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Bâtiment, Tunisie

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Dans le cadre des enquêtes qu’il mène périodiquement auprès des entreprises du secteur privé, le Centre Tunisien de Veille et d’Intelligence Economique dispose de deux ensembles d’observations sur le secteur «Bâtiment».  Le premier a été collecté durant le mois de novembre 2010 alors que le second porte sur le  mois de février 2011. L’intérêt de cette comparaison est de faire ressortir les éventuels changements de perception des chefs d’entreprise avant et après la Révolution  du 14 janvier.

En novembre 2010, sur l’ensemble des répondants à l’enquête, on comptait  un chef d’entreprise sur trois qui envisage une amélioration de la  situation économique globale pour les six mois suivants, contre 50 % d’entre eux qui estimaient  que la situation économique globale restera la même.

Durant le mois de février 2011, l’appréciation de la situation économique est jugée meilleure par 62 % des entreprises enquêtées et jugée stable durant les six prochains mois par près de 12.5 %. De ce fait, les appréciations des chefs d’entreprise du secteur bâtiment  ont été gagnées par davantage d’optimisme, début  février. 

Le solde d’opinions, mesuré par la différence entre la fréquence de l’option «situation économique meilleure» avec la fréquence correspondante à la réponse «situation économique moins bonne»  a enregistré une amélioration en passant de 16 % durant la première période à 37 % durant la deuxième période.  

En matière du volume de leur activité durant les six derniers mois, l’enquête de novembre montre que 36.4 % des enquêtés estiment que leur niveau est supérieur au volume moyen habituel et prés de 37 % admettent que le niveau d’activité est resté assez stable.

Pour le mois de février, plus d’un entrepreneur sur deux affirme la stabilité du niveau d’activité dans le secteur bâtiment durant les six derniers mois qui précédent le mois de février.

Déclinée par nature de chantiers, tant publics que privés, l’activité est jugée par une majorité de chefs d’entreprise moins bonne dans les chantiers publics que dans les chantiers privés. 

Concernant les anticipations du niveau d’activité durant le prochain semestre, les observations collectées en février affichent autant de perceptions favorables que de perceptions défavorables avec 40 % pour chaque réponse. Le reste des réponses évoque une stabilité de l’activité.  Cette relative uniformité des avis semble traduire une indétermination sur l’évolution future du secteur. Toutefois, l’analyse des réponses obtenues par type de chantiers montre que les perceptions les plus favorables concernent les chantiers privés, avec plus de 40 % des répondants alors que pour les chantiers publics, seuls 8 % jugent que la situation sera favorable.    

Pour les ventes du secteur «Bâtiment» en devises, concrétisées par les chantiers à l’étranger, par les travaux de chantiers pour non résidents, etc. , les perspectives étaient jugées très favorables en novembre 2010 pour 58 % et juste moyennes pour 28 % des répondants. Les appréciations ont changé en février pour devenir plus réservées avec respectivement 18 % et 36 %. Ainsi, les événements de janvier ont globalement assombri les perspectives d’exportation dans le secteur du bâtiment.    

Carnet de commandes, évolution des prix, situation financière :

Concernant les commandes reçues par les entreprises du secteur, les réponses témoignent en novembre d’un niveau de commandes supérieur à la moyenne par 29 % et d’un niveau égal à la moyenne par 42 % des répondants. En février de l’année courante, la proportion des entreprises qui affirment que le niveau de commande est plus élevé que la moyenne a chuté à 6.3 % alors que la proportion de celles qui considèrent que le niveau des commandes est resté stable est passée à prés de 43 %.  Ainsi, les événements de janvier ont fait baisser le niveau des commandes dans le secteur. De ce fait, le solde d’opinion pour les commandes a chuté de 0 % en novembre à – 44 % en février 2011. 
S’agissant de la prévision des prix de marché durant les six prochains mois, prés de 40 % en novembre et 44 % en février, s’attendent à une augmentation de prix. Seuls 8 % des réponses enregistrées en novembre et 12 % en février, s’attendent à une baisse de prix de marché. 

Pour la situation financière durant le prochain semestre, les chefs d’entreprises sont, aussi bien en novembre qu’en février, presque uniformément répartis sur les trois modalités : meilleure situation, la même situation et moins bonne situation avec prés de 33 % pour chacune des réponses.  Cette distribution uniforme traduit une réelle indétermination chez les chefs d’entreprises du secteur en matière d’anticipations sur leurs futures situations financières. 

Délais de paiement de la clientèle par type de chantiers

Selon les informations recueillies, les délais de paiement de la clientèle s’allongent de plus en plus. C’est ainsi que pour les chantiers publics, près de 50 % des réponses obtenues aussi bien en novembre qu’en février précisent que les délais ont tendance à s’étirer. Pour les chantiers privés, les délais évoqués sont encore plus longs pour chacune des deux enquêtes. Pour les chantiers privés, les retards de paiement sont invoqués par la majorité des répondants, soit avec une proportion variant entre 68 % et 75 %. 

Niveau des opérations, perspectives de développement 

En termes du niveau des opérations des entreprises du secteur du bâtiment,  28 % des entreprises répondent en novembre que leurs niveaux sont supérieurs à leurs capacités installées alors qu’en février, cette proportion est tombée à 12.5 % en même temps que 62 % des réponses évoquent des niveaux des opérations inférieurs aux capacités installées. 

Ces faibles niveaux d’opérations laissent présager que la période des enquêtes  n’est pas propice aux engagements de dépenses en vue d’agrandir les installations ou d’accroître le stock de machines et de matériels. Les observations récoltées confirment de telles réserves pour effectuer ce type de dépenses du fait que les proportions négatives à cette question sont voisines de 48 % en novembre et 44 % en février. Toutefois, aux 4 % des réponses favorables aux dépenses d’accroissements évoquées en novembre s’opposent les 31 % de réponses favorables en février. Pour ces dernières réponses, la hausse prévue des investissements sera comprise entre 10 et 20 % de la capacité installée par plus de 83 % des répondants.  
Un sentiment d’optimisme semble souffler sur le futur des dépenses d’agrandissement des capacités de production.

Obstacles aux investissements, difficultés de recrutement 

Parmi les obstacles à l’investissement les plus cités, et ce quelle que soit la date de l’enquête, on constate que la faiblesse de la demande est présente avec une proportion variant entre 25 % et 33 % des réponses. Les autres obstacles ont une pondération variable, selon la date d’observations. En novembre, les liquidités globales de l’entreprise, d’une part, la concurrence étrangère d’autre part, sont citées, chacune de son côté, par environ 25 % des enquêtés alors qu’en février, l’obstacle relatif aux politiques économiques gouvernementales est évoqué en plus de celui des liquidités globales de l’entreprise avec prés de 16 % pour chacun des obstacles.
En matière de recrutement, près de 55 % des chefs d’entreprises enquêtés en novembre et  prés de 68 % des répondants en février, estiment qu’ils ne rencontrent pas de difficultés particulières. 

Evolution passée et future des effectifs 

Durant les six derniers mois précédant chacune des deux enquêtes, l’effectif total des employés du secteur du bâtiment, qu’ils soient des salariés ou non, est jugé stable par la majorité des répondants, soit 44 % en novembre et 62 % en février.
Pour les six prochains mois, l’effectif sera constant selon 48 % des répondants au mois de novembre et selon 69 % des répondants de l’enquête du mois de février.    

Appréciation d’ensemble du secteur pour le prochain semestre 

Interrogés sur l’appréciation qu’ils se font de l’évolution  de l’ensemble de l’industrie du bâtiment durant les six prochains mois, seuls 20 % à la première enquête et 19 % à la deuxième enquête, estiment que le secteur aura une évolution croissante alors que prés de 40 % des réponses, pour chacune des deux enquêtes, considèrent que l’évolution sera constante.   

Indices de confiance du secteur du bâtiment

Etant donné les soldes d’opinion aux diverses questions pour chacune des deux enquêtes, et notamment,  les soldes relatives aux questions qui impliquent la dynamique future du secteur permettent d’évaluer l’indice de confiance,ce dernier est susceptible de varier entre -100% et +100 %. Une valeur de 100 % signifie que toutes les appréciations relatives aux variables clés sont totalement favorables. La valeur de -100% signifie le contraire. 

Les calculs fournissent les deux indices de confiance du secteur «Bâtiment» relatifs aux deux enquêtes :

Novembre 2010     IC = – 9.3 %
Février       2011    IC = – 16.6 %

Les valeurs négatives de ces indices sont fortement influencées par le ralentissement de l’activité dans les chantiers publics, par le niveau réduit des opérations et des carnets de commande et enfin par l’absence de dépenses d’agrandissement des capacités.

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