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La STB (Société tunisienne de banque)

La STB (Société tunisienne de banque), n’a toujours rien publié sur l’état de ses comptes et le «bulletin médical sur son état de santé financière ». Ceci ne devrait pas intervenir, selon nos sources, avant la fin du mois d’août. La banque attend en effet la finalisation du plan de développement des banques publiques par le ministère de l’Economie et des Finances. Ce plan, déterminant pour toutes les banques publiques tunisiennes, est intervenu, suite à l’audit décidé par le 4ème gouvernement de transition.

Intervenant lors de la séance d’audition organisée mardi 15 juillet par la Commission des Finances, de la planification et du développement à l’Assemblée nationale constituante (ANC) Sonia Zoghlami, directrice générale de l’approvisionnement au ministère de l’Economie et des Finances a indiqué que les plans des réformes proposés concernent également les aspects financier et social à travers le départ volontaire des agents et le recrutement de nouveaux professionnels innovants au niveau des banques publiques. «Ces plans proposent, en outre, d’introduire des réformes touchant l’aspect organisationnel de ces banques publiques et d’élaborer une stratégie de communication pour développer ces institutions financières dans les années à venir», a-t-elle précisé.

Pour la STB, selon nos informations, les grandes lignes du plan de restructuration, notamment financier par le biais de l’augmentation du capital de la banque, semblent déjà prêtes. Elles ne seraient pourtant pas encore déclinées sous forme d’actions concrètes. Ce plan d’action devrait être validé au cours d’un CIM (Conseil interministériel) à venir. C’est aussi, selon nos informations, la date de la tenue de ce CIM qui définira la celle de la prochaine AGO de la STB pour y présenter les états financiers de l’exercice 2013. La STB ne voudrait en effet pas pour l’instant parler de réunion avec les actionnaires, sans avoir entre les mains le document final de son plan de redressement. Cela d’autant plus que l’exercice 2013 pourrait être celui d’une année à oublier.

Performance boursière du titre STB entre août 2013 et juin 2014

Les états financiers intermédiaires de la plus grande des banques publiques tunisiennes, faisait déjà apparaître, au 1er semestre 2013, un total actif net de 7 117 MDT et un résultat net négatif de 5,162 MDT. Déjà, «la STB affichait au 30 juin 2013 un ratio de liquidité, rapport entre l’actif réalisable et le passif exigible, de 83,53 %, soit une insuffisance de 16,47 % par rapport au minimum de 100% prévu par l’article 13 de la circulaire BCT n°91-24 du 17 décembre 1991». Il semblerait pourtant que la banque ait pu améliorer son exploitation (+7,9 % en PNB, +7,2 % en marge nette) et terminé l’exercice 2013 avec un résultat positif de quelque 20 MDT.

Ce serait cependant compter sans l’effet dévastateur de la circulaire 2013/21 de la BCT, qui exige des provisions additionnelles sur les actifs ayant une ancienneté dans la classe 4 supérieure ou égale à 3 ans pour la couverture du risque net. Cette circulaire aurait coûté à la STB, selon nos sources, la somme astronomique de plus de 480 MDT. Cette provision s’explique notamment par le portefeuille crédit de la STB qui regorge de «cadavres» financiers, notamment dans le secteur hôtelier. Des cadavres, hérités par la STB des deux autres banques publiques avec lesquelles elle avait fusionné en 2001.

Et c’est cette provision additionnelle qui devrait très fortement impacter le résultat net de la STB pour l’exercice 2013. Selon nos informations, la plus grande banque publique tunisienne devrait ainsi déclarer en août-septembre prochain, lors d’une AG extraordinaire, le déficit abyssal et historique de 500 MDT. C’est cette AGE qui prendre acte de ce déficit historique, mais aussi du plan d’action pour résorber ce déficit et le dépasser. Elle présentera et adoptera le plan de restructuration de la banque et permettra au management d’envisager sereinement l’AGO.

En mars dernier, l’intermédiaire boursier Maxula avait presque prédit la chose et recommandait aux boursicoteurs tunisiens presque de quitter le navire STB. «Au vu d’un manque de visibilité à l’égard de sa restructuration, nous recommandons d’alléger votre position sur le titre STB».

Il nous semble pourtant que le trader a parlé trop vite. En plus de la prochaine augmentation du capital, prévue depuis 2012 et validée en 2013 par l’ANC (Assemblée Nationale Constituante) dans le cadre du plan général de recapitalisation du secteur bancaire tunisien, c’est ce même portefeuille de grandes créances classées des entreprises du secteur touristique qui fer les prochains beaux jours de la STB.

Il faut le rappeler que l’impact de la circulaire de la BCT intervient alors que devrait être votée la LFC (Loi de finances complémentaire). Dans son article 6, cette LFC introduira la création de la nouvelle société de gestion des actifs (Voir notre article). Avec les hôtels endettés que la STB pourrait céder à cette structure pour revente et paiement des banques créancières, la provision de 480 MDT et le déficit qui en aurait découlé, ne seront plus qu’un lointain souvenir.

K. B

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La STB (Société tunisienne de banque)

La STB (Société tunisienne de banque), n’a toujours rien publié sur l’état de ses comptes et le «bulletin médical sur son état de santé financière ». Ceci ne devrait pas intervenir, selon nos sources, avant la fin du mois d’août. La banque attend en effet la finalisation du plan de développement des banques publiques par le ministère de l’Economie et des Finances. Ce plan, déterminant pour toutes les banques publiques tunisiennes, est intervenu, suite à l’audit décidé par le 4ème gouvernement de transition.

Intervenant lors de la séance d’audition organisée mardi 15 juillet par la Commission des Finances, de la planification et du développement à l’Assemblée nationale constituante (ANC) Sonia Zoghlami, directrice générale de l’approvisionnement au ministère de l’Economie et des Finances a indiqué que les plans des réformes proposés concernent également les aspects financier et social à travers le départ volontaire des agents et le recrutement de nouveaux professionnels innovants au niveau des banques publiques. «Ces plans proposent, en outre, d’introduire des réformes touchant l’aspect organisationnel de ces banques publiques et d’élaborer une stratégie de communication pour développer ces institutions financières dans les années à venir», a-t-elle précisé.

Pour la STB, selon nos informations, les grandes lignes du plan de restructuration, notamment financier par le biais de l’augmentation du capital de la banque, semblent déjà prêtes. Elles ne seraient pourtant pas encore déclinées sous forme d’actions concrètes. Ce plan d’action devrait être validé au cours d’un CIM (Conseil interministériel) à venir. C’est aussi, selon nos informations, la date de la tenue de ce CIM qui définira la celle de la prochaine AGO de la STB pour y présenter les états financiers de l’exercice 2013. La STB ne voudrait en effet pas pour l’instant parler de réunion avec les actionnaires, sans avoir entre les mains le document final de son plan de redressement. Cela d’autant plus que l’exercice 2013 pourrait être celui d’une année à oublier.

Performance boursière du titre STB entre août 2013 et juin 2014

Les états financiers intermédiaires de la plus grande des banques publiques tunisiennes, faisait déjà apparaître, au 1er semestre 2013, un total actif net de 7 117 MDT et un résultat net négatif de 5,162 MDT. Déjà, «la STB affichait au 30 juin 2013 un ratio de liquidité, rapport entre l’actif réalisable et le passif exigible, de 83,53 %, soit une insuffisance de 16,47 % par rapport au minimum de 100% prévu par l’article 13 de la circulaire BCT n°91-24 du 17 décembre 1991». Il semblerait pourtant que la banque ait pu améliorer son exploitation (+7,9 % en PNB, +7,2 % en marge nette) et terminé l’exercice 2013 avec un résultat positif de quelque 20 MDT.

Ce serait cependant compter sans l’effet dévastateur de la circulaire 2013/21 de la BCT, qui exige des provisions additionnelles sur les actifs ayant une ancienneté dans la classe 4 supérieure ou égale à 3 ans pour la couverture du risque net. Cette circulaire aurait coûté à la STB, selon nos sources, la somme astronomique de plus de 480 MDT. Cette provision s’explique notamment par le portefeuille crédit de la STB qui regorge de «cadavres» financiers, notamment dans le secteur hôtelier. Des cadavres, hérités par la STB des deux autres banques publiques avec lesquelles elle avait fusionné en 2001.

Et c’est cette provision additionnelle qui devrait très fortement impacter le résultat net de la STB pour l’exercice 2013. Selon nos informations, la plus grande banque publique tunisienne devrait ainsi déclarer en août-septembre prochain, lors d’une AG extraordinaire, le déficit abyssal et historique de 500 MDT. C’est cette AGE qui prendre acte de ce déficit historique, mais aussi du plan d’action pour résorber ce déficit et le dépasser. Elle présentera et adoptera le plan de restructuration de la banque et permettra au management d’envisager sereinement l’AGO.

En mars dernier, l’intermédiaire boursier Maxula avait presque prédit la chose et recommandait aux boursicoteurs tunisiens presque de quitter le navire STB. «Au vu d’un manque de visibilité à l’égard de sa restructuration, nous recommandons d’alléger votre position sur le titre STB».

Il nous semble pourtant que le trader a parlé trop vite. En plus de la prochaine augmentation du capital, prévue depuis 2012 et validée en 2013 par l’ANC (Assemblée Nationale Constituante) dans le cadre du plan général de recapitalisation du secteur bancaire tunisien, c’est ce même portefeuille de grandes créances classées des entreprises du secteur touristique qui fer les prochains beaux jours de la STB.

Il faut le rappeler que l’impact de la circulaire de la BCT intervient alors que devrait être votée la LFC (Loi de finances complémentaire). Dans son article 6, cette LFC introduira la création de la nouvelle société de gestion des actifs (Voir notre article). Avec les hôtels endettés que la STB pourrait céder à cette structure pour revente et paiement des banques créancières, la provision de 480 MDT et le déficit qui en aurait découlé, ne seront plus qu’un lointain souvenir.

K. B

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