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Banque, Tunisie

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Attijariwafa Bank

Attijariwafa Bank, la Standard Bank, GTBank, et Nedbank sont parmi les finalistes en lice pour le « Prix du Banquier Africain 2014 » du magazine African Banker. La liste rendue publique récemment comporte les banques et les institutions financières en lice pour l’obtention des meilleurs prix de la huitième édition de cette compétition. Les gagnants seront annoncés lors de la cérémonie de remise des prix prévue le 21 mai à Kigali, au Rwanda, au cours des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement.

A parcourir la liste des établissements et banquiers dont les noms ont été sélectionnés, on n’y trouve aucune banque ni aucun banquier de nationalité tunisienne, contrairement aux sept dernières éditions.

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C’est certainement la plus longue avenue de la capitale tunisienne. Elle était connue

C’est certainement la plus longue avenue de la capitale tunisienne. Elle était connue, sous l’ancien président, pour être l’avenue des banques. On y trouve les sièges de la BCT, de la BNA, de la STB, de la BTS et de la BTK. A un moment de l’histoire récente de la Tunisie, où les manifestations étaient interdites, sinon strictement réglementées, elle émergeait comme l’Avenue des manifestations. Généralement bien encadrées par l’ancien parti au pouvoir, elles partaient du monument de l’ancien 7 novembre et s’arrêtaient devant un bar connu de cette avenue. C’est l’avenue Mohamed V, une longue avenue bordée de palmiers, mais pas que cela !

Sur cette grande esplanade de Tunis où elles sont les uniques grandes tours immobilières, si on excepte l’autre hôtel de l’avenue Bourguiba, jonchent au moins quatre grands cadavres, ceux de projets, soit abandonnés, soit inachevés. Des cadavres, comme les stigmates d’une époque où l’investissement s’est figé dans le temps et où les constructions se sont arrêtées avec la Révolution. D’abord, ce projet, presque pharaonique d’une Cité de la culture dans un pays, désormais peu disposé à la culture. Un projet initié avec un constructeur européen et qui n’est jamais arrivé à terme, devenu presqu’une cage à pigeons. Un projet d’un coût de plus de 120 MDT financé par des bailleurs de fonds étrangers, dont le tchèque.

«Occupant un emplacement stratégique au cœur de la capitale, la Cité de la culture devrait s’articuler autour de deux salles de spectacle, d’une médiathèque, d’une cinémathèque, de trois espaces d’exposition et d’une maison des artistes. Un musée complétera cette importante infrastructure dont le coût sera d’environ cent millions de dinars. D’une capacité de 1800 places, la grande salle est conçue pour accueillir les spectacles vivants de théâtre et de musique et sera dotée d’équipements de pointe. Une seconde salle de 400 places sera dédiée aux spectacles de moindre importance. Le musée devait comporter des pavillons d’expositions permanentes ainsi que des aires d’expositions ponctuelles et des ateliers d’initiation. Aménagée autour d’un patio en terrasse, la maison des artistes devrait offrir des services de restauration ainsi qu’un espace de convivialité». Ce projet, pourtant grandiose, ne sera jamais terminé et même remis aux calendes grecques ou plutôt tchèques, vu la situation financière de la Tunisie de l’après Ben Ali. On a même entendu un ancien ministre de la Culture demander sa démolition.

Ensuite, ce qui avait été l’hôtel Abou Nawas Tunisie, avant que les Koweitiens ne le vendent aux Libyens. Société libyenne qui en avait la charge, du temps de Mouammar Kadhafi, la Laico avait entrepris de le moderniser, l’avait donc désossé et entrepris sa rénovation. Avec la révolution libyenne, la Libye de l’après Kadhafi oubliera même qu’elle avait un hôtel à Tunis qui était un fleuron du tourisme de conférences dans la Tunisie de l’avant révolution.

Il y a aussi cet imposant immeuble en verre, au dernier étage duquel Ben Ali disposait d’un bureau, celui de l’ancien parti au pouvoir, le RCD. Toujours gardé par l’armée, il est toujours droit dans ses bottes, impossible à vendre et dont l’avenir ne sera pas déterminé avant la fin du recensement des biens du RCD par le ministère des Domaines de l’Etat et la décision de la commission des biens confisqués. Malgré son lourd héritage historique, cet immeuble pourrait désencombrer plus d’une administration. Lui aussi, il reste droit et froid, comme un cadavre congelé.

Autre monument hôtelier de Tunis, l’hôtel du Lac, un chef d’œuvre à l’architecture atypique construit pendant les années 60, lui aussi propriété de la société libyenne Lafico, une autre holding libyenne, oublié lui aussi par les libyens, plus soucieux maintenant de guerre que de paix. Il devait être démoli et un hôtel de luxe prendre sa place. Il reste encore en ruine au milieu de la capitale de la Révolution du Jasmin.

Tous ces immeubles sont pourtant des projets qui pourraient redonner de l’emploi. Personne ne semble pourtant prêter attention à ces quatre cadavres, comme s’ils étaient les images d’un passé qu’on balaierait chaque fois d’un revers de main.

Ka. Bou.

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Dans son analyse annuelle des banques

Dans son analyse annuelle des banques, en relation avec l’environnement dans lequel elles évoluent, l’intermédiaire boursier Maxula Bourse, a pu identifier trois catégories de valeurs. La première catégorie regroupe des valeurs (Attijari Bank, BIAT, ATB, BT et la BNA) combinant la solidité des fondamentaux (une amélioration de la qualité d’actifs, une bonne gestion des risques et une solvabilité renforcée) et l’efficacité opérationnelle (un dispositif commercial performant, une productivité en amélioration et des bénéfices en progression notoire…) outre la détention d’une valorisation raisonnable. Considérant les efforts incontestables déployés, ces valeurs constituent une « garantie de qualité» dans un secteur où la qualité se trouve être une denrée rare et une opportunité d’investissement intéressante eu égard leur perspective de croissance.

La deuxième catégorie est constituée des valeurs (Amen Bank, UIB et BTE) qui présentent des fondamentaux de qualité, certes moindres, mais satisfaisants et en nette amélioration en 2012. Ils ont enregistré également une amélioration notable de leur activité illustrée par la conquête des nouveaux parts de marché. Ainsi, il s’agit de banques à fort potentiel de croissance vu le progrès et les efforts perceptibles déployés pour l’amélioration de leur système de gestion et leur activité opérationnelle. Ces banques jouissent d’une crédibilité indéniable quant à leur développement futur.

La troisième catégorie regroupe des titres (BH, UBCI et STB) qui présentent les moins bons fondamentaux, et qui sont loin de respecter les ratios prudentiels. Ces banques ont subi de plein fouet la baisse de leur activité en 2012 et ont affiché des indicateurs financiers en nette régression affectés par la hausse du coût du risque suite à la détérioration de leur qualité d’actifs.

En corollaire, l’investissement dans le secteur bancaire tunisien, principal capitalisation du marché boursier, s’avère intéressant vu le potentiel qui lui sera offert suite à une refonte de son paysage. Ceci est toutefois tributaire assurément de la multiplication des efforts en matière de restructuration par les banques tunisiennes.

Par ailleurs, dans un contexte caractérisé par un manque de visibilité, il est relevé l’absurdité de miser sur une valeur bien précise du secteur bancaire. Il convient, en effet, de détenir un portefeuille diversifié couvrant les différentes catégories de titres de manière à réaliser un minimum de rentabilité quel que soit l’état de la conjoncture.

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La compilation des indicateurs d’activité trimestriels

La compilation des indicateurs d’activité trimestriels, au 31 décembre 2011, publiés par les banques et les sociétés cotées fait ressortir, d’abord, le poids du secteur financier dans la création des richesses et le début de l’impact de la « Crise de la Révolution» sur ce secteur. Les revenus du seul secteur bancaire, pour l’exercice 2011, ont dépassé le 1,969 milliards DT. Et si on y ajoute le reste des services financiers (assurances, leasing et placements), la richesse créée par tout le secteur financier tunisien, au cours de la première année de la Révolution, dépasse les 2,553 milliards DT. Elle est même en hausse de 3,5 % par rapport à 2010. Le produit net bancaire (PNB) des 11 banques cotées a progressé de 4,4%, au 31 décembre 2011, par rapport, au  31 décembre 2010, alors que l’indice sectoriel a perdu  13,23%,  au 31 décembre 2011, par rapport au 31 décembre 2010. On ne peut cependant ignorer que dans le secteur bancaire, les effets de la crise commencent déjà à se faire sentir sur les banques publiques. STB, BNA et BH ont ainsi vu leurs revenus baisser, en 2011, par rapport à l’année précédente. On y ajoutera aussi la petite baisse de 0,8 % du secteur des assurances qui a subi de plein fouet les effets des dommages collatéraux de la Révolution. Nous pensons, cependant, que banques comme assurances, devraient vivre une année 2012 plus difficile et on devrait en retrouver la trace dans leurs bilans pour l’exercice 2012.

 

Ceci dit, il y a lieu aussi de remarque la baisse, quoique légère, du revenu global de toutes les sociétés cotées, de 1,9%, en 2011 par rapport à 2010, malgré une évolution positive des revenus de 36 sociétés cotées contre 21 baisses. Les  revenus nets des 6  sociétés  de leasing cotées  ont évolué positivement,  au 31 décembre 2011, par rapport au 31 décembre 2010, avec une augmentation de 10,5%.

Le secteur de la technologie représenté par la société Telnet Holding a réalisé la meilleure progression au niveau des revenus, soit  (+16,8%), suivi par le secteur  pétrole et gaz représenté par la société Sotrapil (+15,7%) et le secteur des biens de consommation (+8,1%) dont l’indice sectoriel a progressé de 6,26%.

Le secteur des services aux consommateurs a enregistré la plus forte baisse de revenus (-13,9%) avec une baisse de son indice sectoriel de 8,19%,  suivi  par le secteur des télécommunications dont le chiffre d’affaires a régressé de 13,6%.

L’activité de la distribution automobile demeure parmi les activités les plus touchées en 2011  avec une baisse du chiffre d’affaires  des sociétés cotées  Ennakl et Artes respectivement de 35,8% et 23,9% par rapport à 2010.

Les plus fortes hausses  des  revenus ont été réalisées par Essoukna,  Tunisie Lait et Modern Leasing  avec des variations respectives de 39,2%, 30,6% et 30,5%. Les plus fortes baisses des revenus ont été enregistrées par SITS (-56,8%),  Tuninvest Sicar (-52,5%) et Ennakl (-35,8%).

 

  La lecture par performance en revenu réalisé, au cours de l’exercice 2011, classe cependant 10 des plus grandes entreprises du pays, même si certaines d’entre elles, notamment Tunisair second meilleur revenu dans l’absolu parmi toutes les cotées sur la bourse de Tunis, ne devraient pas enregistrer de bénéfice cette année.

Dans l’absolu donc, le plus grand revenu, et c’est normal, revient à la Holding de Poulina dont les revenus dépassent le 1,2 milliards DT. Elle seule, elle fait presque le 1/7ème de la richesse créée, en 2011, par l’ensemble des entreprises cotées sur la bourse de Tunis et qui dépasse de loin les 7, 232 milliards DT. La société regroupe en effet une multitude d’entreprises et brasse plus d’un secteur.

Il y a lieu aussi de noter que le secteur de la distribution se porte toujours comme un charme et rapporte toujours gros. L’on remarque même que, contrairement au Magasin Général de la famille Bayahi qui enregistré une hausse de ses revenus comme s’il n’a été qu’effleuré par la casse révolutionnaire de janvier 2011, Monoprix du groupe Mabrouk se classe à la 3ème place des meilleurs revenus. Reste donc à savoir si toutes ses entreprises cotées vont distribuer ou non des bénéfices.

K.B 

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De deux choses, l’une. Ou les PDG des banques, publiques et privées qu’on accuse de tous les torts, qu’on accuse d’avoir dilapidé l’argent de leurs clients et du contribuable et qu’on accuse d’avoir accordé des faveurs et fait d’énormes abandons ayant entraîné d’irrémédiables dommages à l’Etat, nous mentent,  ou ce sont les agences de rating qui n’y comprennent rien et veulent voir la crise partout, même si elle est loin de la Tunisie.

Une simple revue, par copié-collé, des résultats du 3ème trimestre de cette année de Révolution, nous réfléchit  une image complètement différente.

·        Chez Attijari Bank, «le PNB augmentait de plus de 6 MDT, en ce troisième trimestre 2011, et le PNB de plus de 4 MDT, le chiffre d’affaires signait une hausse de 25,4 millions de dinars représentant 13 % par rapport à fin septembre 2010 et les dépôts de la clientèle ont augmenté de 6 %, notamment, les dépôts à vue  +16 % et l’épargne +14 %».

·        Chez l’Amen Bank, «les produits d’exploitation bancaire ont enregistré une progression de 26,5 millions de dinars ou 11,1% et le Produit Net Bancaire a atteint 132,2 millions de dinars, soit une augmentation de 10,7 millions de dinars ou 8,9%, les crédits à la clientèle ont atteint 4.052,9 millions de dinars, soit une augmentation de 338,8 millions de dinars et un taux de croissance de 9,1%, et les dépôts et avoirs de la clientèle se sont établis à 3.712,3 millions de dinars, soit une augmentation de 214,6 millions de dinars ou 6,1%».

·         A l’ATB, «le PNB au 30-09-2011 s’est inscrit à 111,6 MD contre 107,1 MD pour la même période 2010, soit une progression de 4,2%, les crédits nets de la banque ont atteint  2.391,7MD, fin septembre 2011 contre 2.129,9MD au 30/09/2010, soit une  augmentation de 12,29% et les dépôts de la clientèle se sont établis à  3.202,5MD au  30-09-2011 contre 2.955,4MD à fin septembre 2010, soit une hausse de 8,36%».

·        A l’UBCI, «le PNB a augmenté de 14 MD, passant de 76 MD à 90MD, soit une évolution 18.87 % par rapport au 30/09/2010, l’encours des crédits à la clientèle (net de provisions et d’agios réservés) a enregistré une évolution de 407 MD,  pour atteindre 1.835 MD, soit 28,5 % par rapport au 30/09/2010  et les dépôts de la clientèle ont augmenté de 19,2 % pour atteindre 1.832 MD principalement de l’évolution des comptes à vue (+36 %) et des comptes d’épargne (+ 12 %)».

·         Même à la Banque de Tunisie, «les produits d’exploitation bancaire ont progressé  de  +14,2%, atteignant ainsi 181.274 mille dinars au 30/09/2011 contre 158.730 mille dinars au 30/09/2011, grâce à l’augmentation des produits d’intérêts de +16,0% et des revenus du portefeuille de +16,2% et les crédits à la clientèle (net des provisions constituées au 31/12/2010) ont augmenté de 8,1% (+ 206 millions de dinars) ».

·        A l’UIB, «l’encours net des crédits à la clientèle a augmenté de  17,31 % par rapport au 30 septembre 2010 (+378,6 millions de dinars), les dépôts (tous types) ont augmenté de 7,16 %, les dépôts collectés auprès des institutionnels et grandes entreprises ont aussi  évolué et les produits d’exploitation bancaire ont atteint 161,1 millions de dinars au 30/09/2011, soit une progression de 27,4 millions de dinars par rapport à la même période et le résultat brut d’exploitation a enregistré une progression de 20,71%».

·        La Biat «a clôturé les neuf premiers mois 2011 avec des encours de crédits en progression de 19,4% par rapport à la même période 2010, des encours de dépôts de 5930,3 MD, en accroissement de 5,3%, avec des dépôts d’épargne évoluant 10,6%, des produits d’exploitation bancaire de 349,1 MD, en augmentation de 13,0% et un PNB de 249,8 MD, en accroissement de 14,9%.

·        A la STB, les dépôts de la clientèle ont augmenté de 110,6 millions de dinars ou 2,2% pour atteindre un encours de 5.071,2 millions de dinars à fin septembre 2011, pour les dépôts  à vue + 101,2 MDT  ou 6,1%, les crédits à la clientèle ont enregistré un accroissement de 527,7 MDT».

·         A la BNA, «l’encours des créances sur la clientèle a atteint 6.009 millions de dinars au 30.09.2011, enregistrant ainsi une augmentation de 20,3 %, les dépôts de la clientèle ont enregistré une augmentation de 305 MDT, les produits d’exploitation bancaire ont atteint 334,4 millions de dinars, enregistrant une augmentation de 37,4 MDT et le produit net bancaire enregistrant un taux de progression de 6,1 %».

·        A la BH (Banque de l’Habitat), «les encours de crédits, nets de provisions, ont progressé  de 325 MDT, les dépôts de la clientèle ont enregistré une diminution de 186 MDT dont les dépôts d’épargne qui  ont affiché une progression de 34 millions, les  produits d’exploitation bancaire  ont augmenté de 3,11 %, le PNB en augmentation de 1,1 million de dinars et même les capitaux propres étaient en hausse de 4%». 

L’argent existe bien en Tunisie, chez les banques et chez les particuliers. Les hausses des dépôts et de l’épargne dans les banques tunisiennes le prouvent  et les banques n’arrêtent pas de donner du crédit aux entreprises, et cela augmente même.

Où est donc la crise dans tout cela ?

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Dans un communiqué, la Banque centrale de Tunisie annonce  qu’au  cas où le premier jour de l’Aid El Fitr coïnciderait avec le mercredi 31 août 2011 et en vue de permettre le bon déroulement des transactions durant le congé de cette fête, il est décidé que :

–              Les Banques assurent au public le mardi 30 août 2011 de 9 heures à 12 heures un service de caisse et un service de change manuel.

–              La Banque Centrale de Tunisie assure le même jour de 9 heures à 12 heures un service de paiements à son siège à Tunis et dans ses Comptoirs.

Par ailleurs, si le premier jour de l’Aid El Fitr coïnciderait avec le mardi 30 août 2011, la Banque Centrale de Tunisie et les Banques assurent le jeudi 1er septembre 2011 de 9 heures à 12 heures les services susvisés.

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En dépit de l’incertitude qui règne quant aux projets à long terme du nouveau gouvernement, « 2011 devrait être une année sans souci particulier pour les banques tunisiennes », prévoit « The Oxford Business Group » (OBG), cabinet international d’intelligence économique, d’études et de conseil, dans un rapport rendu public, récemment.

Selon ce rapport, le secteur bancaire tunisien semble prêt à tirer les fruits des prévisions économiques mondiales (encourageantes) en 2011 et des efforts renouvelés au sujet des prêts non performants (PNP), pourvu que la Tunisie arrive à se remettre de l’instabilité politique qui avait frappé le pays en début d’année.

Même si les données définitives ne sont pas encore disponibles, les performances du secteur semblent avoir été plutôt bonnes en 2010, ajoute le rapport.

Le principal courtier local Maxulla Bourse estime que les bénéfices nets du secteur bancaire ont augmenté de plus de 20% par rapport à 2009 pour atteindre 504 millions de dinars (257,08 millions d’euros) en 2010.

Alors que toutes les banques n’ont pas encore annoncé, relève le rapport, leurs résultats pour 2010, les premiers signes sont positifs.

L’institution publique et deuxième plus grande banque du pays, la Société Tunisienne de Banque (STB), a enregistré une hausse de 8,46% des dépôts de sa clientèle, avec 5,1 milliards de dinars (2,6 milliards d’euros) en 2010, ainsi qu’une augmentation de son portefeuille de prêts de 12,46% par rapport à 2009, atteignant les 5,4 milliards de dinars (2,75 milliards d’euros).

Les bénéfices ont ainsi progressé de 5% par rapport à l’année précédente pour atteindre 42 millions de dinars (21,42 millions d’euros).

Les autorités cherchent à améliorer les perspectives du secteur et la Banque Centrale est, aussi, en train de prendre des mesures pour assurer la stabilité du système et pour répondre aux préoccupations des créanciers et investisseurs étrangers.

Les efforts destinés à réduire les PNP (prêts non performants) peuvent se baser sur le succès des années précédentes durant lesquelles, selon des chiffres du FMI, le ratio de PNP est passé de 24,2% en 2003 à 15,5% en 2008 et 13,2% en 2009.

En 2009, ce taux est descendu à 14,1% pour les banques publiques et 12,5% pour les banques privées. Le taux de provisionnement des PNP est passé de 44,1% en 2003 à 58,3% en 2009 (57,1% pour les banques publiques et 59,2% pour les banques privées).

Bien que les chiffres 2010 pour le secteur ne soient pas encore disponibles, la STB par exemple a annoncé un taux de PNP de 18,8% et un taux de provisionnements de 46,8% à la fin de l’année 2010.

Attijari Bank a fait état d’un taux de provisionnement de PNP supérieur à la moyenne avec 68,1% contre 64,2% en 2009. La Banque Arabe de la Tunisie (ATB) annonce, elle, un taux de provisionnement encore plus élevé (75,2% en 2010 contre 73,2% en 2009) et un taux de PNP de 7,1% en 2010 contre 8,7% en 2009.

Quant à la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), elle a indiqué que ses prêts PNP ont chuté à 8,2% avec un taux de provisionnement de 71,3% à la fin de l’année 2010 alors qu’en 2009 ils s’établissaient respectivement à 9,4% et 70,3%.

Alors que les PNP déclinaient et que les taux de provisionnement augmentaient, la valeur des prêts aux particuliers dans le secteur bancaire étaient aussi à la hausse, a encore indiqué le rapport de l’OBG.

Selon les chiffres de la banque centrale, ils ont atteint 10,7 milliards de dinars (5,46 milliards d’euros) en décembre 2010, soit une hausse approximative de 21% par rapport à décembre 2009.

Les prêts immobiliers représentaient 78% de ce total et ont augmenté de 26% entre décembre 2009 et décembre 2010, pour atteindre 8,35 milliards de dinars (4,26 milliards d’euros).

Depuis 2005, les crédits hypothécaires ont plus que triplé. Les prêts automobiles, même s’ils restent minimes, ont progressé rapidement durant ces cinq dernières années, passant de 150 millions de dinars (76,51 millions d’euros) à 335 millions de dinars (170,88 millions d’euros) à la fin de l’année dernière, soit une hausse de 120%.

Afin d’assurer un bon fonctionnement et une certaine fluidité du système bancaire dans le contexte des récents changements politiques, la Banque Centrale de Tunisie (BCT), rappelle le rapport, a pris le contrôle, en janvier, des deux institutions qui ont été touchées par le changement de régime, la Banque de Tunisie ainsi que la seule banque islamique du pays, la Banque Zitouna.

Alors que les récents événements politiques pourraient, légèrement, accentuer la tendance à la baisse des PNP sur le court terme, des progrès accélérés devraient être observés sur le long terme.

Des questions restent en suspens, note le rapport du groupe d’experts, quant aux projets du gouvernement sur le long terme, notamment, pour faire de cet état Nord Africain un centre régional financier.

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En dépit de l’incertitude qui règne quant aux projets à long terme du nouveau gouvernement, « 2011 devrait être une année sans souci particulier pour les banques tunisiennes », prévoit « The Oxford Business Group » (OBG), cabinet international d’intelligence économique, d’études et de conseil, dans un rapport rendu public, récemment.

Selon ce rapport, le secteur bancaire tunisien semble prêt à tirer les fruits des prévisions économiques mondiales (encourageantes) en 2011 et des efforts renouvelés au sujet des prêts non performants (PNP), pourvu que la Tunisie arrive à se remettre de l’instabilité politique qui avait frappé le pays en début d’année.

Même si les données définitives ne sont pas encore disponibles, les performances du secteur semblent avoir été plutôt bonnes en 2010, ajoute le rapport.

Le principal courtier local Maxulla Bourse estime que les bénéfices nets du secteur bancaire ont augmenté de plus de 20% par rapport à 2009 pour atteindre 504 millions de dinars (257,08 millions d’euros) en 2010.

Alors que toutes les banques n’ont pas encore annoncé, relève le rapport, leurs résultats pour 2010, les premiers signes sont positifs.

L’institution publique et deuxième plus grande banque du pays, la Société Tunisienne de Banque (STB), a enregistré une hausse de 8,46% des dépôts de sa clientèle, avec 5,1 milliards de dinars (2,6 milliards d’euros) en 2010, ainsi qu’une augmentation de son portefeuille de prêts de 12,46% par rapport à 2009, atteignant les 5,4 milliards de dinars (2,75 milliards d’euros).

Les bénéfices ont ainsi progressé de 5% par rapport à l’année précédente pour atteindre 42 millions de dinars (21,42 millions d’euros).

Les autorités cherchent à améliorer les perspectives du secteur et la Banque Centrale est, aussi, en train de prendre des mesures pour assurer la stabilité du système et pour répondre aux préoccupations des créanciers et investisseurs étrangers.

Les efforts destinés à réduire les PNP (prêts non performants) peuvent se baser sur le succès des années précédentes durant lesquelles, selon des chiffres du FMI, le ratio de PNP est passé de 24,2% en 2003 à 15,5% en 2008 et 13,2% en 2009.

En 2009, ce taux est descendu à 14,1% pour les banques publiques et 12,5% pour les banques privées. Le taux de provisionnement des PNP est passé de 44,1% en 2003 à 58,3% en 2009 (57,1% pour les banques publiques et 59,2% pour les banques privées).

Bien que les chiffres 2010 pour le secteur ne soient pas encore disponibles, la STB par exemple a annoncé un taux de PNP de 18,8% et un taux de provisionnements de 46,8% à la fin de l’année 2010.

Attijari Bank a fait état d’un taux de provisionnement de PNP supérieur à la moyenne avec 68,1% contre 64,2% en 2009. La Banque Arabe de la Tunisie (ATB) annonce, elle, un taux de provisionnement encore plus élevé (75,2% en 2010 contre 73,2% en 2009) et un taux de PNP de 7,1% en 2010 contre 8,7% en 2009.

Quant à la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), elle a indiqué que ses prêts PNP ont chuté à 8,2% avec un taux de provisionnement de 71,3% à la fin de l’année 2010 alors qu’en 2009 ils s’établissaient respectivement à 9,4% et 70,3%.

Alors que les PNP déclinaient et que les taux de provisionnement augmentaient, la valeur des prêts aux particuliers dans le secteur bancaire étaient aussi à la hausse, a encore indiqué le rapport de l’OBG.

Selon les chiffres de la banque centrale, ils ont atteint 10,7 milliards de dinars (5,46 milliards d’euros) en décembre 2010, soit une hausse approximative de 21% par rapport à décembre 2009.

Les prêts immobiliers représentaient 78% de ce total et ont augmenté de 26% entre décembre 2009 et décembre 2010, pour atteindre 8,35 milliards de dinars (4,26 milliards d’euros).

Depuis 2005, les crédits hypothécaires ont plus que triplé. Les prêts automobiles, même s’ils restent minimes, ont progressé rapidement durant ces cinq dernières années, passant de 150 millions de dinars (76,51 millions d’euros) à 335 millions de dinars (170,88 millions d’euros) à la fin de l’année dernière, soit une hausse de 120%.

Afin d’assurer un bon fonctionnement et une certaine fluidité du système bancaire dans le contexte des récents changements politiques, la Banque Centrale de Tunisie (BCT), rappelle le rapport, a pris le contrôle, en janvier, des deux institutions qui ont été touchées par le changement de régime, la Banque de Tunisie ainsi que la seule banque islamique du pays, la Banque Zitouna.

Alors que les récents événements politiques pourraient, légèrement, accentuer la tendance à la baisse des PNP sur le court terme, des progrès accélérés devraient être observés sur le long terme.

Des questions restent en suspens, note le rapport du groupe d’experts, quant aux projets du gouvernement sur le long terme, notamment, pour faire de cet état Nord Africain un centre régional financier.

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Presque toutes les banques, puisqu’il reste encore les banques ex-développement, ont publié les états de leurs engagements financiers avec les familles BAT (Ben Ali et Trabelsi). Les 10 majors auront ainsi déboursé plus de 2367 MDT pour financer des projets des membres des deux familles de l’ancien chef de l’Etat tunisien, actuellement en fuite et objet de mandat d’amener.
A la lumière de ce tableau récapitulant ces engagements, il apparait que seules les deux banques, françaises par la majorité de leur capital, l’UBCI-BNP Paris Bas et l’UIB-Société Générale, ont su et pu résister aux demandes, certainement pressantes, de crédits pour les Trabelsi &Co.

 Nombre de SociétésTotal des
engagements (MDT)
% du total engagement de la banqueEngagements à classer (MDT)Provisions à faire (MDT
1-      STB85498,8636,48215,16030,460
2-      Biat26349,9936,55,9062,230
3-      BNA65336,3974,26,10914,384
4-      Attijari223199,900
5-      BT23258,8388,527,51027,510
6-      BH47231,5074,667,01927,532
7-      ATB32179,7516,2611,6856,752
8-      Amen Bank
6
108,003
2,252,0212,021
9-      UBCI784,97142,0100
10-  UIB20,39530
              Total3152.367,7183 357,42 

Les deux familles semblent, au contraire, avoir nidifié, pondu  leurs œufs et fait des petits chez les banques du secteur public. L’explication est évidente. Les PDG de ces entreprises sont nommés par Ben Ali et son cabinet du premier cercle (dont notamment Mongi Safra qui était le conseiller économique). A ces PDG, il suffisait d’une instruction verbale ou d’un ordre écrit, et personne ne pouvait dire non. A elles seules, les trois banques publiques avaient servi un peu moins de la moitié des 2500 MDT annoncés par le Gouverneur de la BCT.
Toutes assurent, cependant, que ces engagements sont de bons investissements pour des projets viables. Aucune n’a déclaré regretter un seul de ces engagements, et pas un seul n’a déclaré avoir été obligé à donner ces crédits ou en avoir donné hors des conditions du marché et sans garantie réelle. C’est  à se demander si tous ces crédits étaient bien ou mal acquis ?!

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Fitch Ratings  a annoncé qu’elle a modifié la notation des grandes banques tunisiennes après la dégradation des notes IDR à long terme en devises et en monnaie locale de l’Etat tunisien, le 2 mars dernier. Une liste complète des modifications apportées figure ci-dessous.
Arab Tunisian Bank’s (ATB) : les notes IDR à court et à long terme, ainsi que la note de soutien extérieur, reposent sur la probabilité de soutien de la part de son actionnaire majoritaire (64,2%), la banque jordanienne Arab Bank plc (notée ‘A-‘/Stable). Les notes IDR à long terme en devises et en monnaie locale d’ATB ont été abaissées de ‘BBB+’ à ‘BBB’ pour refléter l’abaissement de la note IDR à long terme en devises de la Tunisie et de la note du plafond souverain. Elles sont désormais limitées par cette note plafond, ‘BBB’. La perspective négative dont sont dotées les notes IDR à long terme d’ATB reflète celle des notes de la Tunisie. La note nationale à long terme d’ATB a été relevée, reflétant l’élévation de la qualité de crédit de la banque par rapport à celle de l’Etat.
 Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales (CPSCL), Société Tunisienne de Banque (STB), Banque Nationale Agricole (BNA), Banque de l’Habitat (BH), Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) et Amen Bank (AB) : la note de soutien extérieur de CPSCL, STB, BNA, BH, BIAT et AB ainsi que les notes nationales de CPSCL reposent sur l’évaluation par Fitch de la probabilité de soutien que ces banques pourraient recevoir de la part de l’Etat tunisien si cela était nécessaire. Compte tenu du rôle que joue CPSCL en tant qu’organe unique de financement des collectivités locales, du contrôle étroit exercé par l’Etat sur CPSCL, STB, BNA et BH, ainsi que de la place importance de ces cinq banques dans le système bancaire local, Fitch estime que la volonté de l’Etat à les soutenir est forte. Cependant, compte tenu des incertitudes relatives à la capacité de l’Etat à apporter un tel soutien, l’agence estime que sa probabilité est modérée.
 Modern Leasing (ML) : les notes nationales de cette filiale de BH reflètent le soutien qu’elle pourrait recevoir, en cas de besoin, de la part de son actionnaire majoritaire qui contrôle directement et indirectement 74% du capital de ML.
 Les modifications apportées aux notes sont les suivantes :
 Arab Tunisian Bank
Note IDR à long terme en devises : abaissée à ‘BBB’; perspective Négative
Note IDR à court terme en devises : abaissée à ‘F3’; surveillance négative levée
Note IDR à long terme en monnaie locale : abaissée à ‘BBB’; perspective Négative
Note IDR à court terme en monnaie locale : abaissée à ‘F3’; surveillance négative levée
Note nationale à long terme : relevée à ‘AA+(tun)’; perspective Stable
Note nationale à court terme : confirmée à ‘F1+(tun)’
Note intrinsèque ‘D’ : sans changement
Note de soutien extérieur : confirmée à ‘2’; surveillance négative levée
Note de dette senior : relevée à ‘AA+(tun)’
 Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales (CPSCL)
Note nationale à long terme : confirmée à ‘AA(tun)’;  surveillance négative levée; perspective Stable
Note nationale à court terme : confirmée à ‘F1+(tun)’; surveillance négative levée
Note de soutien extérieur : abaissée à’3’; surveillance négative levée
 
Société Tunisienne de Banque
Note de soutien extérieur : abaissée à ‘3’; surveillance négative levée
 Banque Nationale Agricole
Note de soutien extérieur : abaissée à ‘3’; surveillance négative levée
Banque de l’Habitat
Note de soutien extérieur : abaissée à ‘3’; surveillance négative levée
 Banque Internationale Arabe de Tunisie
Note de soutien extérieur : abaissée à ‘3’; surveillance négative levée
Amen Bank
Note de soutien extérieur : confirmée à ‘3’; surveillance négative levée
Modern Leasing
Note nationale à long terme : confirmée à ‘A-(tun)’; surveillance négative levée; perspective Stable
Note nationale à court terme : confirmée à ‘F2(tun)’; surveillance négative levée

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L’agence de notation Standard & Poor’s a placé, mardi, ses notes souveraines de devises étrangères de la Tunisie «BBB/A-3 ‘ sous surveillance avec des implications négatives. En outre, elle a abaissé la note souveraine à long terme de monnaie locale de ‘A-‘ à ‘BBB +’, et a affirmé les notes souveraines à court terme de monnaie locale à « A-2 ; les deux notes ont été placées sous surveillance avec des implications négatives.

 L’agence estime que ces actions pourraient avoir un impact négatif sur la solvabilité des cinq banques tunisiennes notées, à savoir: la Banque de l’Habitat (BBB-/Stable/A-3), la Banque Tuniso – Koweitienne (BB + / Stable / – -, l’Arab Tunisian Bank (ATB) (BB + / Positive / B), la Banque de Tunisie et des Emirats (BB / Stable / B), et la Société Tunisienne de Banque (BBpi).

 S&P prévoit de publier une analyse plus détaillée de tout impact de ces notations sur les notes de crédit de ces banques dans les plus brefs délais et dès que ceci est autorisé par les lois en vigueur dans l’Union européenne.

 Il convient de rappeler à cet égard que Christine Lagarde, ministre français de l’Economie a appelé les agences de notation internationales à la retenue sur la situation de la Tunisie, qui doit avoir le temps de « retomber sur ses pieds » après la chute du régime Ben Ali. Sur Europe 1, la ministre française de l’Économie a rejeté tout « acharnement thérapeutique ». Fitch Ratings a placé vendredi la note à long terme BBB de la Tunisie sous surveillance avec implication négative, c’est-à-dire avec un risque de déclassement. Cette note est deux crans au-dessus de la catégorie spéculative (junk).

 « J’appelle les agences de notation dans la période très particulière que traverse la Tunisie à, j’appellerai ça, un blocage administratif pendant quelques jours », a dit la ministre sur Europe 1. « Je pense qu’il n’est pas utile de se précipiter sur une dégradation de la note de la Tunisie parce que ce pays a besoin de retomber sur ses pieds, de préserver sa situation économique », a-t-elle ajouté.

 « Je comprends très bien l’espèce d’acharnement thérapeutique qui consiste à être d’une vigilance totale sur la situation économique et sa dégradation, mais enfin, laissons un peu la transition s’opérer », a insisté Christine Lagarde.

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L’agence de notation Standard & Poor’s a placé, mardi, ses notes souveraines de devises étrangères de la Tunisie «BBB/A-3 ‘ sous surveillance avec des implications négatives. En outre, elle a abaissé la note souveraine à long terme de monnaie locale de ‘A-‘ à ‘BBB +’, et a affirmé les notes souveraines à court terme de monnaie locale à « A-2 ; les deux notes ont été placées sous surveillance avec des implications négatives.

 L’agence estime que ces actions pourraient avoir un impact négatif sur la solvabilité des cinq banques tunisiennes notées, à savoir: la Banque de l’Habitat (BBB-/Stable/A-3), la Banque Tuniso – Koweitienne (BB + / Stable / – -, l’Arab Tunisian Bank (ATB) (BB + / Positive / B), la Banque de Tunisie et des Emirats (BB / Stable / B), et la Société Tunisienne de Banque (BBpi).

 S&P prévoit de publier une analyse plus détaillée de tout impact de ces notations sur les notes de crédit de ces banques dans les plus brefs délais et dès que ceci est autorisé par les lois en vigueur dans l’Union européenne.

 Il convient de rappeler à cet égard que Christine Lagarde, ministre français de l’Economie a appelé les agences de notation internationales à la retenue sur la situation de la Tunisie, qui doit avoir le temps de « retomber sur ses pieds » après la chute du régime Ben Ali. Sur Europe 1, la ministre française de l’Économie a rejeté tout « acharnement thérapeutique ». Fitch Ratings a placé vendredi la note à long terme BBB de la Tunisie sous surveillance avec implication négative, c’est-à-dire avec un risque de déclassement. Cette note est deux crans au-dessus de la catégorie spéculative (junk).

 « J’appelle les agences de notation dans la période très particulière que traverse la Tunisie à, j’appellerai ça, un blocage administratif pendant quelques jours », a dit la ministre sur Europe 1. « Je pense qu’il n’est pas utile de se précipiter sur une dégradation de la note de la Tunisie parce que ce pays a besoin de retomber sur ses pieds, de préserver sa situation économique », a-t-elle ajouté.

 « Je comprends très bien l’espèce d’acharnement thérapeutique qui consiste à être d’une vigilance totale sur la situation économique et sa dégradation, mais enfin, laissons un peu la transition s’opérer », a insisté Christine Lagarde.

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