perspective de croissance plonge à +0,6 %, contre +1,4 % annoncés en janvier. Et encore, le pire est peut-être à venir avec la baisse de régime du moteur de l’économie mondiale, la Chine, qui justement absorbait en masse ces matières premières. La Chine est créditée de +6,7 % de croissance en 2016, contre +6,9 % en 2015. Pas catastrophique en soi pour le pays, mais suffisant pour que les pays exportateurs de minerais non énergétiques aient la tête sous l’eau.

Le pétrole baisse, mais attention au surcoût des produit alimentaires

Les pays d’Afrique subsaharienne qui ont fait le choix de diversifier leur économie subissent moins les contrecoups de la fonte des cours du pétrole cette année. « Certains pays importateurs de pétrole (l’Éthiopie, le Rwanda, la Tanzanie et les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine) ont toutefois enregistré une forte croissance « , dit le document de la BM.

Les pays africains importateurs de pétrole devraient également surfer sur une embellie. « Le recul de l’inflation devrait stimuler la consommation des ménages », si elle n’est pas impactée négativement par « le renchérissement des produits alimentaires du fait de la sécheresse, le niveau élevé du chômage et la dépréciation des monnaies », disent les économistes de la Banque mondiale.

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La Côte d’Ivoire a un excellent ambassadeur : Klaus Tilmes, le directeur du département Commerce et Compétitivité de la Banque Mondiale. Dans un entretien avec des médias, qui est passé hier mardi 07 juin 2016 à la radio nationale, M. Tilmes a fait l’éloge des réformes menées en Côte d’ivoire ces dernières années, et qui ont permis au pays d’entrer dans le cercle des économies les plus performantes du continent africain.

Selon lui la Côte d’ivoire a des cartes maitresses qui lui permettent de capter les flux de capitaux étrangers.

A propos du plan quinquennal, il a déclaré : « Il convient de saluer la volonté du gouvernement d’accorder une part importante dans le financement du Plan national de développement (PND) au secteur privé ».

Les trains qui n’arrivent pas à l’heure

Comme tout diagnostic qui se respecte, surtout émanant d’un spécialiste aussi éminent, il fallait aussi mettre le curseur sur les trains qui n’arrivent pas à l’heure. Le directeur du département Commerce et Compétitivité de la BM ne s’est pas dérobé. Il a mis le doigt sur les ratés de l’économie ivoirienne, qu’il faut solutionner, d’après lui, si les autorités veulent se donner toutes les chances de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent. « La Côte d’Ivoire devrait veiller à initier plusieurs réformes dans les secteurs du transport, des infrastructures, du port et surtout dans le secteur de la logistique, qui reste capital pour un secteur privé qui se veut dynamique », a-t-il précisé.

Il a affirmé qu’il faut faire en sorte que la richesse ne niche pas seulement dans la capitale, Abidjan et qu’elle soit perceptible dans les autres régions du pays.

Par ailleurs M. Tilmes se félicite de la volonté du gouvernement de diversifier ses sources de revenus dans des secteurs tels que l’agrobusiness, les technologies, tout en actionnant les leviers d’une croissance inclusive et durable.

Enfin il a déclaré que « la Côte d’Ivoire peut jouer un rôle extrêmement important dans la sous-région en développant le commerce, en connectant les grandes agglomérations par voie terrestre, comme le corridor Abidjan-Lagos ».

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Après le Maroc et sa gigantesque centrale solaire Noor à Ouarzazate, le Rwanda et sa méga centrale solaire, la plus grande en Afrique subsaharienne, c’est au tour de la Zambie d’afficher ses ambitions en la matière. En effet le pays va se doter de deux immenses centrales solaires de 50 mégawatts (MW) chacune, a fait savoir hier lundi 30 mai l’Industrial Development Corporation (IDC), en charge des investissements publics en Zambie.

Ce projet fait partie d’un programme de diminution des coûts et des délais des projets solaires africains élaboré par la Banque mondiale en janvier 2015, et ce sont les français Neoen et l’italien Enel qui sont en pole position pour remporter ce marché, lequel à terme donnera naissance à deux centrales parmi les plus volumineuses en Afrique subsaharienne.

Le programme de la Banque mondiale, intitulé « scaling solar « , a été dévoilé à Washington le 28 janvier 2015. Son but est de rendre plus accessible – en termes de coût – l’électricité d’origine solaire produite au sud du Sahara, d’accompagner l’élaboration des projets et leur concrétisation, d’aider au montage des dossiers pour échapper aux entraves et nombreux écueils. Le programme se déploie déjà au Sénégal et au Madagascar. Au total ce sont 600 MW de capacité électrique d’origine solaire qui seront mis à la disposition des populations. C’est ce que la Banque mondiale appelle « la méthode en kit », et le premier appel d’offres vient d’être bouclé.

Une vraie révolution dans les modes de consommation

« Les résultats établissent un nouveau standard », ont déclaré les responsables du programme « scaling solar » dans un communiqué émis très récemment. En Zambie, neuf mois après le lancement de l’appel d’offres, sept propositions ont été retenues, a fait savoir hier l’IDC. Au total ce sont 48 projets qui avaient été soumis à l’organisme, entre le 5 octobre et le 13 novembre 2015.

Les offres qui ont été retenues sont celles du français Eren, en partenariat avec le dubaïote Access (en février le binôme avait raflé le marché d’une centrale solaire de 10 MW en Ouganda), d’EDF Energies nouvelles, filiale d’EDF, de l’italien Enel, du consortium sud-africain Mulilo, du britannique Globeleq, du français Neoen (a réalisé à Bordeaux le plus grand parc solaire d’Europe, avec 300 MW) et celle du chinois Shanghai Electric Power.
« Avec des tarifs de 6,02 centimes de dollar (Neoen) le kilowattheure et 7,84 centimes de dollars (Enel), des résultats prévisionnels indiquent que Neoen et Enel remporteront les projets », précise le communiqué de l’IDC, soulignant que ces prix devront être appliqués durant 25 ans.

Ce sont des tarifs beaucoup plus bas que les 20 centimes de dollar le kilowattheure en moyenne pratiqués par les centrales au fioul en Afrique subsaharienne, qui dominent largement le paysage local. Mais plus pour logntemps vu les prétentions de « scaling solar ».

Les experts ont fait leurs calculs pour donner une idée sur les sommes qu’on pourra économiser : Par exemple l’électricité fabriquée à partir du diesel, dans un projet non subventionné implanté dans une région intérieure du Tchad peut arriver jusqu’ à 70 centimes d’euros kilowattheure, contre 40 centimes à peu près pour l’énergie solaire.

Enfin sachez que les responsables « scaling solar » ont annoncé que trois autres pays africains intégreront prochainement le programme.

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Le Cadre de Partenariat Pays (CPP) adopté mardi à Washington, par le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale (GBM) est axé sur 3 piliers visant à faire de la Tunisie un hub économique, réduire les disparités régionales et accroître l’inclusion sociale, a fait savoir, Eileen Murray, responsable des opérations de la BM pour la Tunisie. Tenant mercredi un point de presse au siège de la banque à Tunis, Murray a affirmé que « la nouvelle stratégie pour la Tunisie est basée à 100% sur la note d’orientation stratégique élaborée par le gouvernement tunisien en préparation du plan quinquennal (2016-2020) ». La nouvelle stratégie pour la Tunisie prévoit un montant de prêts pouvant aller jusqu’à 5 milliards de dollars (près de 10,3 Milliards de dinars) au cours des cinq prochaines années.
Le 1er Pilier vise à faire de la Tunisie un Hub économique en poursuivant les réformes engagées après la révolution de 2011. Il met l’accent sur le renforcement de la gestion économique et budgétaire et l’amélioration de l’environnement des affaires pour la création d’emplois et l’innovation, entraînés par le secteur privé. Interrogée sur la situation de l’endettement en Tunisie, la responsable de la BM a précisé que dans le cadre de la nouvelle stratégie pour le pays, la Banque Mondiale travaille avec les autorités tunisiennes sur la mise en place d’un système plus moderne de gestion de la dette. Il s’agit de renforcer les capacités techniques et  humaines pour une meilleure gestion de cette dette (ministère du développement, BCT, ministère des finances). Pour l’économiste principal de la BM, Abdoulaye Sy « le niveau de la dette tunisienne reste bas mais, c’est sa composition qui nécessite un suivi, notamment les dettes en devises ».
Le 2éme Pilier vise la réduction des disparités entre les régions côtières et les régions en retard de développement en termes d’opportunités économiques et de niveau de vie.
Il cible l’accroissement de la valeur ajoutée des produits agricoles et le développement des chaînes de valeur dans les régions défavorisées, particulièrement au profit des jeunes et des femmes.
Concernant l’accès à l’eau dans toutes les régions, la BM est en train de mener une étude analytique de la viabilité financière de la SONEDE, en vue d’étudier les coûts d’accès à l’eau pour corriger les disparités régionales à ce niveau, a indiqué la responsable de la Banque. Quant au 3éme Pilier, son objectif est d’accroître l’inclusion sociale. Il prévoit une assistance du GBM pour les segments particulièrement vulnérables de la société, dans le but de contribuer à renforcer la confiance des citoyens et de promouvoir le développement des compétences, la transparence et la responsabilité soit tous les éléments de base d’un contrat social renouvelé. S’agissant du problème de la corruption, Murray a rappelé que la BM a appuyé le gouvernement tunisien dans la création du site « MIZANIATOUNA » qui facilite l’accès des citoyens aux dépenses publiques. L’institution financière internationale aide, également le ministère des finances à mettre en place un système d’information et de gestion intégrée et soutient en outre les réformes engagées pour la simplification des procédures administratives (afin de donner, moins de marge aux activités de corruption), la réforme de la douane et la promotion des exportations…
Le CPP sera mis en œuvre à travers le portefeuille existant et une série de nouvelles opérations, y compris une série de Financements à l’appui de Politiques de Développement (FPD) visant à soutenir la mise en œuvre des réformes clés telles que le Code des investissements, la législation sur la Concurrence et la Faillite, et d’autres mesures visant à promouvoir les procédures gouvernementales favorables aux investisseurs. Selon Murray, les réformes « doivent aller plus vite en Tunisie, car les choses y prennent beaucoup de temps ». Alors que certains dans l’opposition qualifient les réformes proposées par la BM de « douloureuses », Murray estime qu’il y aura plus de gagnants que de perdants, après la réalisation de ces réformes.

TAP

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Le député du Front Populaire Ammar Amroussia a déclaré que les symptômes d’une explosion sociale sont très visibles, notamment avec la montée de la...

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