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banque, Mustapha Kamel Nabli, Tunisie

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Des efforts colossaux ont été déployés pour encourager la montée en gamme et l’intégration des banques dans le développement de la Tunisie, mais, les résultats demeurent bien en déça des attentes, s’agissant des problèmes dont souffrent ces instituions et qui datent depuis des années.

Un débat assez riche s’est tenu, samedi 10 décembre, en marge de la 26ème session des journées de l’entreprise au tour du thème « Attractivité des investissement et compétitivité du secteur financier ».

Ont pris part à cette rencontre  le gouverneur de la Banque centrale, le Pdg de la BNA et le Président du conseil d’administration de la bourse des valeurs mobilières de Tunis ainsi que d’autres responsables des milieux d’affaires.

L’occasion a été offerte de  soulever les problèmes qui entravent le développement des banques tunisiennes. Un secteur qui occupe, en effet, une place non négligeable dans l’économie du pays.

 Jaafer Khatech, le Pdg de la BNA, a établi un diagnostic du système bancaire en Tunisie et présenté des propositions pour sa restructuration. « Il y a un environnement qui n’a pas évolué. Aujourd’hui, c’est la chasse aux sorcières, puisque on est dans une situation paradoxale. Les banquiers vivent un cauchemar avec des banques souffrant d’une sous-capitalisation et l’augmentation des taux de crédits des PME». Il n’a pas manqué de s’inquiéter pour la disparation des banques d’investissement et de développement.

De son côté, le gouverneur de la banque centrale de Tunisie(BCT),  Mustapha Kamel Nabli, a fait ressortir, de prime abord, quelques constats, à savoir,  primo, « la nécessité de sortir le système financier tunisien de sa torpeur, après des années de blocage, étant donné qu’il souffre d’un environnement antiéconomique pesant ». Secundo,  » la réussite d’une transition démocratique nécessite une compétitivité forte. Cela ne peut se faire qu’à travers  un système financier dynamique « . Selon lui  » l’impératif est d’introduire des réformes institutionnelles et fonctionnelles pour que le tissu économique reste en place. Il fallait que les banques continuent à financier. ». Tertio, « les banques tunisiennes n’ont, aujourd’hui, aucune chance d’être compétitives à l’échelle tant nationale qu’internationale ». Quarto,  » Le système bancaire doit changer, surtout que la Tunisie souffre d’un problème de la transmission des entreprises : le problème préoccupant demeure la bourse »

Dans ce contexte,  Fadhel Abdelkefi, le président du conseil d’administration de la Bourse des valeurs mobilières de Tunisie a précisé que la bourse a été délaissée par une incompréhension du mécanisme et l’absence d’une volonté politique. 

Selon lui, la bourse de Tunis devrait être un instrument de financement de l’économie qui ne représente actuellement que 5 à 6% du financement de l’économie. Un chiffre jugé limité. C’est pourquoi, les pouvoirs politiques, économiques et  monétiques considèrent que cette manette devrait fonctionner grâce aux banques tunisiennes, qui devront offrir à leurs clients la possibilité de se coter en bourse, et ce en renforçant les fonds propres.

Partant de constat, II faut avoir les yeux braqués sur l’avenir. C’est pour cette raison que  le gouverneur a appelé à un début de réflexion, recommandant de repenser le système dans lequel il fallait introduire la bourse.

Les restructurations devraient se traduire par une meilleure coopération entre les banques et le marché financier. L’objectif est de mettre en place des départements capables de résoudre les problèmes de PME, et partant, une réelle compétitivité.

Pour ce faire, il importe de se déployer dans quelques orientations d’action : la possibilité d’avancer plus vite et de changer de façon pragmatique le marché obligataire qui est un marché non fonctionnel et qui n’a pas de recours. Ensuite, ouvrer pour que ce marché devienne performant. « Nous n’avons pas un marché transparent, capable de levée les fonds »

Pour la question de l’indépendance de la BC, il a appelé à la mise en place d’un nouvel article qui détermine d’une façon approprié l’indépendance de cette institution. Et d’ajouter : « il faut qu’il y ait  des moyens de contrôle sur la BC,  mais ce n’est pas au gouvernement d’assurer cette opération »

D’après lui, la décision de l’indépendance demeure beaucoup plus importante dans le régime démocratique, puisqu’il y a une tendance de l’utilisation de la politique monétaire comme un instrument politique. « Nous entrons dans ce système, il est plus que jamais nécessaire  que la monétaire soit séparé de la politique

Interrogé sur la convertibilité du dinar, le gouverneur a précisé que cette proposition est très mal posée en raison de l’absence d’un système total de convertibilité de dinar. « La crise asiatique a mis en question la convertibilité totale surtout dans les pays émergents. C’est pour cette raison qu’il  ne faut pas poser la question de la convertibilité totale mais, celle d’une  convertibilité dégradée. Selon lui, la démarche de convertibilité ne se fera que progressivement,  et elle dépendra évidemment de la situation économique actuelle nationale et internationale.

Wiem Thebti

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Des efforts colossaux ont été déployés pour encourager la montée en gamme et l’intégration des banques dans le développement de la Tunisie, mais, les résultats demeurent bien en déça des attentes, s’agissant des problèmes dont souffrent ces instituions et qui datent depuis des années.

Un débat assez riche s’est tenu, samedi 10 décembre, en marge de la 26ème session des journées de l’entreprise au tour du thème « Attractivité des investissement et compétitivité du secteur financier ».

Ont pris part à cette rencontre  le gouverneur de la Banque centrale, le Pdg de la BNA et le Président du conseil d’administration de la bourse des valeurs mobilières de Tunis ainsi que d’autres responsables des milieux d’affaires.

L’occasion a été offerte de  soulever les problèmes qui entravent le développement des banques tunisiennes. Un secteur qui occupe, en effet, une place non négligeable dans l’économie du pays.

 Jaafer Khatech, le Pdg de la BNA, a établi un diagnostic du système bancaire en Tunisie et présenté des propositions pour sa restructuration. « Il y a un environnement qui n’a pas évolué. Aujourd’hui, c’est la chasse aux sorcières, puisque on est dans une situation paradoxale. Les banquiers vivent un cauchemar avec des banques souffrant d’une sous-capitalisation et l’augmentation des taux de crédits des PME». Il n’a pas manqué de s’inquiéter pour la disparation des banques d’investissement et de développement.

De son côté, le gouverneur de la banque centrale de Tunisie(BCT),  Mustapha Kamel Nabli, a fait ressortir, de prime abord, quelques constats, à savoir,  primo, « la nécessité de sortir le système financier tunisien de sa torpeur, après des années de blocage, étant donné qu’il souffre d’un environnement antiéconomique pesant ». Secundo,  » la réussite d’une transition démocratique nécessite une compétitivité forte. Cela ne peut se faire qu’à travers  un système financier dynamique « . Selon lui  » l’impératif est d’introduire des réformes institutionnelles et fonctionnelles pour que le tissu économique reste en place. Il fallait que les banques continuent à financier. ». Tertio, « les banques tunisiennes n’ont, aujourd’hui, aucune chance d’être compétitives à l’échelle tant nationale qu’internationale ». Quarto,  » Le système bancaire doit changer, surtout que la Tunisie souffre d’un problème de la transmission des entreprises : le problème préoccupant demeure la bourse »

Dans ce contexte,  Fadhel Abdelkefi, le président du conseil d’administration de la Bourse des valeurs mobilières de Tunisie a précisé que la bourse a été délaissée par une incompréhension du mécanisme et l’absence d’une volonté politique. 

Selon lui, la bourse de Tunis devrait être un instrument de financement de l’économie qui ne représente actuellement que 5 à 6% du financement de l’économie. Un chiffre jugé limité. C’est pourquoi, les pouvoirs politiques, économiques et  monétiques considèrent que cette manette devrait fonctionner grâce aux banques tunisiennes, qui devront offrir à leurs clients la possibilité de se coter en bourse, et ce en renforçant les fonds propres.

Partant de constat, II faut avoir les yeux braqués sur l’avenir. C’est pour cette raison que  le gouverneur a appelé à un début de réflexion, recommandant de repenser le système dans lequel il fallait introduire la bourse.

Les restructurations devraient se traduire par une meilleure coopération entre les banques et le marché financier. L’objectif est de mettre en place des départements capables de résoudre les problèmes de PME, et partant, une réelle compétitivité.

Pour ce faire, il importe de se déployer dans quelques orientations d’action : la possibilité d’avancer plus vite et de changer de façon pragmatique le marché obligataire qui est un marché non fonctionnel et qui n’a pas de recours. Ensuite, ouvrer pour que ce marché devienne performant. « Nous n’avons pas un marché transparent, capable de levée les fonds »

Pour la question de l’indépendance de la BC, il a appelé à la mise en place d’un nouvel article qui détermine d’une façon approprié l’indépendance de cette institution. Et d’ajouter : « il faut qu’il y ait  des moyens de contrôle sur la BC,  mais ce n’est pas au gouvernement d’assurer cette opération »

D’après lui, la décision de l’indépendance demeure beaucoup plus importante dans le régime démocratique, puisqu’il y a une tendance de l’utilisation de la politique monétaire comme un instrument politique. « Nous entrons dans ce système, il est plus que jamais nécessaire  que la monétaire soit séparé de la politique

Interrogé sur la convertibilité du dinar, le gouverneur a précisé que cette proposition est très mal posée en raison de l’absence d’un système total de convertibilité de dinar. « La crise asiatique a mis en question la convertibilité totale surtout dans les pays émergents. C’est pour cette raison qu’il  ne faut pas poser la question de la convertibilité totale mais, celle d’une  convertibilité dégradée. Selon lui, la démarche de convertibilité ne se fera que progressivement,  et elle dépendra évidemment de la situation économique actuelle nationale et internationale.

Wiem Thebti

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