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Nous croyons savoir, de sources concordantes proches du dossier, que les dernières déclaration du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, à propos des banques publiques, semblent avoir pris presque tout son monde par surprise.
Ce serait en effet ainsi le cas du ministère des Finances où le chef de cabinet de la ministre était pourtant en charge du dossier de la restructuration et de la recapitalisation des banques publiques.
Au matin de la publication de notre article, le chef de cabinet de la ministre Boujneh, téléphonait aux amis banquiers pour savoir ce qui se serait passé pour amener le chef du gouvernement à court-circuiter la propre tutelle des banques publiques par ses déclarations du samedi dernier. Seul le ministre du développement Fadhel Abdelkefi semblait être bien au courant des intentions de Chahed et les expliquait dès lundi sur les ondes d’une radio privée.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient d’éditer un document où elle énumère les 100 nouvelles mesures qu’apportera la nouvelle loi bancaire, qui est entrée en vigueur depuis le début de janvier 2017.
Et on y apprend un certain nombre de choses, tant pour les banques elles-mêmes que pour le client dans ses relations avec son banquier.
La centaine de mesures, annoncées par la BCT, ne nous semble pourtant pas toutes bonnes. A certains égards, certaines d’entre elles ressemblent plus à un resserrement de la mainmise de l’institut d’émission sur les banques, publiques comme privées. Un coup de vis qui enlèverait presque tout pouvoir aux Assemblées Générales. Des AG dont les décisions, à moins d’être contraires aux lois du pays, sont censées faire la loi et être au-dessus de toute autre autorité. Des AG que certaines mesures de la BCT infantilisent pourtant.

Parmi les mesures, on trouve la «consécration du principe de non cumul entre la fonction de DG, de DGA ou de membre du directoire d’une banque ou d’un établissement financier avec ces mêmes fonctions dans une autre banque, dans un autre établissement financier, dans une entreprise d’assurance, dans une entreprise d’intermédiation en bourse, dans une société de gestion de portefeuille de valeurs mobilières ou dans une société d’investissement». Le délai maximal de conformité pour les banques est Janvier 2017.

⦁ Balayer, d’bord, devant sa porte.      

On retrouve aussi la «consécration du principe de non cumul de la fonction de membre du conseil d’administration ou du conseil de surveillance dans deux banques ou dans deux établissements financiers de même catégorie», avec le mois de Janvier 2017 comme délai maximal de conformité. Même délai pour l’«obligation pour le directeur général, le directeur général adjoint et les membres du directoire d’une banque ou d’un établissement financier de ne pas exercer parallèlement la fonction de dirigeant d’une entreprise économique».
Tout cela est bon, même si on ne sait pas si cela s’applique à la «mère de toutes les banques» : La BCT, dans le conseil d’administration de laquelle on retrouve au moins deux DG d’entreprises privées (Selma Bellagha, DG d’APP et Sadok Attia, patron d’Assray Bank en Libye). Une BCT encore actionnaire et administrateur de la TFBank (cas nous semble-t-il unique dans les annales) et dont les cadres sont encore administrateurs dans des compagnies d’assurances et autres sociétés (exemple de la Star…). Des exemples qui relèvent, à notre sens, du conflit d’intérêt et constituent potentiellement un engagement de responsabilité du régulateur dans la gestion des entités où il est représenté et qu’il est censé contrôlé.

⦁ A quoi sert l’AG ? On se le demande !

Mais là où cela devient de l’infantilisation des AG et des CA des banques, c’est lorsque la BCT décrète
une «obligation d’informer la BCT de toute désignation de dirigeants et de membres de conseils avec possibilité donnée à la BCT de s’opposer dans un délai d’un mois à toute désignation pourvu qu’elle motive sa décision». La BCT connaitrait-elle mieux les intérêts et la responsabilité des banques que ses propres actionnaires et dirigeants comptables de leurs décisions et de leurs résultats devant la seule assemblée souveraine ? Le processus de choix des administrateurs pour les banques publiques a démontré toutes les limites de ces approches directives. Ceux qui ont été choisis sur appel à candidature ne sont pas forcément les meilleurs ni les plus appropriés au contexte de crise que vivent ces entités. C’est le résultat dès qu’on enlève une prérogative essentielle de choix responsable aux organes de gestion de la société.

La BCT fait aussi «obligation pour les banques et les établissements financiers de recueillir l’avis de la BCT sur la désignation d’un ou des commissaire(s) aux comptes et ce, un mois en moins avant l’assemblée générale qui approuvera leur désignation. La BCT peut s’opposer à une telle nomination par une décision motivée avant l’expiration du délai d’un mois». La mesure ne dit pas si la BCT sera elle aussi au moins obligée de justifier son refus, pour les Commissaires aux comptes (CC), de telle ou telle personne et sur quels critères. Probité ? Professionnalisme ? Pourquoi le régulateur engage-t-il sa responsabilité dans une décision qui ne doit relever que de la responsabilité des actionnaires sur proposition du comité permanent d’audit ?
C’est à se demander, pour tous ceux qui sont des actionnaires, grands ou petits, s’ils servent à quelque chose et si les cadres de la BCT n’auront pas ainsi usurpé leur pouvoir. C’est en tout cas une vraie mainmise sur les structures de direction même des banques tunisiennes et sur les entreprises qui se chargeront de l’audit financier des banques. On se demande aussi s’il n’y a pas risque d’apparition de listes noires, tant en dirigeants qu’en commissaires aux comptes et s’il n’y a pas aussi risque de copinage ou de pression pour imposer ou interdire telle ou telle personne ? La BCT est une administration, humaine. Y a-t-elle pensé ? Ce faisant la BCT, malheureusement, prête le flanc à ce genre de questionnement.

–          Rationalisation des salaires des dirigeants… ça, c’est bon !

Il n’y a cependant rien à dire sur la «possibilité donnée à la BCT de charger une fois par an, un ou plusieurs commissaire(s) aux comptes pour effectuer, aux frais de la banque ou de l’établissement financier, toute mission supplémentaire rentrant dans le cadre des missions d’audit externe». Il est vrai que pour certaines, les CC n’avaient pas toujours bien fait leur travail. Mais il existe aussi des cas où c’est la BCT elle-même qui a refusé d’entendre les CC, lorsque certains d’entre eux ont contrarié certaines banques et même certaines structures de la BCT.

Bonne initiative à saluer aussi, à notre avis, que cette mesure prise par la BCT d’un «adossement de la politique de rémunération des dirigeants des banques et des établissements financiers aux indicateurs de solidité, de solvabilité et de rentabilité». Force est ici de faire noter que certaines rémunérations dans le secteur bancaire frisent l’indécence, soit par le haut ou par le bas et n’ont en tout cas aucun lien organique avec les performances de leurs banques.

–          Alléluia ! On s’occupe enfin du client, mais pas assez !

Là aussi où les dernières mesures de la BCT font du bien où elles passent, c’est lorsqu’elles s’occupent enfin de la protection du client, comme par la «consécration de l’obligation pour les banques d’offrir des services bancaires de base». Mais aussi, la «soumission, à une convention écrite entre la banque et son client, de la gestion des comptes de dépôt des personnes physiques et morales pour des besoins non professionnels comportant les conditions générales d’ouverture, de fonctionnement et de clôture du compte et les conditions particulières relatives aux produits, services et moyens de paiement auxquels le compte donne lieu ainsi que la liste et le montant des commissions applicables». La BCT fait aussi «obligation pour les banques et les établissements financiers d’informer préalablement la BCT de la commercialisation de tout produit ou service financier ou de l’institution de toute nouvelle commission».
Mais ce n’est pas, à notre sens, assez, tant est déséquilibrée la relation banquier/client. Les dépôts de ce dernier constituent en effet la grande partie des moyens financiers de la banque. Ces dépôts ne sont cependant en aucun cas rémunérés. Pourquoi, aussi, ne pas faire respecter l’affichage et l’information sur les conditions de banque ? Pourquoi ne pas obliger les banques à informer, périodiquement et par écrit, leurs clients sur les taux d’intérêt et toutes les commissions ponctionnées sur leurs comptes ? Pourquoi ne pas rationnaliser les taux d’intérêts, qui ne cessent d’augmenter alors que la BCT connait très bien les pratiques des banques en matière de répercussion de l’escalade de ces taux en temps de course effrénée à l’achat de l’argent ?

–          Là où ça ne sert à presque rien !

Dans les 100 mesures de la BCT, qui ne nous semblent pas toutes bonnes, on retrouve aussi cette «extension du périmètre d’intervention des banques d’affaires en leur permettant d’accorder, sur leurs fonds propres, des financements spécifiques aux entreprises pour en faire une véritable courroie de transmission entre le marché bancaire et le marché financier».
Elles sont essentiellement deux les banques d’affaires en Tunisie, la BAT (Banque d’affaires de Tunisie) que dirige Habib Karaouli, et qui s’impose comme le leader par excellence du secteur, et l’IMBank (International Maghreb Merchant Bank), que dirige Ahmed Besbes et qui a été un moment mise à la vente sans résultat. C’est dire la difficulté de l’exercice et le peu de candidats à cette activité.
Désormais donc ces institutions financières, jusque-là cantonnées dans les études et l’assistance, pourront donner des crédits, non au large public, mais pour les entreprises. La condition de cet octroi, telle que rapporté dans le document de la BCT, est d’être sur les fonds propres de la banque. Or, ces institutions financières étant généralement d’un capital qui ne dépasse pas les 3 MDT, contre un minimum de 50 MDT pour le reste des banques (était-il d’ailleurs nécessaire de fixer un plancher et laisser l’appréciation à la commission d’attribution de fixer les fonds propres requis en fonction du business plan présenté ?), on ne sait pas s’il leur sera possible de le faire, même si le capital minimal a été porté à 10 MDT.
Et quand bien même pourraient-elles trouver des ressources sur le marché, le coût de ces financements ne devrait pas être attractif par rapport aux autres banques. Des banques dont certaines ont déjà intégré le pôle banque d’affaires et cassent les prix, dans un marché volatile, asymétrique et non normé, où les banques d’affaires sont concurrencées, non seulement par les banques universelles qui en sont parfois actionnaires (exemple de la BAT qui a dans son tour de table Quatre banques de la place), mais aussi par les experts comptables, les bureaux d’études et autres intermédiaires boursiers. Une nouveauté donc, celle de la BCT, qui n’apporte rien… ou presque !

L’autre nouveauté, c’est la «possibilité donnée aux banques et aux établissements financiers conventionnels de s’adonner aux opérations bancaires islamiques sur la base d’une autorisation préalable de la Banque Centrale de Tunisie (BCT)». Il était prévu que cela se fasse sous forme de banques spécialisées, cela ne sera pas possible, sauf sous la forme de guichets, au sein des banques universelles, spécialisées dans la finance islamique. Cela obligera au moins ces banques à tenir deux comptabilités distinctes et ça ne se fera pas sans frais.
En conclusion, il est bon de rappeler que la BCT est l’autorité de régulation et au passage une autorité de contrôle et qu’elle gère un secteur où la liberté est le principe et l’autorité l’exception. Or, ce qu’on retient des mesures citées en exemples, c’est plus ce penchant malsain à traiter les banques en filiales de la BCT et non comme des entreprises commerciales capables de s’autogérer et de prendre de bonnes décisions. Ce penchant aussi d’infantiliser les actionnaires et les AG de ces entreprises. La règle ne devrait-elle pas toujours être « Confiance a priori, contrôle a posteriori » ? On n’a pas inventé mieux.

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Il y a quelques jours, la BCT (Banque Centrale de Tunisie), a rendu publique une étude sur l’évolution des Billets et Monnaies en Circulation en Tunisie, y donnant des informations qui font état de retrait d’argent dans les établissements financiers. La BCT ne le dit pas dans ce document, mais l’indicateur est plutôt signe de perte de confiance du citoyen dans le système financier en Tunisie.

Précisons à ce stade que les BMC (billets et monnaies en circulation) représentent tout l’argent, en billets ou en monnaie, détenus par les ménages pour assurer leurs dépenses courantes mais aussi pour des motifs de précaution.

Selon la BCT, au cours du mois d’août 2016, les billets et monnaies en circulation (BMC) ont franchi le seuil de 10 Milliards DT, passant  de 9,190 Milliards DT à 10,092 Milliards DT entre fin mai et fin août, période qui couvre la saison estivale, le mois de ramadan et l’Aïd el Fitr (mois de juin et juillet). La circulation fiduciaire a poursuivi son accroissement jusqu’à la fête de l’Aïd El Idha pour se situer à 10,392 Milliards DT, le 9 septembre 2016, soit son niveau le plus élevé enregistré jusqu’à maintenant.

  • Les explications de la BCT

Une analyse approfondie de l’évolution des BMC, en termes de moyennes annuelles pour la période 2000-2016, montre qu’elle peut être décomposée en trois phases :

– La première période (2000-2005), au cours de laquelle les BMC ont enregistré une variation moyenne annuelle de 229 MDT, soit un taux d’accroissement moyen de 9,5%.

– La deuxième période (2006-2010), pendant laquelle la moyenne des variations annuelles de la circulation fiduciaire a progressé par rapport à la période précédente de presque 200 MDT pour atteindre 442 MDT, soit un taux d’accroissement moyen de 10,9%.

– Et la troisième période (2011-2016), au cours de laquelle la moyenne des variations des BMC a continué son accroissement annuel moyen de l’ordre de 200 MDT pour s’établir à 645 MDT, soit un taux d’accroissement moyen de 9,6%.

Toutefois, il convient de noter que le comportement des BMC a connu deux variations exceptionnelles. La première en 2011 lorsque les BMC en moyenne ont enregistré une croissance très importante de 1.231 MDT, soit une hausse de 22,4% par rapport à 2010, suite aux retombées de la révolution et l’environnement d’instabilité et d’incertitude qui ont caractérisé la période post-révolution, et la seconde, en 2013, marquée par une baisse de 253 MDT, reflétant une diminution de 3,4% par rapport à 2012, suite à la décision de la BCT de changer certaines coupures de billets de banque.

  • Le Tunisien adore le Cash

Pour mieux analyser l’évolution de la circulation fiduciaire et le comportement des agents économiques vis-à-vis du cash en Tunisie, ce ratio a sensiblement évolué, passant d’une moyenne de 8,8% ou 8,2% sur la période 2005-2010 à 10,4% ou 10,1% après 2011, alors qu’il était de 8% ou 7,7% pendant la période 2000-2004. Cela signifie que la circulation fiduciaire est en train d’augmenter plus vite que le PIB nominal, reflétant probablement un changement du comportement des agents économiques et traduisant une préférence nette pour l’utilisation du cash.

En effet, l’utilisation du cash comme moyen de paiement privilégié pourrait être la résultante, d’un côté, de l’expansion du secteur informel et de l’évasion fiscale, et d’un autre côté, du retard accusé dans le développement des moyens de paiement modernes vu la réticence croissante des commerçants pour l’acceptation de chèques et le nombre encore insuffisant des TPE installés.

Une frange importante de commerçants (mises à part les grandes surfaces) rechigne à adopter la carte bancaire, qui est pourtant un moyen de paiement rapide et sécurisé, en raison notamment des commissions élevées, obligeant les agents économiques dans la plupart des situations à payer en espèce.

Ce constat est confirmé par les statistiques concernant la monétique où le taux de croissance annuel des commerçants affiliés a diminué, passant de 8,3% en 2010 à -2,4% en 2015 et celui du nombre global des transactions qui est passé de 19,4% en 2010 à 6,1% en 2015. De même, le nombre de TPE installés est passé de 11.968 en 2010 à 13.148 en mars 2016, soit un taux d’accroissement ne dépassant pas 10%. Le volume global des transactions en monnaie électronique demeure faible par rapport aux autres moyens de paiement, soit 7.191MDT contre 73.668 MDT pour les chèques et 18.874 MDT pour les effets en 2015.

  • La Poste est l’endroit où on retire le plus de cash.

L’analyse de la décomposition des BMC en Tunisie montre l’interférence de plusieurs phénomènes. D’une part, la répartition par opérateur des mouvements d’entrée et de sortie des billets permet de conclure que l’Office National des Postes (ONP) est celui qui contribue le plus à la hausse des BMC. D’autre part, l’étude des mouvements par succursale, permet une classification de ces dernières entre celles enregistrant traditionnellement des sorties nettes de billets et celles enregistrant des entrées nettes. Des caractéristiques économiques et sociales des différentes régions sont derrière ces phénomènes. De plus, ce constat  a permis de déduire que les BMC retirés de l’ONP en faveur d’une population non bancarisée (principalement des retraités et des ouvriers de chantiers), reviennent en grande partie au système bancaire et au Trésor.

En outre, l’analyse par succursale montre que l’activité économique prédominante détermine la nature des mouvements pour chaque région. Par exemple, une région qui dépend principalement de l’agriculture telle que la région du Nord-ouest (succursale de Jendouba), ou du commerce informel (principalement la succursale de Gafsa) est une région où on a le plus recours au cash pour les transactions commerciales. A l’inverse, dans les régions où les secteurs de l’industrie et/ou des services sont les plus développés, on enregistre des retours de billets plus importants à travers le système bancaire (exemple : les succursales de Sfax et Nabeul).

Un autre facteur commun pour les zones de sorties nettes de billets est l’importance du nombre de bureaux de poste par rapport à celui des agences bancaires (tableau 2) et l’existence d’une frange importante de la population non familiarisée avec les services et produits bancaires. Ce constat est d’ailleurs illustré à travers l’étude détaillée des mouvements des BMC par succursale.

  • L’effet Aïd n’est plus la seule explication !

Comme attendu et à l’instar des années passées, les BMC ont atteint leur niveau le plus élevé au cours de la période qui précède Aïd El Idha. Ainsi, leur niveau, qui a pratiquement doublé au cours des cinq dernières années passant de 5.790 MDT en 2010 à un encours maximum de 10.392 MDT le 9 septembre 2016, ne pourrait baisser significativement en l’absence d’une solution radicale à l’expansion de l’économie informelle et sans le développement adéquat des moyens de paiements modernes.

Au 7 janvier 2017, les BMC étaient de 10,176 Milliards DT selon les chiffres de la BCT, ce qui indique que le niveau des billets et monnaies détenues par les Tunisiens n’a pas baissé depuis cette note de la BCT en date du 7 octobre dernier, et que l’explication des fêtes de l’Aïd n’est peut-être plus suffisante. La hausse des BMC n’est donc plus conjoncturelle, mais systémique

En septembre 2013, lorsque les BMC sont passés de 5,8 milliards en 2010 à plus de 7,6 milliards dinars, entraînant un retrait supplémentaire d’environ 1,8 milliards de dinars des caisses des banques, la BCT avait expliqué cette évolution comme étant «en partie naturelle, dans le sens où elle suit une augmentation des revenus des ménages. Toutefois, elle a été amplifiée par l’incertitude et l’inquiétude qui ont accompagné la transition ». Et l’institut d’émission de rappeler que «l’augmentation des BMC a eu un impact direct négatif non seulement sur la liquidité bancaire mais également sur la capacité des banques à financer l’économie et sur la sécurité des systèmes de paiement, amenant la Banque centrale à intervenir, en injectant la liquidité dans le système bancaire».

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Tarek Ben Jazia, directeur général de l’institut national de la consommation (INC), a déclaré, ce vendredi 30 décembre, que la somme des dettes qu’ont contractées les Tunisiens auprès des banques s’élève à 19500 millions de dinars (MD), dont une grande partie dédiée à l’achat d’un habitat ou à son amélioration. Le chiffre a fait un net bond en avant puisqu’en 2015 on avait enregistré 18500 MD, 17400 MD en 2014 et 16000 MD en 2013, d’après les données de la Banque Centrale de Tunisie.

Lors de son intervention sur Express FM, il a affirmé que la moyenne des montants gaspillés par les ménages – les ordures ménagères – s’élève à 68 dinars par famille, ce qui constitue 10% de la moyenne des salaires en Tunisie. Ce chiffre connait une nette augmentation pendant le mois de Ramadan.

Et d’ajouter que le consommateur tunisien a donné plus d’importance à la rentrée scolaire qu’à l’Aid Al Idh’ha et qu’il y a de plus en plus de familles qui s’abstiennent d’acheter un mouton.

Il a estimé que le taux d’inflation actuel, qui est de 4%, est un taux acceptable, surtout que l’augmentation attendue dans les salaires va aider le consommateur à renforcer son pouvoir d’achat.

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Le rapport annuel sur la supervision bancaire 2015, élaboré par la Banque centrale de Tunisie (BCT), donne la mesure de la participation de l’Etat dans le capital des banques locales (23 au total). D’après le document, le capital global des banques résidentes s’établit à 3,117 milliards de dinars à fin 2015 ; les actionnaires privés tunisiens en détiennent 28,7%, les actionnaires étrangers 32,4% et l’Etat tunisien 38,9%.

En comparaison avec 2014, les deniers injectés par l’Etat dans les banques ont augmenté sensiblement, de 14,5 points de pourcentage, notamment du fait de la recapitalisation de la STB, un des principaux axes du plan de restructuration.

La répartition des actionnaires du secteur bancaire tunisien est la suivante :

– l’Etat tunisien a des parts dans 7 banques

– Des établissements bancaires sont présents dans 10 banques

– Des groupes d’affaires industriels et commerciaux dans 2 banques

– L’actionnariat de référence de 3 autres banques est scindé entre l’Etat tunisien et certains pays arabes.

Par ailleurs pour ce qui est des banques non résidentes (7 au total), elles affichent un capital de 314 millions de dinars à fin 2015. A noter que la structure de l’actionnariat des banques non résidentes n’a pas connu de changement. Comme on pouvait s’y attendre, ce les actionnaires étrangers qui se taillent la part du lion, avec 80,7% du capital de ces banques ; l’Etat tunisien n’est pas complètement absent, puisqu’il a des actions dans une de ces banques.

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Le Crédit agricole (banque française), le HSBC (établissement britannique) et JPMorgan Chase (américain) vont devoir casquer, et pas des broutilles, pour avoir fraudé. En effet la Commission européenne a fait savoir ce mercredi 7 décembre qu’elle a condamné ces grosses banques à une amende de 485 millions d’euros pour s’être mouillées dans une sombre affaire de collusion pour manipuler les taux d’intérêts en euro (euribor), dit un communiqué de la CE.

Dans le détail, JPMorgan a écopé d’une amende de 337 millions d’euros, le Crédit agricole 114 millions d’euros, HSBC s’en tire mieux, avec 33 millions d’euros.

« Les banques se sont entendues sur les éléments de fixation des taux d’intérêts en euro et ont échangé des informations sensibles enfreignant ainsi les règles de la concurrence de l’UE », indique le texte de l’exécutif européen.
Ces trois banques paient sans doute aussi le fait d’avoir bravé la CE en décembre 2013, en rejetant les résolutions de l’institution, pour les mêmes faits. Alors que les autres banques épinglées pour les mêmes pratiques – Barclays, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et Société générale – s’étaient pliées à la décision de la commission.

Pour rappel, la Société générale, Deutsche Bank et la Royal Bank of Scotland avaient été condamnées, en décembre 2013, à payer des amendes salées ; Barclays, qui avait collaboré avec la CE en déballant tout ce qu’elle savait sur cette entente, avait été absoute de ses « péchés »….

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IFC

Selon un rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le montant des dettes des familles tunisiennes auprès des banques en Tunisie est de 17 Milliards de dinars. Le taux de l’endettement a augmenté de 60% en comparaison avec l’année 2010, rapporte le quotidien Al Sarih, ce vendredi 30 septembre 2016.

D’après la BCT, 35% de ce montant est consacré aux crédits à la consommation, a précisé  la même source.

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L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme de Tunisie Factoring (TF) à 'BBB (tun)' et celle d'Union de Factoring à 'BB (tun)'. Les perspectives des deux notes nationales à long terme sont stables. Les notes nationales reflètent la solvabilité

Les banques marocaines ont été épinglées par l’agence américaine de notation Fitch Ratings dans un document qui épluche les indicateurs de performance. Fitch a pointé du doigt la dégradation de la qualité des actifs que possèdent les banques et une marge bénéficiaire qui se contracte.

D’après les experts de Fitch, les banques ont été impactées par le ralentissement de la croissance au Maroc et les  lourdes charges des crédits immobiliers à cause de la dégradation de la solvabilité du marché de l’immobilier marocain, que ce soit pour les promoteurs ou la clientèle. Pire, Fitch ne prévoit pas une reprise du crédit avant l’année prochaine. Autant dire que la période des vaches maigres pour les établissements bancaires va jouer les prolongations.

Néanmoins l’agence américaine précise que les résultats des trois plus grosses banques du Maroc, notamment la BMCE, sont impulsés par l’activité de crédit en Afrique subsaharienne.

Par ailleurs Fitch indique que les trois banques franco-marocaines, la Société Générale, la BMCE et le Crédit du Maroc, tirent leur épingle du jeu grâce à une politique de crédit mieux calibrée.

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En vue de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de l’Aïd Al Idha, prévu le 12 septembre 2016, les banques assureront au public le samedi 10 septembre 2016 de 9 heures à 12 heures un service de caisse et de change manuel, a fait savoir la banque centrale de Tunisie (BCT) dans un communiqué publié mercredi.
La BCT assurera le même jour de 9 heures à 12 heures un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses succursales, lit-on dans le communiqué.

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Talon d’Achille autant que cauchemar des banques surtout publiques en Tunisie, les prêts non performants (PNP) continuent de plomber le secteur bancaire avec un tournant autour de  16%, soit le taux  le plus élevé des pays du sud et de l’est de la Méditerranée.

Il est entendu par les PNP les prêts pour lesquels une banque n’a pas reçu de versement prévu depuis au moins 90 jours. En d’autres termes, cela concerne les mauvais payeurs. D’un point de vue institutionnel, les banques ne peuvent pas détenir longtemps des créances toxiques. Car dès qu’elles rendent compte d’une importante créance irrécouvrable dans un état financier trimestriel, les ennuis commencent. Cela signifie qu’elles doivent mettre de côté plus de capital pour ce prêt en particulier, ce qu’elles détestent devoir faire, car cela réduit la rentabilité.

C’est pour cette raison que Les autorités financières tunisiennes ont pris des mesures pour en réduire le ratio, et ce dans le cadre d’un large programme de réforme  et de diverses nouvelles dispositions législatives afin de renforcer le  système financier du pays. Selon Oxford Business Group, cette situation s’explique notamment par la dégradation des prêts dans le secteur public. En effet, les trois banques publiques – Société de banque tunisienne (STB), Banque nationale agricole (BNA) et Banque de l’habitat (BH) – détiennent environ 38 % des actifs bancaires et représentent une part importante des prêts non performants. Par exemple, fin 2014, la STB affichait un ratio de solvabilité de -5,17 % et la part de ses prêts non performants s’élevait à 29,1 % en juin 2015.

L’année dernière, le gouvernement a restructuré les banques publiques afin de réduire leur exposition aux risques : l’Etat a ainsi injecté les sommes de 756 millions de dinars (309,3 millions d’euros) et de 110 millions de dinars (45 millions d’euros) à la STB et à la BH respectivement. Des pourparlers sur la recapitalisation de la BNA sont toujours en cours.

Malgré ces mesures, le capital des banques publiques demeure inférieur aux moyennes affichées par le secteur privé. L’année dernière, l’agence Moody avait estimé que les prêts non performants de la STB représentaient toujours 118 % des capitaux propres et des réserves pour créances douteuses, laissant craindre une nouvelle recapitalisation.

La recapitalisation et les réformes visant à réduire le déficit de liquidités des banques – la BCT a injecté 5,1 milliards de dinars  en 2015 et a proposé des mesures afin que toutes les banques atteignent un taux de liquidité de 90 % d’ici à 2018 – semblent porter fruit et ont été saluées par les observateurs externes.

La  loi adoptée le 9 juin dernier enjoint aux banques de  disposer désormais d’un capital minimum de 50 millions de dinars contre 25 millions de dinars (10,2 millions d’euros) et tout changement de statut juridique, d’activité ou d’acteurs majoritaires doit obtenir l’aval de la Banque centrale de Tunisie (BCT). De plus, la nouvelle loi prévoit de nouvelles conditions d’admission au conseil d’administration d’une banque et requiert la mise en place, au sein de chaque établissement, de comités d’audit interne, d’évaluation des risques et de compensation.

La loi prévoit aussi l’instauration d’un Fonds de garantie des dépôts en tant qu’organe public indépendant de dernier recours. Ce fonds procédera à l’indemnisation des déposants jusqu’à hauteur de 60 000 dinars (24 500 euros), soit un montant qui couvre les économies de 95 % des Tunisiens, selon Slim Chaker, le ministre des Finances.

Ce fonds pourrait également apporter une aide financière aux établissements bancaires, avec l’accord d’un comité composé de cinq personnes comprenant des représentants de la BCT, du ministère des Finances, des contribuables et de la banque en question. Les fonds devraient également être approuvés par un comité d’audit interne et d’évaluation des risques, d’après les informations relayées par les médias en mai dernier.

Un pas en avant

La nouvelle loi constitue un pas en avant pour le secteur bancaire tunisien, selon Ahmed Rjiba, directeur général de la Banque de l’Habitat citée par OBG. « La version finale est le fruit d’une longue série de discussions entre la BCT et les banques à travers l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) qui a également pris en compte les recommandations de l’Assemblée des représentants du peuple. La nouvelle loi a visé à s’aligner sur les normes bancaires internationales et représente l’une des réformes bancaires les plus importantes entreprise par la Tunisie au cours des dernières décennies, » a-t-il déclaré à OBG.

Malgré les efforts déployés par la Tunisie afin d’aligner la législation sur les normes internationales, certains acteurs estiment que la loi devrait favoriser davantage la consolidation dans le secteur bancaire. D’après un rapport publié en mars par l’APTBEF, le capital minimum devrait pouvoir être ajusté aux conditions du marché, sans quoi les niveaux définis risquent de devenir désuets compte tenu de l’évolution du secteur.

Parallèlement, les acteurs du secteur préconisent une professionnalisation continue de la BCT, idée soutenue par un programme de jumelage financé par l’Union européenne entre la BCT et la Banque de France afin de moderniser le cadre opérationnel de la politique monétaire de la BCT.

Début 2016, l’Assemblée des représentants du peuple avait voté pour une indépendance accrue de la banque, et souhaitait limiter le rôle de ses dirigeants sur la scène politique régionale et nationale lors de leur mandat.

M.L.

 

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Sur le plan monétaire

C’est le site Africa intelligence qui l’affirme : le très contesté projet de loi de « réconciliation économique », cher au président Béji Caïd Essebsi pourrait fournir l’occasion d’effacer la colossale dette des hommes d’affaires de l’ère Ben Ali auprès des banques publiques.

Trois d’entre eux en ont discuté  récemment  avec BCE et avec le chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi. Ils veulent que  la commission qui négociera avec eux la fin des poursuites contre la restitution d’une partie des sommes détournées soit habilitée à effacer leurs dettes auprès des banques publiques, précise Africa intelligence citant des sources qui lui sont propres.

 

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Les Banques assurent au public le samedi 23 juillet 2016 de 9 heures à 12 heures, un service de caisse et de change manuel, en vue de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de la fête de la République, le Lundi 25 Juillet, a indiqué, mercredi dans un communiqué, la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
La BCT assure le même jour de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses Succursales.

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Les Banques assurent le jeudi 7 juillet 2016, un service de caisse et de change manuel de 9 heures à 12 heures, a fait savoir vendredi, dans un communiqué la Banque Centrale de Tunisie, « en vue de permettre le bon déroulement des transactions à l’occasion du congé de l’Aid El fitr ».
La BCT assure le même jour de 9 heures à 12 heures, un service de paiement à son siège à Tunis et dans ses Comptoirs.

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Selon une analyse économique faite récemment par la Qatar National Bank (QNB), la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne (UE) est hautement improbable. Le texte ajoute que si ça venait à se produire, cela aurait sans doute de nombreux effets très néfastes sur l’économie de plusieurs pays orientaux et occidentaux, dont l’émirat du Qatar, l’UE et même au niveau mondial.

Pour l’émirat du Qatar, cela représente, selon cette analyse, un grand danger pour l’avenir des exportations et le secteur des banques. Et bien on y est puisque les Britanniques ont fait le choix de quitter l’UE…

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Il fait plutôt bon vivre dans la banque islamique Zitouna, création de Sakher El Materi avant de lui être confisquée. En effet, dans cette petite banque publique islamique, la 1ère du genre et qui décide de s’engouffrer aussi dans la niche du microcrédit islamique, le PDG reçoit mille DT par jour en guise de rémunération. Une rémunération quotidienne, qui correspond à une rémunération annuelle de 365.658 DT.

Il est ainsi le PDG de banque publique, puisque la Zitouna appartient à l’Etat par le biais d’El Karama Holding qui gère une partie des biens confisquées, le mieux payé de la Tunisie et peut-être même le PDG le mieux payé de tout le secteur public en Tunisie.

A titre comparatif, la rémunération annuelle du PDG de la banque Zitouna est égale au triple de celle que perçoit le DG de la BH  (Banque de l’Habitat) Ahmed Rjiba qui ne reçoit que 120.272 DT par an (chiffres 2015) tous avantages compris.

La rémunération d’Ezzeddine Khoja est aussi presque le triple aussi de celle du PDG de la BNA, autre banque publique pourtant nettement plus importante que Zitouna, qui ne recevait que 130.375 DT (chiffres 2014). Khoja reçoit encore quatre fois la rémunération du PDG de la plus grande des banques publiques, la STB, qui n’arrivait même pas à 100 mille DT. En effet, selon les chiffres du bilan 2014, le PDG de la STB ne touchait que 91.632 DT par an.

Depuis, diriez-vous, le ministère des Finances a légèrement augmenté leurs salaires. Ils n’arriveront cependant pas au niveau de celui de la Zitouna. Dans le reste du secteur public, les rémunérations des PDG grimpent rarement à 5.000 DT par mois.

Ceci dit, à la fin de l’exercice 2015, la 1ère des banques islamiques (et non la dernière puisqu’il y a aussi Al Wifak) depuis l’ère Ben Ali, a déclaré un PNB de 78,431 MDT en hausse de 10 MDT par rapport à 2014, un résultat d’exploitation de 10 et un RN (Résultat Net) de 9,5 MDT à cause notamment d’une charge salariale de 38,8 MDT qui avait augmenté de 11 MDT en une seule année.

Elle aura beau être islamique, la banque Zitouna affichait en 2015 des créances douteuses en hausse, passant de 34 à 37,8 MDT de 2014 à 2015 et dont plus de 27 MDT en classe 4, la plus difficile au recouvrement. Pourtant, le total provisionné est à moins de la moitié (11,6 MDT en 2014 pour 34 MDT).

Cette banque étatique paie très peu d’impôts. L’IS 2015 n’était que de 356 mDT, tel qu’écrit dans le rapport de son commissaire aux comptes. Ce petit montant fiscal «représentant le minimum d’impôt », selon le même document, et représentait en 2015, moins que les charges de «missions, voyages et déplacements» dépensées par le management de la banque et qui avaient atteint 393 mDT, en hausse de 146 mille DT en une seule année. On se demande d’ailleurs pourquoi on maintient ce privilège à cette banque, d’autant que celui pour qui elle a été faite et qui expliquerait peut-être ce privilège, n’y est plus. Et alors qu’elle paie le minimum à l’Etat, ce sont 9,5 MDT en net qui ont pourtant été distribués aux actionnaires.

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Créée en octobre 2009, cette banque qui reste l’une des rares banques à ne pas recevoir de contrôle fiscal, fait aussi presque vivre la Holding El Karama. En 2015, cette dernière lui a en effet facturé la somme de 70.800 DT TTC au titre d’une convention de service d’assistance managériale. Une assistance qui pourrait poser problème au vu des rémunérations des dirigeants de la banque, certainement amplement justifiés par leurs hautes qualités managériales.

On n’a pas trouvé d’appellation islamique à ce genre de relation, entre une banque et sa filiale, mais on remarque que la banque Zitouna perçoit des commissions (114.155 DT) de sa filiale «Takaful» qui a facturé à son tour 231.689 DT. Confisquée, la banque confie sa communication à l’autre confisquée Havas, pour 291.137 DT. Une activité donc en autarcie, pour une banque qui paie très bien ses cadres et employés, mais peu d’impôts à l’Etat.

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L’UIB, filiale depuis quatorze années de l’un des premiers groupes bancaires internationaux, a terminé l’exercice 2015 dans une santé plutôt insolente. C’est d’abord une PEB (produit d’exploitation bancaire)  de 107,3 MDT dont la progression est la 2ème du secteur en 2015, un PNB de 216,7 MDT ou le 4ème meilleur PNB de la place avec une progression de 15,6 % qui est la seconde meilleure progression de la place, et un résultat net de 64 MDT après un IS de 25,9 MDT.

A la fin de l’exercice 2015 aussi, le taux de couverture des actifs classés de l’UIB était de 74 % par les provisions et  même de 79 % par les provisions et agios réservés. Ces actifs classés totalisaient d’ailleurs à la fin de l’exercice, 437 MDT, correspondant à 9,9 % des engagements, contre un taux de 10,6 une année auparavant, ce qui dénote un effort certain de maîtrise de ce «mal nécessaire» de l’activité bancaire et d’une maîtrise des coûts risques.

La filiale de la française Société Générale, «confirme ainsi qu’elle est à présent moins vulnérable et plus résiliente», commente son management. Elle est même désormais, en termes de PNB, dans le peloton de  tête avec des banques comme l’Amen Bank ou la Biat. A l’UIB, on nous fait en effet remarquer que «dans ce groupe, un temps tenue à distance par la Biat, notre banque vient de se détacher du peloton pour figurer en 2ème position en termes de marge d’intérêt et tient la première marche du podium en termes de ROE».

Commentant ces chiffres pour Africanmanager, Kamel Néji a indiqué que «les réalisations de 2015 confirment que l’UIB vient de franchir une nouvelle étape de sa transformation avec un résultat en nette progression de 13 %. En dépit d’un environnement économique peu porteur, l’UIB a fait montre d’une belle dynamique commerciale. L’UIB occupe désormais la 1ère place en termes de retour sur investissement, la 2ème en marges d’intérêt et la 4ème en PNB». Un beau palmarès qui semble avoir eu «un effet favorable sur le comportement du titre UIB », selon le premier responsable de la banque. Des résultats que la banque ne semble pas avoir volés. Selon le PDG de l’UIB, en effet, «en 2015 aussi, nous avons continué à progresser dans la mise en œuvre de notre programme de transformation et d’excellence opérationnelle. Nous avons ainsi démontré notre capacité à gagner en productivité commerciale, à poursuivre la réorganisation de notre réseau et à atteindre une meilleure efficacité des fonctions support et à optimiser les coûts des ressources».

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Dans cette opération de redressement de la banque, entamée depuis quelques années par Kamel Néji, peut-être faudra-t-il rendre hommage à l’implication de ses collaborateurs dans la banque.  Le management de l’UIB ne l’oublie pas qui fait remarquer que  «tout au long de la période 2008/2015, l’ensemble des collaborateurs se sont montrés à la hauteur des enjeux et des attentes et ont fait bouger les frontières de manière à ce que l’UIB ne soit plus désormais dans le radar de l’actualité pour ses difficultés passées». Une implication qui a d’ailleurs permis à la banque, en juillet 2015, d’être l’une des rares banques tunisiennes, certifiée MSI 20000 et de remporter le Prix de la 1ère banque dépositaire sur les marchés pré-émergents (Agent Banks in Frontier Markets-Tunisia) avec des scores supérieurs à la moyenne mondiale et de se voir décerner le Prix de la banque sous-dépositaire 2015 en Tunisie (World Best Sub-Custody Banks 2015), entre autres.

Désormais donc, l’UIB et son PDG qui reste les pieds sur terre, se tourne vers l’avenir. «Pour 2016, bien que dans un contexte qui demeure complexe et pour continuer à afficher les meilleures performances, l’UIB poursuivra son développement commercial, renforcera son Business-Mix au bénéfice des entreprises, mettra sur son marché une offre digitale, améliorera l’efficacité de ses processus, optimisera ses moyens et ses coûts». Vaste programme donc, bien que présenté à grands traits en attendant l’AG du 2 juin prochain.

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La compilation des indicateurs d’activité trimestriels au 31 mars 2016 publiés par les sociétés cotées  fait ressortir ce qui suit :

1-  Hausse du revenu global des sociétés cotées au premier trimestre 2016 de 10% par rapport au premier trimestre 2015 avec une évolution positive des revenus de 54 sociétés cotées contre 24 baisses.

2- Le produit net bancaire (PNB) des 12 banques cotées (avec l’ajout de Wifack International Bank) a progressé de 8,3% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. L’indice sectoriel des banques a pour sa part gagné 11,1% depuis le début de l’année.

3- Les revenus nets de leasing des sept sociétés de leasing cotées ont progressé de 15% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015 pour passer de 60,2 millions de dinars à 69,3 millions de dinars.

4- Le revenu global des deux grandes enseignes de la distribution cotées en bourse MONOPRIX et MAGASIN GENERAL a légèrement régressé de 0,86% au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015 pour passer de 318,8 millions de dinars à 316,2 millions de dinars. Par ailleurs, les quatre concessionnaires automobiles cotés ont vu leur chiffre d’affaires global grimper de 41,95% pour passer de 171,5 millions de dinars à 243,5 millions de dinars.

5- Le revenu global des trois grands groupes opérant dans l’agroalimentaire  (PGH, Délice Holding & SFBT) a progressé de 14,4% pour passer de 614,9 millions de dinars à 703,7 millions de dinars.

6- Cinq secteurs ont enregistré une hausse des revenus au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. Le secteur des Télécommunications a réalisé la meilleure progression au niveau des revenus, soit (+29,5%), suivi par le secteur  des Industries (+21%). Quatre secteurs ont réalisé des performances négatives dont la plus importante est celle du secteur Matériaux de base (-21,2%).

7- Dix sous-secteurs ont réalisé des performances positives au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. Les meilleures performances sont revenues au sous-secteurs Services Financiers (+36%) et Bâtiment et Matériaux de Construction (+29,7%).

Parmi les trois sous-secteurs qui ont réalisé des performances négatives au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015, la plus forte baisse a concerné le sous-secteur Médias (-42,4%), suivi par  la Chimie (-37,4%) et Automobiles et Equipementiers (-20,8%).

8- En dehors de la SITS et de la SPDIT SICAF, les plus fortes hausses de revenus ont été réalisées par ARTES (+176,2%), ESSOUKNA (+135,1%)  SFBT (+78,1%) & Ciments de Bizerte (+69,1%). Les plus fortes baisses de revenus ont touché PLACEMENTS DE TUNISIE (-89,6%), ICF (-47,2%) & MIP (-42,4%).

9- Sur les 13 indices sectoriels publiés par la Bourse, sept (07) indices ont enregistré des performances positives à la fin du premier trimestre 2016 dont les meilleures ont concerné les Produits Ménagers et de Soins Personnels (+23,44%) et les Banques (+11,10%). L’indice de l’Automobile et Equipementiers a accusé la plus forte baisse (-12,13%), suivi par celui du Bâtiment et matériaux de construction (-10,21%) et celui des Industries (-6,64%).

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L'UBCI informe le public et ses actionnaires que suite à la réunion du 11 juillet dans les locaux de la Banque Centrale de Tunisie et

C’est certainement en erreur d’écriture que même les «limiers» du CMF n’ont pas remarquée. Le rapport des Commissaires aux comptes de la banque UBCI publie le tableau des rémunération des dirigeants de la banque. Dans ce tableau, il est spécifié que les chiffres sont en Dinars, ce qui ne semble manifestement être une erreur.

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Or le tableau indique que la rémunération du président du conseil d’administration est de … 85 DT, celle du DG français de 723 DT, son DGA 203 DT etc. Des salaires, par erreur, qui auraient dû être libellés en millier DT. En réalité, «la rémunération de l’administrateur Directeur Général de la banque est déterminée selon les termes de son contrat. Sur proposition du Comité de Nominations et de Rémunérations du 20 janvier 2015, le Conseil d’Administration du 04 février 2015 a décidé de porter sa rémunération brute à 300 KDT. La banque a mis à sa disposition une voiture de fonction avec la prise en charge des frais de carburant. Elle a mis à sa disposition également un logement de fonction avec la prise en charge des frais d’utilité y afférents et des frais d’entretien. En outre, la banque a pris en charge les frais de scolarité de ses enfants et les billets d’avion pour un voyage. La charge totale supportée par la banque au cours de l’exercice 2015 s’élève à 723 KDT, dont 256 KDT de charges fiscales et sociales», toujours selon les commissaires aux comptes, avant de se tromper.

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Sur le plan monétaire

« A l’image d’une économie en berne, l’activité bancaire peine à décoller. Sur les trois premiers mois de l’année, le secteur a enregistré une légère collecte de 0,9% à 47 384MDt. Toutes les maturités ont affiché un ralentissement de la collecte, mais ce sont les ressources longues (placements à terme et certificats de dépôts) qui connaissent l’essoufflement le plus marqué ». C’est ce qui ressort d’une étude récemment réalisée par Tunisie Valeurs sur le secteur bancaire tunisien. « Face à une trésorerie de plus en plus serrée et une rémunération intéressante sur le court terme, les entreprises semblent privilégier les maturités courtes au détriment des placements stables », constate l’étude.

Malgré une légère décollecte de 0,1%, la BIAT maintient sa position de leader en termes de dépôts avec une part de marché de 17%. La banque a enregistré une baisse de 2% de ses placements à terme. Toutefois, avec une structure majoritairement constituée de dépôts à vue (49%), la collecte de la banque reste peu sensible à ce type de ressources.

Belle avancée pour la BT qui enregistre une collecte de 8,8%, la deuxième plus forte progression du secteur après l’UBCI (+11,5%). La BT semble démarrer une politique commerciale plus dynamique en 2016. « Nous ne pouvons, certes, pas juger des résultats sur un seul trimestre et attendons de voir l’impact de cette stratégie sur une année pleine. A ce stade, la banque demeure en bas de tableau avec une part de marché de 6,5% », soulignent les auteurs de la note.

Récemment convertie en banque islamique, la société El Wifack Leasing rebaptisée Wifack International Bank – WIB – vient enrichir le panel du secteur bancaire coté. Sur le premier trimestre de l’année, la banque islamique n’a pas encore démarré son activité de collecte. La banque prévoit un total des dépôts de 143MDt sur l’année pleine 2016.

S’agissant des crédits, l’étude a montré qu’Attijari Bank affiche une bonne dynamique de crédits et enregistre la deuxième meilleure croissance de la filière (+4,6%) dépassant le cap des 4 milliards de dinars. La politique de risque prudente mise en place par la banque n’a pas altéré sa réactivité commerciale. Grâce à la bonne qualité de son portefeuille (taux des créances classées de 8,7% couvertes à hauteur de 85%), Attijari a les bases nécessaires pour poursuivre sa percée commerciale.

Deuxième banque privée de la place, Amen Bank réduit la voilure, alignant un quatrième trimestre de baisse consécutive de l’encours de crédits (-4% sur une année glissante). La banque semble vouloir « digérer » la forte croissance des années phare 2007-2014 (une progression moyenne de 19% sur la période), privilégiant la qualité du portefeuille à la course aux parts de marché. Dans le cadre de son plan de transformation en banque islamique, la WIB prévoit de mettre fin aux mises en force selon le modèle conventionnel et démarrer une offre complète de Banque Islamique Universelle. Cela explique donc la baisse des encours de 4,3%.

L’évolution des encours de crédits est tout aussi morose avec une croissance 1,2% à 48 461MDt. Malgré une baisse de 4,9% des engagements, BNA maintient sa première position en termes de crédits, avec une part de marché de 13,9% à 6 732MDt. Un leadership de plus en plus contesté face à une concurrence privée plus agressive. A un rythme moins soutenu que la collecte, l’UBCI continue de gagner du terrain (+6,9%), consolidant sa part de marché à 5,3%. Avec une croissance de 4.8%, la BH signe la deuxième meilleure progression des crédits à 5 486MDt, des niveaux en ligne avec les projections affichées dans son business plan.

Concernant le PNB, boosté par la progression des commissions et des revenus de placement, le PNB de la place a enregistré sur le premier trimestre une croissance 8,3% à 709MDt. Ainsi, la part de la marge d’intérêt s’est nettement réduite, perdant 8 points de pourcentage par rapport au premier trimestre 2015 à 50,3%. Dans un contexte d’essoufflement de l’activité bancaire « classique », les banques misent sur d’autres sources de revenus pour améliorer leur PNB. Sur l’année 2016, accentuée par l’effet conjoint de la baisse du TMM et de la stabilité du TRE (Taux de Rémunération de l’Epargne) à 3,5%, on s’attend  à une poursuite de la baisse de la marge d’intérêt à l’échelle de tout le secteur bancaire.

Les fortes progressions du PNB émanent, essentiellement, des activités de placement. C’est le cas de la STB et de la BH qui voient leurs revenus de portefeuille grimper, respectivement, de 115% à 23MDt et de 51% à 18MDt. D’autres banques comme l’UIB ou la BT profitent plus d’une augmentation des commissions pour booster leurs PNB (+43% pour l’UIB à 18MDt et +19% à 12MDt pour la BT). Dans une conjoncture difficile où les bonnes signatures se font rares, l’UIB et la BT semblent jouer la carte de la prudence, focalisant leurs efforts sur les commissions, une source de revenus récurrente qui ne manquerait pas de soutenir la croissance des deux banques dans les prochaines années.

Seules Amen Bank et BNA enregistrent un recul de leur PNB (- 0,8% pour Amen Bank et -1,9% pour la BNA). L’amélioration des produits de placement et des commissions a été totalement absorbée par l’érosion de la marge d’intérêt (-16% pour les deux banques). Alors qu’Amen Bank jouit de la structure du PNB la plus équilibrée de la Place, la BNA se distingue par une plus forte exposition à l’activité de crédit (62% du PNB). La banque étatique dispose d’une importante marge de manœuvre pour diversifier ses sources de revenus et accroître sa rentabilité. A contre-courant de la tendance, l’ATB voit la contribution de sa marge d’intérêt se stabiliser à 38%, dans la continuité de sa stratégie, entamée depuis quelques années, orientée vers une activité bancaire plus classique. Une orientation qui permettrait à la banque de modérer son exposition aux activités de placement, particulièrement dans un environnement de hausse des taux. Rappelons qu’en 2015 la banque a réalisé la croissance du PNB la plus élevée du secteur (+17% à 203MDt) grâce à une progression prononcée de sa marge d’intérêt (+47% à 79MDt).

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Le président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie(CONECT), Tarek Cherif a déclaré que les banques ont besoin d’être dotées de capitaux beaucoup plus importants.
« Il faut augmenter les capitaux de banques y compris les banques privées », a-t-il dit dans une interview accordée à Africanmanager.
Ila précisé que ces fonds devront être dédiés exclusivement à l’investissement dans les régions intérieures.
Pour lui, c’est une démarche essentielle pour assurer le développement régional , mais aussi pour mieux répondre aux revendications des citoyens dans cette étape cruciale.
De même, cette action aidera aussi l’entreprise tunisienne à s’internationaliser, à aller dans les pays où il y a des capacités d’exportation, selon ses dires.

Nous y reviendrons

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

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Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

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